DE MAYENNE A FOUGÈRES
45 kil. — Route de poste.
On laisse à dr., à 2 kil. 1, 2 de Mayenne, l'église presque isolée de
Parignéy c. de 268 hab.
6 kil. Saint- Georges 'Buttaxtent y v. de 2078 hab., renfermait autrefois la commanderie de Quitiay, de l'ordrede Saint- Jean de Jérusalem, et l'abbaye de Fontaine-Daniel (F. cinlessus).
Après avoir traversé les forêts limitrophes de Fontaine-Daniel et de Mayenne (188!) hectares), et avoir franchi un affluent de l'Ernéo, on laisse sur la g. (17 kil. de Mayenne) Vautorte (1549 hab.}. On passe ensuite (23 kil.) au hameau de Charnay {église de Tépoque de transition^ considérablement remaniée au xv*s. ).
24 kil. Ernée. ch.-l. de c, V. de 5476 hab., sur la rn ii re du même nom, qm y met on m( u\ ornent une trentaine de moulins à ianne, à huile et i tan.
Ërnée doit sonori^ne à un château dont l'emplacement est occupé par Véglise actuelle, consacrée en 1697.
Le château d'Ernée. fondé par les seigneurs de Mayenne, appartenait au XVI* s. à la maison de Lorraine.
Henri de Lorraincy blessé d'un coup de mousquet au siège de Montauban»
y vint mourir en 1654. QoeklM années plus tard, Ernée passa, avec la seigneurie de Mayenne, aux mains du cardinal Maisariu. Uortense Mancini,
[ROUTE 27] ËRNÉE. — FOUGÈRES.
sa nièce, en épousant le duc de la Meillerayp, j?rand maître de l'artiilerie de France, lui transmit la seigneurie d'Eraée, et donna le vieux chftteau pour canstraire l'église. Ernée tomba au pouvoir des Vendéens en 1793.
Sur le £Oteau qui domine la rivière s'cl&ve le beau château de Panard construit au xvi* s. et, depuis longtemps , la propriété de la famille des Nos.
Ernée est le centre de la production du lin dans le département de la Mayenne. Il s'en fait un très grand commerce et il s'en exporto d'importantes quantités jusque dans les déparlements du Nord.
[Deux routes, desservies par des voitures de correspondance, relient Ernée ft m kil. N.) landivy (R. 32) et à &% iiL) Laval (R. S).
La route de Landivy passe par (11 kil.) Montaudin, v. de 1547 bab., (14 kil.) la Tanni^re , hameau, et (!7 kil ) Saint'Mars'Sur-lO'Futaie (1508 ha h.).
La route de Laval laisse sur la g. (1500 met. de la route), à 9 kil. d'Ernéé, le bovoff de ChaéUand, eb.-l.
de cent, de 2548 bab., situé sur la rive g. de l'Emée et dont dépendent plus de 40 moulins à farîne , à huile et H tan, ainsi que de belles forges abandonnées Uepuis quelques années.
— Plus loin, la roule traverse ; — ( 1 4 ki L ) i« JlMOnniére^ e. de 2$ 1 4 bab . , où la Compagnie de» mines de la Mayenne et de la Sarthe exploite des mines de houille et d'unthracite (200 à '3F>f) ouvriers; 1 GO 000 hectolitres de combusuljle par an) ; — (18kiL)Sain(- Roch, hameau (23 kil.) les Chênes Secs y hameau oû Ton rejoint la route de Fougères à Laval; et (2d kil.) Gr^noux^ v. près duquel sont situées des carrières de marbre.]
33 kîL La Pellerinej v. de 412 hab..
sur une hauteur d'où Ton découvre une vue étendue jusqu'au delà Fougères. C'est à la Pellerine que
mourut Lescure, le 4 novembre 1793, d'une blessure reçue à Pafîaire de la Tremblaye. — Entre la Pellerine et le hameau de (34 kil.) la Tt ntpierie, on passe du départ, de la Mayenne dans celui d'ille^t- Vilaine.
