‹ Itinéraire général de la France (volume 2)Chapitre 134 sur 257 · A NAI^TES · texte numérisé non relu

A NAI^TES

leaubriant^ qui y fut enterré, ainsi que plusieurs de ses descendants, et la belle Françoise de Foix, femme de Jean de Laval, seigneur de Châteaubriant. La pierre sépulcrale de cette dame, portant une épitaphe élogieuae composée par Clément Harot, est, depuis 1818 au château de Monthorin; la statue en marbre blanc qui la surmontait n'existe plus.

La chapelle des Trinitaires a été démolie j les bâtiments du couveut sont aujounl^hutune propriété particulière.

Le prieure de Saint-Mtehel-des- Monts fut fondé l'an 1204 par Geoffroi H de Châteaubriant, qui y fut inhumé. La chapelle renfermait une pierre tombale a Teffigie de Robe ri lie i>iuan, iiaruii de Château briant, mort en 1429. Gette pierre et celle de Mathieu Ronzeray, mort en 1535, retournées et mutilées, servent de bancs sur la promenade des Terrasses.

Le vieux château présente un quadrilatère irrégulier, terminé au iN. E.

par un donjon carré, partie la plus ancienne du château ; ce donjon est relié par le bâtiment des archives à rentrée principale ouverte au S. E., entre deux tours jumelles, fendues intérieurement du haut en bas. La façade S. est en partie masquée par ^' sous-préfecture j à la suite de laquelle existaient^ à l'angle S. 0., use troisième tour, puis, eu remontant vers le N., une quatrième tour, qui protégeait la porte et le faubourg de la Torche. Ces deux dernières tours et la courtine qui les sépare eurent beaucoup à aouflrir de l'artillerie f ran çaise pendant le siège de 1488, et l'on distingue facilement, à l'appareil des murs, les brèches bouclu'es pnstf'Tipurement. Les autres portes de l'enceinte continuer etnient la porte Saint-Jean , conduisaut au faubuurg de Béré, la porte Neuve, la poterne et la porte Saint-Uichel , à dr. de laquelle on voit encore une tour. Les archives de la ville apprennent que la voûte du portail et du pontdeCouéré t ut reconstruite en lô94 au moyen

de corvées, et qu'une garnison, eom^

prenant « un ingénieur et commis aux fortifications, » occupait encore la place en 1601 ; ce n'est donc qu'après cette époque qu'elle a été démantelée. On suppose que cette mesure fut ordonnée par Richelieu, lors de la révolte d'Henri de Montmorency, baron de Châteaubriant , décapité en 1632, et dont la sœur porta les biens de sa maisun aux Boiirbon-Condé.

Le château neuf, qu uue cuur d liouneur sépare du vieux château, fut commencé en 1524 par Jean de Laval et terminé en quatorze ans suivant l'inscription quMl avait £ût graver sur la porte principale :

De mlealz en mieulx Pour l'achever, je devina viealz

L'entrée du château neuf s'ouvre au S. 0. , entre une tourelle (à g.) une helli tour très-haute et très-bien conservée (à dr.), qui sert aujourd'hui de prison (belle vue).

La &Qade principale, od siège aujourd'hui le tribunal y est un vaste corps de logis dont le mur extérieur»

d'une grande élévation et bo^dé de douves, est flanqué à LE. de quatre loureiibs. L une d'elles renferme un escalier en spirale conduisant aux appartements que la tradition dit avoir été nabités par Françoise de Foix. On y remarque des restes de dorures, tmit sur les plafonds à caissons que sur les cbambranies en bois sculpte d'une cheminée. Ce corps de logis se rattaohe A un élégant pavillon de la Renaissance faisant face à l'entrée du vieux château, par une charmante galerie à colonnes , en pierre bleue. Des vestiges de fresques re]Ji Lseiitant YHistoire de VEnfant

Îjrûdiyue se distinguent encore sur e mur de fond de cette colonnade.

~ n ne reste plus trace de la Chapelleau-Duc, fondée en 1460 par François II, père de la duchesse Ânne.

Vh&pital de Châteaubriant , créé en 16Ô6, est dédié à TEnfaot Jésus.

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