‹ Itinéraire général de la France (volume 2)Chapitre 141 sur 257 · DE RENNES A FOUGÈRES · texte numérisé non relu

DE RENNES A FOUGÈRES

48 kU. — Route de peste.

On laisse sur la dr., à 8 kil. de Kennes et avant d'entrer dans la forêt de ce iium, le v. de Thorigné (575 bab.) ^ près duquel se voient les ruines du château de fixé (zvi* s.), qui a été converti en ferme et oi) Ton adnaire surtout un bel escalier du style de la Henaiss uice. L'i fnrH de Rmnes. que la roule traverse uu S. 0.

au r>l. E., sur une longueur de ô kil., appartient à l'État et couvre une superficie de 3900 hectares. Elle est coupée de plusieurs chemins aboutissant à une étoile dite Mi-Forât. Les taillis y sont abondants et d'une belle venue i les principales essences sont le ch6oe, le hêtre, lo châtaignier, le tremble et le bouleau. Une motte et des fossés qui se remarquent dans la forêt, sur le bord de ïéUmg du Ver- i

nipi\ indiquent l'emplacement d'un ancien château,

18 kil. Liffré, ch.4. de c. de 3138 hab., situé entre la forêt de Rennes

et la forêt de SevaiUes, communique

avec le hameau de (4 kil.) Cherre\ par une route qui longe à g. la belle usine de Cérigné (hâui fourneau qu ali mentent de vastes étangs), k Chevré, j idis siège d'une puissante chfttelle* nie, on remarque quelques maisons des xvi« et xvii» s., une chapelle en partie rnn^ane (peintures du xvi*s.; stRtiif^s eu buis paraissant remonter au xiv^ s.), la viuile de raucieu donjon seigneurial et un pont de 7 arches, qui passe pour dater du uii* s.

La forêt de Chevré^ qui s'étend au S., a 1291 hectares de superficie.

Traversant Textrémité 0. de la forêt de Sevnilles et franchissant l'Islet, on laisse à g. (23 kil. de Keuues) le V. de Gomé (1257 bab.), près duquel une rectification de rampe fiiit maintenant passer la route.

28 kil. Saint-Aubin du Cormier, ch.-L de cant. de 2143 liab., bÀti à 111 met. daltit. (belle vue), près de la forêt qui porte son nom.

Saint-Aubin doit son origine à un château construit en 12^3 par Pierre de Dreux, duc de Bretagne, pour défendre l'entrée de son duché du côté de la Normandie et du Maine. Considérablenieni augmenté en 1449 et en 1486, le château de Saint-Aubin qui, en 1341, avait résisté à Charies de Blois, fut pris en 1487 par l'année française. C'est l'année suivante que fut livrée, sur la lande dite de la Rencontre^ la bataille qui porta le dernier coup à l'indépendance de la Bretagne et à laquelle a été donné le nom de bataille de Saint-Aubin. Le duc d'Orléans» depuis Louis XII, y fut fait prisonnier par les troupes du roi, et l'on montre encore dans une maison de Saint-Aubin une cave dans laquelle il fut , dit-on, enfermé.

Les Français, vainqueurs, procédèrent sans délai à la démolition des fortifications du château ; « mais la

biyilizûu by GoOglc

Page 1