‹ Itinéraire général de la France (volume 2)Chapitre 169 sur 257 · CAST · texte numérisé non relu

CAST

une églùe trà»4iiicienn«, maladroitement restaurée à plusieurs époques. On remarque surtout les scul[)tures du portail et celles d'un petit portique, dit portique des femmes.

Une crypte existe sous le chœur. Sur ]« territoire de HénaD-Bifaea se voit im tumvMUy près duquel oui été déeottvertes, en 1825, de nombreuses monnaies gauloises.

A 2 kil. d'Hénan-Bihen , on laisse à g. une route conduisant, par (5 kil.) Pléboulle (F. ci-dessous), au (14 kil.) cap Fréliel et l'on franchit deux affluents du Frémur avant de rejoindre la route de Pléneuf à Matignon.

22 kil. Matignon , ch.-I. de c. de 1369 hab., a une grande place plantée d'arbres, au centre de laquelle s'élève un calvaire* Véglise est un bel édifice moderne. Du château, construit au XII* s* par la famille Gouyon de Matignon, famille célèbre qui a produit deux maréchaux de Fraiice, il ne reste qu'une motte très-élevôe qui porte encore le nom de château.

A 4 kil. environ, au N. E. de Matignon, lev. de Saint-Gast (1400 hab.) est bâti à 1 kil. à TO. de Tanse du même nom et à 2 kiî, à l'E. de la baie de la Kre.snaie, sur une hauteur qui' domine la grève. L éylisej sans valeur architecturale, renferme un eurieuK bénitier supporté par quatre cariatides et dont le fond est orné d'une belle rosace. Au milieu des arbres se cachent quelques ruines de l'ancien château,

« La commune de Saint-Cast (Bretagne

contemporaine) a attaché son nom à la célèbre bataille livrée sur sa pla^e , le 11 septembre 1758. On se rappelle que la France était alors au milien de la guerre

de Si pt ans, pendant laquelle ses armées avaient eu à soulVrir de cruf'î? revers. Au moaieul où ils crurent que la i lauce t^Uiit épuisée paf la maltlplioilé des luttes engagées principalement dans l'Inde, au Sénégal et au Canada, les Anglais osèrent diriger leurs incursions sur le sol même de notre patrie. Après avoir, pendant les mois de juin et d'août 175$, fait d'inutiles descentes dftos les environs de 3aint-Mulo

et de Cherbourg, et avoir signalé leur

passage par des cniautcs de toute sorte, sans pouvoir tenir au delà do. quelques jours, ils tentèrent une deruièie fois de s'établir sur notre littoral. Le 3 septembre de celte dernière année, leur Âotle venait mouiller dans la rade de Saint-Maio, et débarquait, sur la côte de Saint-Briac, des troupes qui y établirent leur camp. L'avant-garde, dirigée sur Lamballe, arrivait le 7 au Guildo, où l'arrêtaient, pendant vingt-quatre heures, des volontaires de Matignon. Pendant ce tempe, quelques bataillons et compagnies de troupes françaises, les milices locales et d'autres volontaires, yenoB de toutes |>arts i l'appel du tocsin sonné le long de la côte, se rassemblaient en toute hâte et se préparaient activement aux plus foudroyantes représailles. En eflét, quatre jours après, le 11, l'ennemi, auquel on avait laissé le temps de prendre position, ayant eu r minaissance des forces qui se rcunissaieat contre lui. sous le commandement du due d'Aiguillon, prenait le parti de quitter la' place, lorsqu'il fut atteint par nos troupes au moment où il allait regagner ses vaisseaux. Notre petite armée, encore haletante de la route, se précipite du haut des falaises, et, au bout de deux heures et demie de combat et de prodiges de valeur, il ne reste plus de l'armée anglaise, composée de l'élite de la garde royale et de lu jeunesse de la Grande-Bretagne, que quelques blessés ou prisonniers qui demandent grùce en rendant les armes. On compta envii-on 3000 hommes î' ^tndonnés sur la plage, dont 14oo étaieul ajorts «m dangereusement blessés, et parmi cenz*ci 4 colonels, 3 lieutenants-colonels et 4 capitaines de vaisseau. De notre côté, la perte n'avait été, grâce à l'impétuosité de l'attaque, que de 7 officiers tuusct 57 blessés, 148 soldats et sous-officiers tués et 283 blessés.

