D£ RENNES
 NANTES. [ROUTB 3S]
que Ton franchit p^^s du hameau de kt Galolière et du château de Hosahonnet (à dr.). On rejoint ensuite (à g.) la route de Cbftteaubriani à Nozay et l'on voit du même côté le château de In Touchn et son parc.
65 kil. Noiaijy ch.-l. de cant. de 3805 hab. C'est sur le territoire de la commune de Nozay, près de la route de Ghftteaubriaiàt et à 1 ktl. environ du raccordement que nous venons de sip-nnlfT, que se tro-n-e TÉcole d'agriculture du Grand-Jouan, fondée en 1830, sur une lande déserte d'une contenauce de 600 hect. Celte 6oole à déjà rendu de grands services à Vagricttlture en Bretagne.
Depuis sa création , le canton de No~ zay, à lui '^enî, a défriché et mis en valeur 10 i H) hect. de landes. Tous les cantons voisins ont suivi la même impulsion. Le personnel de l'école se octmpose d'un directeur, d*un sousdirecteur, d*un aumônier et de sept professeurs qui enseignent : 1* l'économie rurale, 2" l agriculture, 3° la zootechnie, 4° le génie rural. 5° la cliimie, 6" la botanique et la sylviculture, 7* la comptabilité. Des répétiteurs sont a^oînts, en outre, aux professeurs. Sur le même domaine se trouve une ferme-école (la première qui ait été fondée en France), destinée à former de bons laboureurs, des jardiniers, des vachers, des contremaîtres intelligents. Des animaux de choix peuplent les étables du domnine; le troupeau de moutons surtout o^t f.irl beau.
A 2 kil. environ au S. E. de Nozay, sont situés les châteaux du Petit- Perrei et de Beauliw.
On laisse à dr., à % kil. de Nozay, en face du château de Crniac (à g.) , une route qui conduit à (15 kil.) Blain (K. R. 5, p. 221). 11 kd. plus loin, on franchit le canal de Nantes à Brest, au delà duquel on croise, près du hameau du (79 kil.) Bout du Bois , la route de Nort à Blain.
82 kil. Héric, c. de 4r)9ô liai).
{château de la Couroucerie), à 1 kil.
environ à dr. de la route. De c*» cAfé s'étend une lande immense. A on aperçoit (2 kil.)leeftdleott dêRougeul et le v. de Grand-Champ (1942 hab.), bâti sur une colline {château de la Noë-Guy et de Darrrui). Sur la dr.
se montrent le château de Lannay^ puis Tm/ il ères (1919 nai).; ruines du château de Gilles de Raiz; peulven appelé Gàhehê de Gargantua),
93 kil On franchit un affluent de l'Erdre an hameau de Gesrres. Le château de Gesvres (à dr.), bâti en 1653 parCésnr Regnouard, sieur de Drouges, trésorier général des £tats de Bretagne , est un édifice fort remarquable, réparé il y a un petit nombre d'années. Âu S. du hameau, se voient les ruines de la chapelle des Dons, où la duchesse Marguerite de Bretagne vint en pèlerinage en 146G. 11 s'y tient une assemblée le lundi de Pftques.
[Sur la g. (5 kil.), près de TErdre, se trouve la Chapelle^r-Erdre ^ ch.-l. de c. de 3614 bah., où l'on remarque un châtaignier de 12 met. de
circonférence, un viaduc de 18 arches, de nombreuses maisons de campagne et le chAleau de la Gàcherie, chef-lieu du marquisat de Cbarelte, oiï logea, en 1537, Marguerite de Va* lois, M L'architecture du chAteau de la Gftcherie, dit M. Eugène de la Gourni rie dans la Bretagne contemporaine, rappelle le xv« s. : longues fenêtres dessinant leurs pinacles aigus sur la toiture, tour octogone surmontée d*un élégant clocheton, ogives en forme d'accolade, cheminées ouvragées, riches sculptures ; c'est tout le !uxe et l'art de la féodalité à suii déclin. Le plan général du château est celui de toutes les demeures de la même époque : deux bàiimenis en équerre avec la tour dans l'angle pour l'escalier. — La position de la GAcherie, à l'extrémité d'une des sinuosités de l'Erdre, ajoute à l'impression qu'elle produit. »j
Au delà de la Ménardaitf on laisse
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[ROirr£ 39J DE RENNES Â SÂINT-MALO.
