‹ Itinéraire général de la France (volume 2)Chapitre 140 sur 257 · DE CANDÉ A VARADES · texte numérisé non relu

DE CANDÉ A VARADES

du XYi* s., composée Ue trois nefs séparées par des piliers prismatiques.

49 kil. U Ferré, v. de 1619 bab.

— On sort du départ. d*IUe-et- Vilaine pour entrer dans celui de la Manche.

53 kil. Saint-James-Ue-iieuvron.

66 kil. Pontaubost.

72 kîL Avranebes (hôt. : de Brt* tagne^ d^Àngletem)^ cb.-1. d*arr*> V. de 8592 hab. Pour la description (l'Avranches, du Mont-Saint -Michel , ot celle de la roule depuis son entrée dans le départ, de la Manche, V. V lUnéraire général de la France , Ncfmandiey par Ad. Joanki* Pari.s, HacbetteetC».)

DE (ANDi A IRMAIIDES ET A VARAOES.

0£ CANDÉ A INÛRANDE$.

93 kil. — Route de ToUores.

route, laissant à dr. le château de la Saulaie et la route de Varades, remonte la rive g. du Mandy pendant 5 kil. environ ; puis elle franchit le

ruisseau du Croissel.

8 kil. La CormiaiUe y s, de 1621 hab., dans une vallée où se déversent de nombreux aitluents de TËrdre.

A dr. s'étend la forêt des Charmeraiitj à g. m montre un étang; toute cette contrée est sillonnée ùc cours d'eau. De la forêt des Charmeraies à Ingrandes la route forme, pour amsi dire, la limite des départ, de Maine-et-Loire et de la Loire-Inférieure. Après avoir traversé l'Auxence, on laisse à g. (800 mët.) Sami-Sigismond (601 bab.), et à dr. (3 kil.) la Chapelle Saint-Sauveur (1144 bab., chftteau du Haut-Mole).

On croise au hameau de Saint- JuUen, la route d'Angers à Nantes, puis le chemin de fer de Paiis à Saint-Naaaire (H. 5), en arrivant à

23 kil. Ingrandes (R. &). l

21 kil. — Roule de voitures. — Serv. de corresp. — Prix unique, 1 fr. 25 c.

Se séparant sur la dr. de la route d'Ingrandes, k I kil. de Candé, la route (le Varades franchit le ruisseau du Lroisi>el,pai>se du départ, de Maineet-Loire dans celui de la Loire-Inférieure et longe à dr. les murs du château de la Verrie (9 kil.)

11 kil. Belligné [im hab.; église ancienne; manoir de la l'iesse).

[Une rnutr>, qui va rejoindre, à (12 kil.) AiiPtz, celle d'Angers à iNantcs , relie Be ligné à (4 kil.) la Rouxière (1209 hab.; manoir de Fremont) et à (9 kil.) SainUHerblon (^68% bab.) , village bftti au sommet d'une colline (67 mèt. d'altit.) qui domine la rive dr. de la Loire.]

21 kil. Varades (R. 5).

OE SAIHT-MARS'LA-JAILLE A ANCENiS.

ift kil. — Route de poste

On laisse à g. la route de Nantes,

et, après avoir franchi les ruisseaux de Morillon et du Doiineau, on rejoint, à (6 kil.) la Regueuserie, la route de Candé a Ancenis. Sur la g. se montrent à peu de distance de la bifurcation (1500 m&t.) le château de la Bemardière et le v. de Pouillé (749 hab.), h'Mi sur une hauteur (72 mît.

d";iU,iu{le) qui domine la live dr. du rui.-.seau de la Motte.

9 kil. Loirière, liam. do Pouillé.

— 2 kil. plus loin , se détacbe à g.

une route qui dessert (4 kil.) Mésangé v. de 2790 hab., dont dépend le château de Vïlaciraie.

12 kil. La Mondaire, ham. de la c. de Mésangcr (V863 hab.). — On découvre une belle vue sur la vallée de la Loire , en descendant vers

Jg kil. Ancenis (R. ô).

DE POUatRCS A SAtNT-llALO.

75 kil. — Pontp poste de Fougères à Dol (50 kil.) — r.^emin 4e fer de Dol à Saint-MalQ (3S kil.)-— Tr^g'et en 4$ mfa. — 1' - cl. 3 flTf 79 9*} 3* fil. 2 fr.} 3* cl.

I f r. ftO c.

La route d'Avrancfaes se détache à dr. près de Lécousse (R. 32). On trsH yerse la Minette au gué de ce nom,

et l'on entre dans le territoire ou pagus di' rodés, dont le nom est annexé à celui de plusieurs communes.

