‹ Itinéraire général de la France (volume 2)Chapitre 209 sur 257 · BLOIS · texte numérisé non relu

BLOIS

sur 10 mit de largeur), divisée eu deux parties par une rangée de 8 colonnes (zin* s.)) que surmonte un mur percé d'arcades en ogîVes et sur

lequel repose la charp*^ntf^ (xr s.) ; rarrière-cabinet à l'eiilrtie duquel le duc de Guise fut as«assinc (23 décembre 1588); la chambre à coucher du roi, dms laquelle le duc vint mourir ; les salles des gardes du roi et des gardes de 'la reine; le grand salon de la reine ; le cabinet de toilette de Catherine de Médicis ; la chambre où elle est morte {charmant plafond), son oratoire et son cabinet de travail (ravissantes boiseries); la tour des Moulins et ses oubliettes, etc. — Un petit mtisée (ouvert tous les jours aux étrangers moyennant un second pourboire) de tableaux, de gravures, de plâtres et d'histoire naturelle, a été installé, en 18G0, dans les combles de Taile de François l** (deux toiles de Breughel de Velours représentant des vues de Flandre ; un portrait de femme par Mm n Lp])run, etc.).

La caUUdrale, construite en 1678 dans le style nommé faux gothique, renferme deux bas-réliefe en marbre bUmc, la MémMr$ et la MéâiUiHm, provenant du tombeau de U mère de Stanislas, roi de Pologne. — Lp palais épiscopal {XMI* s.) a eu pour architecte Gabriel : de la terrasse, plantée d'arbres etouvcrlc au ])ublic, on découvre un magnifique panorama.

— Végîige Saim-Nicolai ou Saint- Laumer est un spéeimen de tous les styles d'architecture depuis le xu' s.

On vante, à l'intérieur, la profu^^ion et la variété des ornements répandus sur les chapiteaux et les corniches.— Il ne reste que de rares débris de l'a6to|fe de SeM-Laumer. Le cloître actuel est occupé par V hôtel- Dieu,

— En face, sur l'autre rive de la Loire, se trouve Vhôpitai général, — Notre- Dame - Immaculée y autrefois l'église des Jésuites, a été bâtie de 1(>26 à 1671, sur les dessins de Mansart. — BaUeaublé en pierres et briques, dans le style du moyen âjge, avec tout

relies aux auj^ies. — Hôtel de ville, renfermant une bibliothèque de 23000 vol. — Grand séminaire y possédant une jolie ehapeUe dans le style du XI II* s. — Fontaine Louis XI f, charmant monument du xv* s., malheureusement endommafïé. — Magasin des subsistances miiitairca occupant le pavillon des Bains de la Reine^ qui fut bâti par Anne de Bretagne. — Tour Beauvoir, dernier débris du château fort de ce nomi qui dominait la ville.

Blois n'a presque rien conservé de ses vieilles muraiUes et de ses portes monumentales. — Les plus remar^ quables de ses anciens bôtels et de ses maisons particulic'rcs sont : Vhôtel d'Alluye (mon. hist. du xvi* s.); — Vhôtel Denis du-Pont (mon. hist, du xvi* s.) le petit Louvre ou hôtel de Chevemy (1477); — Vhôtel d^Amboise (zvi* s.) ; — VMUl d'tpemon (xv* s.) j^ Vhôtelde6uise;— Vhôtel Sardini {oratoire orné de fresques remarquables) ; — Vh'ffn Gaillard; — Vhôtel de la Chancellerie (nombreuses sculptures); — la lottf d'Argent^ ancien hôtel des monnaies (tour octogonale du xm* et du XV* s. ); » le château Salnf-Ioiare,

ancienne léproserie, etc.

Huit fontaines, réparties sur divers points de la basse ville, tirent leur eau d uu réservoir souterrain appelé le Gouffre et alimenté par un aquedxkc de 5*29 mèt., creusé dans le roc. Cet aqueduc, qui ne reçoit d'ailleurs aucune source appréci;îble, est attribué aux Romains. La partie haute de la ville est desservie par une machine à vapeur qui puise les eaux de la Loire. — Le pont qui relie Blois au faubourg de Vienne {église Saint' Saturnin fondée au Et* s., remaniée au xvi*" s.) a été reconstruit de 1717 à 1724.

Le mail. 1^ Allées et les bords de la Loire offrent d'agréables promenades. — Du haut de la Bufie dee Copucinsy célébrée par M. Victor Hugo, on découvre un beau panorama*

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