sur la dr. le bourg d'OrvmtU, ch.-l.
d'une c. de 2196 hab., qui a, dit-on, emprunté son nom (Auna vallis) à sa luxuriante végétation. Si cette ctymologie n'est pas certaine, elle serait du moins parraitement justifiée par la fraîcheur des prairies qu'y arrose le Cens, dont le cours resserré forme de nombreuses sinuosités, et par la beauté des châtaigners qui ajoutent à la richesse et au charme pittoresque du pays.
V église d'Orvault (1837) est surmontée d'un clocheton qui s'harmonise très-bien avec le paysage. La ehapeUe det Ànget (l kiK), reconstruite en 1854 et ornée de beaTix vitraux^ est un charmant édifice du style ogival,
102 kil. Font du Cens^ hameau.
107 kil. Nantes (R. 6).
C7. Par OhâtoavMaaI.
1 18 kll. — Route dft poste.
Ô4kih Cbâteaubriant (R.37).
64 kil. de Châteaubriant à Nantes (R. 30, D).
118 kil. riantes (R. 5).
D£ RENNES A SAINT MAIO £T A CÂNCALE.
81 kil. — Chemin de fer. — Trajet en 2h. 25 min. — cl. 9 fr. 20 c; »• cl. 6 fr.
90 c; 3« cl. 5 fr. 05 C.
Après avoir laissé à g. , à 2 kil. de la gare de Rennes, la lip-nc de Brest (R. 3), 1 eiobranchemeulde Saint-Malo entre ^/lesque aussitôt dans une tranchée ouverte à travers la butte de , Saint -Cyr» croise la route impériale de Brest sous un pont biais en maçonnerie, et la route impériale de Saint-Malo, que supporte un pont en tôle, traverse, à 7 kil. de Rennes, bur un viaduc de 18 mèt.
d'ouverture, la rivière d*Ille canalisée, et se maintient sur la rive g., jusqu'à Saint Germain.
A 2 kil., sur la g., rîe l'autre côté du canal, qui décrit do i?raîides courbes, se trouve Saint- Oregoire (1216 hab.); sur la dr. s*étend au loin la forêt de Rennes. A Texceplion de la vallée de l'ille, le pays que l'on traverse est constamment plat et planté d'un crand norahre d'arhres.
13 kil. Betton, c. de 20.^7 hal>.,dont l'église et le principal groupe d'habitations sont situés sur la rive dr. de 1 nie, en face de la station établie sur la rive g.
Betton fut pillé et incendié à trois reprises pendant les guerres de la Ligue : en mai 1591, par le royaliste Corboson et sa compagnie; en 1592, par les soldats de Mercœur; et en 1697, par une Iroupede ligueursauxqueU s'étaient joints des Espa^^^nols, qui i^riiierent toutes les maisons.
L'église^ récemment reconstruite, a remplacé un édifice du xiv* et du XV* s. Elle est ornée d*un vitrail figu* rant des donateurs avec leur blason. — La forât de RenneSy qui horne àl'E. la communede Betton, appartient à l'État et contient 4000 hectares. A l'entrée de cette forêt, désignée dans les chartes du xn* s. sous le nom du Nid-(1e- Merle, se trouvent les ruines de l'abbaye de Saint Sulpice, fondée en n 15 par Raoul de la Fuslaie, disciple et imitateur de Robert d'Arbrissel.
