‹ Itinéraire général de la France (volume 2)Chapitre 133 sur 257 · ROUTE 30] LIGNÉ. — GARQUEFOU. — CRAON · texte numérisé non relu

ROUTE 30] LIGNÉ. — GARQUEFOU. — CRAON

Contrief où naquit, en 1763» le général Cbarette. ]

La route passe entre les chdteaus du Pnvrran f^t de la Hoche for dière.

110 kii. Saint-Mars- du- Désert y\, de 1788 bab. [château de la Lé^ionnière ; belle \ue du moulin de la Cerisaie.) — On rejoint, à 3 IeîK de Carquefou, la route de Cb&teaubriant àNantçs.

kil. Garquefou, ch. l. de c. de 2897 hab., sur le territoire dnqripl (à l'extrémité E. du bourg) se trouve le beau château de la SaïUeraye (H. 5, p. 204.)

On rejoint la route de Nantes à Fougères, à 4 Icil. en deçà de Nantes, où l'on arrive par un long faubourg qu'occupent en partie des coramuiiautés religieuses, en laissant sur la (Ir. TErdre et sur la g. le chemin de fer de Paris, la gare et la Loire.

134 iil. Nantes (H. 5).

D, Par Ghâteaabriant.

131 kil. — Route de voitures. — Chemin de fer en projet. — Voit, de corresp. de Laval à Cbâteaubriant (67 kil.). — Coupé,? fr.ase.; intérieur et banquette, 6 fr. 25 c.

La rotite, sortant de Laval ji:it* le faubourg (lu Gué d'Orger, iais^n à g.

le bois de l Huisserie (jolies pruaienades) , traverse le v. de Saint-Berthevin (2065 hab.) et franchit le. Vicoin, au delà duquel se montre à dr* la forêt de Concise. Sur la g. ; on aperçoit Montigné . v. de 938 hab., qui a donné à tort son nom aux mines d'anthracite Situées sur Id commune de l'Huisserie (F. ci-dessus, p. 333); puis AstiUé (954 hab., à U8 mèt.

d^altit.). Sur la dr. , un chemin de grande communication dessert (2 kil.) Covrhei iUc ^H77 hnh ).

IR kil. Cosse-le-Vivien, ch.-l. de c. ile o2oa iiab., sur un afOuenl de rOudon, tire son nom de Vivien, frère de Guyon, seigneur de Laval au ix* s.

Pendant la Révolution, Cossé et les communes limitrophes d'Astilîé et de Cosmes furent témoins d'une infinité de combats entre les républicains et

BSETAGNE.

les chouans, jusqu'à la mort d'un célèbre chef de ces derniers, Jean Tréton dit Jambe-d' Argent j ancien mendiant d'Astillé, frappé , le 26 octobre 1 795, entre Cossé et Cosmes, de deux l alles dans la poitrine.

[Une route, longue de 26 kil., relie Cossé-le Vivien à la Guerche, en passant par (6 kil.) Jf^rai (v.de 1356 hab.), (Il kil.) Saint-Poix, v. de 602 hab., et (17 kil.) Cuiltéj v. de 1576 hab.J

Se dirigeant vers le S., la route de Nantes traverse le ruisseau du liois-Ragot, puis laisse à g. (l kil.) la CliapeUt-Craoïinaise (517 hab.) et à dr. (1 kil.) Athée (im hab.), sur la rive g. de l'Oudon.

30 kil. Graon, ch.-l. de cant. de 4401 hab., sur la rive g. de TOudon, existait déjà à l'époque romaine, mais il doit son importance au château que Lambert, comte de fautes, révolté contre Charles le Chauve, y fonda en 846. Pendant les guerres de religion, Craon fut pris et repris plusieurs fois par les divers partis. Henri IV fit raser, en 1604, le château et les murailles de Craon. Le chdleaii actuel, qui appartient à Mme de Champagné, est un magnifique édifice du règne de Louis XVI, agrandi en 1850. Il se compose d'un corps de logis dont la façade est décorée, au centre, d'un fronton, el précédée sur les côtés, de deux avant-corps. — Craon a vu iiaitre Yolney, l*auteur des Humes.

L*églm Sain^Jiieolas^ bfttie au xiPs., et qui renfermait les séptûtures des barons de Craon, a été démolie et reconstruite en 1847. — Véglise Saint- Clément, ancien prieuré de l'abbaye de Vendôme, est en voie de réparation.

11 existe sur le territoire de Craon 47 moulins à huile, à blé ou à tan.

[La route de Craon à la Guerche , longue de 27 kil., traverse (9 kil.)

Ballots, V. de 1978 hab., situé au N

de la foret de Craon , et (14 kil.) la Roé (631 hab.), où se voient les restes d'une abbaye classés parmi les monuments historiques.

m LAVAL A KANT£S.

