XXV» DYNASTIE
Rà
Outs
stp
khpr Rà
Outs-Khoper-Rà Btep en Rà,
Shashank I, Meïainoun (Sésonchis-Sésac).
Rà nfr
ka Nofer-ka-Rà,
Sh
Shahaka (Sabacon).
Cartouches des rois. 117
av DiSJkSTis. (suite). xxvi» dtnastik.
Ta
Uc) ou
ra
Rft
Ouh ab
^^Toam-KhoQ-Râ, Tahraqa.
Ooh-ab-rà,
Paamétik I.
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Ooahem-ab-Râ,
Nékao.
Nofer«ab-R&, Psamétik II.
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Khaoum k)uh
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Ah &nkb
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au-ab-Râ, OababrA (Apriès).
Khnoam- Ahmè8lX,SeNeUh Ka-ankh Psamétik UIal>-Râ, (Amasis). n-R&,
XXX m* DYNASTIE.
ou
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ic)
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Ptolémée IPtolmls).
Cléopatre (Kiopatra).
àr{c)
Bérénica (Broikae).
Aninoé (Arsioa).
— Écritures hiératique et détnotique, — Outre les hiéroglyphes prupr ment dits, dont nous avons essayé de faire comprendre la nature, l Egyptiens avaient une écriture cursive, à laquelle on a donné le no tout à fait inexact d^hiércUique, Les caractères en sont une abréviati( plus ou moins altérée des hiéroglyphes. C*est dans ce système que so: écrits presque tous les livres sur papyrus que nous possédons aujourd'hu ainsi que les registres de comptes et les contrats du temps de la xvm*, < la zix* et de la xx* dynastie. Enfin, au vn* siècle avant Jésus-Christ (d moins on n'en connaît pas d'exemple antérieur) on commença à faire usa^ d*une écriture plus abrégée encore, que les Grecs ont appelé démotique, Bic que Ton n*y reconnaisse plus qu'avec difficulté le tracé des images prim Ûves, cette écriture renferme encore le même mélange de phonétisme < d'idéographie que les hiéroglyphes. L'hiératique et le démotique ont é< déchiffrées par Champollion de la même manière et en même temps qu les hiéroglyphes proprement dits.
Nous ne pouvons, on le conçoit, pousser plus loin cette indication, < nous n'avons pas la prétention de faire de nos lecteurs des égyptologue consommés. Ceux d'entre eux qui voudraient approfondir cette étud pourront recourir aux ouvrages suivants : Champollion {Grammaire égyp tienne), encore excellente à consulter; — de Rougé, Chrestomathie égyp tienne, abrégé grammatical, en 2 fascicules, Paris, 1875, chez Vieweg Birch, Grammaire et Dictionn. égyptiens (dans le V* volume de la tra duction anglaise de Bunsen en anglais, — c'est le traité le plus élémen taire et le plus commode pour les personnes qui possèdent la langue an glaise); enfin, la Grammaire démotique et la Grammaire hiéroglyphiqu de Brugsch, l'ouvrage le plus récent sur cette matière (en français) «— Â. Pierret, Vocabulaire hiéroglyphiqtie, Paris 1866, (Vieweg).
§ 5. Figures décoratives. — Motions sur les divinités égyptienne et leurs attributs. — Après les hiéroglyphes, les figures le plus fréquem ment représentées sur les monuments égyptiens sont assurément celles de dieux. Il est donc nécessaire de donner ici au voyageur qui s'intéressera aux antiquités égyptiennes, quelques notions sommaires sur les divinité de l'ancienne Egypte, et sur les attributs qui caractérisent les figures q4 les représentent.