II kil. Saint-Etienne- en- Cog lès, v.

de 1960 bab., à 105 mèt d'altit.

(église romane, avec flèche en pierre) .

14 kil. Saint'Brice-en CoglèSf ch.- 1. de c. de 188'2 hab,, siège d'une ancienne chàtellenie , est entouré de bois et de cours d'eau. On y remarque deux châteaux j Y un du moyeu âge, l'autre du xrh* s. Ce dernier est une construction importante, qui offre de belles galeries soutenues par des pilastres, et des cheminées en granit fK'^icatcmcnt sculptées.

On laiïîse à dr. le bois de Gdline et le château du Trouençonj et, se rap-

{)rochant un peu de la rivière de 'Oysance, on croise la route d'Avranches à Rennes par Saint- Aubin d'Aubigné. De pracieux parf^ages encadrent les bords de fOysance, qui se jette dans le Couesnon un peu andessous d'Antrain, et dont les eaux, vives et claires , nourrissent de nom* breuses truites saumonées.

26 Antrain, ch.-l. de cant. de 16 V2 liab., doit son nom (inter arnnps. entre les ileuves) :\ s;i situation entre le Couesnon et l'Oysiance. Le Couesnon, dans la dernière partie de son cours capricieux, qui a souvent varié, sépare la Bretagne de la Normandie.

L*église d'Antrain appartient au style de transition. L'inteitranssept, avec ses faisceaux de colonnes ornées de chapiteaux romans, avec ses nervures toriques à la voûte et son archi-

volte en filets croisés sur la face extérieure des arcades en ogives naissantes, date du xu* s. Deux portes cintrées, à l'O. et au S., ont leurs voussures ornées d'un rang de dents de scie. Quelques fenêtres en meurtiières et une abside, à l'extrémité du transsept N., remontent h ]a construction primitive , de mèiiie que l'étage inférieur de la tour élevée sur le carré central. Le chœur et la nef ont été refaits en 1542; le transsept S. est moderne, ainsi que Tarn ni ssement du clocher. La voûte surbaissée d'une abside pratiquée dniis le mur du transsept N. offre quelques traces d'une fresque bien détériorée. La fenêtre du chevet a conservé des débris d'une verrière représentant le Christ en croix et d'autres scènes de la Passion.

Antrain possède près de 200 hect.

de prairies, qui s'étendent sur les bords SI riches et si pittoresques du Couesnon, renommé, ainsi que l Oysance, son affluent, pour ses truites saumonnées.

] e château de Bonne-Fontaine ( 1 kiî/ au S. d'Antrain), coûstnnt au xvr^.

par Pierre de la Marzeliere, est bel édifice Oanqué de tours et entoi&ré de charmantes promenades. \

[A 5 kil. au N. K. d'Antrain sur le territoire ôeSaint-Ouen de la Rnui'n'e (2020 hab.}, le chdteau moderne de la ÏÏOKrn'e a remplacé une forteresse du

s. Ce château a donné son nom à une làmille, dontTun des membres, Armand Tuffin de la Rouèrie, fut, en 1792, râme et le chef d'une conspiration ourdie en Bretagne contre la Convention nationale.

A 5 kil. au S. d'Antrain, se trouve le V. du Tremblay {2hOS hab.), dont Véglisê offre un beau spécimen de l'architecture romane des xi* et xii* s. (abside en hémicycle voûtée en pierre, nrcades en ploin cintre, fenêtres étroites à l'extérieur et larges à l'intérieur) .

Une route, qui remonte la rive g.

[ROUTE 36] ÂNTRAIN,-r*P4NPA(i. BRPUALÀN. 96 1

du Couesiiou jusqu fil lace du Vontavire dessert (9 kii ) iiazuuyvs-la- ^ifouse , y. dd k^2 bab., bâti sur un coteau d'oQ la Tue s'étend au N. jua» qu'à la forêt de Villequartier. à l'O. et au S. jusqu'aux buttes de Bécheiel pt aux coteaux qui bordent la Hauce.

Véglièe de Ba/fm^es, récenmiejil reconstruite en grande partie, ofFte

encore quelques restes du xiv* s., entre autres une chapelle. On y voit aussi un |>énitier dtt la même époque,

dt;!iL Ips quatre faces sont ornées des ligures syroholinucs des î^vant^élisles, et !ine belle verrière represejitant les principales scènes de ia Vie et de ia passion de Jéstn^Chritt» Plusieurs maisom de 9azouges ont conservé des traces du moyen âge.