L'abbaye de la Roê fui ioiidée par Robert J'Arbri:»àel , qui la dirigea avant d'établir wa ordre de Fonlevrault. VégUse offre un chœur du

XV s., ricbement décoré ; la nef, reste de l'édifice primitif consacré eri 1140, est précédée d'une façade dont l'ordonnance Inerte le caractère d'une majestueuse simplicité. La porte s'ouvre entre deux contre-forts qui, au

construction du VfV s. remaniée, •t renfermant une belle collection de tableaux : originaux du Guide, de Carracbe, de Rembrandt, de Rubens, do Mi^înard, etc.).— Au delà du bois du Limt'l, que l'on traverse, ut du château de la Chesnaie (à g.), on franchit un affluent de TOudon.

40 kii. Benazé, v. de 1521 bab-, est' renommé pour ses ardoisières

premier étage, encadrent une belle ( 15 millions d'ardoises par an), fenêtre avec archivolte ornée d- ^culp a la sortie de la for>H de Lnurzais, tures 'et reposant sur de gracieux route, passant du département île. la faisceaux da colonoettes. Cette fenêtre ;\i;iYonne dans celui de iMaine-f;t-Luire, est accompagnée de deux arcades i^is^^ ^. (3 kil ), au fond d'une aveugles et surmontée de quatre pe- vallée, Chazé-llenryj v. de 1064 liab., tites arcaturea, aussi aveugles et por- g^u^ près d'un étang que forment tées par des colonnes qui occupent le affluents de l'Araize. L'ancien

sommet du gable. Aux deux étages château de Chanjvst était autrefois inférieurs les contre-forts sont ornés, I entouré de fossés, Hanqué de tours et de colonnes superposées.

Craon est relié à (li> kil.) Saint- AignaU'Sur'Roëj ch.-l. de C. de 9ôl bab., par une route qui le hameau de Niaffes château de Saint- Amadonr et tlessert (7 kil.) laSeVe-Craonnaise{\k(}Q\ràb.).

Enfin, mie troisième route met Craon en communication avec (iû kil.) Cbâteau-Coutier [V, R.29).]

défendu p-ir un pont-levis.

51 kil. Pouancé, ch.-l. de c. V. de -I. ae c. ne 1 hnb.. sur !;i Yerzée qui y forme I traverse t4Ku.j ^^i^^jg^j.^ ^^3,^^^ et va se perdre en-

W.^^Z I ^uite dans l'Oudon, est une ancienne

baronnie possédée en 1066 par Sylvestre de laGuerche, chancelier de Bretagne, et successivement par les vicomtes de Beaumont, les Chamaillarl, les ducs d'Alençon de la maison de Valois, les Montferrat, les princes de Mantoue et les ducs de Brissac et de Viileroi. L'ancien château, entouré dune vaste enceinte de fortifications, d'où s'élèvent onze tours démantelées et couvertes d'une épaisse couche de lierre, domine les étanyade Saint-

Franchissant l'Oudon, on laisse à dr., près du faubourg de Sai ut-Clément, la route de la Guen hc et le chemin de Saint-Aignan. A 4 kil. de Craon, on franchit le ruisseau de

1 Usu.e, sur les bords duquel, près de ^^^^.^^^ ^^^^^^^^ son confluent avec 1 Oudon, se trou- ^^^^^ q^^^q forteresse soutint plu veut (3 kil. à g.) quelques restes du | ^.^^^^ ^.^^^ j^^^y^^ l^ge^

M, Liberge, de Nantes, a bâti (1846-

ehôieau de BoucJu--d Usure, qui fut pris par l'armée de Meicœur en 1592.

Ce château est aujounTlmi remplacé par uue ues-belle hal>iiation moderne avec un parc remarquable.

La roule s'élève à 101 mèt. d'altil.

et laisse à g. (1 kil. 1/2) le v. de

1848), pour M. le marquis de Préaiilx, un beau château moderne (style Louis XIll) à 1 kil. de la ville, au milieu d'un vaste parc que borne le principal étang de Pouancé.

Pouancé possède des établissements

Boiic/'anip^f (760hab.), près duquel se métallurgiques et une source fernjvoient le c/idt^aK de la Joubardwre^ - ■■ - .

et une carrière de pierre calcaire, aux couleurs variées de petit gri^.

37 KU- SaintrMwrHn-dU'Umetf 7. de &36 hab. (chdle»i» i9 rifW0Wl»fre,

f^dneuse dite Fontaine de teinture, i cause de l'excellence de ses eau^ pour la teinture en noir.

