ROUTE 91] SAINT-6ILDAS DE RHUIS
y ont créé un établissement de hains, divisé en deux sections et fort pou confortable. L une reçoit des familles en pension pour une saison ou pour quel-
l)ihan;à TE., la vue s étend jusqu'aux plages du Croisic; au S., ou distingue les îles de Houat, de Hœdic, de Belle-Ile, semées sur l'immense
ques jours Beulement; dans Tautre, Océan, la prosqulle deQuiberon, qui qui ùii partie du couvent môme, les s'élève entre une nappe d'eau 6t une dames seules sont admises. Des ba- nappe de sable ; à l'O. enfin, Ârzon, raques de bains et un guide baigneur Locmariaqucr, Crac'h, Carnac, Erdesont mis à la disposition des pension- ven ot Plouharncl, terres classiques naires. Les Ilots viennent battre les des monuments druidiques, montrent rochers au pied du couvent. successivement leurs clochers. En
La salle à manger renferme les 1853, une tranchée pratiquée dans portraiU sui* verre des fondatrices la butte a procuré la découverte du couvent actuel, dans le costume d'une grotte sépulcrale dans laquelle galant du xviii' s., qui forme un ron- ont été trouvés 30 cfltw, trois col- Iraste frappant avec la robe de serge liers en grains de j-ispe et quelques des religieuses. fragments d'os humains, objets dé-
Le ;ardtn de la communauté (il posés au musée archéologique de n*est ouvert aux hommes qu'avec tme | Vannes. Pour bien voir la grotte et permission spéciale) contient un pe- explorer les dessins fantastiques, les tit bois avec une terrasse d'où Ton sculptures bizarres, les colliers tracés découvre une vue ma L'nitiquc.et à la- sur los parois intérieures des pierquelle se rattachent d anciens souve- res, li faut se munir d'une ou nirs. Dansce jardin, se voit encore la j de plusieurs lumières. Les hiéroglyporte par laquelle Abélaid, poursuivi, 1 phes de ce singulier monument n'ont 8*enfuit et gagna la mer. point encore trouvé leur ChampoK
De Saint Gildas. il faut aller visi- lion; quant à isa destination, l*opiter la butte de Tumiac, d'où l'on nion la plus récente et la plus propeut gagne!- Porl-Navalo. 11 n>xiste bable est que toutes les grottes aux pas de voitures publiques iaisant ce fées et les dolmens recouverts de. ferre, service, mais les religieuses de Saint- I ont été élevés et dressés à grands Gildas procurent aux touristes une frais pour servir de tombeaux à des voiture particulière qui conduit, par personnages distingués, des chemins assez difficiles, à (5 kil.) La butte de Tumiac est située sur la butte de Tumiac d'abord, puis à le territoire d*^ rzon (2432 hab.), qui (8 kil.) Àrzon et à (9 kil.) Port-Na- occufie toute la pointe occidentale de valo. l'extrémité de la presqu'île de Saint-
La l)utte de ïumiac, ainsi nommée I Gildas, et qu^unc route, longue de du village qui Tavoisine, est un m- 1 10 kil., relie à Sarzeau. Outre la mtiltit appelé aussi le <?raiid-¥ofil. 1 butte de Tumiac, cette commune Situé à 100 mèt. environ de la route I renferme plusieurs autres monudirecte de Sarzeau à Arzon, il pré- 1 ments celtiques, sente une circonférence de 260 mèt. I A l'extrémité N.de la commune d'Arà sa base et une hauteur de 20 mèt. IzoïijlaipointedeSaint-NicnlnsoÏÏVQtic^ Il est composé de couches successive» j vestiges d'anciennes loi tilicaLions, th s et alternantes de pierres sèches en 1 blocs de granit qui paraissent provcdessous, de vase au milieu, de terres 1 nir d*un autel celtique, des briques mêlées de pierres en dehors, le | romaines et des ruines informes, quo tout revôtu d'une couche de gazon, la trailition locale dit être cclies Du sommet de cette butte cornqiie, d'une maison de Templiers, on jouit «l'un admirable panorama. A Port-Navalo, petit purt de re- Au IS., rœil plonge sur tout le Mur- ! lâche à l'extrémité E. de la corn-
D£ VANN£S A AUKAY.
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mune, on peut s'embarquer pour visiter les lies du Morbihau , si l'on ne préfère, pour cotte excursion,
partit- (]o Vannes ou d'Auray, ce qui vaut beaucoup mieux, car Port- T\'avalo ne possède que des banques de pêche, raremeuL disponibles en été, et Ton ne trouve dans ce hameau qu'une auberge renfernuint seulement deux ou trois chambres à peu près confortables. La distance do Port-Navalo à Vannes et à Auray est la môme (16 kil.).
Un bateau, de Port-Navalo à Auray, coûte 5^6 fr.; si le vent et la marée sont favorables, la traversée peut se feire en 2 h. 1/2. —On peut enfin partir do Port-Navalo pour rejoindre, îi son passade en vue de ce port, le bateau à vapeur d'Auray â Belle-Ile.