39 kiL Fleurigné, v. de 993 hab., sur une hauteur qui domine la rive dr. du Coucsnon, que la route vient de franciiir. De l'Ieurignô dépend le clidteau du Boù-i évriery de fondation ancienne, mais qui a été entièrement remanié.
42 kil. Beaucé, v. de 402 hab.
45 kil. Fougères (hôt. Saint- Jacques -y — libraires : Bréhier, Louvd),c\\.'\. d'arrond., V. de 9580 hab., est piUuresquement située (136 mèt.
d*alt.), à llntersectionde huit grande»
routes, sur le bord 4e la rivière du Nançon, qui se jette dans le Couesnon 2 kil. plus bas. Des restes de lortilicalions, aujourd'hui couronnées de maisons, de jardins, <le terrasses, entourent une partie de la ville et formaient, y compris le château, une enceinte de 3000 mèt. environ de développement. De la place aux Arbres , de 1»
plale-formo du cimetière Saint-Léonard ou def? hauteurs qui dominent la route de Rennes au S. 0., on découvre la ville et ses environs sous leurs aspects les plus pittoresques. — If. Victor Hugo a fait de Fougères une deieription un peu romantique dans une lettre adressée, en 1836, au peintre Louis Boulanger.
« Je reviens de Fou^'ères comme La Fontaine revenait de Baruch, et je demanderais volontiers à chacun :
Avez-vous vu Fougères?... Figurez^ TOIM une cuiller; grâce pour ce com^ mencement absurde. La cuiller c*est le château; le manche c'est la viîîp Sur le chftteau , rouge de verdure , mettez treize tours , toutes diverses de forme y de hauteur et d'époque.
Sur le manche de ma cuiller- entas-, sez une complieation hiextricaUe de tours, de tourelles, de vieux mur^ féodaux", chargés de vieilles chaumières^ de pignons dentelés^ de toits
3S4 D'ALENÇOJS A MAYENNE EX A FOUGÈRES. [HOUTE 27]
aigus, de croisées de pierre, de balcons à jour, de mâchicoulis, de Jardins en terrasse. Attachez ce chftteau à cette ville et posez le tout en p?nle et de travers, dans une des plus vastes et des plus profondes vallées qu'il y ait (90 mèt de profondeur). Coupez le tout avec les eaux vives et étroites
/ de la rivière, sur laquelle jappent nuit et jour quatre à cinq moulins à eau.
Faites fumer les toits, chanter les filles, crier les enfants, éclater les enclumes, vous avez Fougères. — Qu'en dites-vous? »
Grâce à l'intervention de H. de Dalmas, député de l'arrondissement de Fougères, et au concours des principaux commerçants de cette ville, Fougères sera prochainement reliée au chemin de fer de Paris à Brest, par un embranchement qui sera probablement prolongé plus tard vers
' Avranches.
Fougères, l'une des nenf grandes ba-
ronnies de Bretagne, doit son origine à un château que Méen, ûis de Juhel Bérenger, comte de Rennes, fitconstraire an commencement da XI* s., non sur la hauteur où se trouve aujourd'hui la ville, mais sur un rocher entouré d'un mar^ge, au fond de la vallée. Méen monrat en lo^s, et l'un de ses successeurs, Raoul II , ne craignit pas de déclarer la pnerrc an roi d'Angleterre Henri II, qui vint mettre le siège devant son château * Tan lies. Malprt5 une vigoureuse résistance. Foufrères, emportée d'assaut, frit livrée au pillage, et son ciiàteau rase. C est Kaoul il qui (il creaser, dans la forêt de Fougères/les celliers de Landéan (R. 32) pour mettre ses trésors à l'abri du vainqueur. Raoul , ayant attaché à son parti une foule de seignenra bretons et anglais, se renferma dans Dol , OÙ le roi le poursuivit et le força de se rendre à discrétion (i 173 Parti ensuite pour la croisade, en il 90, U mourut au retour de celte expédition, en 1104, laissant pour successeur GeoilVoi, baron de Fougères, son fils, marié à Mathilde de Poraoët Jeanne de Foogires, petile-fille des précédents, épousa, cd t222, Hugues de Lust?nan, comte de la Marche et d'An^ulème , u qui elle porta la barcenia de reaffèrss* Cette bereanie fut (jf?'-:ri^qucc sur Guy de Lusîgmn prir Philippe le Bti, 6a lae?, pour le punir de
s*étre allié aux Anglais, et donnée aux
comtes d Alençon de la maison de Valois, par qui elle fut vendue au duc de Bretagne. Jean Y, l'an 1428.