^ Les idées les plus erronées ont régné longtemps sur la religion des ancied Égyptiens, tant qu'on s'en est tenu aux données tirées des écrits d'Hérodo^ et des Pères de l'Église, et surtout du traité de Plutarque, De Iside et Oti ride. On a longtemps considéré la religion de l'Egypte comme un pol| théisme des plus grossiers, ot les hommes avaient été jusqu'à adorer tooll sorte d'animaux. Sans nier que par l'invasion des superstitions qui mar quent la décadence de toutes les religions, le culte des Égyptiens, surtod dans les classes ignorantes, ait pu aboutir à de pareilles aberrations, il sera^ injuste de généraliser ce reproche et de l'appliquer à la religion de TKgypti Supposons, comme l'a fait un spirituel égyptologue, que notre civilisatioi moderne se trouve anéantie par quelque immense cataclysme, et que danj deux ou trois mille ans, quelque explorateur de nos vieilles basilique chrétiennes vienne à y reconnaître les figures allégoriques de l'agneau, é la colombe, du taureau et de l'aigle de l'Apocalypse, ne pourrait-il pas aoj cuser les Européens du xix* siècle d'avoir entouré ces animaux d'une ado*
DIVINITÉS ÉGYPTIENNES. 119
ratutt gnmïtref r«iTeur serait tout à fait analogue à celle que l'on cornaei jocneUemeiit au détriment des anciens Égyptiens. Les progrès que la seBca contemporaine doit aune étude plus attenti?e des monuments funéiim et religieux, et du rituel funéraire, des anciens Égyptiens, ont permis it ndnasBT ces idées et de rendre à ce peuple la part de spiritualisme qu'il a'&nit Jamais abandonnée.
La dieux d'Egypte n'étaient pas isolés, indépendants les uns des autres. Dus A conception primitive, ce sont les agents d'une force primordiale, fut DÉen un et incréé, dont ils personnifient les divers attributs ; ils ont nç^ fiBoune le iait remarquer M. Mariette, un rôle particulier dans uno opération, qui est la révélation divine dans ses rapports avec l'hui; la relî^on égyptienne conçoit le monde et l'ensemble des choses asae on drame vivant qui commence en Dieu pour aboutir à l'homme; on 7 €3& palpiter l'àme de ce peuple auguste qui fut si noblement préoccupé * :i mort et de la destinée de l'homme après cette vie; on aurait tort de ssrrteer à la variété infinie des types que présente le panthéon égyptien, % «rail en méconnaître le sens intime et profond; il suffit d'entrer dans sasBsée comme celui de Boulaq, où abondent ces anciens types, ces divinités^ £e« symboles^ pour être frappé du caractère sérieux de ces figures, sur les- ^Beàics les siècles écoulés ont laissé la trace des longues méditations ; l'É- ^Tpte a beaucoup réfléchi sur le problème de la vie, elle a sondé ses abîmes aie y a mis son cœur, sa vie tout entière ; c'est dans les tombeaux qu'on la f^lroiivey pensive, émue, penchée sur ses chères momies ; elle interroge la aûrt,et pour la vaincre, elle a créé ses dieux ; ceux-ci sont pour elle l'explisuion des mystères de la vie, la réponse aux questions qui la tourmentent ; ^ bien et le mal, la lumière et les ténèbres, la mort et la vie, la lutte incessante des principes opposés est personnifiée dans des personnages divins, qiu agissent, combattent, triomphent, non point dans un empyréc inaccessible, mais sous les yeux de l'homme, qui est l'enjeu de ces grands cornlal&. Nous avons donc affaire à une théologie véritable, à une science supérieure, qui est la philosophie suprême de l'histoire, telle que les prêtres égyptiens et le peuple tout entier l'avaient conçue; nous n'avons pas affaire oûQ plus à un panthéisme nuageux, abstrait, dans lequel la personne di- Ti&e comme la personne humaine va se dissolvant; le système religieux do IXgypte est un polythéisme philosophique, appelé par Champollion mono- Uidsme panttiéistîque, dans lequel les dieux sont les agents d'une pensée kOpérieuxe» d'un Dieu supérieur, invisible et incompréhensible.
