‹ Itinéraire général de la France (volume 2)Chapitre 231 sur 257 · UE VANNES A SAINT^OILDAS DB RHDIS. [BOUTS · texte numérisé non relu

UE VANNES A SAINT^OILDAS DB RHDIS. [BOUTS

veulent pas faire tout le reate de l'ezcur- ■ion à pied sont obliges de prendre à Sarzaaii. poorSaint-Gildae, one voiture particidièr qui se paye assez cher. Aussi est-il plus simple et plus économique de prendre à TanneB même nne ^tofe paracnlière, en convenant qu'elle ira jiii(io*à Saint-OUdat; prix: iO £r.

On quitte, à 6 kU. de Vannes, au Pofeon^ilotijr^, la route de Vannes à

la Roche-Bernard (R. 83), et, descendant vers le S., on fraTichit récoulemcnt (le ïétang <l>' Aojya/o (à ^'.), dont les eaux voiiL perdre à dr.

dans un bras du Morbihan.

10 kil. NoyalOf c. de 421 bab., limitée à TO. par le golfe du Morbihan (débris de voies romaines et <le monuments celtiques). Le sol est en grande jiai tie sous dunes, sables, landes, étangs et marais salants.

On remarque à g. les propriétés de MU. Cordier et Questel, où s'élèvent d*éiégantes hid)itations. A dr., sur un des bras de mer du golfe du Morbihan, dont les lies et les presqu'îles attirent Pat (enlîon , se montrent réglise, lo bourg principal et plusieurs dus hameaux du liéio (356 hab.), Tune des rares communes du département où la vigne soit cultivée.

14 kil. Pont'SeraCy havre de pêcheurs, dansune situation pittoiesfjue.

16 kil. Saint- Armel ^ hameau i ossédant une jolie église et une minoterie imporiaulc.

19 kil. Stnnt-Colombier ^ hameau dépendant, comme le précédent, de la c. du Hézo. Saint-Colombier est situé à Textrémilé S. E. du golfe du Morbihan et à l'eutrce de la presqu'île de Uliuis.

[De Saint-Colombier, un chemin «le traverse conduit directement au (4 kil.) château de Suciino (F. cidessous) .]

On laisse à g. Kcrrc!'' na nt et son didleaUf à dr. des marais valants où des amas de sel scintillent au soleil.

34 kit. Sarseau, ch.-l. de c. de 59^ hab., est situé à I&OO met. en-

viron au S. de la côte méridionale du Morbihan, dans la presqu'île de Rhuis, célèbre par la douceur de son climat (les gelées y sont inconnues). Cette presqu'île montre avec orgueil aux touristes ses villages populeux et bien bâtis, entourés pour la plupart de vignes et de massifs de figuiers, ses plaines d^une fertilité peu commune, ses promontoires gigantesques, battus sans cesse par une mer agitée ; ses noirs rochers d'un aspect imposant et grandiose. Le temps el le perpétuel effort des flots ont creusé dans ses rivages des gntieM naturelles, toutes différentes de forme, de couleur et de profondeur. Les murailles de ces grottes, d'un quartz poli et brillnnt, reflètent les nuances des plus beaux mai bres. Lcs^^rottes les plus curieuses ne peuvent être visitées que dans les grandes mar<^es, à basse mer*

La petite ville de Sarzeau est entourée de vallons couverts de bois et parsemés de châteaux, parmi lesquels ou remarque ceux de (1 kil. au N.

du bourg) Truscat (débris d une villa romaine) el de KeraLier (6 kd. à 10.]. I a commune possède 400 hectares de salines et autant d'hectares sous vignes, qui produisent, dit un auteur du xvi* s., un \in « des plus Apres et verts du royaume de France, témoin le chien d'uu conseiller au parlement de Bretagne, lequel, pour avoir mangé une grappe de raisin breton, aLoya le cep de vigm^, comme protestant se venger de t( lie aigreur qui jà cummencoit lui bouillir le ventre. » De nouveaux cépages ont été r^emment introduits à Sarzeau, notamment ceux du Beaujolais; mais le vin n*y est pas meilleur qu*au xvi" s.

Vé(jli'ie (le Sarzeau date de 16*20.

— L hôpital fut fondé en 1723 par Pierre de Francheville, avocat général au parlement de Bretagne. — La maison dans laquelle naquit, en 1668, Lesage, Tauteur de GU Bios, existe encore.