Réunie ainsi an duché, la banmnie de Fougères en restai im apanage jusqu'au mariage de Claude, lille de Louis xii et de la reine Anne, avec François d'Angoulême, depuis François I". René de Montéjean, Jehan de Laval, sire de Cbâteaubriant, et Diane de Poitiers reçurent successivement en don la baronnfe de Fongères qui, en 1 566, après la mort de Diane, revint à la Couronne. Louis XV l'aliéna une dernière fois en faveur du duc de Penthièvrei qui la posséda jusqu'à la RévolaHon.
Après le siège de II66, Fougères s'élait relevée de ses ruines; mais elle eut à soutenir de nouvelles attaques. Pierre de Dreux la prit en ISSO; les Français, sons les ordres de du Guesclin, s'en emparèrent en 1372. En 1448, le château de Fougères fut surpris par François de Surienae , aventurier aragonais, au senrlee de TAngleterrc, et repris parle duc François I**", après un siège de cinq mois. £n considération des pertes que les habitants avaient éprouvées, le duc les afllanchit pendant 20 ans de tout subside on impôt. Sous les règnes des ducs Pierre et Arthur, Fougères jonit d*Qne grande tranquillité; maisnne guerre civile ayant éclaté en Bretagne sous François II, et ce prince ayant donné retraite dans ses États au duc d'Orléans, epuis roi sous le nom de Loeis XII, Cîiiirles VIII fit entrer en Bretagne une arniéi? sous le commandement dn sire de la Xremoille, qui se présenta devant Fougères le 16 juillet 1468 ; le 3S, la garnison dut caoituler.
Le protestantisme fit peu de ]iartisaria à Fougères , que le duc de Mercœur occupa pendant toute la durée de le Ligue. En 1653, les États de la province se tinrent dans cette ville, dont six incendies détruisirent, au xviii's., la plupart des maisons de bois situées dans les hauts quartiers. En 1792, la conspiration de la Houerie, à laquelle étaient affiliés plusieurs habitants notables de Fougères, e'y termina par l'exécution de treits conjurés. Le 19 mars 1793, 8000 paysans insurgés attaquèrent Fougères et furent repousaés par la garde natlonele; mais, le 4 novembre i <!e :;l ni'^roeannée, la ville fut emportée par 1 armée vendé^-nnc, qui y resta une semaine avant de marcher sur ûranviiie, et y rentra le dC , battant en retraite sur Laval et Anfrcrs. Après ces événements, la ville fut mise en état de siège, et cet état
FOUaÈR£S«
se prolongea pendant cinq ans, c'est-à-dire jusqu'à l'extinction de la chooanaarie.
Fougères est la patrie du poète Le Pays,
assez maltraité par Boileau :
« Le Pays, sans mentir est on Jbouffon plaisant, »
de l'amiral de Guichen, du général d'artillerie baron de Pommereul et du géoénl de division Cnston de la Riboisière, mort à Xoenigsberg, en 1812.
L'église Saint-Léonard couronne le sommet d'un coteau où se terminait la ville fortifiée, et présente une régularité parfaite, h'im que hâiie à différents intervalles, de 1407 à 14'44, remaniée Yen 1586 et terminée en 1637 par la construction de la tour.
