‹ Itinéraire général de la France (volume 2)Chapitre 126 sur 257 · BOUTE · texte numérisé non relu

BOUTE

PBÉ-iiN-PAIL. — JAYHON.

Mayenne par Villaines ; puis à dr.

le joli chéUeau de Tervaines* On traverse, au Pnnt-Pcrcé^ le nn«:srau de Cuissai, affluent de la SarLhe , dont une colline pittoresque, couverte de bois et appelée la Bruyère d'Jiellou, domine an loin la rire g. Sur la dr.

se dresse (3 kil. de la route) la butte Chnumo}ii f378 mèt, d'altit.), coUîne isolée, de forme arrondie et couverte de bois qui font partie de la forrt d'Êcouves. Le sommet du cette colline était autiefoiïi le but d'un pèlerinage très-fréquenté, le premier dimanche de maL Ag. età3û0 ou 400 ZQétde la route, s'élève Téglise de Poetf^cde 420 hab. (carrière de kaolin).

12 kil. Saint -Denis -sur- SarUwt^f V. de 1254 liab., silué sur la rive i;. du SaiiboQ, que Ton j iiaucUil, doit line certaine inportance à ses tkauts foumeauxetà ses fabriques de faleoee.

Vé§lis9y du style de tiansitioD, surmontée d'im clocher remarquable, renferme des chapiteaux ornés de têtes accolées et d'intér^asaoïtSi débriiS d'aucieiiiiÊS \eri'ièitrk.

On remonte la live g.d*un petit affluent du Sarlhon, au delà duquel la forêt de MuUonne recouvre une longue croupe appelée le Xont-Souprat ou montagne de Sainte- Anne, parce que le sommet principal (385 mèt. d'altit.) porte une chapelle dédiée à sainte Ânne^ but d'un pèlerinage très-fréquenté le 25 juillet el les quinze jours suivants. — La route devient plus accidentée. Les champs qu'elle traverse sont entourés de terrassements plantés de haies vives et bordés de fossés profonds.

18 kil. On laisse à dr. une route conduisant à (29 kil. d'Alençon) Carrougcs {V. V Itinéraire général de la- France, Aormandiey par Ad. Joanne) .

19 kil. La Lacelle , v. de 767 bab.

(chcUeau), où la Mayenne prend sa source. — Franchissant cette rivière, on passe du départ, de rorne dans celui de la Mayenne.

24 kil. Pré-en-Pail, cU.-l. de c. de 3309 bal}-» fiiUsaU autrefois partie d'un

petit territoire ou pagus appelé le Pail et dont le nom se retrouve aussi

dans les communes voisines de Vilîepail el <le Saint-Cyr-en-Pail. Le château de Pré-en-Pail fut restauré vers la fin du règne de Louis XVj Véglise paroissiale (XI* 8.) l'a été récemment. » A 3 kil.au 8. du bom*g, on voit une cha- • peUe ancienne dédiée à saint Julien.— ' Les marchés de Pré-en-Pail sont trèsfré [uentés; il s'y vend toutes sortes de bestiaux.

Pré-en-Pail est traversé dans toute sa longueur par la route, qui se trifurque à la sortie du bourg. — L'embranchement de dr. va desservir Domfront et Ba^'noles - les - Kaux {V.V Itinéraire général de la France, S'ormandie) ; — celui de g. conduit à VI liai n es-la- Juiiei {V. ci-dessous, 5), en suivant la crête des collines dont le versant E. porte fa forêt de Pailt et à la base 0. desquelles ViÏÏepaU (1 167 liab.) exploite d'imjioi tantes ardoisières. — Enfin, Te m branchement du milieu se dirige vers

28 kil. Saint-Cyr-en-Pail, v. de 1213 hab., situé à 3U mèt. d'altît.

Saint-Gyr, dont dépend le château ruiné de la Bouekardière, doit son origine et son nom à un prieuré fondé en par Guillaume de Passavant, évèque du Mans.