Cette conclusion ressort des découvertes récentes de la science, du déchiffrement des hiéroglyphes*. « Au sommet du Panthéon égyptien, dit M. Marieue, plane un Dieu unique, immortel, incréé, invieible et caché dans les fro[€fndeuTs inaccessibles de VÊtre. » Au commencement, dit M. Maspero% était le Nau, l'Océan primordial dans les profondeurs duquel flottaient con- Suados les germes des choses. De toute éternité. Dieu s'engendra et s'enù&ta lui*méme au sein de cette masse liquide sans forme encore et sans 8sage. Ce Dieu des Égyptiens était un être parfait, doué d'une science et
1. Yoy. BlAEiETTB-BBTi Notics des frimeipaux memmi/eiUê dm mté««« de Boulaq iTAAt'propM, p. ae.
1. HtêUnrM ancienne des jiaiipte de l'Ortenl, par G. Mabpbbo. Paris librairie HacbtUe, I87S. Voy. p. S7 et SS.
HO
ËOTPTE ANCIENNE.
d'une intolligance Infinie. Ilsil ■ un, itniq\t«, celui qui ei (tivr« de» morif, ou JltltKl funéraire, chap. xvn, 1), le seul qui v substance, le seul générateur dans le ciel et sur Is terre qui ne soit f gendre; le p6ra dca pËres, la mère des mèrei. > Toujours égal, to immuable dans son immuable perfection, toujours prisent ai à l'avenir, il remplit l'umiers sans qu'image au monde puisse donner même une faible idée de son immensité : on le sent partout, on oe le saisit nulle part. - Ce Dieu incréé devient créateur; il sort do lui-mËme et chacune d« ses manlfeitatlons est un Dieu; de li, un grand nombre de dieux qui représontant les divers attributs personnifiés du Dieu unique; Ammon, par eiempie, sera ce resiort cacbé dans la nature, qui la pousse i se renouveler sans cesse; l'esprit qui résume en soi toutes les i ntelli geitces est Imho tep; Pftloft est la Lumière qui accomplit toutes choses aveo art et vérité ; la bouté par eieellence est r présentée par Otirii ;
phlab.
sonnifiée en Thoth; antérieur à tout ce qui existe sera Nout, l'Abys- 9US biblicgue; au-dessous de Nout prendra place Khriouphit, lesourfle divin, celui qui fabrique fui'-m^nis, la mire génératrice det dieux ; Seb sera la matiftie avec les germes de vie qu'elle cacbe en sou sein ; dans les espaces célestes, des Qancs de Nout, l'épouse de Seb, sortira le dieu Ri, le dieu Soleil.
Tous ces dieux sortent du Dieu lulque, dont ils sont, pour ainsi dire, tes rayons; et de même que le Dieu invisible se dédouble en difl'érentes formes de son être, de même chacun de ces dieui a la propriété de se dédoubler lui-même; il peut former un type nouveau, d'où émanent à leur tour et par le même procédé d'autres types icfériaurs; mais en se dédoublant, il trouve en face de lui un principe pas^f auquel il s'unit; à cûlé
du dieu, on trouve généralement dans les temples égjptier -"^ -
revêt le plus souvent les symboles de la maternité et a que sa coilTure et son costume font reconnaître pour un là, les Triade* célèbres de la reUgion égyptienne; nous ci Hemphis, de Tbèbes et d'Abydos.
le déesse qui a troiilème dieu dieu enfknt; de s celles de
DIVINITÉS BOTFTIEKNBS.
Li dl«D de Hemphii MlPJUah, qnslei GrAcaonl auimiMi laarVnluin; il M, COBUDS nous l'Avons dit, it Seigntvr dt la mvum, mIui qui MamfUi UMltt choter avte art et vériU; il est auui U pire itt wmuamemmtU, It créaittT de eauf; du loM (t d* la Iim«, etlMi gui a nupmdu la «Hlte du mI: dobs donoons ei-coalre m figure la plus commune ' : 11 est représenté ipiclquefois debout sur un crocodile, avec un sorabéesurlatâte (voj. Musée lia BooUq, a' 149). Le scarabée indique la eréatlou; les crocodiles sous loiicda sont le symbole des téuibres vaincues.