Une coUmne de granit (18 mèt. de hauteur), surmontée d'un groupa en fonte représentant le léopard britannique terrassé par un lévrier, a été érigée, sur le lieu du combat, le U septembre 1858, jour du centième anniversaire de là bataille.

Le petit port de Saint-Gast possède quelques barques de canotage qui transportent du poisson frais, des huîtres, des grains et des pierres pla- ^ les dites pierres de Saint-Cast,

408 DE LAMBÂLLë A DINARD, A PLANGOET, ETC. [R. 48J

Bxourftion au fort de la Lait* et ao eap rréhal.

La route de Matignon au fort de la Latte et au cap Fréliel, domiuant à dr. la haie de la Fresnaie, franchit le Frémur près de son embouchure <4 kiL ]/•}), au Pofi à la Pue, oû elle se sépare de la route de Pléneof pour se dirig:er vers le N., en contournant la briip k ÏO. Au delà du hameau du Grand TréceHn , on remarque à dr. le ciiâteau da Meurlel^ belle habitation entourée de bois et dépendant de Piévenon, v. de U08 hab., si ué à i r>00 mèt. sur la g. On traverse ensuite (10 kil. 1/2) le hameau de Roche-Lassoie.

Le fort de la Latte (12 kil. de Matignon), désigné dans les an- ^ciennes chartes sous le nom de Castrum de Boed Coeon, et qui paraît remonter en grande partie à la lin du XV* s , est une redoutable forteresse ))Hlie sur un promontoire qui forme la pointe N. 0. de ia baie de la Fresnaie. Cepromontoire est séparé de la terre ferme par un précipice de 100 mèt. de profondeur sur lequel ont été jetés un pont de pierre et un pont-levis. Le fort comprend une série de batteries reliées les unes aux autres par des courtines. Au centre, se dresse un donjon circulaire à deux étages. A côté de Tune des tours du fort, se voit une statuette de saint Hubert près de laquelle se rendent instinctivement, s'il iauten croire les bonnes gens du pays^ tous les chiens enragés du département.

La pointe de la Latte est éloignée de 4 kiL de la pointe de Saint-Casty qui forme le promontoire oriental de la baie de la Fresnaie. Cette baie mesure 7 kil. environdans sa plus grande longueur, du fort de la Latte au Port à la Duc.

Entre le fort de la Latte et le cap Fréhel (au N. 0.) s'étend VAnse des Sévignés, où s'ouvre le Trou fir l'Enfer {ToiU-an-Ifern), énorme tissure de 1 met. 50 cent, de largeur au ras du

sol et d'une immense profondeur, produite par les eaux de la mer et 8*ayaii-

çant à 1 kil, dans les terres.

Un sentier conduit du fort de la Latte au cap Frehel , en contournant 1 ause des Sévignés et en traversant une lande où se tient, lei4 septem«* bre et les sept jours suivants, la foire de Monbran, ainsi nommée d'une tour à demi ruinée (] ') m^t. de hauteur) qui paraît être le dernier reste d'ua château du xn'^ s.

Le cap Fréhel (4 à 5 kii. du fort de la Latte, 17 kiL de Matignon) « est coupé brusquement à pic , et domine une immense étendue de mer parsemée d'une multitude de récifs et d'îlots (Bretagne contemporaine). A la base de ce promontoire, autour duquel souffle toujours uue forte brise, s'élèvent çà et là des ro* chers inaccessibles, à pans rudement taillés, lantôt en prismes, tantôt en obélisques aux formes fantastiques et bizarres. Autour de ces rochers, sapés incessamment par une mer furieuse, voltigent par milliers des oiseaux aquatiques. Là, chaque jour, on peut assister aux efforts des flots déchaînés La mer bouillonne, se gonfle, se hérisse de lames frémissantes et se précipite avec fracas contre ia hase du promontoire.