Comme toutes les maisons du même institut, Saint- Sulpice se divisait en deux couvents : celui des bommes et celui des femmes. Le premier n*exista pas au delà du xiv«s., la Révolution a détruit l'autre. Les moines obéissaient à l'abbesse, que tous les religieux, en mémoire du respect que saint Jean portait à la Vierge, devaient regarder comme leur mére.
Les ruines de Viglise, très-délabrées, annoncent une construction du xn* s.; u n e abside profonde sert de sanctuaire, deux absides plus petites terminent les transsepts. La nef est sans collatéraux ; lesarcadesdel'inter^nssept sont en plein cintre et à archivoltes dbiiObles. Les colonnes, isolées, sont surmontées
DÉ flËNNBS A 8AINt-lf ALO. (ROOtB 39]
de chapiteaux très-simples ou décorés de têtes du travail le plus barhnre; sur queique.s tailloirs se voient des essais de billettes.
Le bfttiment, d'une "date réeetote , qui servait d'infirmerie, est seul entretenu. — Une chapelle, élevée au commencement du xv* s. par l'abbessc Gillclle de Talie, sert aujourd'liui de maison de ferme et d'étable. — On remarque, en outre ^ parmi tes dépendances du monastère, une autre construction du xv* s. dont la porte est ornée de î'écusson de Jeanne Miion, abbcssc, morte en IW. '
Le chemin de fer traverse le roisseau de i'Illet, la route d'Antrain, le bourg de Checaigné (719 bab.) et .se rapprocbe du canal quMl côtoie.
A dr. la vue s'étend au loin sur une contrée boisée; à g. le canal est bordé de belles prairies. Véglùe de Chpvaigné a une fenêtre orientale garnie de vitraux peints en 1550, et représentant VBnsmniissementâu Sauveur. Les personnages principaux, tels que le Christ, la Vierge, saint Pierre et Joseph d'Arimalhie, sont bien conservés.
Aux pieds du Christ, le donateur, Julien Thierry, sieur de la Renaudière, en costume de chevalier, est présenté par son patron. Ces diverses ligures^ de grande dimension , sont d*un bon dessin et d'un riche coloris.
(One route, longue de 5 kil., fait communiquer Chevaigné avec Mélesse (2600 hab.), village situé sur la rive dr. du canal ei dont IV^hVe offre quelques fragments du xv" s., entre autres un porche en bois sculpté, très-curieux mais trè^élabré. De Mélesse dépend le château Beaucé (xvu* s.)]
20 kil. SaiM^emain-tyar^IUe^ v.
de 614 bab., se trouve sur une hauteur (belle vue), à 1 kil. au N. R.
Saint-Germain ne renfermait, il y a une cinquantaine d années , que quelques maisons construites en terre battue; mais le voisinage du canal, en faciiitant Texploitation et le trans> port de la pierro i b&tfr dite pierre
de Saint-Gfirmmn, a imprimé à cette petite localité un développement considérable. Aujourd'hui Saint-Germain est un des jolis bourgs de la Bre<ta« gne; les maisons, toutes construites en pierre, couronnent de charmants jardins groupés en amphitliéAtre. — A 1 kil f\n S. E. se trouve le beau château du Verger-au-Coq.
[A T) kil. de Saint-Germain-sur- Ille (route de voitures) se trouve Saint-Aubin-d'Aulny)! '. ch.-l. de c.
de 1684 hab., près duquel se voient une motte et des douves profondes, seiil^ restes de l'ancien cbàteau fort des sires di'Aubigné.J
Des sites pittoresques et de gracieux paysag^ se succèdent presque
sans interruption entre Saint-Germain et Montreuil. a Nulle partie de V:n-rondissement de liennes {la Bretagne contemporaine) n'est plus accidentée de frais vallons, de croupes boisées, de coteaux abrupts que tout ce territoire où surgissent , du sein ^ la verdure, des prés ou des guérets, de petites collines étagées en ampbithéàtre; çà et là des flèches aiguës s'élancent de ces humbles sommets. »> Après avoir traversé le coteau de Saint-Oermain dans une tranchée de 20 mèt. de profondeur, le chemin de fer franchit quatre fois le canal et l'ancienne rivière d'IUe, sur des viaducs biais en maçonnerie, et laisse à dr. Saint-Médard-sur-llle (11 15 hab.), dont V église, sans valeur architecturale, possède un calice et un ciboire de la Renaissance ornés des armoiries des Barrin, seii^neurs du Boisgeffroy, c/idYcau reconstruit au xvn*s.