35 kil. Javroïiy v. de 2576 bab., sur la rive dr. de TAisne, occupe une partie du vaste territoiare qui fiât autrefois la forêt de Noz. Au vi' s., un saint anachorète, nommé Constantien, vint l'habiter et reçut de l événuc saint Innocent le caractère sacerdotal pour évaugéliser les solitudes du Pasaaie* (k>nstantien vit un jour dans son ermitage le roi des Francs, Ctotaire, qui allait poursuivre, jusque chez les Bretons, son fils Chramn révolté j il lui prédit la victoire. A son retour, le roi fonda un monastère à Javron. Plus tard, l'église actuelle (mon. lUst.) fut bfttie au-dessus du tombeau du saint abbé. A — 4 kH.

environ au S. E. de Javron, se trouve, au milieu die colliaes couvertes de

320 B'ALfiNÇON A MAYENNE

£T A FOUGÈRES. [ROUTB 27]

Lr avères, le hameau de CkcUtemouef TQQomnié pour ses belles carrières d'ardoises.

On thuichit l'Aisne une première

fois au sortir de Javron, et on laisse à dr., au hameau de Laisy, une route qui conduit, par (4 kil.1/2) Charchiyné (740 hab.), à (12 kil.) itw^ay, eh.-I. de c. de 2381 bab., situé sur lia petit affluent de la Mayenne. Lassa y conserve un ehâieau fort (mon.

hist.),dont l'origine remonte nu x!" s.

et dont l'enceinte continue, en forme de polygone irrégulier, est, défendue par cinq tours cylindn^ueà. Les constructions actuelles, très-bien conservées, paraissent dater du xiv* s. Les remparts sont couronnés de mâchicoulis.— Dans la commune de Lassay, au N., s'élèvent les belles ruines du chdleau de Bois-Thibaut (xv*s.), dont les tours décourouiiées offrent un aspect très-pittoresque. Le château d« Bois^Frou (zvi« s.), situé près d'un ruisseau , à 1 kil. S. 0. de Bois-Thiliaut, offre d'assez beaux détails de la Renaissance. — 4 kil. plus loin, la route de Mayenne croise une seconde fois l'Aisne, près du château du Val (à g.).

^ kil. Le Ribatfj dont les maisons eu pierre de taille bordent la route,

est la principale agglomération d'une commune qui compte 1U47 bab.

[Un chemin de grande communication conduit du Ribay à (11 kil.) Lassay(F. ci-dessas), par (5 kû.)le Horps, ch.-l. de c. de 1C34 hab., et (9 kil.) Courherie (330 hab.).]

A g. se dressent des collines couverles de iaudes ou de bois et liuni les plus bautes, les tignaux d» Bulêu, atteignent 323 et 326 mèt d'altit. La route s'élève à 287 mèt. d'altit. au lieu (lit les Cheminées j d'où Ton découvre une vue très-étendue jusqu'au delà de l'étant? d'Ai\jii et de la ville de Àlayeune, qui ^ moiiU'ent au ^. 0.

Dans les bois du Buleu se trouve la chapelle de SaMte^winii€'4ef-Jow,but d'un pèlerinage et centre d'un bameau

qui possède, en outre, une église paroissiale moderne.

On descend ensuite une longue côte

et l'on croise uue route qui relie Lassay (15 kil. sur la dr.) à Aron (4 kil.

sur la g., V. ci-dessous, B) , à Jublains (iOkil.) et à Êvron (24 kil., K. 2). A dr.se montre la vallée de la Mayenne, dont on se rapproche peu à, peu.

61 kil. Mayenne (R. 36).

Par Villa indt-U-Jahel.

69 kiL — Aoate <te Yoitnres.

On laisse à dr., à 3 kil. 1/2 d*Alençon, la route de Mayenne par Préen-Pail(F. ci-dessus), pour descendre dans la vallée de la Sarthe.

4 kil. Condé -sur- Sarthe f v. de 942 hab. — Après avoir traversé le ruisseau de Cuissai^ près de son confluent avec la Sarthe, la route s'^ loigne de cette dernière rivière, que domine la lande d'Heliou à dr. A g.

(200 met.) se montre Vr^lise du v. de la Ferrière-Bouchard {VàO hab.), construite au XII* s. et souvent remaniée.

