‹ Itinéraire général de la France (volume 2)Chapitre 201 sur 257 · GHÀT£AUN£UF-DU-FAOU · texte numérisé non relu

GHÀT£AUN£UF-DU-FAOU

Les sujets peints dans les six autres fenêtres sont :

l" vilre : V Annonciation^ la Nativité, VÀd(»rati<m des Btrgttê^ VAdaraîiùn d$s Magn,

2* TÎtre : le Baptême de Jesus-Chrisi en trois panneaux à personnages de grandeur naturelle.

3* vitre : le Martyre de saint Laurent, en deux panneaux occupant toute la largeur de la fenéire.

4* vitre : la Mort de la Vierge.^

5« vitre t la Légende de saint Éloi.

6* vitre : la Légende de faint Jacques le Maîeurf en quatre panmauz fort remarquables.

Sttns le c. de Spézet se voient aussi plusieurs monuments druidiques et des reste? de fortifications attribuées aux Romains.]

De chiteannettU ChAteaoliD, R. 79.

La route deseend, de 195 mët. d'al-

tit., dans un petit vallon où elle franchit un affluent de l'Aulne. Contournant nlors une sorte de promontoire, elle traverse l'Aulne à (29 kil. 1/2) Pont-Pol-ty-Glas et s'éloigne définitivement de la rivière pour se diriger en zigzags vers les Montagnes-Noires qui attirent depuis longtemps rattention du côté du S.

Dominant à g. une petite vallée, on laisse à dr. (l kil.) Saint - Thois (1000 liab.). Plus loin, du même cÀtéj se montre le cMUau 4ê ta Roche, que Troilus du Mescouëz^ page et favori de Catherine de Médicis, puis vice-roi de Terre-Neuve . fît ériger en marquisat en 1576. Ce château, bàli sur un roc escarpé de 189 mèt. d'altit., fut incendié pendant les guerres de la ligue. Il n'en reste que quelques pans de murailles et une tour au S. dominant un vallon solitaire où coule un ruisseau.

Des fouilles, exécutées dans son enceinte, ont amené la découverte d'ossements humains, de cendres et d'ustensiles en fer. La chapelle du château a survécu à sa ruine, te support d'une statue de la Vierge porte la date de 1&61; et une porte au N.,

celle de 1781. Tout auprès, un beau fût d'une croix hrisée,. est décoré des armes des maisons de Rostrenen et du Ou61ennec, posso-^'^^^iirs de la seigneurie de la Roche avant les Mescouëz, c'est-à-dire au xv* s.

Les sites boisés qu'oiïraient les mille sinuosités de TAuboie font place, à mesure que Ton s'éloigne de ses bords, à de vastes landes incultes où l'on ne rencontre aucune habitation et où la route atteint environ 220 mtt. d'altit., avant de descendre le versant S. des Montagnes-Noires.

42 kil. Bdem, v. de 1880 bab., doit son nom à saint Édem, ermite originaire de la Grande-Bretagne, qui '^'établit au viii» s. dans la forêt de Quistinit, où il se bâtit une chapelle deveime I cglise paroissiale d'Édern. Cette église, reconstruite au zvi* s., renferme d'assez beaux vitraux et la statue de saint Êdern, représenté sur un cerf qu'il avait apprivoisé et habitué à lui servir de monture. Dans le cimetière est uu menhir renversé.

44 kil. Briec, ch.*l. de eant. desservi par la station de Quéménéven (chemin de fer de Nantes à Brest, R. 6, p. 277). — On rejoint, à Bricc, la route de Morlaix à Onimper, puis, 10 kil. plus loin, à Kcrancloarec^ celle de Cliàteauliu à Uuimper.

56 kil. Coai-Bity^ hameau situé à g. de la route, près d'un ruisseau.