Swent, k cAlé de PbUb, *• tient debout la déesse Sochl (a grcmdt', MK df Pfuojk; Sacht r^ reprfecDtée aous la ranae hnaudne, btbc une tête de lionne ou it chatte ; elle repré- Knte la force créatriM
M parfois U force dis-
wlranle de U nature ;
elle cbasM l'impureté,
dis sflice les soulllu'
m; elle est aussi chargée du ch&timent des
Eoupahles^ & ces titres
iliTera,elle est associée
à Phtah, qui est force
et lamiire.
Atsc Phuh et Sicht,
IwMlWs (l-m-hotep)
umplËie 1« triade de
KtmphiB ; les inscrip*
tinis l'appellent U fit
it PKok.
On représente quel-
ipiefois Imoutbis , la Sacht.
Mte rasée >.
U iriode tUbatnc est formée par immon. Moût et Khont. Nous aTons expliqué plus baut [p, 130} lerûle d'Ammon. VAmmon de
Thibss est représenté lous une figure humaine, coiffé de deux grandes
gnt sont empruntiu i l'ourrage prédeai de •1 CMionw of tlu wid*»! £|rvptfa>u. Londroi,
ll«-tl. La Kleiice ■ fait d« grandi progrii depuis cette tpoqa» relallTcmtnt an
rtic Ttrliable deeesdivlaltés, mal* Ira Sgon* Gonaerrent Imir caractère ds vérité.
Od Tara bien d'aillaars de loi compArar arec les noauments que Voû poarra étu-
lltt aa mesta ds Boolaq.
1. On a longUmp* iorit Pnolil, mali it eat démontré aojoard'hnl qqll (anl dis-
liatatt Pactat, d6ai>B locale, ds Sacht ou Stkhel, la grande déesse ds U triade
1. M. de Bougé a remarqué la premier qee, dim lei triad«s. la dlau flis Joaa ton' ioiin DD raia qnl le rapprocha d* I1iainantt«. Khotu, a Tb*bee, pratiqua l'aiercl>in>, il chassa le* démons ; k Hemphie, Imouthès «t aselmlle par les Oraoa t Uc1ê|iin, la dian de U médadna.
plumas, Bfeo undicqae tolaire. La fanne d'Ammoa adaré à Napa.ta, en Nubie, e»l r^irjgentéa 1« plus souvent avec la Ule de bélier surmonlée du disque solaire (loy. oi-deuous).
La d£eS9o Jfoiit (mire) joua, par rapport à AnmiOD, le rOle do fëcipieut. Ammons'eagendrelui-mËmedKDiioDseiii. Celle opèralioDmyatique est résumée dans le titre célèbre : Ammon-Ra, taurtau [mari] dt nmèn. tlout est représenlie sous la figured'uueiléessa-iiiâre sans carsctëras bleu disUnetifs. Kkontest le dédoublement dudieu Aoimon; le fila, uni avec le pÈre, ne fait qu'Biprimer la TÎe, le mouvement, dons la sein di^dieu étemel; Kbons n'est qu'une forme d'Ammon. Il e»t repréMDié ' sous forme de mo-
mie, bien qu'avec les bras et U face dégagés et avec le disque lunaire
dieud'Abydos; il est le soleil noc-
rûle d'Osiris, p.
