BOUT
PLOËRlIBIi.
et quelques-unes sont encadrées par (i'éléganls pigiions. La façade latérale, de la plus grandf) beauté , le ooœpose d'une grande arcade eu plein cintre qu i enveloppe, au rez-de-chaussée, deiix portFs en arc Tinfor, et, au-'iessus , deux fenêtres llamboyantes. T.'pspace laissé entre les ogives dece- lenèiresoL l'ai cade principale est occupé par deux Itts-relief^ et par le dais d'une ntohe établie entre les deux fenêtres. D^ux contre-fort^ élégants, terminés en clochetons, séparent cptte partie centrale de deux fcnèties latérales à meneaux.
Les sculptures de cette façade sont d'une grande diiesse. Plusieurs sujets sont empruntés à rfivangile et K la vie de Jésus-Christ; d*autfes images bizarres rappellent les plaisanteries d'Ërasme et de Rabelais. Dans lu genre grotesque nous signalerons la truie jnvnnt de la cornemuse Je xuvetier cousant la bouche de sa [emme, et la fmme armeAonl le bonnsl ds «Ofi ma/ri.
Ce que Saint-Armel offre d'exceptionnellement beau, ce sont k l'intérieur, ses riches verrières, récemment restaurées par M. Lusson, du Mans, disposées dans huit fenèlres, et représentant : lïmaye ds /ran Vt-^ fMTtner, évéque de Saint-Malo^ mort en 1A86 (trois panneaux) j \k Pentecôte (1533) ; la Urjendc de mint Annel (huit panneaux, au dv-sson^ de l'orgue^; des scènes de la Pa^i^ion; Varbr$ de Jessé; la Mort de la Vierge} VAitompêiùn; la Cine, etc. Toutes ces vitres Itirent peintes de 16S3 à lecà.
On remarque, en outre, dans l'église, les statues, en marbre blanc, des ducs Jean 11, mort en 1305, ei Jean fff , mort en 1341, provenant do 1 église des Carmes, détruite en 1193. Les statues de Philippe dê Moniatiban, sieur du Bois de la Roche, chancelier d'Anne de Bretagne, mort eu |514, Anne du Chastfllirr, sa feninie. et deux autres statues que. l'on croit celles d'un seigneur et d'une dame du Crévy, gisent dans le cloître de cet ancien monastère.
La chapelle des Urstilines (anciennement aux Carmélites) renferme un retahleenbois, du xvu« t., riohement sculpté, à trois étages* — :^s frèret de r/n«lnM|tdn chréTienne, ou frères la Mennais, ont à Ploërnieî leur établissement principal et un noviciat, créés en 1817.
Venceinte de la ville a perdu ses trois portes, mais elle a conservé en grande partie ses muis aouronni^s de
mâchicoulis, ses douves et trois de ses tours. La façade 0. de l'église Saint-Armel tuuche aux remparts et à une tour au delà de îaquelie lei»
murs, d'enceinte suivent la place Hoyale, en se dirigeant vers la prison. C'est dans le front orienté à l'G* que se trouvent les fossés les plus profonds. Une tour bien conservée garnit l'angle N. E. Dans une autre partie del eiictiiiUe ^ vôietjt les Iraces d'une herse»
A 160Û mèt. au N. 0. de PIo$rmel| à g. de la route de Saint-Méeti , se
trouve Vétang an Duc ondes GrandS' Moulins, « C'est, dit Ogée {Diction' naire de Bretagne), un petit lac qui n'a pas inums de 12 kil. de tour; se§ eaux limpides et profondes sont alimentées par une petite rivière qui le traverse et qui est riche en truites, Ces eaux font mouvoir plusieurs moulins et forment une cascade qui n'a pas moins de 7 m" t. de chute. Audessus des moulins est un tertre surmonté de grands arbres et couvert de ruines qui passent pour être celles d'un vieux château préposé jadis à la garde de la chaussée. L'étang menace, en effet, en cas de rupture du barrage, tout le pays qu'il domine, et la tradition porte qu'autrefois il y avait toujours dans les moulins un cheval bridé et sellé , prêt & servir au cavalier qui devait, en cas d'accident, en poi'er î i nouvelle à la ville de Maiestroit. » Uu monticule qui domine Téiang^ ou découvre un beau panorama,
Depioërmel à Napoléonv|/.\ 66} ** à Saint Mëen, R« 67.