DE RENNES
le premier à TE. (10 kil.),et lesecond à ro. (9 kil.).
Bain, ch.-l. de c. de 4353 hdh,,
est une ancienne baronnie qui appartenait en 1618 au duc de Relx, et qui passa ensufte aux famillos de la Marzelière, de Durais et de la Bourdonnaye-Montluc. Celte petite ville fat attaquée et prise par les Royalistes en 1793 et en 1800. Elle est la patrie du lieutenant général baron C"hfifi':eraux, morten 18'i0. — LV^^ffs-f, moderne, renferme un maltre-auiel ei une chaire en pierre blanche sculptée.
— tes restes de rancien chAteau fort ont été convertis en ferme.— L*étang Toisin, de plus de 30 hectares de superficie, alimente un ruisseau qui fait mouvoir plusieurs moulins à tan et à tripoli.
Luhcac, V, de 600 hab., était jadis défendu par un chftteau fort. Dans la motte qui le portait, ont été découverts des fragments do pierres calcaires coquillières, des os et des cliarbons, débris qui annoncent une iiaute antiquité. 11 existe d'ailleurs au port Neuf j sur laVilaine, des débris d'un pont d'appareil romain , aujour- (l'îiui remplacé par un bac. Lors de la démolition d'une des piles de ce pont pour rélarRisseuient de la rivière, des médailles du haut Empire y ofit été trouvées.
On laisse àdr. le château de la Gaitdinelais, charmante habitation gracieusement assise au fond d'une belle prairie qui la sAp .ro de la Vilaine. A p. se trouvent ie Plessis-Bardoul (1 . Cl dessus) et le château moderne de la Gemmerais. Le chemin de fer décrit uue grande oourbe sur la dr.| en même temps que la V laine, qui reçoit !e ruisseau de Tréfinen, sorti de lY'taîig de ce nom.
ol kd. Messac, c. de 2312 hab. La station est établie sur la Vilaine (1 kil. à ro. du bourg), au port de Mettae, où se foit un commerce assez important d'entrepôt. Un beau pont y qui a remplacé l'ancien bac de passage , lait communiquer Messac avec le
port de Guipty et (3 kil,) Cuipry (hôt. de Parie) j c. de 3381 hab., dont l'église et quelques maisons s'élèvent à 35 mèt. d'altit., sur une colline de la rive dr. Le port de Guipry est aussi important que celui de Messac.
[Corresp. pour (Il kil.) Pipriac, ch.-l. de c. de 3425 hab. , situé au milieu de vastes landes où se dressent de nombreux moulins à vent. Du pied du fouteau de Mouraine, vieux hôtre i l borde la route de Rennes, le re> gard embrasse une immense étendue de landes.
On trouve aussi à la ^tion de MessaCj une voiture qui Tait le service des dépêches, à travers les terres, entre Rennes et Nantes, en passant par (15 kil.) Fougeray, (24 kil.) Derval, (36 kil., Nozay (école de Grand- Jouan) et (53 kil.) Nort {V. ci-dessous, B ei C) , d'où l'on peut gagner Nantes sur le bateau à vapeur de l'Erdre.]
On aperçoit au loin Guîpry, «;iir un coteau, au delà de la Vilaine. Le chemin de fer, s'éloignant pour quelquelque temps de la ri^ére, traverse les vastes landes de Cormerëe, qui s'étendent sans interruption jusqu'aux bois de pin entournnt !e château de Bœuvre (à dr.i, ancienne chfttelleiiie possédée au xviii* s. par la famille Camus de Pontcarré. Au delà de ce chftteau, bien déchu de son ancienne splendeur, on passe de la rive g. sur la rive dr. de la Vilaine, dont la vallée offre un aspect sauvage. Le viaduc de Gorbinières, pont biais de 22 mèt. de hauteur audessus de réliage, et travail d'art remarquable, s'appuie sur deux eu* lées creuses formées de compartiments contre-voOtés, d'une solidité à toute épreuve. Les piles, iiarallèle.** à la rivière jusqu'au parapet, laissent les voûtes seules prendre Taxe du chemin de fer. Le biais de celles-ci semble alors se tordre au-dessus des piles et cette disposition peucommune étotine sinjî"uliL!rement L'appareil général .du viaduc est simple: un granit
[Route 38] CHAPELLE SAINTE-AGATHE.
