HE SAINT-MALO A AVRANCHCS
es îvil. — Chemin de fer de .S;iint-A'alo h Dol (24 kil.). Trajet en 45 min. ou i h, cl. 2 fr. 70 c; 2» cl. 2 f r ; 3* cl. 1 fr. 50 c. Boute de voitures de Dol à Avranchcs (éi kil ). Sen'. de corresp.
Coupé, 6 {f.; le» autres placée, 5 fr.
24 k\l Dol (R. 39).
La soute de Dol à Avranches, se dirigeant vers TK., laisse à dr. celle de Fougères (R. 35) et à g. un cheniia de prrande communication qui dessert (8 kU. au K.) le v. de
Saint-BroMrê (HtQ hab.'), près duquel se dresse le tertre des HommemiXj couvert de moulins à vent et offrant de l)eaux points de vue.
27 Itii. Baguer-Fican^ v. de 1766 bab. — On longe, à g. , les mura du château de VAngeviniére,
37 kil. Saints, v. de 864 hab., possède une belle église modcmp, du stylo ogival. — Après avoir iiav(Tsé le joli val aux Bretons, on laisse .^ur la rive dr. une route conduisant à (3 kil. 1/2) l^Uine-Fougères, cti.*l.
de 0. de 3184 bab.
42 kil. Cendtet^ ham. situé sur la rive {?. du Couesnon, que la routo Iranchit et qui sépare le départ.
d'IUe-et-Vilaiuedo celui de la Manche.
42 kil. 1/2 Pontorson.
64 kil. Avrancbes (T., pour la description d'Avranches et pour celle de la route depuis son entrée (huis le départ, de la MnnchcJ'fhntjratre g<fni-ral Ae laitance, Sormandie, par Ad. Joakke. Paris, Hachette et Uu).
ROUTP 42.
OE SAtNT-IALO A BBCST.
A, Par E«DB0f et S«lnl-arieBe.
332 kil. ^ Chsmin de fer. — Trajst en
il h. 40 min. et en 13 h. 36 min. — r« cl. 37 fr. 20 Ci 2» Cl. 21 fr. W C.J 3« cl. 20 fr. 45 0.
82 kll. Rennes (R. 39, en sens Inverse). — 332 kil. Brest (R. 3).
B. Par Dinan et Saint-Biieao.
257 kil. — Huiitè de poste de Saint-Malo à la station de Caulnes-Dioan {54 kil.). — Chemin de fer de Caolnes^Dinan à Brest
(v!03 kil.). Trajet en G h. min. et en 7 h. ir» min. i"cl. -n fr. 75 c; îi* cl. 17 fr. 05 c; 3« cl. 12 fr. 50 c.
JV. U. — On peut aussi se ren.lrc de Sainl-M.ilo à Dinan par un bateau à vapeur qui remonte la Rance tous les jours à la marée haute (7. R. kk, B).
32 kil. de bami-Maio à hmdix (H. 44,
BINAN.
en sons inverse). — 54 kil. Caulnes- Dinan, et de Canines à (257 kil.) Brest (R. 3).
DE CÂULNES A DINAN.
22 kil. — Bon* - f]*! voitures. — Diligences à tous les traiiis. - 2 fr. et l fr. 50 c.
La route de Gaulnes à Dinan, — véritable allée de parc — parcourt un pays très-boisé. A 9 kil. de Caulnes,se détache, sur la dr., la route de (4 kil. 1/2) Saint'Jum (1465 hab.; curieux gisements coquillieps); 1 kil. plus loin, s'embranche, sur la g., celle de (2 kil.) Plumaudan (1258 hab.). Les récents travaux de construction de Vêglise de Plumaudan ont mis à jour trois statues grossièieinent sculptées et paraissant remonter à Tenfance de l'art; elles sont déposées aujonrd'liui au musée de Ûinan. Sur le territoire de la commune de Plumaudan , à g., près (le la route, s'élève le château moderne delà Vallée, qui a remplacé Tancienre maison seigneuriale de ce nom et près duquel se voit une curieuse croix de granit, ornée des armes des seigneurs de la Vallée ou de la Roche.
On franchit le ruisseau de Guine, affluent de la Rance, qui arrose une vallée étroite et boisée.
