PSoiemée Néos D^ooyBOS. . 53 li, déopâtre, et Ptolêmée
rcafant 49
t«. GecfpAtr^ sous le nom de
son fils Césarion .... .42-30
Sa Tan SO ayant J.-C, après la bataille fflctiaœ, où Antoine et Cléopâtre sont TUBOS par Octave (2 sept. SI), l'Egypte éer:>tnt nue province romaine.
Scus leà premiers princes de la dynasive ies Laides, l'Ég^'pte s'était élevée à £1 ie^ de splendeur, de puissance et èe nchesse dont elle était déchue depg*! longtemps. Alexandrie, la nouvelle capitale, était devenue un puissant foyer «Activité iatellectnelle. La marine et le eciayneree prirent un développement que eoa-sealement l'Egypte n'avait pas connu Jusqu'alors, mais qui était contraire à Ma génie traditionnel. De grandes entrrpnses maritimes reculèrent considéra^^l'ioieat, dans la mer Erythrée, les limites des connaissances géographiques.
L'irchitectore brilla d'un éclat nouveau; BQ grand nombre de temples élevés à Tbèbes, à Dendérah, à Esneh, à Ombos, à Edfoa, à Phils, rappellent encore les beaux temps de Tart pharaonique. Ces cuTisiructions religieuses révèlent un des c^tes de la politique des anciens Ptolémées vIs-à-vis des peuples conquis, po- Luqae toute de conciliation et de fusion entre l'Egypte et la Grèce. Cette sage ;'-li:ique n'atteignit que très-incomplélement son but; la civilisation grecque resta à la surface, sans pénétrer, au moins bien avant, l'esprit de la vieille Egypte. Loin de se fortifier au contact de cette vie nonveile, les traditions sacerdotales et les anciennes doctrines s'aSûblirent, s'altérèrent, se perdirent en partie. L'intelligence même de la langue sacrée, de la langue des hiéroglyphes, en se resserrant dans un cercle toujours plus étroit, tendait à s'effacer entièrement, ce qui arriva quelques siècles plus tard, sous l'influence, il est vrai,
du christianisme.
époqne. — L*Atypte sona les Aonains.
426 ans.
L'événement le plus considérable de cette longue période fut la propagation du christianisme, qui s'introduisit en Egypte dès le premier siècle, et y enfanta bientôt après cet entraînement
eéttobitique qui couvrit d'ermites les solitudes de la ThébaTde. Les temples des dieux nationaux se maintinrent cependant longtemps encore vis-à-vis du nouveau culte ; on y a trouvé des inscriptions hiéroglyphiques qui descendent jusqu'au milieu du m* s. La chute officielle de l'ancien culte ne date que de la fin du IV* s., lorsque, par son édit célèbre de 389, Tempereur Théodose ordonna d'abattre le temple de Sérapis, à Alexandrie. « Nonseulement on abattit, dans cette ville, divers petits édifices consacrés aux idoles (et il y en avait presque autant que de colonnes), mais, de plus, on jeta par terre tous les temples et toutes les statues qu'on put trouver dans toutes les villes de l'Egypte, dans les châteaux, dans les bourgs, dans la campagne, sur les bords du fleuve et jusque dans les déserts. > (Tillemont, BUloin d«$ £mfjerturt.)
Ce ne fut pas seulement le culte des dieux de l'Egypte qui acheva de disparaître alors ; de cette époque date aussi la ruine complète de ce qui pouvait rester encore de la science égyptienne.
L'intelligence des hiéroglyphest déjà fort atTaiblie sans doute, acheva de se perdre, laissant aux générations futures une énigme dont le génie de ChampoUion n'a retrouvé le mot que quatorze siècles plus tard.
Lors du partage définitif de l'empire, à la mort de Théodose, en 395, l'Egypte resta attachée à l'empire d'Orient ou de Const.intinople.
n. PBKioiiB (anÉnnnm.
L'égypte sona l'empire d'Orient.
(244 ans.)
Période absolument stérile en événements relatifs à l'Egypte???
En l'année 20 de l'Hégire (640 de J. G.), l'Egypte est conquise par Amrou, le lieutenant du khalife Omar.
8iO ap. J.C.(1B de l'Hégire). Les Cophtes Jacobites livrèrent leur pays à Amrou, digne rival de Khaled; Héraclius avait abandonné Alexandrie : la ville, cependant, résista aux envahisseurs avec une rare énergie ; en population et en richesse, c'était encore alors la seconde ville du monde : elle renfermait 4000 palais, des bains nombreux, plusieurs théâtres; sa population se composait de 40000 juifs et de 200000 Cophtes
I et Grecs. Ses remparts virent tomber
300000 guerriers commandés par kmrou, pendant ce siège mémorable qui dura quatorze mois; enfin, elle fut emportée d'assaut le 32 décembre 640 pur ces soldats irrésistibles, aux cris de : « A la mort! Au Paradis! >
m. FiRIODB MUftULBIAaB.
