‹ Itinéraire général de la France (volume 2)Chapitre 170 sur 257 · DE SAINT-BRIEUC A PAIMPOL · texte numérisé non relu

DE SAINT-BRIEUC A PAIMPOL

Far Binio, Établas et Plaaha.

44 kil. — Route de voitures. — Service de corresp. « Prix ooiqae, 4 fr.

Au sortir de Saint*Brieuc, la route franchit le Gouêt dont elle remonte^

41 a DB SAINT-BRIE

pendant jilus d'un kil., la rive g.; puis, s élevant en lacets dans un petit vallon latéral; elle se bifurque (4 kil.) avant d'atteindre le plateau qui sépare )e GouSt de la rivière d*Ic. Le bras de g. conduit à Paimpol par Lanvol- Ion (T* ci-dessous, B), celui de dr.

S9 dirige vers Êtables. Tous deux laissent à l'E. (4 kil.) PUrin, v. de 6178 hab., situé à 106 met. d*altît.

et à 3 kil. environ de remboucliure du Gouêt, V église de Plérin est moderne (1825), Fauf In tour et le bas côté du S. (1651). Elle renferme un tombeau du xvii* s. , sur lequel est représenté un guerrier les mains jointes et que ses armoiries font reconnaître pour nn seigneur de COttvran, de la famille de Tanouarn.

— A l'entrée du bourg s'élève une belle croix en {granit du xiV s. — Au fort du Bnselier , situé à l'extrémité de Ici pointe de ce nom, se voient les resies d'une guérite en pierre et des pans de murailles ayant appartenu à une ancienne guette de garde-côte. — La chapelle Saint- Laurent ySituée aussi sur le territoire de Plérin, renferme une grossière statue de la Vierge, d'une époque très-reculée ; celle de Bon-Uepot conserve des fragments de vitraux du xvi" s. — C'est de Plérin que dépend le hameau du Légué , où est établi le port de Saint Brieuc (V. R. 3, p. 119).— De rembouchure du Gouët à Paimpol, la côte est bordée de falaises dont les plus hautes atteignent 60 à 70 mèt.

6 kil. Sainte-Croix y hameau au delà duquel la route d'Étabîes franchit un ruii^seau qui va se perdre, à dr. (3 kil. 1/2) dans la grève des Mosaires.

9 ktl. PordiCf v. de 4917 hab., à 3 kil- de la mer^ possède une' église de construction récente (style ogival du XIV* s.), surmontée d'un hardi clocher à jour que couronne une élégante flèche à pans inégaux. Dans cette commune se voyait autrefois le dolmen la ToUe à Margot, renversé il y a quelques années. Sur le

UG A PÂIMPÛL. [ROUTE 49]

bord de la route, à peu de distance de Pnrtiir, se montre un joli calvaire. Au delà de la butte Bermn, qui portait jadis un camp romain (découverte demonnaieaiomaines et de fersde piques), on franchit, près du port de 131nie , la rivière d'Ic sur un pont en bois de 14 travées, avec culées en pierre.

13 kil. Binic, v. de 2738 hab., presque tous marins, situé sur la Hanche, à Tembouchure de Tic, qui y f rme un petit port de cabotage, retif ;me plusieurs rues bien pavées jet bcrlées de jolies maisons, une I plare et quatre fontaines publiques.

Le pore, gracieusement assis au pîedd'une fklatse, expédiait, dès 1612^ des navires au banc de Terre*>Neuve, pour la pêche de la morue, et l'expression « benicasser la morue » est encore ; en usage parmi les pccheurspour indiquer une préparation inventée par les marins de Binic. — A 1 e.vLrémité du quaif bordé de jolis magasins et formant une agréable promenade, s'éidve un môle qui fait la sûreté du mouillage. La profondeur du port de Binic le rend un des plus commodes de la Bretagne.

VégLise, moderne, renferme un autel en marbre blanc, acheté ai^ le produit de quêtes faites à Terre-Neuve entre les marins du ps^ys, à la pêche de h mnnip. On y voit, en outre un tai ieau {Saint- Louis) donné par le roi Louis- Philippe, une boiserie et des statues sculptées par Coriay. ~ Il existe à Binic, sur le bord de la mer, quelques débris de forts et les restes d'un établissement de bainsconnu sous le nom de Bains de Ccsar, et dont la fondation est attribuée aux Hornaiiis.

~ Près de la côte, dans un iLol^s'ou.vre une groUe bordée de sièges naturels et remplie par le flot à marée haute.

Une route, longue de 12 kil., conduit de Binic à Pioulia, par fl I I.

]/'}) le hameau de Gicquel {h kil J Plourhan (2252 hab.) et (8 kil.) Beaugouyen; mais les voitures de correspondance suivent^ pour desser*

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[a0UT£ 4d] PORTHIfiUX. -

vir Étables, uue route plus loogue, éloignée de 5 ou 600 mèt. de la mer et qui traverse (2 kiU de Binic, 15 kil. de Saint-Brieuc) le hameau de la Cour,

16 kil. Étables, ch.-l. de c. de 2961 hab., est situé à 1 kil. environ au S. de rembouchure d'un ruisseau. — Véglisef bâtie sur une petite esplanade, renferme une belle chaire, un autel orné de nombreuses sculptures, etc. Le clocher est couronné par un dôme doré. — Des tombeaux antiques, renfermant d gigantesques, ont é(é découverts dans un jardin particulier d*Êtables. — Une vaste caverne , dite la Houle Notre-Dame et dont l'entrée est située à 8 mrr. environ au-dessus du niveau de la mer, s'ouvre dans les falaises, près d'£tables.