gris avec bossages frustes forme les
arêtes; les parements sont oîi scfîîste d'un rose violacé. — Le chemin de fer pénètre ensuite dans la colline de Corbinièrcs, à u4 mil. au-dessous de son sommet, et la traverse dans un tunnel de 700 mèt. de longueur, percé dans le roc vif. La voûte repose sur le roc m^mo quand celui-ci a paru fournir la base la plus soHde; parfois elle descend jusqu'au sol, parfois aussi elle a pour soutiens de petites voûtes en briq^ies parallèles à la voie et favorisant réroulement des eaux d'infiltration. — Au delà du tunnel et d une tranchée, la vallée de la Vilaine reparaît plus large et tapissée de prairies.
48 kil, Fougeray 'Lan gon. Cette station, établie prés du Ponl-cfe-to-Focfe, sur la rive dr. de la yilaine^ a emprunté son nona au bourg de Fougeray, situé à 12 kil. à l'E. (V. ci -dessous) , et à celui do Langon situé à dr., près de la voie.
Langon est une commune de 1698 bab., dont Véglise paroissiale a conservé deux absides romanes. La chapelle Sainte-Agathe, omb!-npé" par un if séculaire, est probablement la plus ancienne conslruciiun qui soit restée debout sur le sol breton. C'est, en outre, un but de pèlerinage ou se rendent surtout les nourrices at* teintes de maladies au sein, pour lesquelles elles invoquent sainte A'^'-ithe qui, suivant les actes de .^on martyre, eut les mamelles coupées et miraculeusement guéries.
La majeure partie des murs de la chapelle est bâtie en petit appareil romain; chaque pierre, composant les diverses assises, est consolidée et en même temps séparée des autres par une couche de ciment de 2 cent, d'épaîsseur. Ces pierres, de grès rouge et de forme cubique, présentent une surface d'environ 8 cent; elles sont soutenues de distance en distance par un double cordon de briques. L'ne porte en plein cintre, pratiquée dans e mur S., doit être plus récente que
le reste; il n'entre point de briques dans son cintre, mais des claveaux dont plusieurs sont en pierre calcaire. La forme générale de la chapelle est celle des anciennes basiliques. La nef, longue de 8 mèt., se teranîne par une abside demi-ciicu»
laire et peu élevée. Les fenêtres, en meurtrières, sont au nombre de quatre, une au fond de l'abside, deux dans le mur N. et une dans la façade opposée. La partie la plus remarquable à rintérieur est la voûte en cul-de-four de l'abside, sur laquelle un enduit assez épais a été décoré :\ diverses époques, do peintures bien mutilées, à la v< l iiû, mais dont il reste encore assez pour faire juger à peu près ce qu'elles durent être. M. Charles Langlois, architecte à Rennes, découvrit d'abord une fresque <>rossîcrc de la période romane représentant le Pèrp éternel bénissant, puis, sous celte première fresque, une autre peinture plus ancienne et bien plus intéressante, mais qui s^efface malheureusement. Cette peinture, d'une bonne exécution comme dessin , représente une femme nue coiffée à la rom ;ine,sort:int de la mer, où se jouent des poissons, et s'élevant dans les airs, où ses mains laissent flotter une banderole. A la Tue de ce tableau, il est naturel de songer à Vénus, et, quoiqu'il faille se p:arder de cet entraînement systématique avec lequel certains archéologues ont prétendu que la plupart de nos vieilles églises ont éié édifiées sur les ruines de temples païens, on s'accorde à penser que la chapelle de Lanf^on a été primitivement un temple ?:allo-romain dédié à Venus.
Cet édifice se trouve mentionné dans un a:te du cartulairede Redon, rédigé au xu* s. ; il y est appelé eccletia sancH Venerii (Saint-Véner), ancien vocable de la chapelle, avant qu'elle fût mise sous celui de Sainte- Au,MiliP. En rapprochant le vocable Saint-Véner ou Vigner (patron de Piuvigner, près d'Auray} de la
BS R£NN£S
fresque représentant une Vénus (en breton Véner), on peut admettre, sans
trop de téméritô) que le monument de Langon fut d'abord un temple païen et que les premiers apôtres de 1 Armonque, pour faire oublier celte origine, eu ont fuit une chapelle sous rinvocationd'un saint portant le môme nom que la déesse dont il venait détrôner le culte.