Le chûtrau de la Bahie, situé sur le territoire de Bazoupres cl relié à la forêt de Villefjiiarlier par une belle allée d'arbies verts, a perdu presque tout caractère architectural et a été transformé en verrerie.

A Noyal-sous-Bazougcf (6 Ril. de Bazoupes), v. de 1119 bab., se voit un menhir en granit, de 6 mtt.

hO cent.de hauteur sur 7 met. 60 cent, de circonférence à la base.]

Franchissant le Couesnon et laissant à dr. le v. de la FnnleneUe (l(J8li hab.), la route traverse, sur une longueur »!e il kil., la forêt drVUlcquarlier (980 liect., i»eaux arbres, Éel étang, délicieuses promenades).

35 kil. Trmst v. de 1588 hab. — Après avoir franchi un petit cours d*eau, on pa^sr (fi dr ) à cM6 du château (le lu Utiutr-Villannois, près duquel on croise le raiss'\iii do dninult.

42 kil. Bou-smc^ c. de .iU^ iiaij., possède une vglise en partie romane.

Le 21 novembre 1793» l'armée de Kléber, qui avait bivouaqué la nuit précédente à l'entrée de la forêt de Villequrirlier, se p(>rt:i, en avant de la Buussac, à Id rencontre des coloune^ vendéennes, mais elle fut mise en déroute pomplète par jRoch^aqueleitt et Stprqpt.

jA 4 kil. au S. delà Boussac, au milieu de buis et sur le bord d'un étaii|j^, se voient les ruines pittoresques du oMlaau de LenAal* «Pf» nombreuses traces d'incendie, disent les auteurs de la Bretagne contemporaine , témoignent que le corps de Ioj":? principal, (jui reliait entre elles les deux grandes tours croulantes, a été détruit par le feu. Auprès de ces débris, le propriétaire actuel, le comte du Breil de Landal, a fait reconstruire, il y a peu d'annt'es, un manoir flanqué de quatre tours i\ toits coniques el percé de fenAtres et de lucarnes gothiques dans le goût du xv" s. C esl aussi la

date que Ton pourrait as^gner à ce qui reste de Tancien cMteau.

« En face du chAteau, Tétangqui

baigne le pied jIcs vieilles tours, retenu par une haute chaussée, laisse échapper le trop plein de ses eaux en faisant tourner un ancien moulin, dans une fratche et pittoresque vallée, encadrée de coteau|[ couverts de bois. Du haut de ces collines, TcBil embrasse des vues charmantes et en certains endroits de vastes horizons.

a La chapelle de Broualan, que l'on trouve à peu de distance du château de Landal. assise sur une émi' nence, à l'extrémité de la commune de la Boussac, a été fondée en 1483 par uno d imp de Landal (Louise de Hieux, feiunu» de Louis de Kohan- (iueinéné) qui, dit la tradition, acquittait ainsi un vœu formé pour le retour de son époux parti par (févotion pot^r la Terre-Sainte, ^le la p<^nsacra i Notre-Dame de Toutes-Joies, dansuu lieu où s élevait autrefois un monument drnidi(|ut>. On tient pour constant, dans le puys, que la pierre destinée à la construction de la cbapeile fut amenée par deux bœufs qui allaient à la carrière sans guide et en revenaient de môme, et qu'une seule vache Tiourrissait les ouvriers de sop lait et de s(tn lieurre.

« L c'dince, bAti en grand appareil

et en be^u granit du pays, se compose A'uoo Bi^side 4 paps, décorée de

DE RBNNE8

A FOUGÈRES* \homE 86J

pinacl'^s lieu ris, et d'une nef divisée en deux parties par une large arcade qui porte un lironton couronDé d'un charmant campanile à trois baies, orné de colon nettes et d'aiguilles fleuronnées. Une petite tourelle octogone contenant un escalier, appliquée extérieurement au flanc méridional delà nef, donnait accès au campanile.

Ia partie orientale de la nef, qui corn prend le chœur, est d'un style plus pur et plus soigné que l'autre, dont les détail accusent le xvr s. L-^s nutels, au nombre de trois, avec leurs contre- retables délicatement sculptés, sont tous en granit et du môme temps que la chapelle. Une crypte assez profonde existe sous le maître-autel adossé au chevet. »

Après avoir franchi une seconde fois le ruisseau de Guioult, on rejoint, à 1 kil. de Dol, la route d Avraiiciics à Saint-Malo (R. 41).

50 kil. Dol de Bretagne (R. 39).

75 kil. Saint'Malo (R« 39).

Page 1