On franchit le cours d*eau qui sépare Stables de

18 kil. Portrieuz, v. de 957 hab., dépendant de la commune de Saint- Quai. Ce village, bâti sur le bord de la Manche, en face de la rade qui porte son nom (4 à 5 kil. de longueur sur % kil. environ de largeur), se compose de trois ou quatre petites rues et d'un joli quai. Son porf, qui a 1 1 mèt. d'eau à la marée haute et 5 ou 6 met. dans les plus basses eaux, est défendu pai' une jetée servant de promenade-

« C*est dans la rade de Portrieuz {Bretagne contemporaine) que se donnent rendez-vous, chaque année, les navires de la baie deSaint-Brieuc, au moment de leur départ pour la pêche de Terre-Neuve. Rien de plus animé que le spectacle qu'offrent, en ce momenti tous ces navires réunis, autour desquels circule une foule de barques et de bateaux de toute espèce, conduisant j> bord la majeure partie des équipages composés Ho ôO à 60 hommes par navire j joignez à cela le brait des porte-voix, les cris des marins qui s'interpellent d-une barque à l'autre, le va-et-vient organisé sur plusieurs lignes entre la petite Hotte et la terre. Arrive le dimanche

— SAINT-OUAY. 413

le plus rapproché de la première grande marée du mois de mai ; dans l'après-midi de ce jour^ tous les marins, au nombre de 4000 environ»

doivent être à bord. Alors vient un moment où tous les pavillons font un signal, les ancres se lèvent, puis les navires opèrent uu mouvemem vers ro., et tous les marins, debout sur la pont, entonnent, la tête découverte, au bruit des canonnades, l'hymne pieuse du départ, VAve Maris Stella. Cependant chaque bâtiment, après quelques évolutions, étale ses voiles au vent, s'éloigne peu à peu, avec une allure régulière, et bientôt toute la Hotte disparaît aux regards des familles des marins, accourues de tous côtés pour leur envoyer un dernier adieu, et groupées de la manière la plus pittoresque sur les hauteurs dominant larade. »

19 kil. Saint'Quay, c. de 3976 bab.»

doit son nom à un saint moine qui y débarqua au commencement du vi* s.

Ce bourg est une station de bains de mer, très fréquentée pendant la belle saibon.

Les grèves de Saint-Quay sont célèbres sous les noms de Grande- Grève, grève Noire, grève des Fontaines, grève des Châtclels, grève Saint-Marc et grève du Grand-Isnin.

— La Gratidc-Grèvey d'une surface parfaitement plane, est séparée de la Grève-Noire par un groupe de rochers pittoresques. — La Grève-Noire, ainsi nommée à cause de la couleur de son sable, forme, dans les terres, une échancr ure fermée a l'O. par une falaise à pic dans les cavités de laquelle se déshabillent les baigneurs.

— La Grève des Fontaines doit son nom aux sources qui y sortent de la falaise et dont les eaux ont été utilisées pour un lavoir. Les faux do la mer, en se mêlant à celles de ces lontaines, ne peuvent ni en «lélouruer le cours ni en altérer la pureté. — La Grève des Chdtelets est située entre le corps de garde et la Grande Grève.

«Au fond de cette grève, dit M. Joliivet, la mer, en.se retirant, laisse

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414 DË SÂINT-BRIEUG A PÂIMPOL. r^^OUTB 49)

à découTert d'immenses blocs de j granit, divisés en plusieurs groupes. « — La grève Saint-Marc reD ferme les plus jolis coquillages de la baie de Saint-Brieuc. — La grève du Grand- *Imin est une agglomération d'énormes rochers recouverts de terre végtjtale et s'avancant dans la mer qui les ronge et les excave.

Sur la petite ik Hûirbour, à 2 kil.

à l'E. de Saint-Ouay, s'élèye un petit phan & fen fiie^ renfermant un bel escalier en pierre de taille.

 5 ou 6 kil., dans la mer, se dresse une chaîne de rocheis nommés les îles ou roches de Saint-Quay. Ces rocbers pittoresques, commencent près de Saînt-Quay, au N., et s'étendent au S. dans la direction de Binic, sur une longueur do 5 à 6 kil. Ils se découvrent en partie à mer basse.

20 kil. 1/2. Kertiigalle, ham. de G04 hab.^ dépendant de Saiot-Quay.

22 kil. Trévenew^ v. de 933 hab. , possède une église ornée avec goût et un joli calvaire entoure d'arbres. — A 1 kil. au N. 0. du village, à g. de la route, s'élève le joli château moderne de Fomorio, précédé de belles avenues plantées d^arbres séculaires, entouré de magnifiques jardins. Le pare, vaste et bien entretenu, renferme des bosquets, des prairies, des champs, un tunnel, un étan^:, des grottes de toute espèce, un pont rustii^ue, un ermitage, etc. La terre de Pommorio, qui a^ait le titre de vicomté, est possédée et habitée, depuis le xiii* s., par la famille Cliréiien de Tréveneuc.

La route, décrivanl de nombreuses courbes sur les collines, dans la direction de TO., traverse les bameaux de Kérégalf de Tréfaouen et de Saint'JveSt avant de rejoindre le cbemin direct de Binic à Ploutia par Plourhan.