Franchissant le Sartbon (U kU.), on passe du départ, de TOrne dans celui de la Mayenne.

15 kil. La Fôoté, v. de 3135 bab.

[A 4 kil. au S. de la Pôoté, se trouve

Saint-Cénery-le-Géré,v. de 333 hab., du départ, de 1 urne. Du chemin qui y conduit el sur ie bord duquel se

montre un tertre féodal, ondécoufre de trè»-beaux points de vue. Saint- Cénery, bftti dans un site pittoresque, à l'extrémité N. E. de la chaîne des Coévrons, au milieu d'une presqu'île formée par la Sarthe à son conilueat avec le SaiLliuii, et resserrée entre deuicollînesabruptes, tire son origine d'un monastère qui fut fondé par saiut Cénery vers le commencement du vir s. et qu'un cnàteau fort remplaça au ix*. Quand Rollon fut maître de la Normandie, le château de baiut-Cénery échut en partage à la Ikmilie des Glroie. U soutint de nombreux sièges pendant tout le moyen Age. Après afoir fésisté

[R. 27] SÂINT-GÉNBRY. — 8ÂI2rr-LÉONÂRD-DES-BOI8. 331

à Guillaume le Conquérant, la forteresse de Saint-Cénery fut prise par les Anglais que commandait le comte d'Anindel (1434) et tous les ouvrages extérieurs en furent rasés. Saint-Cénery redevint français avec tout le duché d'Alencon , en 1449; mais ce ne fut plus qu'une baronnie réunie à la seigneurie et à la châtellenie d'Alençon. Les familles de Matignon et de HoQUnorency le possédèrent au xvn* et au xvni* s.

11 ne reste aujourd'hui de la forteresse de Saini-Cénery que quelques blocs de maçonnerie assis sur les rochers ou perdus au milieu des maisons mndemes du village.

L'église romane de Saint-Cénery (mon. hist.}, construite sur un rocher qui domine tout le paysage, a été défigurée i nr de mahdroites restaurations. Les fenêtres de Ja nef ont été converties en ogives; mais le chœur et les iranssepts conservent trois petites absides rondes à baies étroites et cintrées. Le clocher, parfaitement intact, est un des spécimens les plus intéressants du style roman le plus pur. A l'intérieur, dit M. de la Sicuiièie (i'O/ ne archéologique el pit- Utresque), le chœur et les trans.«epts, décoiés de lierres grimpants» présentent des traces de fres'^ucs grossières. Sur la voûte, derrière l'autel, est peint un Christ aux formes byzantines, pîacè entre un ange et un oiàeau symbolique, qu'enveloppent de confuses arabesques. A la porte de régliie, est une cuve en granit qui serrait yraisemblablement & administrer le baptême pnr immersion.

« A quelque dislance de Téglisn et en de.scendant vers la barthe. s'élève la chapelU de Saint-Cénery ^ qui lut autrefois Poratolre du bienheureux ; elle doit remonter au xv* s. On y remarque, à g. de l'autel, un bloc de grjnit que l'on dit être le lit du saint, et dans lequel M. Galeron a cru voir un menhir ou pierre-levée. Cette pierre est grattée par les pèlerins qui en font avaler la poussière à tours

BRETAGNE

enfants. » Une statue représente saint Cénery avec une barrette et la robe rouge iXts caidmaux. A côté est la statue de saint Mamert, qui tient ses entrailles dans ses mains. ^ Dans le lit de la Sailhe se voit encore une grosse pierre qui passe pour le tombeau de saint Cénery.

La Sarlhe baigne, à 4 ou 5 kil. an S. 0. de Saint-Cénery, Saint-Léonard* dei-Bois (départ, de la Sanhe), v. de 1663 hab.jbéti, comme Saint*(3énery, au milieu d'une presqu'île, et dominé par des mamelons boisés qui s'appellent le Déluge (135 mét. au-dessus de la Sarthe), Chamasson {]Vèmhi.), N arbonne ( 1 1 9 mèt.) et Haut-Fourché (128 mèt.).

«« bi Haut-Fourché était sar Narbonae, On ▼«rralt Parit et Roms, »

assure un dicton local.