La partie inférieure de cette tour, ainsi que des fragments du chevet, parai;>sent appartenir à des constructions plus anciennes et dater an moins du xiv* s. L'oruemenUUuu de la Uçade N» aasex soignée, se distingue par ses contre- forts à niches, tenninés en pinacles, et par la galerie festonnée qui règne sur le pourtour du grand comble. I/intérieur se compose de trois nefs, dont les travées reposent sur des piliers uclogones. Les collatéraux sont seuls voûtés et renferment plusieurs dalles funéraires avec effigies au trait. » De beaux débris de verrières, entre au 1res une }^ titrée de Jésus-Christ à Jétmalem, garnissent quelques panneaux des fenêtres, sur Tun desquels se lit la date de 1540. Six tableaux peints par Devéria font Tomement du chœur, odl 1 Ton remarque aussi des ftoUet assez élégamment sculptées. »
L'église Saint-Léonard a été récemment agrandie du côté de la place aux Arbres. Près de cette église subsistaient quelques anciens b&timents de XhàpitcA Saint -Nieoku, fondé en 1160. Ces bâtiments ont été démolis pour démasquer l'hôtel de ville et la rue Riboisière, en donnant passage à une rue nouvelle, la rue de Montéjean.
L*4glifl« Saint- Sulpice, située hors de l'enceinte, au fond de la
vallée, ne fut jusqu'au xi« s. qu'une simple chapelle sous le vocable de Notre-Dame du Marais. Reconstruite à partir de 1410, la nef ne fut terminée qu'en 1490, ainsi que le clocher, surmonté d'une flèche aiguë en ardoises. Ces parties sont du style ogival flamboyant; quant au chœur, commencé au xvi" s. et achevé en 1763, sur un plan différent, il ne mérite aucune attention. Cette église est actuellement (1867) en voie de restauration, a On remarque {la Bretagne contemporaine) f dans les deux chapelles de la première travée de l'église, deux curieux retables d autel en granit. Celui de dr., restauré a?ec soin, porte en rdtef les instruments de la Passion, et, au-dessous, un encadrement formé par un cep de vigne admirablement fouillé. Celui de g. se composait de trois iiiches, dont les délicates et riches ciselures ont été aflreusement mutilées au xvur s^ pour recevoir Tapplication d'une boiserie de mauvais goût.
« A la façade N. de l'église, sous un abri massif et sans harmonie avec le reste de l'édifice, est exposée l'antique statue de Notre- Dame-Uu-Maraiv, en granit. Suivant la tradition, cette image aurait été retirée du marais 01^ s'est élevée, depuis, l'église Saint-Sulpice, h l'époque où la seigneur de Fougères jetait les fondements de la ville. »
De l'ancienne abbaye de Rilléf fondée au xi* s., il ne reste que des bâtiments modernes occupés par une congrégation de femmes consacrées au soin des incurables. — Le couvent des Récollets (1607) appartient aujourd'hui aux Dames de la Retraite ; la chapelle date de 1622.— Le collège et la biMiothèque publique (3000 vol.) occupent l'ancien couvent des Ursulines (1609). — Le couvent des Urbanistes (1689) a été converti en caserne d'artillerie.
Le château décrit, comme le rocher sur lequel il est assis, un plan irrégulier se rapprochant de la forme
3S6 D'ÂLENÇON A MAYENNE ET A FOUGÈRES. [ROime 27]
trînngulaii e. Ses remparts sont encore nantjurs de treize tours, en y comprenant les deux toursUe la porte Saint-Sulpice, qui lui font suite. Il se divise, dit l'aJ>bô Tropée, en quatre Parties distinctes : Tavant-corps ou entrée , l'aire ou enceinte principale^ le donjon et la poieine.
Ventrée^ formée de trois tours avec courtines portant le cachet du xir s.