28 kil. Plouba, ch.-l. de c. de 5531 hab., situé à 3 kil. de la mer, au point d*intersection de sept chemins qui y forment autant de rues^ est un des plus jolis bourgs des Cdtes-

du-Nord. Véglise, moderne , renferme une chaire et un ^aîlre-autcl d'ua bon travail.

La chapette KennarU-an-Isiiiiit

(4 kil. à l'O. du bourg), dont il est

fait mention dans des actes du xTir s. , était à cette ^"^poque Tun des buts de pèlerinage les plus fréquentés de la Bretagne. Elle se compose d'une nef de sept travées, de deux bas côtés et d*un transsept. Au collatéral S. est accolé un joli porche (xiv* s.)>au* de>siis duquel s'ouvre une salle dans laquolle se tenait l'auditoire de justice. Autour de cette salle r*'fzno unn plate-forme entourée d'une éicgaiiio balustrade en granit. On remarque , à rintérieur*de la chapelle, les statuea des douze apôtres et celte de NotV8^ Dame de Kermaria, le caveau qui servait de sépulture aux fondateurs de la chapelle, et surtout une curieuse peinture murale représentant une danse macabre^ découverte en 1856.

On y compte environ 40 personnages de tous les rangs de la société, depuis le impe et le roi jusqu'aux plus simples artisans, alternant avec des squelettes déciiarués qui les entraînent dans une ronde fantastique. Une inscription envers, sous forme de dialogue entre le mort et le vif, est tracée sous chaque proupeet rappelle en termes d'une naïveté saisissante le néant des choses d'ici-bas.

Voici la strophe qui se ti'ouve sous U figure du roi :

Vcnés, noble roy couroniW, Renommé de f^rce et proueice;

Jadis fustcs environné

De grans pomppes, de grant noblesse ;

Mais, muintenuut toute huuUesse

Laisserés; tous n'estes pas seol!

Peo aurez fie vautre rifhcsse.

Le plus riche n'a que ung linceul!

33 kil. Lanloup, v. de &27 hab., dont r('f:lisect le château se montrent ;\clr. — LV'///jvr. du style ugiwd (xv s.), est prt'céUtc d ua porclic sou> lequel des niches en pierre reaicrmcnL les statues des douze Apôtres grossière* ment sculptées* ~- Le ciuiteau de

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L'ABBATfi DB BBAUPORT.

Lanloup {xvm* s.) n'a aucune valeur architecturale. — Le manoir de la Noé'Vertc (xvi* s.), bâti au milieu d u lie campagne désene, à 1 kil. à g. de la route, offre un aspect ijnposant^ avec ses tours, ses tourelles aux flèches élancées, ses girouettes et ses hautes cheminées hexagonales. — La famille Pinar t le transmit par alliance, au xvi^ s., aux comtes de Lannion. La eJiapeUe âe SainhRoeh est en grande Ténération, parmi les paysans du voisinage.

A lôOO mèt. à TE. de Lanloup, se trouve le petit port de Bréhec en Plouha, sur Tanse du même nom , dont les schistes présentent les aspects les plusvari^. Ce port reçoit de nombreux bateaux chargés de sabi s calcaires. L'anse de Bréhec est formée au s. par la pointe de laJ'our, au N., par la pointe de Bréhec. C'est à Bréhec que prirent terre saint Brieuc et les premiers ômîgrants la Grande* Bretagne qui l'accompagnaient.

La route traverse un vallon dont les canx vont se déverser dans l'anse de Bréliec.

38 kil. Plouésecy c. de 4G45 hab., à 4 kil. à ro. de la pointe du même nom, qui forme un promontoire étroit et allongé de plus d'un kil. de longueur et de 60 mi^t. d'aîtit. Le docker de l'église de Plouézec, récemment reconstruite, est très-élevé et sert d'amer aux navires.

A 2 kil. du bourg, près du port LaxOf se dresse le rocher de Craka (800 mèt, de longueur), dont la pierre sclii'^tense est propre à la fabrication (lu crayon. Au N. E. du port Lazo, se voient les Ndts-de-Godloy petites îles (bon mouillage} où s'él&vent des moutons dont la chair est renommée pour sa délicatesse.

/iO kil. Keriiy, v. de 2094 hab., est situé en gninde partie à p. de la route, qui se r ipproche de la mer sur la dr. La rfiafirlle Sainte-Barbe {ix dr. contre la iuuic), date du xvir s. Du cimetière qui Tentoure, on décou-

vre une belle vue sur la baie de

Paimpol.

De Kerity dépendent aussi les belles ruines de Tabbaye dé Béauport,

près desquelles on passe, 1 kil. plus loin. Cette âbbaye était bâtie au fond

d'une petite anse qui découpe le rivage de la Manche, à peu près au milieu de la courbe décrite par la baie de Paimpol. Aucune description ne saurait rendre le magnifique panorama qui se déroule autour de se9 murs : tout auprès, une colline boi~ s('e dominant les pignons aigus delà vieille église ; plus loin, des vallons et un élaiig d'une fraîcheur délicieuse; puis les vastes jardins des moines où prospèrent des arbres du midi de là France. Ce coin de terre semble exceptionnel. Des myrtes, des mûriers, des figuiers gigantesques couvrent la plage, laissant presque pendre leurs fruits dans les flots. Sur la dr. s'élèvent les Mâts de Goêllo, rochers aux têtes verdâtresetauz formes fantastiques.