DE VANHES A AURAV,
PAR LOCItARUQafcR ET CARNAC,
Pour se rendre de V annes à Locmftria« quer, il faut preadie a. Vannes un bateau eoûtant 8 à 10 fr. (aller et retour) et avoir soin de se munir de ▼ivres et de bou^i s. l a durée du trajet varie selon ia airettion du vent ou l'heure de la marée. C'est une charmante promenade. qui n'offre aucun danger et qui ne sauxait cLre trop recommandée.
Eu sortant du port de Vannes, on laisse à g. la butte de Kerino, à dr. la pointe et TCle de Cordo , en face
desquelles s'ouvre l'estuaire d(^ St^né.
Dépassant alors Kcrr<jn (;\ dr.), la pointe de Roheltasei le petit proinonlolr-' de Beilevue (à g.), on entre (5 ivii. de Vannes) daas le Horbilian, où l'on remarque d'abord i g. la petite île de Boëdic et à dr. le Pcn Bocli ou cap du Bouc, qui porU >;tiis doute uu ctaldisscment romain considérable, s il faut ea juger par U» amas de briques et de tuiles antiques qui s*y trouvent, le Morbihan, petite mer Inté-
rieure, qui a donné son nom au départementf renferme un nombre si
considérable dlles et dllots qu'il est égal . suivant la tradition locale , à celui (les jours do Tannée. Ce calcul pouijait apjirocher de la vérité, si l'oii comptait toutes les platures de roches qui découvrent à mer basse; mais, de toutes ces tles ou Uots , 35 à 40 seulement sont habitées et une cinquantaine sont cultivées. Une grande partie des légumes secs consommés dans le département du Morbihan et à ISautes, est récoltée dans cet archipel. Toutes les côtes du golfe, très-découpées et très-dentelées, n'offrent à la vue que des rochers de grranit, couverts, en certains endroits, d'une maigre véf^étation.
Très-vaste, mais peu piofond. le golfe du Morbihan mesure environ 10 kil. dans sa plus grande longueur, de l'embouchure de la rivière de Vannes à la côte de Sarzeau, et '7 kil. dans sa plus grande largeur, de Locmariaquer à Saint-Armel. Sa profondeur est de 15 à 20 mèt., à basse merj mais, sur la barre, il ne reste alors que 2 mèt. 50 à 3 mèt.
d'eau. Les courants de flot et de Jusantontunc violence peu commune à l'entaée de Morb han ; à mi-marée, ils ont une vitesse de 8 à lOmlUes (16 à 18 kil.) à l'heure.
Deux langues de terrè (la presqu'île de Saint-Gildas de Kbuis, à l'E., la presquile de Locmariaquer, à l'O.)»
dont les extrémités très-rapprochces l'une de l'autre forment un étroit pa.ssage, séparent le Morbihan de la • pleine mer. Les îles principales de cel archipel sont l'île d'Arz, l'île aux Moines, Gavr'inis et l'île Longue.
Toutes ces îles paraissent avobr été peuplées par des colons venus de niiuis; les fenunes . généralement jolies, ont conserve le costume national. L'usage permet aux jeunes " filles de demander les hommes^ en mariage. Ceux-ci sont tous marins, et les habitations de cet arqhipel annoncent, en général, l'aisance et
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la propreté. Ces hommes de fer qui passent lour vie à lutter avec If-^ tempêtes croient aux apparitions et ont une foi robuste dans les histoires de revenants. VAncou est pour eux un spectre avant -coureur de la mort. Si on le voit entrer dans une maison, quelqu'un doit bientôt y mourir, a Les naufrages des marins, dit M. A. de Franchevillc, sont toujours annoncés à leurs femmes par le bruit triste et monotone que ferait de l*eau tombant goutte à goutte au pied de leur lit. Dans les nuits orageuses, on entend du côté de l'Océan une voix lamentable qui présage les siriistres, et, dans ce pays où tonte la population vit de la mer, cette voix a toujours prophétisé luste. Lorsqu'un bâtiment arrive de voyage , tous les enfants se j-endent au rivage , et wi repas de bienvenue leur est donné sur le port par réquipap:e. »>
Lîle d'Arz (3 kii. de longueur), ancien prieuré dépendant de Tabbaye de Saint-tiildas de Hhuis, renferme MDeéffiUe fort ancienne (les colonnes romanes qui supportent les voûtes paraissent dater du xi' s.), mais dont tout l'extérieur a été reconstruit à diverses éfioques.
Au V. du Grévaudy subsistent quelques vestiges d'un îvmttlui à pieine reconnaissablci composé de terre, de cendre et de coquillages. Près de la côte de l'O. et du })ctit cap deBrohelj sont les restes de deux dolmens, deux menhirs et les ilébris d'un autre monument celtique appelé la maison des PoiUpiquHs, Au S. E., à Penratj subûste la moitié d'un cnmlech ou cercle druidique, de 20 mèt. de diamètre.
L'îln d'Arz forme, avec plusieurs îlots voisins, nnc commune de 1114 hab. — Au iN. E. de cette île, près de la terre ferme, à lai|uelle le relie une chaussée découverte à marée basse, se trouve Vilot de Boued ou de BoMic, i lé pendant de Séné et renfermant rnissi plusieurs dolmens.
L ile aux Moines (1714 hab.), si-