Le joli mai^oir de Coalbil y est un édifice de lôl7, dont les tourelles, dominant un \ullon Lien hoi^é, se dessinent d"une façon pittoresque au milieu d'un riche paysage. — A 1500 mèt. en deçà de Quimper, s'élève, sur la dr. de la route, près du manoir de Tréque/fellec, un chêne centenaire dont le tronc a 7 met. de circonférence à 1 mèt. 25 de terre et dont plusieurs branches très-grosses étendent en tous sens l'ombre de leur feuillage, jusqu'à 12 OU 13 mèt. du pied de l'arbre. On suit jusqu'à Quimper la rive dr. d'un ruisseau qui va s'y jetri dans rodet et l'on croise le chemin de

DE GARHAIX A GHATËAULIN« [ROUT£ 79]

fer de Nantes à Brest, en entrant dans la yille.

61 kil. Quimper (R. 6).

DE GARHAIX A CHATCAULIN.

49 kil. — Route de voitures.

24 kil. Châleauneuf - du - Faou (R. 78). Se dirigeant vers le N. 0., la route de Châleaulin monte à ] 34 met.

d'altit. et franchit deux ruisseaux, dont le principal est celui du Ster- Ooanez, à 6 kiL de Ghftteauneuf.

38 kil. Pleyben^ ch.-l. de cant, de hab., est situé sur un plateau, au point d'intersection des routes de Moiiaix à Quimper et de Garhaix à Ghàteaulin.

• nVéglise de Pleyben {Bretagne contêmparaine) est un édifice remargua- Ue, tant par ses dimensions que par son style hybride, singulier mélange d'architecture ogivale et de celle de la Renaissanco, architectures qui, malgré leur dissemblance, se trouvent réunies avec assez d art pour offrir dans leur ensemble nn effet pittoresque.

Trois clochers surmontent cette église. Le principal est une haute tour carrée élevée sur la façade S., dont de longues baies cintrées dissimulent la masse. Elle est terminée par une galerie à jour que couronne un dôme en pierre^ accompagné de quatre clochetons hexagones. Chacun de ces clochetons a son amortisse* ment en dôme comme le motif principal. A l'un des angles de ce r\ncher, tout entier de la Rcnai.^^diict .

est adossée une tourelle à six pans renfermant rescaller. Un porche d'une rare élégance, ouvert à la base de la tour et portant la date de 1588-1591, contient à Vintérienr les statues des douze Apôtres. La façade est complétée par deux autres clochers, du style flamboyant, terminés en flèche, lis sont séparés par une galerie que soutient un pilier formant deux ar-

cades très-élancées. Le chœur, un peu plus ancien que le clocher principal, est percé de fenêtres ogivales qui se distinguant par la légèreté de leurs meneaux tlarnboyants. La sacristie forme au chevet un charmant appendice avec son toit en dôme et ses pilastres de la Renaissance, reproduisant les principaux moti& de l'abside. »

Un osniaire du xv* s. orne le côté 0. du cimetière, mais son arcalure d jour, figurée en talon, a été aveuglée, et une destination toute profane a été donnée à ce monument funèbre. — Un autre monument que renferme le cimetière c'est un cal^ voire (16.50), — le plus important du Finistère après celui de Plougastel, — où de nombreuses statues re[>résentent l'histoire de Notre-Seigneur.

A Morlaix et à Quimper, R. St«

La route descend vers TAulne, qui, décrivant sur la g. de longs et nombreux contours, forme, à TE. de Châteaulin, une sorte de presqu'île qu'il faut traverser dan^ sa plus grande lon{^ueui, avant d'atteindre

49 kil. Châteaulin (R. 6). •

D€ CARNAIX A LMDEMUO.

60 kU. — Route de voitures.

Après avoir traversé TBiére, à 2 kil. de Garbaix, la route se développe en zigzaî>s dans une contrée accidentée, laisse à dr li rhnpt^Ue Saint-Scbastien et iQboisdu i ymcur, puis franchit l'Aulne au (H kil. ) Pimi-Pierre, Au delà du hameau de (6 kil. de Garbaix) CarnUan^ s'éteodent à dr. de la route les mines de plomb argentifère d îïu^l^roat.

17 kil. 1/2. La Grandc-IIalte , hameau où I on croise, au milieu d'une campagne aride, une route conduisant à Q liil. sur la dr.) Huelgoat et à {h kil. sur la g.) Saint-Hetbot.