Véglise j placée sous l'invccatiou de saint Léonard, qui avait fondé en ce lieu un oratoire oû il mourut en 570, appartient au style ogival primitif. Klle renferme un autel orné de helles scLilptiires. Les habitants du pays invoquent saint Léonard contre la surdité et les maux d'oreilles.

Dans le lit de la Sarthe se trouve un dolmen (la table a 2 mèt 33 cent, de longueur) connu sous le nom de lit ou tombeau de saiut Léonard.

« L'une des extrémités (ie cettf pierre, dit M. du Feyroux {^les Alpes Mancelles) est bombée et affecte la forme d'un oreiller; l'autre est creu* sée et Ton croit y voir des empreintes de pieds humains. » Les gens du pays attribuaient la vertu de pnérir la fièvre à la mousse qu'ils parvenaient à gratter sur cette pierre.

— Des traces de retranchements se voient encore sur les flancs de la butte Narbcmnet dont le versant oriental donne naissance à une source dite la Fontaine à Mauger, autrefois réputée enchantée. — Dans les rochers s'ouvrent quelques grottes ; Time d'elles se nomme la iraî^oii-d-(a Be//e. ^ Le pmiM dit d$$ Samtutim passe

3U D'ALBNg)N A MAYENNE ET A FOUGÈRES. [Route âf]

parmi les Tilla^eois crédules» pour

renfermer un trésor.

De Saint-Léonard-des-Bois dépendent aussi les châteaux de Vlnihe et de Chamancn,]

Après ftvoir laissé à g. ( 2D kil.

d'Alençon) le village de ^svres (1516 liab.), la route traverse, sur

une longueur dp ?, W\ environ, la vaste forêt de Far^ riche en végétation^ et ûtiianL les sites les plus sauvages. « Tout s'y trouve merveilleusement disposé pour la grande vénerie, ajoute M. du Peyroui. Il y a . peu d'années encore, les sangliers y vivaient en bandes et se plaisaient à établir leur bjuge au sein des nombreux bourbiers dont la forêt est pleine. Non loin de là , la vaste forêt d*£couve leur offrait un refuge qu'ils paraissent aujourd'hui avoir exclusivement adopté. »

En sortant de In forêt, on voit s'éleudre au loin, en lace, jusqu'au Ribay et au bois du Bulcu, une longue suite de landes peu habitées, que Frédéric Soulié a décrites dans Huit jours au château.

30 kil. Vi II aines-la- Juhel, ch.-l. de c. de 27 bô liab. , doit sou origine à un château fort construit au ix* s. par Juiiel de Mayenne, et dont il ne reste pas de trace.

[Une route, longue de 25 kil., conduit de Villaines-la-Juhel à Sillé-le-

Guillaume (K. 2), par (5 kil.) Courcilé (1100 hab ) r t (17 kil.) Saint-Pierrela-Cour (1261 bab.; raines de houille).

Entre ces deux villages, la route laisse a dr. Saint-Thomaii-de' Courait itr s (936 hab.) et son eftdteati.]

31 kil. SVfifU-Geoi yes f hameau de 3ôO bab., dépend de Viilaines et ren* ferme Téglise paroissiale.

[De Saint- Georges se détache à g.

une route qui relie Viilaines à (26 kil.) Evron (K. '2), par (9 kil.) Champgë" iwfeux hab.) ,[\^kd.) Bais-, ch.- L de caat. de 2136 bab., et (21 kii.) S'atnli Gemmei4e-Rebifi (2196 bab.) .]

36lLiL Loupiougètts, v. del06ghab. ,

nu delà duquel on francbit plttsiaurs

afiluents do l'Aron,

43 kil. La ChapeUe-m-Riboul, de 1101 hab.

49 k!L Mareillé- la- Ville, v. de 1269 bab. , sur la rive dr. de TAfon.

La route domine la vallée de TAron, où montrent, à 5 kil. environ de Marcilié, 1^ v. r!' Vron, son étang et ses forgei (R. 2b;. Après avoir croisé la route de Lassa y à Évron par Arun et Jublaius, on rejoint (57 kil.) la route d'Evron à Mayenne.

69 kil. Mayenne (R. 26).

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