ISO). • Ositi3,dit Plularque, atitn« à fairt du bien', et ion nom, «ntre pluricun aectp-
dii-im, une quoiitiaelivetlbien-
cond nom qu'on donne à et diau al OmpKi* iOuniitftT],qKitignifie l'tut parfait, • Ott le représente AmmDD. AmmOD. le plus souvent
sousformo de mumie, tenant i la main divers emblèmes; quelquefois il est assisté d'Uoru:^. /tu, dit encore Plutarque, a un amour inn^poiir It bon principe ,-eUe le dttirt. Aie t'o{[rt à lui pour qu'il la fieonde; lais est en même temps la. femme et la sœur d'Osiris; elle est ordinairement (voy. p. 114) coiffùe du signe qui sert en biéroglyphes à exprimer son nom (voy. p. H!, D). On lui ajoute quelquefois, sur les sarcopliages, les ailes étendues dont elle It souvent représentée, tenant sur ses genoux 1 lils ifonu; d'autres fois, elle tient sur ses genoux une image d'Osii; elle va par ses chants Fendre la vLe à son divin époui.
DIVINITÉS ÉGYPTIENNES
Bonu est le fit d'Oiiris etdisit (aorwiétit); iluuste Orïsis dans le jugemeiit, il est nommé It rengnrdrtonpén. Ileatrcpr^- MDlJ le plus souveoi avec ta Uic <réperviec Cp- 134).
Le Bom par eicellence du uleil était Bi; il est Tcprcgcnté sur les monumtaii coiffe du dûque w- Uin; il est souvent Sguré avec ose tËte d'éperrïer, ou même par l'épervier seul «Mompftgnt du disque wlaire. On foit qu'il se coqfijod ta partie avec Borus.
H est le père des dieui et des rais. Il ttt U crtataiT ia Arei , ontMau* il hom- Mtt; il est CD opposition et en lutte perpétuelle avec la nuit et les lénËbrei. • Honunage à toi, momie qui se rajeunit et reuall, qui s'enTante lui - même duqoe JourI Hommage à tu, qui luis dans le Nau, pour Tiviâer tout ce qu'il a déé, qui as fait le ciel et eureloppé de mystère son horizoDl Hommage à toi, RI, qui lances des rayons de vie pour les êtres intelligents! Hommage À loi, qui as fait les dieux dans leur totaUté, Dieu qui se cache et dont on ne codaait point l'image 1 Uam- Eoage i toi 1 Quand tu'circoles aux firmaments, les duui qui t'aecompagnent
t de JoK
H& Mt le M>lail dins m coiitm radieuse, portant en lui la force, ■ unté, la vie. Debout dans la cabine de u barqua sacrés, • la boDoe barque des ' millions d'années, enveloppé dans les replis du serpent Hebeo qui est l'emblime de son cours, il glissa lentement sur le courant élemal des eaux célestes, guidé et euiyi par cette année de dieux secondaires dont les peintures nous montreut les formes bUarres. Har débout à l'avant sonde l'harizon du regard; on autre Hor tient le gouremail, les Alhimou-Ordou, ceux qui jamais ne reposent, et les Alcimou-Sekou, sont ses nautoniers. • Tu tort, tu monlef, lu ailmina en bienfaiteur, par l'ardre loutwrain de la mire SoM.... L» ciel eit en alUgreue, la terrt «■ en joie, les ditm et Ut
Ri n
•«file..
stBâ, faible l'impie I Haut est Rk, foulé l'impie t Vi-
>CRà,D
rtl'ii
HoruB el ai.
Il est le protecteur des Pharaons. . Ob Râl donne toute vie au Pharaon t Donne des pains à son ventre, de l'eau i son gosier, des parfums i. sa chevelure I etc. • Lo Pharaon est même le fiU de M.
Il fait te bonheur même des Ames qui sont dans lo ciel inférieur, il adoucii la douleur d'Osiris. U donne les souffles à qui est dans U vallée funéraire. Mous citerons les straphos es, pour don-
ner une idée de la poésie religieuse égyptienne :
• 0 hienfaisant Rft-Harmakhis I
• Tu as soulevé le ciel d'en haut pour élever ton ïme; tu as voilé le ciel inférieur pour (y cacher] tes formes funéraires.