OUTE 80] HU£LGOAT. ^

Huelgoat (auberge assez bonne), cli.4. de c. de 1377 hab., situé à l'E. d'un âang de 40 hectares, comprend une ruelle bordée de chaumières, laides et sales, puis une petite place carrée, entourée de maison*; d'une architecture ancienne et de meilleure apparence, avec des halles au centre et une église & PE. L'abside de etiitB église f à pignons aigus avec crochets, porte à sa base la date de 1591. A l'extrémité opposée dubourg (S. 0.), sur un tertre ombragé de chênes séculaires, s'élève la chapelle de Notre- Dame-des-Cieux (xvi* s.), dans laquelle on remarque les restes d*un Titrail et un curieux retable retraçant des scènes de la Vie de la Vierge.

A quelques pas de la chaussée de l'étang de Huelgoat, qn entourenl des collines pittoresques ; a On voit {Bretagne contemporaine) la plus belle pierre hranUmeàtlà Bretagne. Cette pierre, posée en équilibre sur le sommet d'une autre pierre adhérente au sol, a une longueur d'environ 7 met.

sur une largeur de 5 mèt. 33 cent, et une épaisseur de 4 mèt. 33 cent. Son poids est évalué & plus de 1 00 000 kll. , et cependant un homme seul lui imprime, sans beaucoup d'efforts, des «scillations sensibles. Dans le ravin, au-dessous de la chaussée, les eaux de l'étang coulent sourdement au Iravers d'une espèce de grotte nommée le Ménage de la Vierge» » Du même eùtéf au N. de Pétang, le sol est couvert, en certains endroits, de grosses pierres arrondies comme des cailloux roulés, puis de rochers énormes, dont ime partie sont placés dans des positions si étranges, qu'ils semblent

Îirêts à se détacher de leur base. A 'E. du bourg, on peut descendre (un chemin y conduit depuis la place) dans une charmante et profonde vallée, où coule le ruisseau de Pont- Pie rr^ et qu'embellissent des rochers et des arbres nombreux.

Un canal de 2 kil. de longueur, tracé sur les hauteurs et à travers un joli bois, porte les eaux de l'étang

SAINT-B£RBOT. ÔÛ7

aux machines hydrauliques des mines qu*il alimente. « On serait tenté, dit M. Ed. Vallin, de regretter la brièveté du chemin qui conduit du bourg à la mine, tant la splendeur du paysage fait éprouver de douces émotions el de surprises inattendues. » Cette mine de plomb argentifère comprend 6 puits, dont 2 d'exploitation (125 à 275 mèt. de profondeur). Le filon a été reconnu sur une longueur de 1500 mèt. Deux machines hydrauliques de la force totale de 2UU chevaux épuisent l'eau de la mine à 230 mèt. Les mines du Huelgoat et celles de Poullaouën, éloignées de 3 à 4 kil. à P£. (R. 73), appartiennent à la même Compagnie.

Elles employaient naguère ensemble 650 ouvriers environ , et produisaient par année 8UU 000 kilogr. de plomb et 1500 kilogr. d'argent; mais en 1866, l'exploitation de ces mines était suspendue.

Pour aller du Huelgoat à la chapelle Saint-Herbot , il faut revenir sur la route de Carhaix et prendre, à la Grande-Halle, la route qui detache sur la g. La chapelle Saint- Herbot (7 kil. du Huelgoat) date du commencement du xvi* s. « Sa position écartée {Bretagne ecnîemporamc), au-dessous d'une cascade coulant sur des blocs de granit roulés et entassés les uns sur les autres et couronnés de bois, la recommande aux touristes autant que son caractère architectural. Elle se distingue j^ar une haute, tour carrée, que termine une balustrade flamboyante et qui est percée de baies ogivales, entourées de gros tores. Le porche occidental, surmonté d'une galerie flamboyante, est un placage assez riche. Le porche méridional renferme , dans ses voussures profondément fouillées, des fi* gurines et de gracieux rinceaux; les statues des douze Apôtres, peintes et dorées, en garnissent les parois.