13 kil. Le Jlinglé, v. de 265 hab., est situé à dr. près de la route, à 1 kU. à l'O. de Trévron (911 hab.), où se voient les restes du château du Cluilongey les débris d'un coûtent et une vieille église digne dlntérêt. — On laisse à dr. (1 kil.) le village de Sairtt-Camè (775 hab.), dont Vêglise date de la fin du xvr s.; à rexcepli(m du transsept et du chœur, reconstruits en 1845. Le château du Chêne-Fenrorij fondé au temps des croisades, a perdu ses fortiflcations et son appareil de guerre, mais il est pittoresque m eut perché sur un des versants <le la vallée de la Rauce, au milieu de sapins et de châtaigniers
gigantesques qui lui forment de ma^
gnifîques avenues. — A 2 Icil. sur la g.
se trouve Bobital (301 hab.).
Après avoir atteint 131 mèt d'altit., près du hameau de la Marotais, on rejoint la route de Dinan à Laaibaiie (ii. 47) et, prenant la direction de l'X.^ on laisse à dr. rétablissement des aliénés des Bof-Fotnf. On découvre une vue é^nflup en descendant h.
î'ikil. Dinan (hôt. : du Commerce, de la Poste, de Bretagne, des Voyageurs, des Messageries^ Du Guesclin; ânes à louer chez Joséphine Santien — libraires : Baxouge, Buart),
■Itvaifon. — Aspect général.
Dinan, V. de 8510 hab., ch. -1. d'arr.
des Coles-du-îs'ord, est bâtie sur le sommet et le versant d'un promontoire escarpe qui domine la rive g. de la Rance. De quelque côté que Tony arrive, elle se présente sous un aspect piltorescjue, avec ses vieilles murailles féodales et ses riante.s villas bordées de jolis jardins. Sa position est vraiment admirable, et ses environs offrent un grand nombre d*excursions intéressantes. Aussi est-elle visitée chaque année par de nombreux touristfs, et compte-t-elle, dans ses murjj et dans sa hanlieuei une véritable colonie d An^^iais.
« De cette immense corbeille de granit, aux parois déchirées, qui en< toure la ville, sortent, dit M. Gaultier du Moltay {Brelatjne contemporaine), des édifices de toute nature, les uns en pierre blanche délicatement sculptée, les autres en pierre dure, dont les surfaces noiroies des*' sinent des lignes arcbitecturales plus sévères, puis de vastes établissements que surmontent les bautesilècbes des édifices religieux.
a 11 faut entrer dans celle vieille cite ducdle par le faubourg, nous devrions dire par le ravin de JerxwU, qui a étéf pendant plusieurs siècles, \i\ seule arrivée de Dinan du côté de rc. Lorsque Ton en a gravi la moitié, on s'arrôte sous un gros basUon»
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au pied duquel s'ouvre une baie ogivale, placée là tout i\ la fois pour barrer le passage auxeimemis et pour donner acc(>s à ceux qui Toulaienl pénétrer dans la ville. Celte porte de Jerxual est le plus aocien débris des remparts de Dinan, dont les fortifications ont été en majeure partie détruites depuis le commencement de ce siècle. L'enceinte présentait un polygone allongé et irrégulier à sept pans, dont le plus grand axe a 800 mèt. de diamètre, et le plus petit 47& mèt. seulement. Les murs étaient, sur leurs faces et sur h urs angles, revêtus rîr> tours cylindriques plus ou moiqs saillantes, au nombre de 54; mais on n'en compte plus que 16 y compris le cbâteau. Les courtines, extérieurement construites en grand appareil , parabsent pour la plupart être du XIV* s., .sauf quelques pans qui peuvent remonter au xm* s., ainsi que la porte de Jerzual. Leur sommet était, et est encore sur beaucoup de points, pourvu de larges mâchicoulis formés de triples consoles placées en saillie les unes au-dessus des autres et surmontées d'un parapet ou d'un bourd, à l'abri duquel on pouvait se défendre contre les assaillants. »
La me de Jerzual^ avec ses vieilles maisons du xvi*' s., offre des aspects pittoresques. On peut la prendre pou«* descendre de la baute ville au port et à l'embarcadère des bateaux à vapeur.
Des boulevards (jui entourent la vieille enceinte de Dinan, le regard
£ longe dans des vallées profondes et oisées, où de coquettes villas se cachent à demi dans des bosquets de verdure ; mais du côté de la vallée de la Rancc les regards sont surfont attirés par le gigantesque viaduc qui relie la ville au !)Ourg de Lanvallay, et qui épargne aux voitures, aux bestiaux et aux piétons, une descente ou une montée aussi longues que pénibles. Ce monument grandiose en granit, qui fait bonncur à M. Fessard, ingénieur, a une lon^?ueur de 250 mèUy y compris les culées; sa