A riC. de Langon, se YoItr<'<i'T de Langon, sorte de canal de 2 kil. de longueur. Là s'élevait autrefois, dit la légende, uue ville qui fut abîmée S0U8 les eaux en punition des crimes, de ses habitants.
[Une route conduit de Langon à (12 kû,)Fougerayf ch.-I. de c. de 6264 hab.y dit aussi le Grand-Fougerayf
en passant au (1 kil. 1/2) Port-de- Boche, port formé par la Vilaine, que bordent des rochers pittoresques. Près du Port-de-Roche, se voit la colline de YBrmitagej couronnée par un roc taillé à pic d*oû l'on découvre un admirable paysage sur les bords de la rivièro. Du château de Fongeray, dont du Guesclin s'empnra par n se on il ne reste qu'une belit: four couronnée de créneaux et de mâchicoulis en consoles, séparés par des arcs trilobés.]
Au-dessous de Langon, la Chère et la Vilaine séparent le départ, d Illeet-Vilaine de celui de la Loire-Inférieure où l'on entre, après avoir franchi de nouveau la Vilaine.
52 kil. Beslé, v. de 175 liab., n'est qu'un hameau de (9 kil.) Guéméné- PenfaOy ch.-l. de cant. de 5G37 hab., ancienne châtelienio qui appât tenait, auxvui* s., au prince de Gondé. Guéméné-Pentao est la plus grande commune du départ, de la Loire inférieure, carelle présente une superficie de 10 548 hectares, dont la moitié est inculte. Sur ce territoire se trouve iecl^dteau de liruc, qui, depuis le XII* s., n*a pas cessé d'appartenir à la famille de ce nom. La maison de lîruc, qui a\aii emprunté sa devise :
t'ios HQrum,eiiuet «futium^au liiason
de ses armes (une rose), est connue depuis Guétbénoc, sire de Bruc, qui
se croisa en 1190.
Vis-à-vis de la station de Beslé, sur la rive dr. de la Vilaine et dans le (Ii'part. (l'IUe-eL-Viiaine, se trouve le v. dtiBrain (1940 hab.), prés duquel naquit^ au bam. deP^ac^l, saint Melaine, évêque de Rennes au vi* s. On attribue à ce saint personnags la fondation à Brain d'un monastère, prieuré des Bénédictins de Redon. Lcgltse actuelle, en partie romane et placée sous Tinvocatton de saint JVfeldiney n'est pas toutefois celle de la fondation primitive.
[Coiresp. pour (9 kil.) Guéméné* Penfao (F. ci-dessus).]
Les marais sur lesquels la voie est établie, dans les c. de Massérac (672 hab.) et d'Avessac, que Ton traverse en sortant de Beslé, sont couverts d'eau pendant l'hiver et deviennent en été de vastes prairies qui cachent des tourbières et où paissent les troupeaux. Au printemps, les cultivateurs riverains, montes sur de petits bateaux plats, et armés de faux, coupent les grandes berbes qui se sont développées sous les eaiix pendant la saison des pluies. Dans cette dernière saison, le lac ou mer de Munn^ à moitié desséché pendant Télé et à l'extrémité orientale duquel passe le chemin de fer, se grossissant des eaux du Don, Tun desafOuentsde la Vilaine, présente une nappe d'eau de 16'* hectares, couverte de bandes norabreu "P3 d'oies, de canards sauvages et d'autres oiseaux voyageurs.
63 kil. Avessac est une o. de 3210 bab., dont le bourg est situé i 1 kil. à g. de la station, sur une hauteur entourée de landes, d'où l'œil découvre une partie des départ. d'Ule-t t-Vilaine, du Morbiban et de la Loire-luferieure.
Avessao est cité dans le cartulaire de Redon comme ayant servi d'em* placement au camp où le roi Salomon de Bretagne se retrancha, en ë69 avee
[Romrc 98] bbslé.
son armée, pour se porter de ià contre les Normaods, soit sur la Loire, soit sur la Vilaine. C« eamp forme un carré long entoaré de loaste; des fragments d'armes en ont éi6 eitraits.