La maîtresse vitre porte la date de 1556, et c'est à cette époque qu'il faut attribuer un jubé en bois, merveille d'élégance et de bon goût, travaillé

m GABHAIX A

LANDERN£AU. [ROUTE 80]

dans le style de la Renaissance. Quoique cette délicieuse boiserie ait beaucoup souffert, elle offre encore plusieurs parties intactes où Von peut étudie.- uTî système d'ornementation riche et i< leux. Dans le chœur est le tombeau du pieux anachorète Herbot. Il consiste en on sarcophage en granit, sur lequel est couchée la statué du saint placée sous une arcade gothique. Cette tombe, qui ne porte ni date ni inscription, paraît contemporaine de l'église.

« Le pardon de Saint-Herbot (pendant le mois de mai) a une physionomie particulière. C'est par des sentiers qui serpentent dans les bruyères des montagnes, qu'arrive la masse de pèlerins qui afHuent à cette lete. Ils îorment autour de la chapelle une continuelle et mouvante œintore. llais,ce qui frappe davantage Tétranger, c*est la vue des innombrables queues de vaches et de bœufs, bizarres offrandes qu'on fait pleuvoir sur les autels de saint Heibot, en sa qualité de patron des bêles à cornes. Les trois jours que durent la foire et le pardon, tous les bœufs de la Comouaille se reposent.

Jadis on leur faisait faire, comme aux pèlerins, le tour de la chapelle, et lorsqu'on ne les y menait pas , disent les vieillards, ils y venaient tout seuls. Saint Herbot les en dispense aujourd'hui, moyennant rhommage d'une poignée de crin de leurs queues. Le produit de ce crin, vendu au profit (le l'église, s'élève annuellement à î "^00 ou 1800 fr, et au double de celte aumme après une épizootie.

« Sur le penchant d'une des collines nues qui dominent SaintrHerbot, on voit un dolmen en schiste noir (12 met. de longueur, 1 mèt. 50 cent, de largeur), appelé dans le pays le tombeau de Ùuéorelj géant d une grandeur peu commune , puisqu il fallut^ dit-on, le plier sept fois sur lui-même pour qu'il ttnt dans cette enceinte. Sa force égalait sa taille et il en donna des preuves frappantes en débarrassant les terres d'un druide

des rochers qui s'opposjdent à leur culture et en roulant dans le lit de l'Elez, l'un des points 1*6' plus romant!(jues de la Bretagne, les blocs énormes qui forment la cascade de Saint-Uetiot. Cette cascade (elle est surtout très -belle après les fortes pluies) se précipite d^une hauteur de 7 0 mèt. sur une longueur de 300 mèt., le long d'une montagne de granit couverte de chênes , de liètrcs et de sorbiers. Au milit'u de tes sauvages aspects, on peut se croire à mille lieues de la civilisation, et se demander si d'autres hommes ont jamais passé dans le Ut de. ce petit torrent, dans les anfracluosités de ces rochers et dans ces bois sauvages. »

Le monlm du Busquée, situé à une centaine de pas de la cascade, précède le château de ce nom, bflti sur la pente d*un coteau. Le château est un édifice du XVI* s., fort délabré et aujourd'hui converti en ferme. « Les bosquets des jardins, laisses à l'abandon, ont atteint les dimensions d'arbres forestiers. Un bassin circulaire en granit est à moitié caché sous ces massifs. «

En traversant la ferme du Rusquee, on arrive à un bois très-élevé, à LE.

duquel coule TElez, descendue des marais de Saint-Michel, sur le versant oriental des montagnes d'Aré.

On traverse la rivière sur les blocs de pierres arrondis qui en encombrent le lit et l'on arrive ainsi à un point d'où I on domine la cascade.

Au del 'i Je la Grande-Halte, la roula de Cariiaix à T niiderneau gravit des rampes très-roides.

27 kil. La Feuillée (281 mèt. d'altitude) , ch.-l. d'une e. de 2063 hab., s'élève sur des pentes arides ou couvertes de bruyères. AuS, O.de la commune s'étendent les marais deSaint- MichcL dominés par le sommet du même nom tH. 81), et plus près, Sur la g., le bois et le manoir de Merbéfou, ancienne commanderie de Tordre de Malte.

29 kil. Ijtiez , hameau.

