‹ Itinéraire général de la France (volume 2)Chapitre 250 sur 257 · DE QUIMPEU A LA POINTE DU RAZ. [ROUTE · texte numérisé non relu

DE QUIMPEU A LA POINTE DU RAZ. [ROUTE

gartii (le ciochuUeî». A certains moments de rofftce^uDe statue singulière diteSftfiltc-ar-Jtod (le petit saint de la roue) Tait tourner la roue de fortune,

dont les clochettes au timbre argent îti et joyeux forment un brillant carillon.

— A côté do l'église, s'élève un calcaire triangulaire en pierre, surmonté d'une croix peinte en vert, et chargé de sculptures mutilées.

A 3 kil. environ de Comfort, on traverse, à 18 mèt. d'altit., un petit affluent du Goayen ou rivière d'Aniiierïie, que l'on ne larde pas à apercevoir sur la g., au pied du coteau boisé de Poàtcroix. La route décrit une grande courbe sur la g.

38 kil. Pontcroiz (hôt. Sergent), ch.-l. de c, petite ville assez ancienne de 2242 liab., bâtie sur la rivière de Goayen ou rivière d Audierne, au pied d^in ebâteau qui a donné son nom i la ville et à une famille fondue, dès le xiii* s., dans celle de l'ivarlen.

Alix de Tivarlen, héritière de Pontcroix, porta en mariage, au xiv* s., à Jean de Rosmadec, chambellan du duc Jean IV, cette seigneurie, qui fut érigée en marquisat, sous le nom de Roonadec, Pan 1608, en faveur de Sébastien de Rosmadec, chevalier de l'ordre du roi, époux de Françoise de Montmorency, mort et enterré à Pontcroix en 1613. Sébaslien de Rosmadec, arrière petit -fils des précédents y étant mort sans entants en 1700, sa succession fut recueillie colîatéralement par la famille Le Sénéchal de Carcado, qui vendit \v manpjisat de Pontcroix aux i^raucas de Foicalquier, en 17ô6.

£n 1597, Fontenelle attaqua Pontcroix, ou il espérait faire un riche liutln, cette ville n'ayant point encore éprouvé les horreurs de la guerre. 11 emporta facilement les liart icades derrière lesquelles les habitai us ^'étaient retranchés; ceux-ci se retirèrent ciioii» dans relise, qu'il força également.

L'église Notra-Dame-de-Rofciidon (le tertre du Ramier), classée parmi les monuments historiques, est une an-

cienpe collégiale dont les bâtiments claustraux sont affectés à un peltl «éminaire. Les paysans rappellent amplement llii ar-Vere^hes (l'église de

l;i Vierge). Les plus anciennes parties de ce vaste et somptueux édifice remontent au XII* s. Les arcades de la j nef sont romanes ; celles du chœur sont ogivales, maïs élevées sur des colonnes et des chapiteaux romans*

La tour, construite entièrement au xv s., placée au centre du transse}>i, i t']iose sur quatre piliers ({uadranguiairesde 2 met 10 cent, decôté, i foimés de ikiseeaux de colonnettes.

Quatre arcades, dont la retomhée a lieu d'un côté sur ces piliers et de Tautre sur les murs des collatéraux, servent d arcs-boutants à ce clocher, [.es bras du transsept, fort étroits, sont terminés chacun par une fenêtre à meneaux flamhoyaats, ainsi que les fenêtres du collatéral S. Celles du chevet ont des meneaux rayonnants et de beaux vitraux coloriés, décorés < des armes écartelées de Rosmadec et de Pontcroix, chargés d un écusson de Tivarlen, brochant sur le tout. Le collatéral N. est fort obscur, quoique les fenêtres aient été agrandies. Les arcades de la nef sont surhaussées ou en fer h cheval, eVst-à-dire que leur cintre est plus développé que la moitié de la circonférence du cercle.

Les piliers qui les supportent sont un assemblage de quatre et de six colonnes alternativement. Les chapiteaux les plus simples présentent des faces plates sans ornements ; plusieurs portent des tètes grotesques, des monstres et d'autres créations plus ou moins bizarres de l'imagination du sculpteur.