• Tu as élevé le ciel d'en haut à la longueur de tes bras; tu as élargi la terre par tes enjambées. •
- Épervier saint, à l'aile fulgurante; Phénix auï multiples couleurs;
■ Grand lion qui ao défend lui-même et qui ouvre les voies de laborque
■ Ton rugissement abat tes adversaires, tandis que tu bis avancer la grande barque;
• Les hommes l'invoquent, les dieux te craignent; tu os abattu tes ennemis sur leurs faces.
DIVINITÉS ÉGYPTIENNES
Ii5
• l^oreta ht nuit, chef en plein jour, beau disque bleu,
• Que le fils du soleil, le Pharaon, soit vénéré pour tes mérites (Papyrus ée Boolaq, t. II, pi. XI, p. 7 et 8, etc.)
Les phases du cours du soleil furent considérées comme des manifesta-
Ucns de son être; le soleil fut nommé Atoum avant son lever, ffarmakhii
oa Bar dans les deux horizons, Shou, Ànhour en son midi, KHoper au
Htfpomite (Hor enfant) à son lever, Noteer-Toum i son coucher, Oftrif
pcnàut la nuit; il est alors représenté avec une tète verte. Osiris, comme
dieu foiaire, eat le soleil nocturne, le dieu des enfers, des tombeaux ; son
histoire est intimement liée à la destinée de l'âme après la mort.
■ La vie de l'homme, dit M. Mariette {Notice sur le musée, p. 100-104), a
éti assimilée par les Égyptiens à la course du soleil au-dessus de nos tôtes;
le soleil, qui se couche
et disparait à Thorizon
occidental, est Timage de la fflort. A peine le mo-
Qeat suprême est-il armé, qu'Osiris s'empare
de l'àme, qu'il est chargé
de conduire à la vie éter-
Qelle. Osiris, dit-on, était
descendu autrefois sur la
terre. Être bon par excellence, il avadt adouci les
isœars des hommes par
la persuasion et la bien-
Teillanee. Mais il avait
racGombé sous les em-
boches de Set ou Typhon,
soa frère, le génie du
oal ', et pendant que ses
deax sœurs, Isis et Neph-
tbys, recueillaient son
corps, qui avait été jeté
dans le fleuve, le dieu
ressoscitait d'entre les
Qiûrts et apparaissait i
»>Q fils Horus, qu'il instituait son vengeur. C'est ce sacrifice accompli autrefois
en fareur des hommes, qu'Osiris renouvelle en faveur de l'âme dégagée de
m liens terrestres; il devient son guide, même il s'identifie à elle, il devient
le défont lui-même et se soumet à toutes les épreuves que celui-ci doit
subir avant d'être proclamé juste; il fléchit les gardiens des demeures in-
•cmales et combat les monstres, compagnons de la nuit et de la mort; enfin,
1- Set on Typhon n^a pas que ce rôle odienz : c'est à Torigine une des grandes dmnitèt de l'Egypte, et il a été donné à deux de ses grands souverains (Séti I et -^till). Ce n'est qu'à ane époque relatiTement moderne qae le rôle do génie du mû loi t été attribué, et qu'on a martelé son nom sur les cartouches. Nous reterrof» au temple d'Ahydos les singuliers faux-fuyants qui ont été employés pour cwMrrar Is nom du roi Séti.
Typhon.
Nephthys.
