DE MORLAIX A QUIMPER. [BOUTE
leiins qui se rendent à la chapelle du Relecq ont l'habitude de porter à l'offrande des poules blanches et une mesure d'avoine dans un l)onnet.
Î3 kii. Ou atteint à Hoc li Trévézel le faîte dds montagnes d*Aré et Ton y croise la route de Carhaix è Landerneau (R. 80). Descendant alors vers le S., on passe à la base du signal de Toussaines (384 mèt. d'altit.) , en laissant à g., sur le versant, Botmeur, V. de 750 bab., et l'oiientresur le territoire de la c. de Brasparts. Ce territoire est composé d'une suite de mamelons coniques, dont la direction générale est de l'E. à 10. Le plus élevé de ces mamelons, détaché au S. E. de la chaîne principale des montagnes d'Aré (391 mt'L), porte le nom de Saint-Michel, comme la ebapelle qui couronne son sommet*.
« Aux environs de cette chapelle {Bretagp'' f'ontemporaine)^ la terre se dépouille d arbres et de buissons; elle n'est plus couverte que de bruyères et de rochers brisés par les orages ou décomposés par le temps. Tout prend un caractère sauvage, un air de mort; c'est l'aspect d*un vaste désert dont rien n'égayé ou ne varie la longue et fatigante uniformité. Les derniers villages, les derniers champs forment des îlots sépaiés, entourés de . rochers, d'une espèce de tourbe, d'une terre noirâtre et marécageuse, résultat de hru y' res corrompues, accumulées pendant des siècles.
« Du sommet du mont Saint-Michel, on découvre un amphithéâtre de 60 kil. de rayon formé par les montagnes d'Aré et les Montagnes-Noires.
La vue s'étend, au N., jusqu'aux clochers de Saint -Fol de Léon, avec quelques échappées sur la Manche; elle est arrêtée, au S., par la forêt de Laz et les montagnes de Gourin, perdues dans les nuages. A l'E., apparaît à l'horizon le clocher de Carhaix, et, au delà, en remontant vers le N. E., la forêt de Beffou et les terres (jf's environs de Lannion. Enfin, par les beaux jours^ on distingue, du
I côté du couchant , la presqu'île de Crozon, la rade de Brest et le Bas- Léon, jusqu'à la pointe Saint-Mathieu.
L'œil, fatigué du noir des rochers, de l'iacerLitude des lointains vaporeux, de la ceinture uniforme des n^ontagnes, se repose avec une sorte de plaisir sur le vallon du Botmeur, où quelques langues de terres cultivées, quelques cabanes entourées, de bouquets de bois se détachent, comme les oasis d'Égypte, du milieu des bruyères empourpréeset des tapis de mousse jaunfttresquehroutentde maigres troupeaux de vaches et de moutons. Sous les pieds, sont les marais très-dangereux de hun-Ehz ou de Saint'Michely remjJis de fondrières; une croûte, verdoyante à la surface, recouvre leur fond bourheux, nommé ioudie (petite bouillie), où disparaissent parfois bestiaux et bergers. »
On descend en zigzags à
38 kil. Brasparts, ch.-l. de c. de 2958 hab., entouré de verdure.
L'éyiise, sous Tinvocation de saint Jaoua, est moderne, à Tetception de la flèche, qui remonte au xvi* s.
On franchit, au-dessous de Brasparts, le vallon de la DouPne, où se trouve, à g., le château de QuiKien, nouvellement reconstruit, possédé depuis 1600 par la lamillede Kerret, et au delà duquel le pays change tout à coup d'aspect. Des cultures, des vergers remplis de cerisiers et entremdlés de jolies fermes, forment un contraste complet avec Tàpi^tô agreste desmarais de Saint-Michel.
48 kil. Pleybeu (R. 79).
Après avoir franchi TAulne au (53 kiL) Pont-Cchlantf la route, décrivant encore de nombreuses courbes, remonte la rive dr. d'un affluent de cette rivière, aftlnent^u'eîle traverse (60 kil.) au pont de Ty ai -Pont, près de la chapelle des Fontaines, bâtie sur le territoire de GouéMie (2075 hah.; galerie celtiqfue classée parmi les monuments historiques).
('A kil. Briec (R.6,p. 217).
U kil. Quimper (R« 6).
[aOUTE a2] MOI^TLHÉEY.