tt Le phare du cap Fréhel se compose d'une tour de 30 mèt. de han* teur. Sa lanterne a été construite d'après le système dioptrique et se compose d'un quinquet unique, à trois mèches concentriques, dont la lumière se divise en faisceaux parallèles à rhorizon, en passant à travers de fortes lentilles d'environ ! m^t. 50 cent, de diamètre. C'est un feu du premier ordre, dont les éclipses se succèdent de (icmi-rainute en demi-minuie. L élévation de la lanterne au-dessus du niveau de la mer est de 79 mèt. , et la portée du phare de 22 milles, s On monte au som met par un escalier renfermé dans une petite tourelle qui ilanque le bâti* ment principal.

rROtJTE 48] LE CKP

De la galerie qm entmîre la lanterne, on décoMvrc un immense horizon. Au loin, vers le X. , se montrent, au milieu de la mer, les Uots des Minquiers, le groupe des fies Anglaises; à TE., les Iles Chausey et les côtes de la Normandie; à TC, la baie de Saint-Brieuc , le littoral de Tréguier, et, du côté de la terre, les roches de Saiut-Quay, le liUoral de Palmpol et Ttle Brébat; enfin, au S., un nombre considérable de bourgs et de villages, depuis Saint-Brieuo jus^ qu'à Saint*Malo.

Laissant à dr. (1 kil. 1/2) le château dê la Gàlmée, la route de Matignon à Dinard franchit l'Arguenon pr& de son embouchure. On aperçoit à g. le château du Guildo, bâti sur un rocher dont la base est baignée denï fois par jour par les flots de la mer. « Cette vieille forteresse {Bretagne eontêmporaime) a la forme d'un trapèze dont les deux côtés parallèles mesurent, Tun 80 mot. de longueur environ, l'autre 70 mèt. La façade du S. présente h son centre deux tours cylindriques, commandant la porte et le pont-levis; dans l'angle de dr. et reliée aux deux premières par une courtine de 3 mèt. d épaisseur, s'élève une troisième tour plus haute et plus forte que celle du centre. Quant à Tangle g., il est entièrement détruit ainsi que ses remparts; eependant on dislingue encore les .fondations circulaires de la quatrième tour qui fortifiait cette partie. Le côté N. du château domine la mer et présente aussi à ses angles deux forles tours cylindriques jointes par des courtines, que soutient vers le milieu de leur développement, un énorme contre-fort carré. La tour du N. 0. paraît plut forte que l'autre et pourrait bien avoir rempli l'office de donjon. Les courtines dont nous venons de parler contenaient un certain nombre de logements^ destinés sans doute aux habitants du cbâteau ; la construction en

est pins soignée que celle des bâtitiments de TE. Quant à la quatrième partie du château regardant l'C. elle est daus un tel état de dégradation ' que Ton n'y distingue guère que les murs qai ferment de ce côté la cour centrale De larges fossés affectant, à partir de la porte, une double pente en sens inverse, protégeaient les édifices fuisaiiL face à la terre ferme. »

C'est dans le cliâteau de Guildo que fut arrêté, en 1446, l'infortuné prince Gilles de Bretagne, par ordre de son frère, le duc François I".

Sur la g. s'embranche la route de (3 kil.) Saint-Jacut^ v. de 1C')2 hab., située sur la Manche, à l'extrémité d'une presqu'île environnée de sables^ que baignent les eaux de la mer à chaque marée. « Ses dunes, dit H. Jollivet, sont couvertes d'un gramen désigné dans le pays sous le nom de mire, et par la science sous celui de paspalum dactylon. Les longues et nombreuses racines de cette plante enlacent ces terres assises sur un fond peu solide et les retiennent; aussi estil défenîiii fie Tarracher. Mais cette * interdiction n'est pas toujours respectée. Le v. de Saint-Jacut se compose d une longue et belle rue, peuplée en majeure partie de marins actifs et laborieux, constamment occupés à draguer des huîtres, à pécher la raie et le maquereau. Les femmes poitent une coilfure pittoresque qui rappelle les casques romains. » — Il ne subsiste aucun vestige de l'abbaye de Saint-Jacut, fondée à la fin du v* s. , et dans laquelle mourut, en 1727, le savant bistorien de la Bretagne, D. Lobineau.

Au N. de Saint-Jacut (2 kil.) se trouve ïile des Ébihens (12 ou 13 hectares), occupée par une petite ferme et renfermant le port d$ la Chapellêf ainsi nommé d'une chapelle en ruine, et le port Lançon qui, suivant M. Jollivet, doit son nom à un petit poisson argenté qui se cache dans le sable.

