DE VANNES A PLOERMEL, A JOSSBUN, ETC. [R
de la choiiannrrif. — Le carré cen- ] tral df VL'(jli6i' e-l roman ; la nef dateciuxv^ s., et le cliœur, plus moderne, est décoré de stalles da style flainboyaiit
« La parde N. du vaste territoire (le Granchamp. dit M. Cayot-Délan- (Iro. ri do être autrefois hérissée de monuàiCiiU druidiques, à en juger par ce qu il en reste encore aujourd'hui ; mais il est fort difficile d'explorer ce désert ; on se perd dans ces interminables landes où s'élèvent seulement, fie loin, en loin, quelques chaumières, quelques bouquets de pins, quelques menhirs oubliés au milieu de la destruction générale.
« A 1 kil. au N. de lûperhet (6 kil. au N. de Grandchamp), sur le sommet d'une colline rocheuse, se trouve un beau dolmen , dont hi table (5 met. de h)n;:ueur, 2 mût. 20 cent, de largeur, 1 met. 50 cent, d'épaisseur) repose sur deux longues pierres couchées ; à Tune des extrémités de cette table il existe une excavation régulière et arrondie. Près de ce dolmen, plusieurs pierres gisantes portent c^ussi de ces cuvettes ou excavations.
« Si Ton se dirige de là yers le cabaret de la Croix-de-BoU (1 kil.
plus loin), situé sur le chemin de Comouailic, qui forme la limite N.
de la commune de Longchamp, on traverse une vallée coupée par un ruisseaUf puis on gra\iL une montagne couronnée d'un bois taillis.
Quelques petits iiMfiMfv encore debout, et un très-grand nombre d'autres renversés, annoncent que ce lieu fut jadis cousacré. La hauteur de ces menhirs varie de 6 à 7 mèt.
« Là encore oa voit des pierres excavées; deux d'entre elles surtout, posées IHine près de l'autre, longues chacune de 4 mèt., larges de 2 mèt.
50 cent, et épaisses de 1 met., présentent près de leur extrémité une cuvette duu part une rigole qui vient mourir au bord de la pierre.
« De ce point élevé, on aperçoit
au loin vers le N. le cabaret de la Croi.\-de-Bois, reconnaissable i^ai- le> sapins qui Tavoinnent et par la grande croix qui lui a donné son nom. On domine de là une vastt^ lande toute parsemée de menhirs abattus : et . en parcourant cette plaine de bruyères et d"ajunc», on découvre des blocs énormes étrangement empilés, quelquefois en désordre, et presque toujours marqués par des bassins accompagnés de rigoles. Entre ce point et le village de Larouste, situé à peu de dist;incp de la limite orientale de la commune, à l'E. de la ruute de Vannes à Isapoléonville, on trouve également une foule de ftevU/cms de grande dimension, renversés sur la bruyère , et — ce qu'il faut remarfiuer — c'est que le terrain fournit l^e^nicoup de quartz, et que tous ces monument»»
sont en granit. »
On dépasse à g. le t. de locman'a, dépendance de Grandcfaamp, en descendant \ers un ruisseau que Ton
franchit ni hameau de (Ik kil. ) la Hutte {b'J mèt. d altit.}. A g. en core se montre Locquemcrin-des- Boù. A dr., à 1 kil. de la route, Si' trouve la belle terre de CoMeandee^ dont le château lut construit par Guillaume C3iobant et par Michellc ilu Breil, sa compaprne. en lô27. Le manteau de la cheminée dans la grande salle, soutenu par deux cariatides {Mirterve et ô*'/ione),,est décoré de devises tirées de rÉcriturc* et des écussons des fondateurs et propriétaires du cliftteau.
Gravissant les landes de Lanvaux, on laisse à dr. le<î hameaux de la Talne et de Lurouste, puis le i>etit chilleau de Veissiei,, près «luquel on attdnt 117 mèt. d'altit. A g. s'étend le hait de Colpo^ ainsi nommé d'un hameau que Ton traverse. Plus loin, la c. de Uoustoirac (1590 hab.), dont le chef-lieu est hAti à 1 kil. de !a route à g. , sur une colline, po.ssède de nombreux monuments celtiques.