Le premier étage de la tour est fort écrasé, et Fabsence de contreforts ajoute encore à sa lourdeur ; une seule baie en plein cintre est ouverte sur diacune de ses faces; mais, au-dessus, s^élèveot deux balustrades à quatre* feuilles, dont Tune soutient et Pantre couronne une galerie à jour formée d*arcades subtrilobées. La flèche, en

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pierre, ornée de rosaces sur ses faces et de crochets sur les arêtes, est en> tourée à sa base de trois clochetons octogonaux et de quatre lucarnes a

trois rfîig^os surmontées elles-mêmes d'une petite flèche. La hautf^ur totale .de ce clocher est d'environ 67 met., et, à rexcej)tion des flèches de Saint- Corentln, c*est le plus beau de la Cornouidlle.

La grande ogive que présente le porche à rextérieur est surmontée d'un jîable très-ai^^u découpé en rosaces splendides. Des trèlles et des quatre-feuilles sont aussi sculptés en creux sur les gros contreforts qui ornent les deux cAtés du porche et qui sf tri'TTiinnnl en pyramides. Le style '!( co porche situé au S., est plutôt rayonnant que llambovant.

A l'intérieur de 1 église, on remarque^ dans une grotte creusée sous Tautcl de la chapelle de la Vierge, une Cènef sculpture au quart de grandeur, pn ivoire, marbre et or, d'un merveilleux travail.

Un pont, jeté sur le bras de mer qui sépare Pontcroix de la commune de PlêuhineCy conduit au hameau de Keridreuffy bâti de Taulro côté du port et que Ton prétend avoir été l'ancien Pontcroix. La rontM qui, de Pontcroix, passe par Kerulreuff, va rejoindre celle de Quimper à Audieme par Plozévet, à 2 kil. en deçà de Plouhinec (F. ci-dessous, S^,

De Pontcroix à Pont-rAbbé, R. 98.

La route de Pon'rroix à Andierne.

qui forme une charmante promenade, descend au bord de la ri\ière, qu'elle longe en montant et en descendant tour à tour. On contourne de petites baies à l'aspect sauvage. De jolis coteaux boisés se dressent à dr. Après une dernière montée, on descend à

44 kil. Audieme (hôt. : du CommercCy tenu par Batifoulier, propre et recommandé), en breton Oddiern, V. de 1663 hab., est située sur la rive dr. de la rivière de Goayen. Elle se compose, en dehors de ses quais,

BRBTAONE.

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de trois rues principales et, sur le coteau, d'un certain nombre de rues bordées de moisofisdu xvi* s., bftties avec soin en granit bien taillé et

bien appareillé; ces ranisons por^ tent , suivant l'usage breton , la date de leur construction et ont une apparence d'aisance et de luxe qui n'est pas dans les habitudes des pêcheurs. Dans son état actuel, la ville pourrait abriter4à 5000 âmes.

La viWe d'Audierne a été très-florissante jusqu'au xvi* s., époque où uu raz de marée éloigna les morues^ dont la pêche feisait la richesse des Audiemois. Elle renfermait jadis un couvent de Capucins, fondé en 1657 par un spîp'neur du Menez, qui y prit lui-même i habit do Tordre. C'est de ce couvent que sortit, au xvm* .s. , le P. Joseph d'Audienie, pro\iucial des Capucins de Bretagne, et auteur, entre autres ouvrages, dlnstructious militaires, sujet que Ton peut être surpris de voir traiter par un religieux.

Audierne possède un petit port forme par la rivière, à 1 kil. de son embouchure, et une belle jetée en granit, qui se prolonge jusqu'à la points Raoulic, d'où l'on découvre la baie d'Audierne sur une vasie étendue. A l'extrémité de cette jotée, s'élève un phare de 4' ordre, et sur la dr. s'étend une belle plage de sable, parsemée de petits rochers, où Ton peut prendre des bains de mer. Des baraques y sont établies y>endnnt Télé. — \'n antre feu de 4* ordre ;i été aussi établi en arrière de la jetée aux Capucins.

A 2 kil. au S. 0. de la pohite

l'aoulic, la pointe de Lerrify forme l'extrémité N. 0. de la vaste haie d'Audierne, dont les paraj^'es sont si dangereux et dont les rives sauvagf^^ cl désertes s'étendent eu arc de cercle jusqu'au roches de Penmarc'h.

Le mugissement des lames qui roulent avec fracas sur les galets du rivage, principalement sur la levée de cailloux de J^iovan et le plateau de Pen*

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