Au milieu de Tlle des Ëbihens, s'élève une Umr qui paraît avoir été

Digitizeo lj vjQOgle

410 DE LÀMBÀLLB A DINÂRD^ A PLANGOETi ETC. [R. M]

construite au xvii» s. pour servir de phare. Cinq embrasures de cauuu oui.

été pratiquées à wa tommet. Des nidurtrièies garnissent les murs de lacourqai en piécède la porte. Cette tour, gardée par un poste de douaniers, renferme de& Cijiambres et des cachots voûtés.

On laisse a dr. Trègon (367 haL.) el une rente qui dessert (8 kil. au S.) PlaoGoët (F. ci-dessouB).

36 kil. PloubeAay, eh,-l. de c. de 2731 hab., presque tous marins, est un joli bourg situé au centre d'un pays fertile et bien cultivé. On y remarque le chdleau de la CrochaiSf Mti près des raines d'un manoir du XVI* s., et lesTesUges de L'ancien éhé- Uau de Bays.

Après avoir franchi le Frémur, la route traverse le bois de la Ville" B.etauUj à la sortie duquel on commence à apercevoir les rochers de Dlnard, Saint-Servan» Saint -llaio, etc.

46]dl. Dlnard(R. 40).

DE UMBALU A PLANCOET.

M kil. — Roots de Toitures.

10 kil. St*Gueltas (F. ci-dessus).

It kil. Saim^DemmaX, v. de 644

hab., au delà duquel on côtoie à dr. le bois de Saint-Denoual, fraction de la forêt de la Hunaudaye. On laisse ensuite du même coté le chemin de (1 kil. 1/2) Landébia, v. de 256 iiab., sur le ruisseau de Guébriant, que l'on franchit près du château de Gué^ hriant et de l'étang du même nom, anciennement possédés par le comte Budes de Guébriant , maréchal de France, qui fut tué d'un coup de canon au siège de Rotweil, en 1643.

23 kil. On rejoint la route de Matignon (à g.), avant de descendre dans la vallée de TArguenon,

';:> Icil. Plancoët, ch -I. de c. de 1900 hab., bâti sur les deux j ivos de l'Aiguenon, offre un aspect piitoiesque. — Véglùe Saint-Sauveur (bascôtés modernes) renferme un béniUer rond, orné de cariatides très-

fnisies. — Véfjlise de Nazareth ^ aiicieiiue cuapelle d'un couvent de Dominicains, possède une petite sta^ tue en pierre de la sainte Vierge^ trouvée en 1621 dans une fontaine comblée depuis Ion p-tomps; cette imaf»e attire tous les ans un nombre comndérable de pèlerins.

A 3 kil. à i'E. de Plancoëti au souimet d'une colline, se voit un éiang circulaire de 20 ares de superficie, du milieu duquel se dressent les débris d'une tour carrée, seul reste de l'ancien c/tti^eot* de la Touche-à-Ui-Vache, qui paraît remonter au xiii* s.

 plus de 2 kil. au N., dans la c. de Saint^Lormel (365 bab.), se trouve le beau c/id(eaumoderne(1840) de VA rgenta^tf k M« Rieust de Vkt»

gentaye,

DE LAMBALLE A pUnEUF.

16 kil. — Route de voitares.

Après avoir franchi le Cbifrouet, la

route se dirige vers le N. 0. et croise (10 kil. de Lamballe) un chemin qui dessert sur la dr. (1 kil.) Snint-Àlban (1446 hab.), où l'on remarque la c/iapelle de Saint- Jaques le Majeur (portail orné de belles sculptures).

13 kil. Dahouet est un petit port situé à l'embouchure d'une richo vallée et abrité du cv\é de la mer par de hautes falaises. Les navires y pénètrent par trois passes : la passe Courio^ entre les deux Muettes ^ ro<cbers abrupts et élevés; la paue du Nord ou Grande passe ^ entre la terre et la Grande Muette; enfin la Vivrainr. Le port du Dahouet exportr- (lij^ grains, (ies farines, du b(ùs; il impurie des vins et des eaui-de-vie.