£n eiïct,*8ur la seule lande du Bmo
GRANBCHAMP. — LOCMINÉ.
(au S. 0. du bourg), se voient 4 dolment, une pierre dnmtonle, un tu-
mulus et une grotte aux fée» {% môt.
de longueur sur 2 met. 50 cent, environ tle largeur). On remarque, en outre, à Moustoirac, des vestiges d un camp romain, dessubstructions ronudnes et les restes d'un château.
Au delà de Moustoirac, on peut vi sitcr avec intérêt, sur le bord de la roule à dr., la charmante propriété de Cornerclioat, véritable oasis, créée, au milieu des landes qui l'entourent, par la princesse Baccliiochi, dans la c. de Bignan (.MOOO bab.).
38 kîl. Locminé, cb.-l. de c. de 2486 hab., situé à l'intersection des routes de Vannes à Napoléonville et de Rennes à Lorient, a emprunté son nom (Loc mmec^h , cellule des moines) à un monastère fondé, au VI* s., par saint Colomban.
Le couvent de Locminé, brûlé pai les Normands au ix« s., fut rétabli en lOUG par Geoffroi, duc de Jiretafrne. comme prieuré de l'abbaye de Saint-Gildas de Rhuis; il portait alors le nom de prieuré de Moréac.
La création de la paroisse de Loc miné est donc postérieure à celle de Moréac, et le bour^ de Locminé s'est formé pfMi à peu sous la protection du monastère qu'a remplacé, au xvi" s. , Véglise actuelle. La chapelle Saint- Cohmban , construction de la mémè époque, attenante au cdté N. de ia nef de cette église, avec laquelle elle communique par une larp:e arcade, a conservé un vitrai! à j)ersonnages retraçant eu plusieurs tableaux la vie de saint Colomban, expliquée par des légendes.
On lit dans les litanies de saint Colomban placées au-dessous de sa statue :
Saint Cohmiban, patron de Loemlné,
priei poar noQs!
Saint Golomban, secours daa imbéciles,
priez pour oous!
Ces deux strophes, ainsi rapprochées, sont un sujet de plaisanterie
peu flatteuse pour les habitants de Locminé.
Saint Colomban est invoqué aussi pour les fbus furieux qu*on enchaînait
autrefois dans deux caveaux de la chapelle alin d obtenir leur guérison.
[Une route, de 24 kil., relie Locminé à Jossf'lin (F. R, 66, p. 467).
— LocmuH est aussi rattaché pai* une route à Baud, station du chemin de fer d'Auray à NapoléonviUe ( R. 7 1 ) . |
A 3 kil. de Locminé, la route lalss»
à dr. (1 kil.) Moréac (29G3 hab. ; menhir de 2 mèt. de hauteur, restes d'un retranchement romain, sur la lande de Moréac ; chapelle Saiut-fvy.
eu pai'tie romane, en partie de la Henaissance; deux croix de pierrr sculptées). 6 kil. plus loin, on Iranchit rfivel, au moulin deSivlac.
3G kil. SipiaCy hameau de 44 bab..
de la c. de Naizin (2080 hab.; restes de retranchements romains).
42 kil. Talhouet.ham, du Moustoir- Remungol (927 hah ), village situé à g., près de la route. Véglise modcniv du Moustoir a conservé des sculptures et des firagments de vitraux d'une église plus ancienne. La cfuipellr Notre-Dame-des- Fleurs est ornée de vitraux à compartiments variés.
Après avoir atteint 1 1 1 met. d'altit., près de Poulvem (à dr,), on longe du même côté le ehdieau de Bme-er- Bouer^ et Ton descend vers Napo* léonville. A 2 kil. 1/2 en deçà de cette vdle, on rejoint (à dr.) la route de Rennes, ])ar PloermeL 51 kil. Wapoléonvillc (R. îl).
DE VARNES A SAlNT-ftlLOAS DE KNUIS.
80 kil. — Route de voitures. — Serv. de corresp. jusqu'à isarzeau (24 kil.). — Coupé, 2 fr; tateriaar et banquette, 1 iir. 50 c
N. /r. ~ La voitufe de eonesp. s*af^ rétant & jSarzean, les touristes qui ne