DeVonanoéàSegré. F. oMMSQi. C

[ROUTE 80] POUANCÉ. — CliÂTEAUBRIANT

3e dirigeant de l'E. k l'O., la roule se sépare, à V200 laèt. de Pouancé, de pelle de Marti^'iié-Ferchaud, et, après avoir laisse à g. Carbay ( 283 liab ; lawlfis, vaste étan du Fourneau), elle sortdudépartem^ntde Maine^t-Loire pour entrer dans celui da|a Loire-Inférieure. A dr. est le ehAtem de Bellevuf.

61 kil. Soudan , c. de 2586 hab., dont dépendent les châteaux de Bel- Imme et de la Garenm,

G7 kil. Ghàteaubriant (hôt. : du Liim-d'Or, du Pot'd*Étain, du Pélican) , ch.-l. d'arrond. , V. de A834 bàb., est située sur la C3ière, Tun des affluents de îa Vilaine.

« Nonchalamnient couché au bord de sa jjf tito rivière, dit M. delà Borderie, Chàieaubriant montre encore au voyageur quelques pans de murs frangés et noircis, quelques twrs tronquées et une dernière porté de ville, qui suffisent pour indiquer cl. -lire m ont la ligne d'enceinte de ses vieux remparts. Kn dehors de celte ligne, sur les anciens lossés, aujourd'hui coinbléS; verdoie une riante avenue d*onneaux; en dedans, des rues étroites sont bordées de maisons pressées, enfumées, qui lèvent av^c orgueil leurs pignons aigus sur la voie publi(jue ; c'est la ville clnse du XV' s. Au-dessus, comme un guerrier debout encore, quoique mutilé, se dresse et domine le double ehflteau :

le vieux d'abord, baignant dans l'étang de la Torcliele pied de son donjon fier et ruiné ; puis l"éléganl palais bâti par Jean de Laval, "avec ses beaux escaliers, sa curieuse galerie, ses sveltes tourelles, tout empreint de cette grftce somptueuse et recherchée où se plaît Tart du xvT s. : un brillant courtisan do François I" à côté d'un rude baron de l'âge féodal. »

Châleaubriantj ancienne baronnie do Bretagne, doit 9ca origine à un seigneur nommé Briant ou Brfent et su ehâteau qoMl

fit construire au xi« s. Un des descendants de Biiant, GeofTroî IV, accompagna saint Louis à la croisade de 1 348. il fut blessé

et fait prisonnier à la bataille de la Ifasso!]re. et le roi, à cette occasion, changea eu ileurs de lis d*or sur champ de gueules les pommes de pin qui chargeaient jusqu'alors l'c'cu de ses armes, en lui Goncédant pour devise : Mon sajiri trint bannières de France. Le retour inattendu du sire de Chàteaobriant, racheté de sa captivité, causa une joie si vive à sa femme Sybiile, qu'elle moomt en l'embrassant.

La branche aînée de cette illnttre mat-

son se fonditdans celle de Dinan au xiv«s,* depuis cette époque, la baronnie de châteaabriant a été possédée par les Lavai, les Montmorency et les Bourbon<€ondé!

et, en l«3o, par le duc d'Aumale.

1228, Pierre de preux déftt, près de Châteaubrianty les Normands et les seigneurs bretons coalisés contre lui. Cette ville fut assiégée et prise, en 1488, par une armée française que commandait le sire de la Trêmoille. Henri I£ y signa, en 1651, un édit renouvelant tous ceux qui avaient été déjà rendus contre les protestrîn's. Cet édit n'empêcha pas les calvinistes de Bretagne de se réunir dans cette ville en synode provincial (fseï). Charles IX séjourna à deux reprises à Châteaubriant, que François l^' avait déjà visitée en 1681. Pendant les gqerrss de religion, la vU^ fut prise et reprise par les Ligueurs et les Royaux. Les Vendéens l'occupèrAnt en i79S et les Chouans en isoo.

VégLùe Saint-Sauveur ou Saint- Nicolas, qui e^ist^iit dès le Jti» s., a été reconstruite au xvi% et entretenue depuis avec goût.

L'église de Sainf-Jean de Béré, ai|i« cien prieuré de Marmoutiers, fondée en n 14 par Brienl 11, sire de Châteaubriant, appartient à cette époque reculée. Une réparation intelligence a sauvé d'une ruine certaine cet édifice, remarquable par ses Iroif absides circulaires, sa voûte en berceâ^U, les chapiteaux des colonnes du carre central et sa bei:e porte romane à rov, avec archivolte en dents de scie. Vu autel^ surmonté d*un joli retable, a été donuéà l'église, en par M confrérie de Saint- Blaize (peigneurs de laine). Les restes de Ta ncien prieuré se voient derrière l'église.

Véglisc de la Trinité eut pour fondateur, en i2o2, GeoiTroi IV de Châ

biyilizûu by GoOglc

DE LAVAL

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