L'abbaye de Beauport fut fondée en r202 par Alain, comte de Pentluèvre et de Goëllo. E.le fut goï]\ ei iiée au xvii* s. par un petit-tils du grand Colbert. Le dernier abbé fiit M. de Pontèves, auménier de Louis XVI, de Louis XVIII et de Charles X. Végtiie est en ruine. « VMg dessinait , dit M. Méi-iraée, une croix latine et avait trois ncrs. Le collatéral S. et le transsept du même cûlc ont disparu. Qa entre dans la nef principale par une grande porte ogivale, dont les archivoltes ornées de tores retombent sur des ci)lonnes du premier style gothique. La porte qui s'ouvre àl enlréo du collatéral N. est on plein-cintre,

« A l'entrée de la nef, deux arcades, phis larges que les autres, indiquent une espèce de division dans cette partie de l'église. Le transsept est partagé dans le sens de sa longueur par une rangée d'arcades, qui lui forment, àl'E., une espèce de collatéral, aussi peu élevé que les bas côtés de la nef, tandis que ta voûte du reste

DË SAINT-BEIfiUG A PAIMPÛL. [ROUT£ 49]

âu tianssept égale en hauteur eelle de la nef principale. Cette disposition,

qui n'est pas très-ordinaire en France,

s'observe dans plusieurs ofilisc? anglaises du x!ii* s. Un autre rapport avec le style anglais se fait remarquer dans 1 arrangement des meneaux des fenêtres les plas larges, telles que celle de la première travée, la fenêtre occidentale de la nef, et la fenêtre occidentale du transsept N. A Beauport, ainsi que dans plusieurs églises anglaises, l'ogive inscrite au milieu de l'ogive maîtresse s'élève jusqu'au sommet de celle-ci et la touche par la pointe. » Le chœur, qui renfermait une riche boiscip, est complètement détruit, a Dans une direction parallèle à celle de ce chœur, ajoute M.

Mérimée, on voit une salle divisée dans le sens de sa longueur par une ligne de piliers cylindriques sur lesquels viennent retomber les nervures de la voûte. T.e«? riches feuillnges des chapiteaux et i'age^lceill^'nt gracieux des nervures rondes de cette salle, remarquable par son élégance, me la font considérer comme postérieure à réglise. Je la crois de la fin du xiii" s. ou du commencement du siècle suivant. Cette salle, dont il est difficile de deviner la destination, communiquait par son extrémité 0.

avec un grand cmlr« carré, attenant à l'église, et qui a conservé des vestiges de plusieurs époques distinctes. Au N. s'pîève un grand bâtiment en ruine, opposé et parallèle à l'église ; l'étage intérieur, voûté, est divisé par une rangée de gros piliers cylindriques, trapus, presque dépourvus d'ornements. Les fenêtres, véritables meurtrières, admettent à peine une faible clarlé. Je ne comprenais pas quel a pu être l'usage de cette salle, si ce n était un ceilitr. Vers le milieuy on aperçoit les restes d'une espèce de chaire ou d*une petite tribune élevée.

" A l'orient de cette salle, on trouve une autre salle ]>asse, voûtée en ogive, d'un gothique simple [ei de

bon goût ; c'est le grand réfectoire ; U fut bftti en 1269 par Tabbé Hervé.

A. chaque extrémité de la salle est

une grande cheminée, surmontée d'un énorme manteau à pans et se terminant en pointe. D'ailleurs, nulle trace d'ornementation , si ce n'est les consoles, où Ton voit quelques feuil-* lages ou des masques sculptés.»

L'église de Beauport renfermait autrefois un grand nombre de sépultures; mais les tombes violées pendant la Révolution ont été déplacées ou brisées. Cinq pierres sépulcrales sans épitaphes ont seules échappé à la destruction.

La route domine à dr. l'anse de Beauport, comprise dans la grande anse de Paimpol, et traverse les hameaux du (42 kiL) Terron et de (43 kil.) Kerpuns,

44 kil. Paimpol (K. ci-dessous, B) •

B. Fer KamTofflOB.

44 kil. — Route de voitures.

4 kil. de Saint-Brieuc à la bifurcation {V. ci-dessus, A).

8 kil. Le Sépulcre, hara. de 124 hab., de la commune de Plérin.

U kil. TrémeLoiff v. de 650 hab., où se tient un pardon fréquenté, do* mine la rive dr. d'une petite rivière que la route franchit.

13 kil. TrégomeuTy v. de 1277 hab., dont le territoire forme une ellipse circonscrite par un vallon qui fait le tour de la commune; le bourg, qui occupe à peu prés le centre de cette ellipse, a été pendant plusieurs siècles le siège de la haute justice de la Roche-Suliart , transférée à Binic en 1641. Véfjiise renferme une statue de saint Fiacre en grande véneralion dans le p iys.

Après avoir franchi ric. on croise, à (16 kil.) la Pinte blanclie, la route de Châielaudren à (4 kil.) Lantic (1438 hab)., qui longe, sur la dr., les murs de l'église de liotre-Dame de

LANVOLLON.

la Cour , dont la flèche, qui a 35 mèt. de hauteur, attire do Idiri les rogai-ds. Cet édifict; , aux contre-forts ornés de niches, et au porche déUcatenieiit sculpté, fut commencé sous le r^gne du duc Jean V, de 1420 à 1442. Il se compose d'une nef de 30 mèt. de longueur sur 7 mèt. de largeur, et d'une chapelln latérale, perpendiculaire à celte nef, de lu mèt. de profondeur et d'une largeur égale à celle du vaisseau principal.

