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ANIMAUX DE L'ANCIENNE EGYPTE

ièbns dus ht Bible. Parmi les poissons, on trouve surtout figurés ToxyrhjDque, le poisson Utus, et le cyprin Kami (F. ci-dessus).

Dsas les peintares et les bas*relièfs on voit quelques représentations d'in-

sectes, papillons, libellules, etc., mais trop peu exactes pour qu'on puisse

ks déterminer. L'iibeille, rayée de jaune et de noir comme notre guêpe, qui

^propre à i'B^ypte, y existait déjà dans l'antiquité; elle jouait un rôle

tsportaat dans le symbolisme biéroglypbiqua. Mais Tinseote qui avait le

piss frappé Tattention des Égyptiens était le scarabée sacré {Àtmckiu la^

m); k boQle de fiunier que cet animal roule avec ses pattes de devant

po«r y déposer ses œufs était devenue pour eux l'emblème du monde

feraé par le dénûarge. On voit, par lea monuments, que l'on attribuait le

oaeière sacré à deux espèces de scarabées pareilles par leur forme, mais

«iif«s par leur couleur : la noire, que Ton rencontre encore fréquemment

a ÉnrP^t ^^ ^ verte, qui ne se trouve plus qu'à partir de Doogolab.

l» peintares des tombeaux font eonnattre très-exaotement les animaux Jvxieitiques de l'Egypte ancienne et permetteni de distinguer trois épo» <pies OB eetle partie de la faune a été. très-différente.

Sous Tancien empire, on constate l'élève à l'état domestique de deux races différentes de bœufs, de l'àne, seule bote de somme employée à cette époque recolée, de diverses antilopes, l'algazelle Unêilopê hmory»), laga* z£Ue iÀmiUape dùrau), le debssa {Anêilope eUi(fsiprymna), du bouquetin beddm, da mouton, de la chèvre, du cbien-renard des bsMrs du Caire, du grand lévrier ou sloughif enfin du chien hyénoïde, dressé pour la chasse, parmi les quadrupèdes. Quant aux oiseaux, ceux qu'on élève alors dans les basses-cours sont la grue, le héron cendré, la demoiselle de Numidie, l'oie da Nil appelée des Grecs chenalopêz, plusieurs autres espèces d'oies et de eaaards, enfin le pigeon.

k parlir de la Xll* dynastie, du temps du moyen empire, la faune des animaux domestiques s'enrichit du chien de Dongolah, à la robe d'un rougebnm, d'une sorte de basset a jambes torses et du c^l, que les Égyptiens emploient quelquefois à la chasse comme retriner. En revanche, on.n'é* lève plus en fait d'antilopes que l'algaselle, et on cesse de se servir à la chasse du cbien hyénoïde.

Avec la XVlil* dynastie et le nouvel empire apparaît le cheval, importé de l'Asie, dont l'élève prend très-vite de grands développements dans la vallée du Nil, pub le porc, tenu pour un animal impur, et pourtant élevé en troupeaux, sans doute pour l'alimentation des tribus étrangères, cantonnées dans certaines parties du Delta. Mais on n'a plus même l'algazelle à l'état domestique. Les oiseaux de basse-cour restent les mêmes que sous l'ancien empire. Les rois se font suivre d'un lion apprivoisé; pour certaines chasses 00 emploie le guépard, amené des pays du haut-Nil.

Les anciens Égyptiens ont certainement connu le chameau, qu'élevaient en grand nombre les populations de l'Arabie et de la Syrie, et que leurs caravanes amenaient certainement au moins dans les villes frontières. Ils afaient même forgé un verbe kamalikamali « se mettre à genoux • , d'après le nom sémitique de cet animal, yamol, tant ils avaient été frappés de la fiaçon dont le chameau s'agenouille pour recevoir sa charge. Pourtant, ils ne l'ont jamais représenté sur leurs monuments ; il faut qu'il y ait eu à cela une raison superstitieuse que nous ignorons, raison qui les empêcha

aussi de Jamais élever eux-mêmes cet animal que la nature a si bien approprié aux besoins du pays.

Le coq et la poule ne paraissent non plus jamais sur les monuments. II est d'ailleurs certain que cette espèce domestique ne fut introduite que sous la domination des Grecs ou des Romains. Les procédés dMncubation artificielle, en usage sur une grande échelle pour les poulets dans une grande partie de l'Egypte, ont été inventés dans Tantiquité pour Télève des oies. Diodore de Sicile donne déjà la description de ces fours à couver les œufs.

Quant au buffle, si répandu aujourd'hui en Egypte, il a été amené dans ce pays seulement par les Arabes.