32 kil. On croise, sur la crête des

[ROUTE SI] ABBAYË DU K£L£CQ*

montagnes d'Aré, près de Roe*fc Trévéxel (354 mèt. d'altitude), la route de Morlaix à Quioiper (R. 81 ). — « Toute la chaînn dos monts d'Aré, dit Cambry {Voyage dans le Finistère) f se compose de couches schisteuses dont les crêtes aiguës, déchirées et incultes, encadrent d'une manière romantique le paysage solitaire (|u'clles entourent. » Le point où la route francîiit îp faîte des monts d'Arc est uu dos plus [pittoresques de cette chaîne de muuLagnes et l'on décoavre de là un Immense horizon.

A dr. , près de la route, Véglise de Commana , v. de 2660 hab. , renferme un autel du style le plus fleuri de la Renaissance. Au N. du bont-^r (2 kil.), près du château du Bois-de- La-Roche, se voit un autel druidique très-bien conservé, composé de quatre dolmens rangés sur la même ligne.

On descend vers VElorn par une pente très - sensible et Ton croise une route qui dessert à (2 kil. 1/2) Sizun, ch.-l. de c. de 3875 hab., sur la rive dr. de l'Elorn. Le portail Ogival de l'égUte est du xvi* s.;^ la nef, de 1646; et la flèche de 1722. — La chapelle Saint-Cadou occupe une position pittoresque au pied des montagnes d'Aré.

Après avoir franchi l'Élorn , la route laisse à dr. (2 kil.) la Martyre (R. 3, p. 143). — A 1500 mètl, à l'E. de ce village, se trouve PUmdiry, eh A, de c. de 1487 hab.

En approchant de Lnnderneau, on aperçoit (l kil.) sur la g. le joli cloclier à jour de Pcncran (603 hab.).

60 kii. Landerneau (H. 3).

DE NORLAIX A QUIMPER.

82 kil, — Route de poste. — Voit, de corrcsp. — Coupé, lo fr. 30 Ci iatérjyeur et banquette, 6 fr. 30 c.

La route remonte, parallèlement au chemin de fer de Brest, la rive g. du

Oueflleut ou Relecq et laisse à g. la

maison de campagne de Trédoual et le cl âleau de Lesquiffiou (F. p. 137). avant de croiser la voie ferrée et de «e séparer de la route de Morlaix à Brest. Oa croise une seconde fois le chemin.de fer, à 2 kil. en deçà de

10 kil. Pieyber-Christ (R. 3).

Décrivant de nombreux détours en gravissant le versant septentrional des montagnes d'Aré, on laisse à g. le château du Coatîosquet, appartenant à M. Ferré de Peyroux, et l'on atteint 276 mèt d'altit. près de Plauniwr'Ménêx (376 hab. ), situé sur ladr.

(500 mèt.). Ce bourg occupe le centre d'un vaste amphithéâtre de montagnes schisteuses échaucrées de toutes parts. Les priiicipales. au S. sont :

Roc'h ar feurUum (.i71 mèt.), Ao'c/i Trédudùn (368 mèt.) Hoe*A TrMxel (R. 80). On trouve un peu d*abri dans les vallons boisés qui coupent ces montagnes; mais p:irtout ailleurs le vent se fait sentir avec violence dfî quelque côté qu'il souffle, et la température est des plus âpres. Des bruyères épaisses, mais courtes, sont la seule végétation de ces crêtes pierreuses et dédiirées, oii l'élève des bestiaux, qui paissent en commun dans la montagne, supplée pour les habitants à la pauvreté du sol.

Véglise paroissiale de Piounéour- Ménez, sous le vocable de saint Ënéour, est un édifice du xvu* s., composé de trois nefs sans transsept et surmonté d'une flèche. — A 4 kil.

à TE. du bourg, sont les ruines de l'abbaye du Relecq, fondée en 1132 et dont la chapelle , eu grande partie de répoque de la fondation, est encore entretenue. Elle s'élève près d'un étang, l'une des sources de la rivière de Morlaix, au fond d'un vallon dont la fraîcheur contraste avec la sévérité des collines environnantes. Une des galeries du cloUref encore debout, appartient au ziu* s*

Dans le chœur de la chapelle se voient les statues de saint Benoît et de saint Bernard. Les nombreux pè*

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