Cette chapelle fut lyoutée vers 1464, ainsi qu*il résulte d'un mandement du duc François II, extrait des registres (îe h chancellerie Je Bretagne.

L( s ai mes de Jean Prc;,'ent, evéque de Sainl-Brieuc à cette époque, se diatioguent encore à l'extérieur du pignon.. Le maltre-autel est éclairé par une magnifique fenêtre à meneaux flamboyants de 7 mèt. 50 c de hauteur, sur h mèt. 20 cent, de largeur, représenlaut eu 18 tableaux la Vie de la Vierge. Ces tableaux sont divisés en trois rangs de six pauneaux cbacunt dont les personnages ont 60 cent, de hauteur. Une inscription en partie fnistc, qui se lit au bas du vitrail, fait connaître les noms des verriers, les mômes qui peij^Miirent, en 1468, la maîtresse vitre de la cathédrale de Tréguier. Les costumes donnés aux nombreux personnages de cette splendide verrière sont ceux du xv" s. ; elle a dû être exécutée postérieurement au manage de Marguerite (le Bretagne avec le comte d'£tuinpes, c'est-à-dire depuis 1455, puisqu'elle renferme les armes de ces nobles époux.

En avant du chœur est étendue, sur un sarcopliage en pierre nommée dans le pays tufteau vei t (roche sléatiteuse) , la statue couchée de Guillaume de Rosmadec, seigneur de Buhen, revêtu de l*armure du temps de Louis XI II. Sa tête nue repose sur un coussin ; il porte des moustaches retroussées et la royale au menton ; ses cheveux sont longs et bouclés sur les épaules; ses mains jointes, selon

fiaSTAGNS.

Tusage, et ses pieds posés sur un lion. A son côté est une longue épée sur le |)omineau de laquelle est l'écusson de ses armes {trou juniclli-s).

Ce chevalier mourut en 1640 et sa postérité 8*est fondue dans la lamiUe de Boisgeslin.

La principale fête de Notre-Dame (le la Cour a lieu le 15 août. Là afllueiit des pèlerins de toutes les paroisses voisines et surtout des marins, qui accomplissent pieds nus et en chemise les vœux qu'ils ont foits pendant les tempêtes. Fltuieurs ceintures de bougies entourent l'église à Kextérietir; l'ensemble de chacune est un ex voto ofTcrt par un pèlerin. D'ordinaire réuuipagc qui a fait à la mer un vœu collectif ne parle à personne à son arrivée au port, et, sans donner aucune attention aux parents et amis, entonne en débarquant les litanies de la Vierge et se rend ainsi en procession à iNolre Dame.

• Le 16 août, lendemain de la fête patronale, et les jours suivants, il se tient à Notre-Dame de la Cour une des plus grandes foires du département.

La route de Paimpol laisse ensuite à g. (1 kil ) le cMieau de Beau-' champ^ puis à dr, (1 kiL) Trégwdel (889 hab.), dont dépend la chapeUe Saint-Pa^ (xv*s.), qui mérite une visite.

25 kii. Lauvollon, ch.-l. de c. de 11 ii) hab., situé à i)4 mèU daltit., à 1200 ou 1500 mèt à 1*£. de la rive dr. du Leff, doit, dit-on, son ori«

gine h saint Vollon, premier abbé

(i'un monastère fondé nu commencement du vn^" s. Cette petite ville se compose en Krandu partie «le deux vastes places séparées par une rue.

Dans Véglise, dédiée à saint Brandan, évôqued'lrlande, quifut, au VI* s., le maître de saint Malo, on remarque l)lusieurs piliers cylindriques surmontés (le cliapiteaux qui accusent répoque romane. La mal tresse vitre

DE SAINT-BRIËUG^A PAIMPOL. [^OUTfi <IÔJ

du chevet^ dont plusieurs panneaux sont bies conservés, est surmontée

'^^s firmes des premiers barons d*Avaugour, — Une maison en bois, décorée de jolies sculptures de la Renaissance (1559), s'élève à Tangle de l'une des ftoees ; elle porte le nom d*hâtel Keralry.

La tradition fait naître à LanvoUon saint luriaff, arc! c C que de Dol au THi* s. , et l'on montre au TrecoH une modeste chaumière qui a remplacé la maison ou l'ermitage de ce saint penoimage, d'abord gardeof de «outoos. Vn pntts porte encore ie nom de fuftf de Saint-Tmiaff.

(UBe route» de 13 kiL de longueur) re^ie tuiyoUon à Portrieux [T, cidessus, i), par (5 kil.) PléguimOQQQ

liab.). Véi.Usc de Pléguien, reconstruite eji 1833, renferme un remarquable bas-reiiel", fiagment d un retable, de Tancienne église, dont deux Xenétces seulement, Tune du XIV* , lîautre du xvi* s., ont été conservées. A 2 kil. au S. du bourg, s'élève le château du Bou-de-la-Salie, belle construction du xviii* s., entourée de magnifiques l'utaies. Les appartements sont décorés de nombreux portraits de la famille Méhérenc de Saint^ierce qui possède oeAte belle demeure. Dans Ae bois qui avoisine le chûteaUj se trouve un iabijrinthey sur un îlot (jui semble avoir éié autrefois UQ camp ou une motte icodale.]