rainqueur des ténèbres avec l'assistance d'Horus (le soleil IeTant),il s'assied au tribunal de sa suprême justice et ouvre à Tàme déclarée pure 'les portes du séjour étemel. »
Osiris, roi des enfers, n'est donc pas le vengeur des fautes, il est à la fois le type, le juge et le sauveur de Tbomme; il souffre pour les péchés du mpnde^et nous avons vu que chaque jour R&, le soleil resplendissant, adoucit sa douleur. Osiris est représenté coiffé de la mitre flanquée des deux plumes de la Justice et delà Vérité (voy. p. 123, et Musée du Boulaq, n** 107). Osiris est assisté dans son oeuvre rédemptrice par d'autres dieux, tels que Horus, Isis, Thoth, Anubis, et d'autres divinités secondaires; Honu est le fils d'Osiris et son vengeur ; il symbolise le soleil levant; comme
tel il est représenté sous la forme d'un enfant tenant un doigt posé sur la lèvre, la tresse sur l'oreille droite; il est alors désigné sous le nom &*Borpekhrotx , type de VHarpocrate des Grecs (qui l'avaient pris à tort pour la représentation d'un dieu du silence : les doigts portés à la bouche sont pour les Égyptiens le signe de l'enfant toujours prêt à manger) . Déjà sous cette forme, il est appelé le grand Libérateur, le Soutien du monde ; sous la forme d'un homme fait, c'est THorus brillant, le dieu d'Edfou; selon une tradition conservée par Plutarque, il préside aux révolutions du soleil; il est représenté quelquefois avec une tête d'épervier, coiffé du pschent complet (p. 124) ; d'autres fois, par un épervier mitre; Horus combat pour gon père Osiris contre les ténèbres et le mal, il l'assiste dans la grande scène du jugement *.
AnulSU et Thoth sont les auxiliaires ordinaires d'Osiris et d'Horus dans les guerres contre Typhon et dans le jugement de Tàme. Anubis est repré
1. Il ne faut pas confondre cet Horus, fils disis {Ooniitit), avec Hctr-oer (Horu. Talné, en grec Haroeris)^ qui est une des grandes divinités solaires dont le culte est antérieur 4 celui d^Osirîs. On sait peu de chose sur la réls de celui-ci, «t il est très-difficile de le distinguer sur les monuments d'Horus, fils d'Isis. La ditlérence n'était pas pour cela moins réelle.
Harpocrate.
ÀQubis
DIVINITÉS ÉGYPTIENNES
semé, tantôt par un cliacal, tantôt par un bomm« à la tête de chacal ou <ie chien {Latraior Ànubis, dit Juvénal). Il préside à la momification des corps; son titre le plus fréquent est : Celui qui rétide datu lei handekttet, n sert de guide à Yimtj et c*est pour e«U qae les Grecs en anient fait un des <&eax psychopompes.
Dus sou rôle géiitnï,Thoth est l'écrivais des paroles diTines { voy. page 130). n parait souvent alon ayec une lête d'ibis, animal qui lui était consacré; il tient d*une main la tablette et de l'autre U branche de pal oner ou le poinçon à écrire^ comme pour oscrire le retour des ^tes et des époques remarquables. Com* ffie il inscrit les temps et en est en <^qoe sorte le régu- Ja^car. à ce dernier Nm de vue, il est ^«(Ueu de la lune, %as le nom de Aah; dans son rôle osiriaque, il prend part au grand corn* ^X contre Set (Typhon) ; il est présent à la scène du jugement de Tâme : Horus pèse dans une grande balance les bonnes et les mauvaises actions <^ défont; Thoth les enregistre; dans ces deux dernières fonctions, Thoth est représenté avec la ^te du cynocéphale, ou sous la forme d'un cyno- ^Pbale, coiffé du disque lunaire ; quelquefois, ^^ une fiace humaine, portant sur la tête la coonnue lunaire , formée du disque plein et du croissant, surmontée du diadème Atef.
^déesse Hathor est originaire d'Arabie; son ^^ signifie VhabiUiHon dP Horus ; les Grecs l'ont assimilée à Vénus; comme telle, elle est repré- ^A^e tenant dans ses mains les symboles de la i^'c et des plaisirs, le sistre, le tambourin et ^iutres instruments de musique ; elle est le plus ordinairement représentée sous la forme de femme & tète de vache.
^us citerons encore parmi les divinités de l'Egypte : Neith, déesse pro- ^^trice de Sais et de son territoire; le» Greoi {'ont assimilée à Athéné
Thoth.