(le sommet de ces tours a subi des retouches considérables), communimutit avec la ville, à TE., par un pontlevis jeté sur un premier canal, dit de la Couarde, qui empruntait ses eaux au Nanç ui, et avec l'aire du château, k 10., par un autre pontlevis jeté sur un second canal.
Vaire ou place du cb&teau é4a!t défendue par deux tours, dont une seulement existe, celle dite tour de Coigny, du nom du gouverneur qui la fit réparer au xvui" s. KUe renferme l'ancien ne chapelle. L'aire est, en outre, défendue d'un côté par le donjon et de l'autre par les trois tours qui sont vis-à-vis de l'église Saint S ilpice. La première dite tour du Cadran est carrée et dccouronnée de ses créneaux , hs suivantes^ dites tour JHaoulf du nom de Raoul de Fougères, et tour Surienne^ du nom de raventurier qui s*en empara on 1448, ont conservé leurs mâchicoulis en consoles décoiipf^es on trùfle, et furent réparées pendant 1 occupation du duc de Mercœur {1 588-1 î>98).
Le doujohj rasé en 1630, s'élevait au centre d'une seconde enceinte triangulaire, flanquée aux angles de trois tours qui existent encore : 1° la tmtr Cinhé , b.Mio par Jacques Gnilié, capitaine de Fou^^î'reset grand écuyeide la reine en 1513; ce n'est qu'un petit bastion du style de la Renaissance, sans valeur comme défense ; 2* la $our M^usine, à quatre étages, construite vers 1242 par Hugues de Lusignan et ainsi nommée en l'honneur de la fée Méhisine. dont sa famille prétendait descendre; 3" la tour du Gdlbelin (autre nom tiré de la
fé^rio), plus élevée et plus ancienne, mais qui ne remonte pas au delà de la lin du xii** s., comme le prouve une porle du style de transitionr On sait, d^ailleurs, que le château, rasé ea 1166, ne fut relevé tju'en 1173 pa|P Raoul de Foup;' rps. Ces doux tours , dune hauteur considérable, h pans coupés à l'intérieur, ne paraissent pas avoir été munies de mâchicoulis en pierre, mais de hourds en charpente^ surmontés d'un petit châtelet, encore debout à la tour du Gobelin, où l'on voit aussi de vastes cheminées.
L i poterne, cornmuuiiiuant avec le donjon par un chemin couvert dont la voûte est détruite, s'ouvre dans un arc en anse de panier; elle est protégée par deux sveltes tourelles à mâchicoulis, terminées en cul de In mpe.
Ces tourcllns furent bAlies en 14.')0 par le duc FMorre, époux de Françoise d'Amboise, et reçurent le nom de tours d*Amboise. Les deux tours de Pléguen et du HaUay complètent l'enceinte du château.
L'enceinte de la ville est conservée presque tout enti^re des côtés N.
et 0., parce que, la muraille, s'élevaut sur un vallon à pic, n'a pas permis à la ville de s'étendre au delà; les remparts ont, au contraire, prèsqti'entièrement disparu entre la porte Saint Léonard et la porte Roger, où le terrain était moins acccidenté. Aucune p.unic de ces remparts ne paraît antérieure au xv* s., cl I on y voit partout des meurtrières et des embrasures pour canons et -arquebuses. Des documents originaux apprennent que Ton y travailla presque constamment de l^tOO à U44, époque à laquelle rureiit terminées les portes Roger, Saint- Léonard et de Rillé, détruites au xvfli" s. ; la porte Saint-Sulpice existe seule aujourd'hui dans le vieux Fougères. Construite en pierres de grand appareil, elle est, comme la courtine qui la surmonte et les tours qui la flanquent, couroimép de mâchicoulis, avec consoles découpées eq ogives trilobées à contre-eouroiire.
[ROUTB 88] FOUGÈRES.