Dominant la rive dr. du Leff, on laisse à dr., à 4 kil. de LanvoUon, le V. de Lannebert (88'2 hab.).

30 kil. La Touméc, petit hameau d*où se détache, à g., la route de Lanvollon à Ponirieux (R. 60) » près de laquelle se montrent les ruines du rlid'.eau de Coëtmeny assises sur la crête d'une colline aride (86 mèt.

d'aitil ), dans une position très-forte dominant le Le If.

Une grosse tour croulante, ronde à rextérieur et pentagonale à l'intérieur, percéo au rez-de-chaussée d'une polerae et aux étages supérieurs d'ou-

I vertures cintrées^ eijt, avec les délirif

d'une, tour carrée qui commaiiddtt

î'cîUréo princip'ilf\ tout ce qui reste de cette noble demeure éle^vée au xn«s. par Gesîin, vicomte de Coetmeu,

A 1 kil. 1/2 des ruines de Coëtmea s'élève la ehapéîe Saint -Jacques (xvi< s.) , éclairée par de belles adIItrès flamboyantes et près de laquelle coule une fontaine surmontée dn la siatue colossale de saint Jacques. Le château de Coëtmen et la chapelle de Saint-Jacques sont situés sur ie territoire de mmévenf y, de717 hab. , situé entre la route de Portrieux es celle de Paimpol.

Apres avoir franchi un petit affluent du LefF, on laissr n g. le château de Boisgelin . po^Nctlé depuis le xiii« s. par la lamille de oe nom, puis, à 1 Itil. 1/2 de la route, le V. de LanUfjf (400 hafe.)» qui dcdt sa célébrité à un édifice connu sous le nom de temple de Lanleff (mon.

hist.). Cet édifice, que certains archéologues ont pris a tort pour un temple romain, n'est qu une église du XI* ou du XII* a. « n se compose, écrivait en 1836 M. Mérimée^ de deux enceintes circulaires, con* centriques, dont l'extérieure, beaucoup plus basse, est détruite en i^artie. L'autre est percée de douze arcades en plein cintre reposant sur des piliers carrés avec une colonne engagée sur chaque face. Probablement autrefois l'arcade à 1*0. se trouvait viaà-vis d'une port'^ pratiquée dans lenceinie extérieure; maisaujourd'hul elle est détruite ou du moins com- ])létement défigurée. Les onze autres arcades répondaient chacune à deu.x arcades en plein cintre figurées sur la muraille de Venceinte extérieure, surmontées d'un œil de bœuf et encadrées dans une grande arcade.

Celle-ci était flanquée de deux colonnes engagées; une colonne semblable recevait les retombées des deux moindres arcades comprises dans la première. Dans l'intérieur de chacune de ces arcades s'ouvrait une fenêtre

[ROUTE 49] LANLEl; Jî\ — PAIMPÛL

en plein eintie^ s'élargissant en dedans, mais étroite comme une meurtrière en dehors. Une voûte unissait

les deux enceintes. Telle devait être autrefois la dispositiou du monument, et il est encore facile de la retrouver, malgré son état de dégradation et les nombreuses altérations qu'il a subies.

« Aujourd'hui, toute la partie N.

du mur extérieur est détruite ; et à TE. de rûditke a été construite une petite chapelle gothique. Dans le même temps sans doute qu'on l'a bâtie, on faisait une espèce de teanssept avec une portion de l'intervalle entre la première enceinte et la seconde. Là seulement s'est conservée une partie de la voûte qui liait autrefois le^ deux enceintes. Elle est en plein cintre, d'arêtes, renforcée d'arcs doubleauz, d'ailleurs très-grossièrement exécutée, tandis que les arcades intérieures se font remarquer par l'assemblage soigné de leurs claveaux très-régulièrement taillés.

(c Maintenant, l'enceinte intérieure est à ciel ouvert, et l'on ne voit pas même les amorces des voûtes. La muraille, liante encore d'une trentaine de pieds (10 met.), bien que son couronnemcfit n'existe plus, n'a pas une seule i'enôtre , mais seulement qnel- .ques trous comme cvux (|a'on pratique pour les échafaudages. Impossible aujourd'hui de dire comment le jour pénétrait dans cette espèce de tour.

Depuis nombre d'années cette enceinte sert à la fois de vestibule t\ la chapelle gothique et de ciineliôre pour ie:j iiubiiautâ du village, du moins pour quelques-uns particulièrement favorisés; car je n'y ai vu que des tombes à épitaphes; le Tulgaire est enterré au dehors.

« Dans lenceintc intérieure, les colonrjes engagées sur la face des piliers qui regarde le ceulre du munument s'élevaient aussi haut que les murailles; leurs cnapiteaux ont disparu avec le couronnement de l'éiUflce. Les autres colonnes, de

moindre dimension, engagées dans les deux enoeietes, sont pour 4a pin--

part très-endommagées. On reconnai t cependant la forme générale de leurs chapiteaux en pyramide tronquée et renversée avec quatre têtes saillantes sous les angles du tailloir.