Nous renvoyons à notre section Égypiologie et aux paragraphes Hiéro^ glyphet et Eeligion det anciens Égyptiem, ce qui concerne le rôle joué par les animaux dans les hiéroglyphes, et leur attribution aux dieux auxquels ils étaient consacrés (F. sur les animaux sauvages de l'Egypte ancienne et moderne, le grand ouvrage de la commission française ; sur les animaux domestiques de l'antiquité, le t. IV de Wilkinson, et Fr. Lenormant, Les Pre» mtères Citilisations, t. L Recherches sur Vhistoire de quelques animaux do~ mestiques, prineipaiement en Egypte; sur les animaux sacrés, le t. V de Wilkinson, et le catalogue du musée de Boulaq, par M. Mariette).

S 6. — Géologie, minéralogie. — Nous avons indiqué précédemment (p. 37) les traits principaux de la structure géologique de la vallée du Nil, depuis les formations granitiques de Syëne ou Assouàn, jusqu'aux alluvionsdu Delta. Le vaste banc granitique de Syène offre surtout l'espèce de granit désigné sous le nom de Syénite ou granit rouge oriental ^ dont il existe d'ailleurs un assez grand nombre de variétés, et les autres roches primitives : gneiss, eurite, feldspath compacte, amphibolite, dlallages, micaschistes, se reliant à l'E. avec les phyllades, les serpentines, les porphyres, les rodies talqueuses, etc. Le syénite rose, la plus belle de ces roches, a servi à construira les impérissables monolithes des monuments égyptfens, les obélisques, les sphinx, les statues coldësales, les sarcophages. Les autres variétés étaient surtout employées comme revêtement de luxe. Les basaltes noirs et verts ont servi aussi à faira des statues. Bfentionnons une espèce de jade, la lydienne ou pierre de touche, et môme les émeraudes, qui avaient une si grande réputation dans l'antiquité et jusqu'avant la découverte des Indes occidentales. On ne sait pas au juste à quelle lie de la mer Rouge il faut rapporter le nom antique de Topazes, qui a donné le nom à la pierra précieuse que l'on exploitait sous le règne des Ptolémées. Enfin des fragments de lave et d'obsidienne apportés souvent par les Bi« charryèh à Assouan, donnent à penser que la région la plus rapprochée de la mer Rouge doit contenir d'anciens volcans.

La formation granitique s'étend d'Assouàn presque jusqu'à Esnèh, o\x elle est remplacée par les montagnes de grès, dont l'exploitation principale, à Gebel-Silsilèh (grès ferrugineux, grès monumental, grès à ciment siliceux), a fourni la pierre qui forme la grande majorité des monuments de l'ancienne Thébaîde. Les escarpements que ces montagnes formaient près du fleuve favorisaient les transports des blocs, qui ont formé non-seulement la masse des monuments, mais les larges surfaces sculptées des monu« ments de Médynet-Abou, de Qoumah, de Louqsor, de Kamak, d'Esnèh, d'Edfou, d'Ombos, de Dendérah, etc. Ce grès était beaucoup plus facile à

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ttiUer ^e las roehes dures réservées pour les colofnnes et les statues pro^ preaMBt dites. Mais aussi ces murailles précieuses se sont dégradées beausoap pftts rapidement. Le grès monumental ne renferme d'ailleurs aucun débris d'animaux marins ou terrestres. Il est même rare d*y trouver des empreintes de ▼égétauz. Les grès se relient à cinq lieues au N. d'Esnèh, su montagnes de calcaire. Mais nulle part les variétés de grès monu- B€Btal ne reposent sur la roche primitive : elles en sont toujours séparées pir des 6oa<àies intermédiaires de poudingues quartzeux, souvent recounns de kaolin ou d'argile. Ces poudingues, dont quelques variétés ont été . aosi exploitées par les anciens {brèche tilieieute agatiférê de Syène) et o»t«ryi à fiaire de beaux revêtements creusés de hiéroglyphes, des monoli&es et des statues colossales, telles que les fameuses statues de Memnon i Tlièbes. forment, du reste, des dépôts considérables dans les vallées inénlesdu Nil, par exemple dans la* vallée de l'Egarement, oii ils fouraisseat une sorte de jaspe, nommé caiUou d*Égypte, dans les vallées de I^jsséir, de Bédésièh, de Syout, etc.

Les formations calcaires commencent au N. d'Esnèh, et se continuent jasqa'au Delta, formant la majeure partie des chaînes arabique et libyque. La pierre calcaire entre dans la construction des monuments de l'Egypte moyenne et de la basse Egypte. La seconde pyramide de Gizèh (celle de Chephren) est construite d'un calcaire très-compacte, d'un joli grain et sQsceptiUe d'un certain poli avec quelques vestiges de coquilles marines (ostiadtes). La grande pyramide (celle de Chéops) est d'un calcaire riche en coquilles fossiles (turbinites, hélicites et numismales). Une partie de ces calcaires vient de la chaîne libyque (notamment pour les pyramides de Sakkàrah), les autres doivent être cherchés dans la partie opposée de la chaîne arabique, surtout entre Korah et Mahassarah, oii se trouvent des inscriptions de différents caractères.

