I>B RENNES A SAINT-MALO. [R0UÏE
a été terminé en 1839 ut a coût é que lui avait envoyé Henri n d'An- ?. ,.1 gleterre, et ce prince, après en avoir
lui-même fait le siège en 1168, le fit raser de fond en comble. 11 appartenait alors à Guillaume de Tinleiiiac, fils de Donoal, et à Éiemburge sa femme. Leurs descendants, qui rebâtirent Montmuran, se distinguèrent dans les guerres de la succession de Bretagne.
A rissue d'un combat qu il avait livré devant Montmuran, en 1354, aux routiers de Hue lie Caverley, du Guesclin fut fait chevalier par un chevalier normand, qui lui ceignit Tépée dans la chapelle de Montmuran, où il épousa dans la suite Jeanne de Laval, petite-fille de la dame de Montmuran dont il avait défendu le chaieau.
De la maison de Laval, la seigneurie de Montmuran passa par alliance à Famiral de Coligny, tué à la Saint- Barthélémy, et elle fut acquise au xivii" s. par lii famille de la Motte de Lesnage. Montmuran appartient aujourd liui à lalamille Bizjen du Lézart.
Des anciennes constructions du château, il reste deux tours imposantes reliées par des logement:^ modernes, et une chapelle du style tUimboyant qui a remplacé celle où du Guesclin fut armé chevalier. On montre aussi dans une des tours la chambre qui, diaprés la tradition , aurait été habitée par le connétable. De magnifiques jardins anglais, se déroulant autour de celte splnridlde résidence, sont reliés aux grands bois qui la protègent du côté de 10.
14 millions de fr.]
Sur la chaîne de collines qui s'étend de 1 E. à 10. entre Hédé et Bécherel et à 6 kil. de Hédé, le v. àes m (443 hab.), possède une petite église (mon. hiit;), gracieux édifice du xv« et du XVI* s., qui se dislmgue par neuf verrières d uac richesse et d'une beauté exceptionnelles. Voici l'indication sommaire des sujetsde ces beaux vitraux.
CHRVET, l" Vitre : - Histoiw de U Passion (20piiineaux>, depuis ra?onie au jardin des Oliviers jusqu'à la sépulture du
Christ; dans le tyn^paj» t^;;;»^^»-"^^^; cite, juge souverain des vivant» et des
"^CHAPELLE DE DR., 2- vitre t - Un com^ bat BOUS les murs d'une ville as8i«igee ; un cavalier tourne ses regards vers Je Christ qui appendt au-dessus des cj»nbattants.
3e ,*^"e : - Sainl Y' es, officiai de Treguier et de Rennes, rendani ia justice aux paissante et aux faibles. ^ , , .
4» vitre : — Histoire de la chaste Suzanne, en n médaillonsd'un ûn^ d une dclic uesse et d'une couleur admirable.
GUAPhLLE DB MONTMURAN, à g. dU
Chœur, 5- vitre : -
Christ] adoré par sa mere, saint Joseph et des anges-, Circoncmon; Prismtalum au temple ; dans le tympan, àÈtompHon
*'^'*vitreT- dans le haut, VÀnnmcia Uon, au bas, V Adoration d§9 Magf^ en deux tableaux de moyenne dimension.
Les verrières du transsept inférieur (1 églibe, en forme de croix arcbiépiscopale, renferme deux transsepts) , quoit|ue l>ien endommagées, offrent aussi de l'intérôt.
Au N. de l'église , les deux flancs d'une coîlino s'abaissent pour former un grand va 11 ou qui cicuse profondément à mesure qu'il s*éloigne. Au fond est une vaste pièce d'eau entourée de rochers à pic et dominée { l kil.
de réglise) par le château de Montmuran. Ce château, chel-lieu de la chàiellenie de Tintcniac, fut élevé en 1036 par Donoal, sire de Tinténiac.
Conan lY s'en empara ainsi que de Hédé, en 1154, à Taide d*un secours
Au delà de la rigole de Boulet le chemin de fer laisse à dr le châtmu du Plessis-aU'Cm et à g. Dtngé , 2032 hab.), puis il passe entre Yeinuq de. Lanrigan , a g. , et le village de ce nom (213 hab , a dr., où s'élève uii i^eau dwUeau du xv s.
nauquè de gracieuses tourelles, orné de fenêtres à moulures et d'une élécante Kalerie extônrure.