« La disposition du monument de Lanleff est celle que l'on donnait aux églises dès les premiers temps du christianisme. »

On laisse à dr. (l'200 mèt.) Pléhédel (1706 hab.) et a g. (2 kil.) Yviax (1584 hab.; tumulus nommé BoslenanrRunn) ; puis on rejoint, près de Paimpol, la route de Guingamp (R. 50).

44 kil. Paimpol, ch.-!. de c , v. de 2166 hah.j est agréablement située sur le versant d'une colline schis teuse, au milieu de belles prairies et au fond de la baie qui porte soii nom. Elle n'a qu'une rue, dite me de l'Église, une place, la piocc du Martray et de larges quais, bordéi de maisons d'un aspect élégant. Les Anglais, l'occupèrent eu 1591, du consentement d'Henri lY, comme place de sûreté.

VéglUe n'a conservé du xin* s , époque de sa construction primitive, que les piliers et les arcades ogivales de la nel' ; le clocher et une ro.sacedu xiv« s. méritent de fixer lattention.

On remarque, à l'Intérieur de l'édifice, un beau chandiHer pofcai, sculpté par Corlay, un triptyque représentant fies ^( T nesde la Passion (xvr s.) , et quelques bons tableaux provenant de Tabbaye de Beauport, entre autres un Chrut au tombeau, attribué à •Valentin.— L'Miri de la Grand' Maison, qui passe pour être du xv* s., offre, à chacun de ses étages, des cornirlics en saillie avec moulures et cariatidns grotesques.

« Le port, ou plutôt les ports de Paimpol, dit Ogée {DicUonmire de Bretagne], sont formés par un bras de mer où les eaux de la Manche font sentir chaque jour le flux et le reflux, et on les navires de toute

DE GUJNGAMP A PAIMPOL. [aoui£ 49]

grandeur abordent le long d'un beau quai. L'un de ces ports est extérieur ; il s'étend de la puiiite de Guilben à celle de Gren; l'autre est intérieur; il s'étend de cette dernière pointe au quai proprement dit. Paimpol est, grâce à cette favorable situation, Tun des points les plus avantageux aux relâches, entre Cherbourg et Morl.iix ; c'est aussi le port qui, pendant la guerre continentale, a reçu ie plus de prises anglaises. »

Paimpol fait un important com* merce de chanvre, de cire, de miel, de cidre, de charbon de terre, de sel, de dra[)erie, de mercerie, de quincaillerie, de pellelerie, de chapellerie, etc. L'industrie y est représentée par des brasseries, des tanneries, des raffineries de sel, de» fabriques de cordages.

La pêche du mnqucrean, qui ne dure guère ]>liis d un mois, est trèsproductive k l'aimpol et rapporte en moienno GUOOO à 80000 Ir. par au.

De Paimpol ù Guingamp, A. 50; ~ à

Tréguier, R. 5i.

Excursion à l ile Bréhat.

Une route de G kil. relie I*aimpol à la puinle de l'Arcouet. où l'on trouve des bateaux jjour BiéUat. Cette route, qui côtoie à dr. Tanse de Paimpol, laisse du même cÔlè le ehdteau des Salles^ et à g. celui de Kersa, avant d'atleindie (:i kil.) Plouhaslancc, v.

de 'SkHO iiab. 0"(d;jucs pans de murailles (traces de meurtrières) sont tout ce qui reste de l'ancien manoir de Kerkmouarn , (ju'a remplacé une belle habitation moderne.

ta commune de Ploubazlanec occupe une sorte de presqu'île entre l'anse de Paiuipol au S. . le Trieux t\ ro.. et un brasde merde 1700 mèt.

de iarj^eur qui la sépuro de l'île Bréhat au N.

Lile Brébat (1202 bab.) se divise en deux parties que relie une étroite chaussée sur laquelle les piétons seulement iieuvent passer. Elle comprend

huit autres lies ou flots d'une contenance totale de 309 l)eclares, dont 212 cultivés et le reste en falaises.

L'île Bréhat a été habitée dès une époque très-reculée, et sa population maritime s'est toujours distinguée par son intrépidité. C'est une place de guerre de 3* classe, défendue par plusieurs batteries et dont les Anglais, les Ligueurs et les Royaux se sont vivement disputé la possession pendant les guerres du xv* et du xvi* s.

Depuis quelques années un phare a été établi sur les hcaux de Bréhat, roche située à 12 kil. au M. de Tlle.

DE 6U1NGAMP A PAIMPOL.

A, Far FontHaue.

33 kil. — Route de vuUures- — Serv. de corresp. — Coupé, i fr. 35 c; intérieur et banquette, s ir.

La route monte à 131 mèt. d'altit., pais des^nd à 90 mèt. près de

3 kil. Pabtt, v. de 1087 hab. , dont

Vcd'Isc est célèbre ])arlps pèlerinages qu'y furit les épileptiques.

4 kil. A dr. se détache la roule de Paimpol par Pommerit le -Vicomte (F. ci<-dessouSj B), Celle de Pontrieux, franchissant un affluent du Trieux, dont elle longe la rive dr. pendant 2 kil., laisse sur la rive g. de cette rivière les V. de Trégnnneau (G25 hab.) et ilcSquiffiec (1033 hab.). Squifiicc, situé dans une contrée très-boisée et très-accidentée, possède une église dont quelques parties (collatéral N.) remontent au xiv* s. — A dr. se montre le château du liestmeur. Lesr/rdtcaux de Kcrnavabt et de au regard, situés, le premier à dr. ,1c second à g. de la route, près de Saint-Clet, ne sont plus que des ruines.