Nous n'aTons rien de particulier à signaler sur les vastes bandes de sable qui bordent la vallée et les terrains de culture ; en beaucoup d'endroits, on remarquera l'alternance des couches de sable avec les couches de limon. Nous n'ajouterons rien ici à ce que nous avons dit (p. 40) de la composition du limon du Nil, et de la formation des alluvions de la vallée. Noos devons une mention toutefois aux divers 2»otr fotrilei que l'on trouve dans différentes parties de l'Egypte, et notamment à la fùrêt péirifiée qui forme un des buis d^excursion du Caire. On y trouve beaucoup de fragments de troncs d*arbres (palmier, acacia seyal) qui paraissent avoir subi cette transfbrmation siliceuse à Tépoque oii la région qui les produisait fut envahie par des dépôts de cailloux et de poudingues arrivant de très-loin* Ces bois fossiles se retrouvent dans tout le désert du Caire à Suez, dans la vallée de l'Égarement, dans la vallée des lacs de natron.

Le natron est un produit salin qui se trouve en quantités considérables dans une série de lacs situés à l'O. de la vallée du Nil, dans le Fayoum, wtour d'Alexandrie et sur beaucoup de points du désert Libyque. On eh trouve aussi à TE. du Nil, du côté de la mer Rouge, à la hauteur de Suez, deThèbes, et il vient des produits analogues jusque du Sennaar. La composition de ce sel est variable : la quantité moyenne recueillie aux lacs de Terr&neb se compose de chlorure de sodium (52 p. 100), carbonate de soude, 23, sullkte de soude, 11, sable siliceux et argUeux, 3, carbonate

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éê «luMiZy 0,9, oxyde de fer, 0.2, eau, 9.7. Beiihollet & expliqué .depuis Inngtimpifi M forfldftUoo par la réaction mutuelle du sel gemme et du cariwMte eakaire réduit en poudre fine soua l'influence d'une température élerée et d'une humidité permanente. On ne trouve pas, en elfet^ de giae* ments de carbonate de soude pur, et partout où il se forme du natron, oq trouve du ael gemme et du carbonate de chaux. Le natron se forme dans des bassins d'eau douce qui s'imprègnent de sels ; il couvre leurs rives de ses efÛorescences; il grimpe sur tous les objets^ notamment sur les ro* ,seauz»el arbrisseaux, qu'il revêt, comme dans nos climats le givre revêt les plantes de fines arborisations. — Les prétendus natrons venant du Sennaar sont principalement composés d'alun et de silice. Le produit des lacs amers de l'isthme de Suez est surtout composé de sulfate de soude, de chlorure de sodium et de magnésium. L'absence de carbonate alcalin établit une difiTérenoe considérable entre ces différents sels et le natron véritable.

Les produits minéraux ne 'forment qu'une partie restreinte des richesses de l'Egypte. On exporte encore les beaux granits de Syène, et depuis trente ans» le beau marbre appelé albdirê oriental, qui vient des environs de Syout et de Kosséir. Les porphyres, les quartz et quelques pierres pré* cieuses sont aussi un objet de commerce.

Le natron a beaucoup perdu de son importance depuis que l'on fabrique en Europe la soude artificielle; cependant son exportation représente enoore ia mineure partie des produits minéraux de l'Egypte. Le sel marin est exploité sur toute la côte du Delta et dans l'isthme jusqu'à Suez, Le gouvernement a aussi établi huit fabriques de nitre ou salpêtre (SteUiiUque de VÉgypie), — Le charbon fossile manque, et ce produit serait bien précieux dans un pays où le bois est rare, et où l'on emploie comme cornbustible des mélanges de paille et de fiente d'animaux desséchée.

Les métaux sont rares; cependant des minerais de fer se trouvent dans le Kordofan, le Fazoglou et les environs de Soualûm, ainsi que des sables noirs aurifères exploités par les indigènes.

Des mines fort riches en soufre , à Temesèh * ont été concédées, il y a quelques années, à M. le marquis de Bassano. Kiles ont même été exploit tées, mais des difficultés survenues entre le concessionnaire et le gouverne ment du Khédive ont arrêté les travaux, au grand détriment du pays.

$ 7. —Climats. — V«nU. — Maladies. — Les pluies sont trè»-rares dans la haute Egypte, presque nulles dans l'Egypte moyenne. A Alexandrie et dans tout le Delta, elles régnent en décembre et janvier, pour cesser graduellement en février, où elles prennent, pour ainsi dire une forme intermittente : ce sont alors des averses qui reparaissent de dix en dix minutes d'intervalle; le nuage chargé d'eau vient de la mer, on peut suivre sa course et se ménager un abri dans quelque maison arabe pour le moment où il éclatera. Au Caire, en janvier, quelques grandes averses, qui ne durent jamais tout un jour, transforment en une boue épaisse le sol des rues et des promenades, et c'est tout. Il en est à peu près de même dans tout le Payoum.

On s'est demandé si le climat a changé en Egypte depuis que des observations régulières et précises sur la météorologie y ont été faites, et no-

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