‹ Itinéraire général de la France (volume 2)Chapitre 128 sur 257 · A SABLE. [ROUTE · texte numérisé non relu

A SABLE. [ROUTE

duisant à (10 kil. de Meslay) Chéméré-le-Roi et à (13 kil.) Saulges (F. ci-desaous) , on (irandiit ]e raisseau près du château des Àreis (70O à

800 met. sur la dr.). Le v. du Buret (623 hab.) se montr'^ à dr.. tar-disquo 1p ruisseau décrit de nombreux détours sur la ou l'on apeicoit aussi (l kil. de ia route) le château de Bois- Rohert, — On dépasse ensuite Beaumont-Pied'de'Bceuff v. de 504 hab., situé plus loin à g., entre la route et k Vaige.

33 kil. Saint-Loup, v. de 500 hab.

[On rejoint à g., à rentrée de Saint- Loup, la route stratégique de Mayenne à Sablé, qu'il faut prendre si l'on veut aller visiter Saulges et ses grottes.

Franchissant la Vaige à 1500 mèt.de Saint-Loup ) cette route gravit une colline de 82 mèt. d'altit., pour descendre bientôt dans la valléfî de l'Rrve, à (6kil.)^a//^'>,v. de 1042 hab. (mine de houille delà Compagnie de Sarthe et Mayenne). Suivant alors la rive dr.

de VErve, à des distances variables, on gagne (11 kil.) Chimiré'le'Boi (1220 hab.),où il faut quitter la route de Mayenne et prendre un chemin qui traverse i'Erve en amont du châieau de Théralles»

14 kil. Saulges, y. de 836 hab., est situé à 100 mèt. d altit., sur la rive g. de I'Erve et à l'extrémité S. de la chaîne de collines des Coévrous. Saulges parait avoir remplacé TantiqueFagoritumf cité des Arviens, dont Pto* lémée a fait mention. L'emplacement tir l:i ville ou plutôt de Pétablissoment grillo-romain est encore reconnaissable sur une sorte de petit proniouioire nommé la lande de la Cité^ k l'angle formé par le confluent de I'Erve et d'un ruisseau. Des fouilles, dont les plus récentes ont été exécutées par les soins des PP. Bénédictins de Solesmes, y ont fait découvrir les substructions de plusieurs rangs de maisons, des sarcophages en pierre, des médailles en argent»

des vases et des débrii de poteries.

Véglise de Saulges renferme (dans une chapelle à g.) un charmant basreUef du s. représentant le Christ sur la croix, entre saint Julien, trèsreconnaissable à la fontaine qu*il fait jadlir d'un coup de sa crosse, et saint Jean-Baptiste, vétu d'une peau de bête.

'< De chaque côté de ces s.tints, dit M. Hucherdansun intéressant article du BuU^in monumeMol (t.XXi) , et en s'éloignent du Christ vers lequel ils sont tournés, on voit une file de personnages à genoux , les mains jointes, les hommes d'un côté et les femmes de l'autre, en commençant par les aînés. Toute celle lignée est charmante ft voir; on ne peut trop admirer la savante naïveté des expreiu sions et l'heureuse disposition des costumes, dont la physionomie étrange donne à ce bas-relief un véritable intérêt historique. » Autour du sujet règne une inscription, que M. Hucher a déchiflrrée le premier et qui attribue la conslniction de la chapelle à deux seigneurs de Valetrot, qui la firent ériger en 1/*01.

Près de l'église paroissiale s élève la chapelle de SairU-Céneré, Le cha^ pitreau de Saini^Céneré est un autre oratoire^ consacré au même saint, près d^une source qu'il fit jaillir, diton, miraculeusement. Cette seconde chapelle doit son nom à un dôme en avant-corps supporté sur deux pilastres qui ressemble à un immense chapiteau.

A 1 kil. environ au N. de Saulges, dans la vaUée et sur la rive g. de I'Erve, qui coule profondément encaissée entre deux lignes de rochers calcaires, exploités pour la fabrication de la chaux, s'ouvrent les caves à Margot. Ce sont des galeries souterraines où l'on ne pénètre qu'en rampant d'abord sur les genoux et dont le sol est formé d'une argile molle et humide. « Ces caves, dit M. de la Sicotière, se composent de plusieurs galeries qui s'élèvent, s'abaissent, se rétrécissent, s'élangissent, montent et descendent avec quelques embran-

SAULGES

chements, quelques retraites sur le côté. Elles n'ont guère plus de 150 h 200 pas de long, mais leurs smuosUés et les divers accidents du sol les font pardtre beaucoup plus étendues. Il est toutefois bleu difficile de s'y êgarer^les galeries se réunissant pour en fornaer une seule, qui part de l'entrée et se prolonge, en obliquant sur la gt., jusqu'à une crevasse éUoite et assez profonde qui en marque la fin et où couLe un petit ruisseau. On y voit rentrée d*un couloir trop étroit pour que l'on puisse y pénétrer. » Du sol s'élèvent en quelques endroits des stalaL^mites , tandis que de la voûte pendent des slalacliles. L'une de ces concrétions, de iorme concave, rend le son d*une docbe, lorsque Ton en flippe les bords avec un bâton, »

Les paysans superstitieux des environs regardent les caves :\ Margot comme l'habiiation d une fép p'ardienne de trésors iiiimeiiscs (jtie Ton ne peut acheter qu'au pnx de son âme et par le sacrifice d'une poule moire. Âu zvui* s., les Chartreux du Parc d'Orques, alors propriétaires des f2:rotte'?, durent en murer l'entrée, pour laire cesser les pratiques superstitieuses auxquelles donnait lieu cette folle croyance. Aujourd'hui les grottes sont simplement fermées par une porte» M chaque visiteur paye au propriétaire une contribution de 50 cent.

En 1856, deux séminaristes du Mans, ayant pénétr^^ dans une cellule des grottes df^puis longtemps inexplorée, y découvi ireiU un assez grand nombre d'ancieones monnaies de Charles VI, de Charlcii VU, des ducs de Bretagne dG la même époque et d'Henri VI d'Angleterre. «H est très- probable , dit à ce sujpt M. Hucher, que ces vastes excavations ont servi, à toutes ieà époques désastreuses de notre lidstoire, de refuge aux populations des environs, et que ces trésors enfouis et découverts plusieurs siècles après , sont des legs de ces temps malheureux où l'on confiait à la tcrro ce que Ton avait de plus précieux. » 1

Presque en face des caves à Margot,

se trouvent deux autres grottes, dont la visite est plus facile, mais moins intéressante : la grotte de Rochefort et la grotte aux Cimres, qui comprend deux petites chambres.

De Saulges, on peut gagner (16 ou 17 kil.) Sainte -Suzanne (R. 2, p. 72) et de là (24 kil.) la station d'Êvron, par (3 kil. de Saulojes) Sainl-Picrresur-Erve 1447 liali.) et (6 kil.) Saint- Jean-êur-Em (1184 hab.) .]

35 kil. 1/2. Eoissat/t c. de 728 hab., sur la rive dr. de la Vaige. À dr.

se détache la route de (10 kil.) Grez* en-Bouère (R. 5, p. 177).^ 1300 mèt.

plus loin^au pont GuérHf on franchit la Vaige, qui sépare en cet endroit le départ, de la Mayenne de celui de la Sarthe. Laissant ensuiie a y:. Gastinea (4r>l hab.; tombeiie fort eievee), la route, tracée en ligne drcdie entre la vallée de la Vaige et celle de TErve, croise le chemin de fer du Mans à Angers, à l'entrée de 42 kiU Sablé (R. 5).

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