^fkâ. CombouTfl, ch.-L de c de
GOMBOURG.
5130 liab. , situé sur le bord de l'étang du même nom, à 1500 m^t. de la station (on ne le voit pas du chemin de fer), offre un aspect pittoresque,
car Li plupart des maisons y conseryent le cachet du xvi* s.
Ce que Gombourg pnss?^dp de plus intéressant c'est sou château qui a succédé à celui qui fût bftti vers l'an 1030 par Junkeneus, archevêque de Del. La forteresse actuelle, qui annonce une reconstruction du xv* s., paraît avoir éié relevée par GeofTroi de Châteaugiron , capitaine de Rennes (1420-1442). Cette forteresse, composée d'un grand pavillon carré avec cour intérieure, est flanquée de quatxe grosses tours à mâchicoulis recouvertes de toitures coniques. La tour située à l'angle N. E., appi lée par Châteaubriand tour du MaurCf plus élevée que les autres, paraît aussi la plus ancienne, sans être antérieure au XIV» s., malgré la date de 1 100, que lui assigne Châteaubriaiid. A l'extérieur, le pont-levis a été remplacé par un perron appliqué à la cou i line qui donne sur la grande cour d'entrée.
ATintérieur, quelques appartements, dans le corps de logis principal, sont décorés de boiseries sculptées qui ne doivent guère remonter ([u^au xvn*s.
Vu de la route de Rennes, au delà de Tétang qui le précède, au milieu des grands arhres dont il est environné et des maisons antiques à pignons sur rue de la petiie ville qu'il domine, ce château présente un charmnnt tat)leau aux artistes et un but de pèiennage aux nombreux admirateurs de Châleaubi iand. C'est en effet dans ses murs que s'écoulèrent les plus belles années de son enfance.
Dans ses Mémoires (Toutre-tombe , Châteaubriand revient souvent, avec une austère mélancolie, au souvenir de la demeure qui Ta vu grandir.
« Si mes ouvrages me survivent, si je dois laisser un nom, peutrètre un jour^ guidé par ces mémoiresy quelque voyageur viendr a visiter les lieux que j'ai peints, il pourra reconnaître le
BBETiOMB.
chàieati, mais il cberchera vainement le grand mail ou le grand bois: le berceau de mes songes a disparu comme ces songes. Demeuré seul de*
bout sur son rocher, l'antique donjon pleure les chênes qui l'environnaient et le protégeaient contre la te m pôle. Isolé comme lui, j'ai vu comme lui tomber autour de moi la famille qui embellissait mes jours et me prêtait son abri: heureusement ma vie n*est pas sur la terre aussi solide-
ment que les tours où j'ai passé ma jeunesse, et l'homme résiste moins aux orages que les monuments élevés par ses mains, a
On connaît la charmante romance que Gombourg inspira à Tillustre écrivain dans son exil et qui commence ainsi :
Combien j'ai douce souvenanee Du joli lieu de ma naissanc».
La «famille de Châteaubriand possède encore le château de Gombourg nt une partie des terres qui en dépendaient.
L'église de Gombourg a été récemment ruconstruile.
[Corresp. pour:— -(22 kil.) Antrain, par (13kil ] Bazouges-la-Pérouse iR. 35) ; - (9 kil.) Cuguen (1 747 hab.), cil se voit un monument celiique en pierres brutes de 7 met. de li auteur.
Une route, longue de 29 kil., relie Gombourg à Pontorson (R. 41), en passant par (9 kil.) Cuguen ( V, cidessus) , (17 kil.) Trans (R. 35), et (22 kil.) Pleine>Fougàres (R. 41),
Une autre route conduit de Ck>m« bourg à (as kil. Saint-Aubin-du-Cornier (R.36).]
Après avoir franchi le ruisseau de Bourlidou, s ir un rprnblai dont la plus grande hauteur est de 17 met., on traverse le col de la Fromière et l'on côtoie les étangs de Trémigony en laissant à dr. Lùwrmais (392 hab.).