Premier* époqa*. — L'Egypte
toas la domination des Khalifes arabes
et des ayoobttes.
644 ap. J. C.Omar défendit le pillage, et cette sage mesure eut pour effet de faire passer beaucoup de ses habitants sous les drapeaux de l'Islam; cependant, tous ceux qui voulurent demeurer fidèles à leur ancienne religion, Jacobites, Mel* chites et orthodoxes, purent, en payant le tribut anhuel, conserver la liberté de leur culte. Byzance envoya plusieurs flottes devant Alexandrie, pour tent r de la reprendre, mais toutes furent repoussées: l'Egypte tout entière resta au pouvoir des Khalifes. Marchant sur les traces des Pharaons, desPtolemécs et des Romains, Omar fit creuser \o canal de Koulzoum, entre le Nil et la mer Ronge ; les digues et les canaux furent entretenus avec soin, et le tinrs des revenus de l'Empire fut affecté à ces travaux. L'impôt de la capitation fut aboli, et l'Egypte prospérait sons ce nouveau gouvernement, lorsque Omar fut frappé mortellement par un assassin qui vengeait une injure personnelle. Othman, qui avait vécu dans l'intimité de Mahomet, lui succéda, et régna onze ans. En 655, il périt assassiné à son tour par les partisans d'Aïcha, veuve du prophète.
655 ap. J. C. Ali lui succéda, et son règne fut désolé par les luttes sanglantes qu'il eut i soutenir contre r.imbltienx Moawiah, gouverneur de Syrie :
enfin, il périt de mort violente, et l'Empire tomba aux mains de son rival, qui en transféra le siège à Damas.
660 ap. J. C. Moawiah, le premier des Ommiades, poursuivit les conquêtes >io rislam suspendues par les guerres ci viles; Yezid, premier khalife héréditaire, conquit la souveraine puissance; mais d'autres compétiteurs se maintenaient en Egypte et en Perse. L*unitc de l'Empire ne fut assurée que par Abdel-Malik. qui régna de 685 a 7u5.
685 ap. J. C. Les Arabes avaient peu de sympathie pour la dynastie des Ommiades établis à Damas, tandis que les
Syriens, les Persans et les Égyptiens, les soutenaient vivement. Les Musulmans conservèrent ainsi cet élan et cette activité à laquelle ils avaient dû tant de conquêtes, mais, si le patriotisme se soutenait dans les provinces, le centre de l'Empire devenait un foyer de mollesse et de corruption.
692 ap. J. C. Hassan était gouverneur d'Egypte: il conquit une grande partie de la côte Libyque, s'empara de Carthage, et ces possessions furent conservées et affermies parson successeur Moussri.
708 ap. J. C. Cependant la guerre civile éclata de nouveau à la mort d'Omar Tl. Les sectaires d'Abbas, oncle du prophète, ayant porté leurs vœux sur ses descendants, une lutte terrible s'cn- ^Mgea entre les drapeaux noirs des Abassides et les blancs étendards des Ommiades. Merwan II, leur dernier khalife, fut assassiné dans une mosquée à Alexandrie (10 février 750). Cette dynastie avait règne 70 ans. Tous ses parents furent mis à mort dans ua festin , à Damas, ou Aboul-Abbas, sur* nommé SalTah, qui les avait conviés, et avait ordonné le massacre, prit des lors le surnom de sanguinaire. Seul descendant de Merwan I, Ahdérarne échappa au carnage, et devint le fondateur du khalifat Ommiade en Occident.
Al-Mansour. frère d'Aboul-Abbas, lui succéda en 750 et en 702 fonda Bagdad, qui devint la capitale des Khalifes Abbassides. Haroun-Al-Raschid (le Juste) ne mourut qu'en 809.A sa mort.et tandis que les fils de Charlemagne se partageaient l'Europe, la guerre civile éclata entre ses trois enfants : l'Empire dépérit pendant ces troubles^ mais la dynastie ne fut détruite que par les Bowaïdes ou Bouides, en 945.
827. En S27, Ibrahim-ben-Aglab, gouverneur d'Egypte pour le sultan Haroun, s'était rendu indépendant : il y fonda la dynastie des Aglabites.qui s'étendit dans le Ma-îhreb, et ne fut remplacée par celle des Katimites, ou Ismaïliens, qu'en 908.
868. Un des gouverneurs de l'Egypte, Turkoman d'origine, Ahmed-ibn-Touloun, s'y rend indépendant et y forme souche de la dynastie des Toulounides.
Il fonde à Postai la mosquée de Touloun.