[ROUTE 9]] SÂRZfiÂU. — SirCINIO. — SAINT-GILDAS. 561

Sarzeau a vu naître, outre Lesage, Mgr Daniel de Frauciievilie, évéque de Pâimieux, mort victime de son dévouement pendant une peste qui désola cette ville. Louis XIV disait de ce prélat : « Donner un bénéfice à M. de Périgueux, c'est augmenter d'autant le bénéfice des pauvres. »

A 3 kil. au S. E. de Sarzeau , se voÎMtit les magnifiques ruines du château de Sitcinio (mon. bist.), dont l'ancien nom 5oMejf-»*y-of annoace un séjour de plaisir.

Construit par le duc Jean le Roux en l'?50, ce château fut pris par Charles de Biois lors de la guerre de la succession de Bretagne, «t reprii, en 1364, par le comte de IMontforl. En 1373, il était occupe par une garnison anglaise, que du Gue&cliQ passa au ûl de Tépée II figure pour la dernière foisdans rhistolreea 1795, année où une division de l'armée royale, détachée de QuiLeron et commandée par M. de Tinténiac, vint dcbarquer devant Sucinio et s'en empara.

C'est de Sucînîo que le duc Jean I*'^ partit avec son fils pour la/ croi!»ade de 1S70; e*68t dans ses murs que naquit, en 1393, le connétoble Arthur de lUeliemont. Sucinio fut donn»', en 1491, par Anne de Bretagne à Jean de Châlons, prince d'Orange, puis confisqué par François qui en lalsaa l'usufruit à la belle Françoise de Foix, dame de Cbàteaubriant.

Henri IV en fit don à Gaspard de Scbombef«, oolonel général des rdtiw, et il fut possédé au wii^ s par la piinoease de Conti et !e duc de la Vallière.

En i4au, Jean de Francbevilie était capitaine de Sueinio pour le duo François ii. M. Jules de Francheville, l'un de ses descendants, 8 Lst r rid I récemment acquéreur de ces xiobiesdebns. qui seront pieusement oonservés à Tafenir.

Le château de Sucinio décrit dans son plan un pentagone irrcgulicr. Il fut remanié en 1420 et couronné de beaux mâchicoulis. Huit tours flanquaient ses courtines; il en existe encore cinq. Au-dessus de la porte d'entrée se voient les coulisses d'un pont-levis, entre lesquelles un iion casqué, accroupi, portant au col une targe aux armes de Bretagne et tenant une lance en pal de la patte droite, .

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est sculpt<5. entre deux cerfs couchés et affrontéii au pied d'un arbre.

Une pièce à g. de la voûte d'entrée et une salle basse du même côté peuvent, par la disposition des nervures, appartenir à la construction première (xiii" s.). La tour cylindrique qui flanque à dr. le portail et occupe le centre de la courtme orientale, contenait, à l'étage supérieur, la chapelle du château, comme l'atteste le réseau d'une fenêtre. Heux autres touj» occupent les deux extrémités de la courtme orientale. La courtine du N., avec sa tour centrale, est la partie la plus ancienne du chitteau; mais la grosse tour du .N. 0., appelée encore dans le pays « la tour Neuve, » est un beau don;on cylindrique, construit en matériaux de choix au xv" s. Les côtés 0. et S. de la forteresse, avec leurs bastions, sont les parties les plus modernes et les moins curieuses. Liavention de la poudre avait fait pratiquer, dans les casemates voûtées du rez-de-cU^ussée des tours, d étroites ouvertures l»our placer des canons.

Une route tracée presque en ligne droite conduit de Sarzeau à

30 kil. Saint- Gildas de Khuis V. de 1260 hab., situé à lextrémité S. 0. de la presq[u11e do Rhuîs, au bord do la mer.

Frétféric Ozanam, écrivait de Saint- Gildas, en 1850: « Tout ici a on fnnv air d'Italie.... l-'igurez-\()u.s uuv mer aussi bleue que le golle de tapies, les pins d'Italie, les lauriers, les chênes verts en grand nombre, les grenadiers en pleine terre ; mais, si le froid n'y est jamais assez \ if pour étouffer cette végétation d'un climat meilleur, le soleil n'y est pas assoz chaud, ni la terre végétale assez proionde pour bien mfirir la figue et le raisin. »

Saint-Gildas de Rhuis doit son origine à mint GUdas dit le Sage, l'un de ces saints émigrants dont la Grande-Bretagne fut si prodigue au vx* s. envers la7retatjne française, te lieu qu'il choisit pour s*établir est tranquille et retiré. Le raur

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