— Fntre Saint-Médard et Andouillé, à 5 kil. du chemin de fer, le château dé la Wagnanne (zvir s.) est bâti dans un frais vallon, au milieu de charmantes prairies. Vu de loin, ce ch:\teau offre un Itel aspect avec ses magnifiques avenues, son perron à double rampe, sa façade monumentale, et ses pavillons en saillie, flanqués de tour« cylindriques.
[ROUTE 30] TINTÉNIAG
. — HÊDÉ.
28 kil. MofUreutlrsur-TlU 9 v. (îe 9iî hab., sur le territoire et au N.
E. (ItKjupl la rivière d'Ilîe prend sa source daus l'étang du Boulet. Celte rivière côtoie pendant un assez long espace le canal d'Ille-ct-Rance, dans lequel elle verse pour la piemière fois ses eaux àMontreuil.
[Corresp, pour: — (4 kil) Guipel; (11 kil.) Hédé (F. ci-dessous) et (15 kil.) Tinténiac, ch.-l. de c. de 2176 hab», dont Véglise conserve quelques parties du xiv'' s. , entre autres un pptit porche à arcades ogivales rolOMibant sur des cnlonnes cylindriques. Un h(''nirier à double vasque date de la munie époque. j
SsoaMton à Bééé «t moc'IA.
Des voitures de correspondance desservent Hédé situé, ainsi que les IfTs, sur la rive dr. du canal d'Ille-et- Rance. La route, franchissant la rivière et le canal, traverse (4 kil.) Guipelf v. de 1607 hab., bâti sur une hauteur [manoir du Cfcesnay, envÎTotiné d'étangs; pierres levées).
11 kil. Hédé, ch.-I. de c. de 946 hab. , ne consiste guère qu'en une seule rue , l'ormimt l'ancienne route de Hennés à Saiut-Malo et aboutissanl à une place où s'élèvent ïhOlel dt vUle et la halle, 11 est b&ti au sommet d'une colline (point de vue très-étendu et très-varié) dominant au N. une vallée profonde où coule le canal d'Ille-et-Uance, et au S. un bel étang. Des j;itdin.s, suspendus aux flancs de cette colline et rattachés à presque toutes les maisons^ donnent, du côté 0., uo charmant aspect à cette partie du bourg. Du m^rne côté, un man^elon rocheux est recouvert p;ir les ruines du vieux chdtcau , dfint il no subsiste plus qu'un mur d'enceiule et l'une des faces d'une tour carrée. Ce château , qui faisait partie du domaine ducal, fut assiégé, en 1154, par Coran IV, et, en 1 168, par le roi Henri II U'Âuglcterie. C'est dans sq& murs que
mourut, en 1283, Blanche de Champagne, femme du dac Jean le Roux.
Véglise de Hédé, bâtie à la fin du XI* ou au commencement du xii* s., est très-bien conservée. Il est peu d'églises construites entièrement à Tépoqae romane qui présentent uo pareil caractère d'unité. La façade est éclairée de fenêtres cintrées, ainsi que la nef qui communique avec les collatéraux an moyen d'arcades en plein cintre soutenues sur des piliers carrés. Seulement le chœur actuel a été reporté %d. avant, sous la voûte de rinter-transsept, et l'ancienne abside, qui servait de sanctuaire, est devenue la sacristie. Les fonts baptismaux, en granit, décorés de sculptures, sout dit^ues d'attention.
(Deux ebemins de grande communication relient Hédé à (5 kil. au N.