Hathor.
Thoth.
, (voy. Musée de Boulaq, n* 177); elle est a|>pelée la m#re dMk toteil; elle porte
la couronne rouge de TÉgypte inférieure, et elle tient d'une main le
sceptre à fleur de lotus, quelquefois aussi un arc et des flèches; Meniou, la
divinité belliqueuse de Thàbes, avec les attributs de Râ; c'est à lui que
les récits de batailles comparent les rois s'élançant au milieu des ennemis ;
Slum, qui supporte la voûte des cieuz ; il est le fils du soleil, sa compare
est Teffumt ou Tafné; Nekheb\ assimilée par les Grecs à Eiliithyia, déesse
des accouchements ; elle est aussi la déesse du midi, tandis que OtuUH est la
déesse du Nord; Ehnoum^ Noums ou Khnouphù, le dieu de la cataracte,
le premier des démiurges, adoré à Philœ avec les deux déesses Anouké et
S<Ui, qui complètent la triade d'Ëléphaotine ; B<ut ou Beset (prononcez
Vastou Veset], la déesse éponyme de Bubastis, forme adoucie de Sacht;
S0h est un des plus grands dieux cosmiques (il avait pondu Tœuf dumonde).
Stbek, le dieu à tôte de crocodile, était adoré aux cataractes et dans le
Fayoum.
Nature et destinée de Vhomme. — Pendant sa vie terrestre, Thomme se compose surtout d'intelligence {khou) et de corps; par l'une, il tient à Dieu ; par l'autre, il se rattache à la matière ; l'intelligence est conçue comme un feu divin, elle n'entre pas immédiatement en contact avec le corps; elle se glisse dans une substance moins excellente, quoique divine encore, l'âme {Ba) ; celle-ci, trop pure encore, emploie à la transmission de ses ordres un agent inférieur qui est Vetprit ou le souffle {niwou) ; celui-ci se répand dans le corps, pénètre les veines, gonfle les artères, se mêle au sang. L'intelligence , entrée dans l'âme humaine, essaye de l'arracher â la tyrannie du corps; le corps s'insurge, les mauvais instincts se réveillent, la guerre s'engage avec des alternatives diverses. Après la mort, rame abandonnée de l'intelligence qui la guidait, comparait seule devant le tribunal d'Osiris, entouré des quarante-deux membres du jury; le jury porte un jugement que l'intelligence est chargée d'exécuter; l'âme impie devait passer par de longs tourments avant de subir la seconde mort et de retomber dans le néant; l'âme juste, sûre de la victoire définitive, identifiée aux Osiris, parcourait les demeures célestes et accomplissait dans les ehampi d^Adkm les cérémonies du labourage mystique, avant d'entrer dans la félidté étemelle et de se mêler â la troupe des dieux, dans l'adoration de l'Être parfait >.
Pour faciliter ce travail de purification qui ouvrira â l'âme les portes du téjour éternel, les Égyptiens avaient rédigé un recueil de prières et de formules, â l'usage du défunt dans l'autre monde : c'est le RUuel funéraire ou Livre des morts dont chaque momie portait un exemplaire ; l'âme plaide sa cause devant Osiris et les membres du jury infernal : « Hommage à vous, Seigneurs de vérité et de justice I Hommage â toi, Dieu
1. Cette déesse a été connue soas le nom de Soavan, jusqu'en ees derniers temps.
2. Voy. ILlspsbo, p. 40 et 59. Les idées sur la destinée de l'âme ne se présentent pas toujours sous cette forme : quelquefois, l'âme est représentée comme venant communiquer aux corps une existence incomplète sans s'unir â lui ; elle reste à ses côtés; le mort est représenté reprenant Tusage de ses membres, animé par une certaine intelligenee, mais la vie, dans sa plénitude lui fait défaut; d'antres fois, an contraire, l'âme se réunit an corps.