D£ PARIS A LA FLÈCHE
Henri IV, fut commencée en 1607, | ville peu de chose, et, en mourant, la terminée en 1622 et consacrée , I laissa en réputation ; • la tombe du
sous le vocable de saint Louis , par ■ P. Michel le TelUer, confesseur de Claude de Rueil, évêque d'Angers, I Louis XIV, mort en 1719; celle du le 2 septembre 1637. Sa longueur j P. Charlevoix, missionnaire célèbre est de 51 met.; sa largeur, de 10, (par son Histoire de la Nouvelle
y compris l'espace occupé par les chapelles latérales. La porte principale présente une voûte élégante et
hardie, que supportent deux belles cariatides, œuvre de Mathurin .lousse, de la Flèche. A l iiUérieur, des trihunes circulaires régnent aU-dessus des chapelles latérales et des deux côtés du sanctuaire.
A l'extrémité des collatéraux, se voyaient avant, la Révolution, deux cœurs en métal doré renfermant, l'im le cœur d'Henri IV, apporté à la Flèche, le 4 juin IGiO, vinf^t jours après sa mort; lauUe le cœur de Marie de Médicis, apporté en 1643.
Les statues de la Force et de la JusUce, du côté de l'évangile, semblaient veiller sur ces re'^l'^'^ du mi,
France^ mort en i761.
Le prytanée se compose de cinq corps de b&Uments, construits dans leur ensemble de 1620 à 1653. Ces bâtiments, qui enferment plusieurs vastes cours, dont une belle cour d'honneur, sont limilésau N. par un magnitique parc que traversent des douves. L'ancien réfectoire des Pères (1630), devenu la SaUe det viiUet; le grarid portail^ dont le fronton offre le buste d'Henri IV ; la galerie en arcades du restibule d'entrée, supportant une seconde galerie devenue la salle de la bibliothèque ; la façade ^monumentale (cour d'tionneur) portant le hateon dit du Général^ et la salle des Actes sont les parties les plus intéressantes de ce vaste édifice
c^mnie les istatues de la Prudence \ La. salle des Actes, éclairée -par neuf et de la Douceur, du côté de l épître, | grandes fenêtres , renferme une esgardaient le cœ r de la reine. Ces '. trade qui sert aux distributions de
dépouilles royales furent publique- prix et aux autres solennités de l'ément brûlées en Tan ii; mais un ! cote. Le plafond forme une voûte sur* habitant de la ville parvint à s'em- | baissée, ornée de caissons égaux, au
parer de leur cendre, et celle cendre soig:neuseraent conservée a été renfr-rmôe en i8l4 dans une boîte de [Aoiuii doré en forme de cœur, et i c placée dans la niche où on la voit aujourd'hui.
Le maitre-autel, orné de huit colonnes de marbre rouge veiné de blanc, sculpté par Curbineau, de Laval, offre un beau retable {ï Annonciation) peiut par Bortout La chaire, très-remarquable, est Toeuvre d*un sculpteur fléchois.
De grands seigneurs, des religieux, de nobles dames reposaient autrefois dans les caveaux et sous les dalles de la chapelle. Parmi ces tombes, on trouvait celle de «« messire Guillaume Fouquct, cheialier, seigneur de la Varenne, baron de Sainte-Suzanne..., qui, en naissant, trouva cette
centre desquels des B alternent avec des rosaces. Le fond de cette salle est orné d'une peinture allégorique et monumentale où l'on voit Henri IV eouromé parla Vietoite, Tout autour figurent, sur des écussons. les noms des élèves qui ont remporté les prix d*honneur du prytanée dej)u:s leur fondation (1835). Le premier de ces noms est voilé d'un crêpe ; c'est celui du colonel d'étal-majur Cassaigac, tué à Tassant de Sébastopol, le 8 septembriQ 1855, à Tftge de 38 ans.
Dans la galerie voûtée qui fait communiquer la cour d ficHineur avec le parc, s'élève une statué en pied d'Henri IV, inaugurée le 14 mars 181 7, jour anniversaire de la bataille d'ivry, par ordre du duc de Féltre, ministre de la guerre, ancien élève de la Flèche;