15 kiL Saint'Clet, v. de 18:i3 hab.

La chapelle Je Notre-Dame de Clnin (xvi* s.) est fréquentée par de nombreux pèîenris.

•v:4ucm jiuuveni passer. i:-iici.uuipn iiu iji»^-u.\ ijciciin».

dans su circonsc4*iption communale! 20 kil. Pontneujc, ch.-)* c. de

PONTRIBUX,

2300 hab.y est encaissé dans la vallée

du Trieux qui le diviso en deux quartiers reliées par un pont. Incendié une première fois par les Anglais, dans ia première moitié du xiv* s., et une deuxième fois par les Fiançais en 1490, Pontrieuz fut dévasté en 1573 et en 1778 par des crues subites du Trieux. Des places plantées d'arbres, des fontaines publiques, des rues alignées et bordées de jolies maisons donnent à ce bourg l'aspect d'une petite ville.

Le port de Pontrieux peut reœvair des navires de 250 tonneaux; il exporte du froment, de roifrr. de l'avoine, du lin, du fil, du beurre, etc.; ses importations consi>ic'ntcn épices, vins, alcools, houille, sei, 1er, bois dtt Nord, etc. C'est à Pontrieux que le Trieux devient navigable et commence à éprouver les effets de la marée.

[Une route, qui relie Pontrieux à (16 kil.) Lanvollon, dessert (7 kil.) le l'aouét (824 hab.), dont Véglùe renferme un bel autel en bois sculpté.

La chapelle de Notre-Dame de Kergrist date du xv* s, L*eau de la /bniaine Saint^Hméy qui coule dans le village, empêche, dit-on, de jamais tarir les puits dans lesquels ou en verse. J

De Pontrieux à Tréguier, R. 52.

Quand on a laissé à dr. la route de Lanvollon, on décrit de nombreuses courbes sur les hauteui*s, avant de descendre dans la vallée du Leff , rivière que Ton franchit près de son confluent (à g) avec le Trieux. Ce confluent est dominé par les ruines d'une forteresse nommée Frinaudonry ou mieux Frinandour (nez dans l'eau), h cause de sa position sur une pointe de terre entre les deux rivières. Cette place fut assiégée en 1393 par Olivier de Clisson, Après avoir successivement appartenu aux maisons d'Avaugour, de Kergorlay, de Montfort et de Laval, elle fut acquise par la famille de Goëlrieuz,

Sur la rive g. du Trieux, au N. 0.

des ruines de Fiinandour, se voit le château âo h Roche-.Iagu. qui protégeait l'entrée delà rivière {V. R. 52).

Au delà du hameau de Saint-Jean, la route, s'éloignant du Trieux, s'élève à 100 mèt. d'alt. et laisse à g.

une lande immense et à dr. (1 kil.) Plo}frirn de 2627 hab Le châtaut du Bnurblanr (xvi* s.) est précédé d'une cour (]u'entoure un mur crénelé. Doux tourelles rondes flanquent la Hftçade qui donne sur cette cour; & l'une d'elles est adossé un pavillon carré. L'autre façade, sur le jardin , offre trois tours rondes surmontées de toils pointus.

Laissant tà g. le rn'jnnir dp Pcnlan, on rejoint ia roule de baïui-i^rieuc à Paimpol par Lanvollon (R. 49, B).

33kiL Paimpol (R.49,B).

B» Fit Foiiiai«rii-le-Vloont«*

S) kil. — > Rooto de voitures.

4 kil. de Gumgamp à la bifurcation (F. ci-dessus, il). — On franchit un affluent du Trieux, et, traversant

le bot; de Pommerit, ou la route atteint 103 mèt. d'altit., on passe près du château du Ilumcur (;i o- ).

10 ki!. Pommer it-lc-V \comle , v. de 3209 hab., était le siège d une vicomté, successivement possédée par les maisons duChâtellier, du Chastel, de Gouyon-la-Moussaye et, acquise au XVII» siècle par le maréchal duc de Lorges. Le bourg renferme, outre un bel édifice, commencé par une riche huguenote, qui y fut, dit-on, exilée sousLouis XIY, plusieurs maisonsdont l'origine est assez singulière (Ifrefogne contemporaine), « Un curé, grand amateur de procès, en bâtissait une à chaque cause qu'il perdait, montrant par h\ et par des inscriptions qu'il mettait sur les nouveaux édifices, qu'il avait encore suffisamment de ressources pour attrister le triomphe de ses adversaires. » — LV'.r///\<' principalC; en partie du XiV* s., est surmontée d'une flèche en granit de 34 mèt.

422 DE GUINGÀMP A TAÉOUIER. [ROUTE 521

de hauteur, rlatant de 1712. — La chapelle du Paradis cfii \m bel édifice du xvr s. j celle du lolgoalj plus anaieDne, Mt un but de pèlerinage très-fréqœBté. — Près du ehâUau de KerhiCy aa milieu de belles plantations, se voit un dolmen. — On traverse le ruisspau du Bos.

14 kii. Gomrnenech (1205 hab.).-— Après avoir iiànoiii le LefT, on rejoint, m lieu dit la Tournée, la route de Saint-Brieuc à Paimpol par Lanvdlon (R. 49, A).

14 kil. de la Tournée à Paimpol (R. 49, A).

32 kil. Paimpol (R. 49).

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