15 kil. Pléneuf, ch.*l. de c. de 3200 hab., possède une place en forme de carré long, trois fontaines, quelques jolies maisons et une église moderne, ornée (i'un bon tableau du peintre Guernion. Le cimetière renferme la tombe du général de Lourmel, tué devant Sébaatopol.

A 2 kil. au B. de PUneof , sur

fBoun 49] PLËNEUF»

KRQUY.

le bord de iâ falaise, àG8 mèt. d'altit., s'élève le château de Nantais ^ à la &mille de ce nom, jolie habitation, admirablement située et précédée d'une belle avenue. — Au N. du bourg (3 kil ) et à 700 mèt. environ de la terre ferme, se dressent les rochers du Verdelet^ qui portent, sur une plate-forme de 9 mèt. de diamètre, les ruines d*un petit édifice. — Au hameau de la Vitle-Bemeuf on lTou\e une grotte qni passe pour avoir servi d'habitation à des fces. — Dans le bour^ même, est une QioUe ou tumulus d'une certaine impurlaiice.

Du Urtre de kt MoUe-Meurdel (10 mhi, d'élévation) situé aussi sur le territoire de Pléneuff on découvre on beau point de vue.

[Une route, longue de 25 kil., relie Pléneuf à Matignon , par Erquy. Entre Pléneuf et Erquy, cette route qui se dirige vers TE., puis vers le N. E., laisse à dr. le château de Bienassis (xvi« s.), entouré de liantes futaies et parfaitement conseivr. Le principal corps de logis est UaiiL^ué de deux tourelles et entouré d'un large fossé. château fut construit par la famille du Quéiennec, et possédé ensuite par les Visdelou, les la Marck et les priuces de Ligne-Areniber^.

9 kil. Erqmi, v. de 2415 Uab., bâti au fouii d une petite rade, est protégé au N. 0. et au S. 0. par de hautes falaises. « Les souvenirs d'une ville antique {Bretagne contemporaine), que les habitants de l'endroit appellent Nazado et que quelques archéologues croient être le lihéginea de la table de Peutinger, subsistent encore dans cette localité. On désigne le bam. du Passoir comme ayant succédé à celte aniiqiie cité.

Ce que l'on ne peut méconnaître, c'est le grand nombre de substructions, presque à fleur de terre sur une certaine étendue^ dont le caractère gallo- romain est incontesiable. Il n*est guère possible de déterminer 4*UAe manière eiacte rétendue de

ces substructions. et Von est réduit pour le moment à en constater Tim* portance, preuve qu'à l'époque galloromaine l'agglomération à laquelle a succédé Erquy était considérable. »

Véglisc paroissiale remonte à une haute antiquité. Quelques-uns des matériaux avec lesquels elle a été bâtie proviennent môme de constructions romaines. Sur une pierre maçonnée dans le mur de la porte est sculptée une louve allaitant Ronmlus et Rémus enfants. — Le port d Erquy, situé au pied des rochers de Tu-ès-Roc , dont le point culminant (68 mèt. d'allit.)

Îtorte un sémaphore, est protégé par es forte de la Bouche et du Petit-' Port, Il mesure environ 4 brasses à mer haute et assèche à raor basse.

Au N. £. du port, dans la lande de ta Garenne, se voient deux lignes de lurtiûcatioûs eucatlrant une douve a sez profonde et large de 80 mét* environ. On nomme ces débris le Camp de Céior ou le Fort. Au pied de la Garenne, coule la fontaine de Lourtoué ; on y voit aussi la Goule ou Grotte de GaUmoux, dans laquelle on ne pénètre qu'à mer basse.

La route de Matignon franchit les ruisseaux de l'Illet et du Kerpont.

14 kil. Plurien, v. de 1358 hab., possî-dc une églùe du xiiT s , le château de Lehen, ancien mais bien conservé, et les débris d'une Grotte au:£ Fées (l kil, du bour^»

15 kil. Petit-Saini-Màlo, bameau.

30 kil. On laisse sur la g. la route

du cn>> Fréliel ( F. ci-dessus, p. 408), en arrivant au Port-à-la-Duc.

25 kil» Matignon {V. ci-dessus}.]

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