49 VW.Bonnemairiyy. de 1832 hab., à 1 kil. à ro. de la station, possède une belle église presque tout entière du
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xii* 9., et qui doit malheureusement être démolie pour être remplacée par une église neuve. L'église aC' tuelle, décrite par M. L. le Cordier dans le Bulletin monumental (t. XXX 1867), « se compose d'une nef sans collatéraux , d'un transsept dont la travée centrale est seule voûtée en pierre, et d'un éhœur composé de deux travées cou* vertes ïiar de belles voûîos. A l'O. un ùorcbe précède la nef; mais^ à cause Se la déclivité du terrain. In côté S, de ce porche est seul ouvert. Au centre du transsept, s'élève une belle flèche octogonale en charpente. La ner, plusieurs fois remaniée , date peut-être du xiii* s. dans ses parties principales... Le chœur, parfaitement homogène et d un bon style de transition, est un des plus beaux de la contrée. Les voûtes sont élevées, hardies; leurs arcs retombent sur de lieaux chapiteaux couronnés par de puissants tailloirs, dont quelqu6s«ins .sont ornés do dents de scie. Les fenêtres sont simples et belles. Un gros meneau à section carrée sépare chacune d'elles en deux lancettes fort élevées, d'un bon eflét et bien construites. » La fenêtre ouverte au S.
du maître -autel a seule conservé quel nies vitraux qui paraissent dater du xiv= s., époque à laquelle la fenêtre fut agrandie. A l'extérieur, le chœur est orné d'une corniche à modiUons sculptés figurant des têtes grimaçantes; les fenêtres sont encadrées d'archivoltes que soutiennent de longues colonnettes de granit; une porte latérale au S,, aujounl'hui condamnée, est remarqijable par aa décoration romanO'Ogivale.— On entre dans le cimetière par une porte du xii* s., richement ornementée Sur sa face exléiieure. Cette porte, en o-rive avec tympan plein, est surmoûtco d'un fronton aigu.
îravcrsanL lu vallée des Ormes (château sur la dr., à 4 kil.), on croise une routequi va rejoindre, à (lOlcil.) la Boussac, la route de Fougères i
Saînt-Maln, et qui dessert sur la dr.
(7 kil.) ÉpuLiac (2093 bab.) dont IVglisc (façade et nef en partie romanes) est ornée de belles boiseries du xvii* s. et d'un curieux bas-relief en bois peint et doré, du xvi« s., représen* tant la Mort de la Vierge.
La voie ferrée gravit le faîte du Bois-Gautier et pénètre dans la vallée de la Hirlais jusqu'à Bayuer-Morvan (2115 hab.), commune sar le territoire de laquelle s'élève, au versant d'un coteau, entre Briguer et IMerguer, le château de Beaufort^ entouré de belles eaux et de beaux bois. Ce château appartint jusqu'au xvn* s. à une branche de la (Emilie de Châteaubriand ; il est possédé depuis 1075 par la famille de Gouyon, On visite avec intérêt, au S. de Beaufort, les ruines de Vahbaye du Tronchety monastère de l'ordre de Saint- Benoît, dont la chapelle est toujours desservie, et les futaies de la (wAt d^ Mesnil (300 hectares).
On laisse à dr. (2 kil. au S. E. de Dol), sur la rive ^, du Cardequin, la jolie église de Carfftntain, surmontée d'une flèche qui vient d'être habilement restaurée. A côté de ce petit édifice se trouve la pierre du Cfiamp^D<h lent menhir de 10 mèt. d'élévation, surmonté d'un calvaire. La voie ferrée traverse le t'iffou ruisseau de Guioulty qui se jette dans la mer.
58 kil. Dol ou Dûl-de Bretagne (hêt : de France, de la Gnmde^ Maison) y ch.-Lde c, V. de 4191 hab., à g. de la station et à 7 kil. au S. de la baie du Mont-Saint-Michel, a con- .servé en partie l'aspect que lui avait imprimé le moyen âge. La Grande-Rue est un curieux échantillon des constructions de toutes tes époques depuis le XII' s. Ses maisons à pignons sur rue, dont le premier étage forme, au-dessus du rez-de-chaussée, une s.iillie de plus de 2 mét., soutenue par des colonnes avec chapiteaux variés, depuis le roman fleuri jusqu'aux derniers caprices de la Renais8ance,offt'6nt des nombreux sujets d*élude aux artis-