MBSLAT*
De la porte Saint-Sulpice, on gagne la ville par une rue très-escarpée, inaccessible aux voitures chargées, 0t bordée, sur Ja dr., de mmisans de bois, à porches. Les autres abords de la ville ont été améliorte et les rampes ibrt adoucies.
Vauditoire fut construit vers 1492, pendani que Jacques Guihé, neveu, par sa mère Olive Landais, du fameux ' trésorier de Bretagne, était gouverneur de Fougères. Cet édi fice renrerme la towr octogonale du Be/)Vot, couronnée par une galerie Hamboyante que surmonte une flèche à huit pans, où est le timbre de l'borluge, a fondu en 1304 par Rolland Chaussière.»
Le tribunal tient maintenant ses séances dans Vhôtél 4ê la BéUnaye, construit en 1738.
l.'hApital Saint-Louis, fondé en 1688, est un très-beau bâtiment , augmenté récemuieot et desservi par les Dames de la Sagesse.
La principale industrie'de Fougères est la cordonnerie, dont les produits font vivre près de 4500 personnes, dans la ville et ses environs. La tailie des pierres de granit occupe aussi plusieurs miiuers de bras dans rairoudissement. Les moulins à lan et à farine y ont remplacé presque partout les moulins à papier, autrefois assez nombreux. La tannerie, la verrerie. li fabrication des toiles de chanvre, diî> lia nulles rayées, la filature et ia Leiniurerie forment les autres branches de l'industrie de Fougères, dont le commerce comprend , en outre, les chevaux, le bétail , les grains, les bois de construction, la ciiaux et le beurre, dont il se vend chaque année pour environ 50 millions de iraucs dans Tarrondissement,
Dana la fordt de Fougères^ qui s'étend à quelques kilomètres au N. de la ville, on peut visiter plusieurs monuments druidiques et les celliers souterrains de Landéan (A. 32).
De Fougères à Vitré, à Mortain et à Avranches, R. S2 ; — àSaint»Malo, R. 35 ; à Rennes, R. 36.
DE LAVAL A SABLt.
43 kil. Route de poste.
On voit successivement se détacher
à dr. . au sortir de Laval, la route de Se^'ré et celle d'Angers par Chftteau- Gonlier; puis, quand on a laissé à g.
l'avenue du château de Poliijny et franchi, à 6 kil. de Laval, la petite rivière de la Jouanne, affluent de la Mayenne, on traverse (6 kil. 1/2) lev.
de Forcé (361 hab.).
10 kil. Parné,\. de 1100 hab., dont les maisons s "étage ni sur des terrasses, à dr, de la route et au bord de la petite rivière d'Ouette. On y voit une vieille église, qui paraît remonter au xi* s.
L*abside est voAtôe en cul de four.
Une porte en plein cintre s'ouvre sous la tour, couronnée d'une belle flèche quadranpulaire en pierre.
Franchissant l'Ouette, la route laisse à dr. le château idu PlessiXj puis à g. celui de Champ-Fleury et longe à dr. le bois d$ BergauU, sur la lisière S. duquel s'élève le château de la JupcVière. A fi kil. environ de Parné, on croise une route qui va rejoindre à dr., à 1500 met. ue Villiers-Charleuiagne, la route de Laval à Angers (R. 29), et qui dessert sur la g. (4 kd.) Baxougersy v. de 1366 hab., possédant une église où se voient des vestiges d'une haute antiquité. Il existe à Bazongers une mine <\v houille concédée maispnco'e inexpioitée.
21 kil. Meslay, ch.-l. de cant. de 1762 hab., situé sur une colline qui domine la rive g. d'un afllueni de la Vaige, consiste principalement dans une longue rue que la route suit dans toute son étendue. Geotlroi Plantagenet rasa, en 1129, le château de Meslay qui, relevé de ses ruines quelque temps après, fut détruit une seconde fois en 1434.
Après avoir dominé, pendant 3 kil, environ, la rive g. dn rni^sean de Meslay, et laissé à g. un chemin con '
DE LAVAL