Des deux côtés de La voie a'étendent de vastes maréca^^es.
On laisse à g. le château du Pordo, avant de rejoindre la ligne de Nantes à Brest, près du village de Saint-Nicolas de Redon. Traversant ensuite i niveau la promenade de Redon et lonp:eant la ville à g. et le pied dns collines de Beaumont à dr., on dépasse le bassin à flot et Ton s'arrête dans la gare de
likil. Redon (R. $).
k% kil.de Redon à Savttiay {R. 6).
39 ViL de Savenay à Nantee (R.6).
Ib2 kû. Nantes (R. 6).
B. Far Oerval. 107 kil. — Roate de poste.
Après avoir croisé lechemlndefer, à ta sortie de Rennes, la route se dirige vers le S ,et, traversant les hameaux de la Madeleine et de la Crnix-Rohert, laisse à g. le château de Bréquigny (V, ci-desbus, il), avant de franchir le ruisseau de Blosne.
g kîl. la Chauiseri0M bam. de Chartres (191 hab.), t. situé à 1 kil.
sur la g.
10 kil. ronl-Pcan, him. de 100 hab., c. de Saint-Eiblon il'i87 hab., château de Château-Lélard) , exploite des mines de plomb argentifère.
On aperçoit à g. (2 kil.) le ehâUau d^Orgères et le village de ce nom (1262 hab.), puis àdr. (2 kil.) LaUlé {Y. ci-dessus, À),
16 kil. Le Bout-de-Lande^ ham.de Laillé. — La route franchit plusieurs ruisseaux et s'élève insensiblement.
26 kil. Poligné, v. de 1318 liab. Le château du BoU-Glaime (1 kil. au N.
du village) et sa chapelle sont entouras de beaux bois et de magni* fîques charmilles.
27 kil. 1/2. Hondufii hameau à 1 kil. 1/2 duquel, sur la g , se trouve
le V. de Po7f€f^ (1337 hab.), bâti sur ua coteau « dout la crête étroite se prolonge vers Poligné, où elle s'arrondit en élargissant sa base^ et forme ta colline du 7er(fe-C?rts, haute de 96 met. « Suivant M. deIaBigne(£a Bretagne contemporaine), c'est un très-remarquable gisement d'ampôlites, de ligures et de eouleur.s variées ; ces pierres grises, roses ou noires, ici entassées comme des seeries, là offrant une masse compacte, avaient accrédité l'opinion vulgaire qu'elles éiaient le produit d'une ancienne éruption volcanique. La science a constaté que ce qu'on observe à Poligné fait supposer Texistence d'une houillère. »
On rejoint; à 4 kiU de Poligné, la route de Janzé.
33 kil. Bain (F. ci-dessus, À). — La route longe à g. l'étang de Bain et lai&se du même côté le chemin de (10 kil.) Saint'Sulpice des Landes (327 hab. ; éhâieau de la Mot^Giffard). On traverse ensuite une contrée parsemée do landes.
hh kil. La Bréharaî^, hameau de Fuugeray, que Ton a]iLr( dit plus loin delà route, à 2 kil. suriadr. Apresavoir croisé le chemin de Fougeray à Ghft* teaubriant, U route passe du départ.
d'I Ile-et-Vilaine dans celui de la Loire- Inférieure; puis elle franchit la Chère.
f)3 kil. Derval^ ch.-l. dp cant. de 2851 hab., bftti à la croisée des routes de Rennes à Nantes et de Guéméué- Penfiio à Cbâteaubriant. Véglisej de construction récente, renferme un monument élevé à la mémoire de l'abbé Orain. 11 ne reste du château de Derval (3 kil. au N. E. du bourg) que des ruines lrès-délabréer>. La moitié du donjon (2S met.) coupé verticalement existe encore; des arbres ont poussé au milieu de ces ruines qu'ils abritent et soutiennent.
A 5 kil. de Derval, on laisse à dr.
(4 kil.) le château de Fouais des Bois, à g. (2 kil. 1/2) le v. de Jans (1410 \idX).\ châteaux de la Muce et du PUssis), et l'ieadAseend vers le Don,