POXNT£ DU RAZ. [ROUTE 99 J
horSyles cris lugubres des goélands, to oormorans, des courlis et de»
mouettes frappent seuls Toreille du voyageur sur les bords désolés de .'a baie. On n'y voit ni maisons, ni cultares; on n'y entend ni les c^^anls du laboureur, ni le bêlement des troupeaux, enfin aucun de ces bruits qui), dans la campagne, indiquent ordinairement le voisinage de l'habitaûoa. de Tliomme.
B. P«r Plosévei.
ja ktt. — Rente de voitures.
On suit jusqu'à (4 kil. environ) Pratan-Ras, la route de Ouimper à Douar* nenez (R. 101) ; puis, tournant à g.,
on s'engnge dans une contrée nue, sauvage, accidentée, où se voient à peine de loin en loin quelques rares maisons. On laisse (10 kil.) à g. la route de (4 kil.) FUntgaHH-Saint- Germnin, ch.-l. de c. de 1769 hab., puis (15 kil.) le château de Guihjuiffin, entouré 1^' massifs d'arbres verts. L'intérieur de ce château, apparlenaiit à M, de Plœuc, renferme un bel escalier.
18 kil. hamAudec^ de 1000 hab., situé à 121 mèt. d'altit. Véglise, surmontée d'un clocher élancé, du style de la Renaissance, appar-tient pi-esque entièrement au style ogival ; on y remarque cependant des colonnes romanes à la porte de g., et trois travées romanes à g. du chœur, mairi les trois travées de dr. sont ogivales. L'inférieur se compose d'une nef avec bas côtés d'un transsept (fenêtres du style fleuri), et de trois chapelles absidales. A g. de la chapelle du milieu, se trouve la statue en bois desatnei^lot*, représenté sous la forme d'un petit homme à cheval, qui tient un marteau à la main; au dessous sont accrochées des queues de chevaux.
Saint Éloi est, en Bretagne, trts-véuéré des maquignons et des éleveurs ; les paysans lui font hommage des queues de leurs chevaux » afin qu'il préserve ces animaux de maladie.
Au delà de Landudec, la route, descendant veré la mer, traverse des landes sauvages et monotones. Quelques arbres se montrent cependant
à peu de distance de
io kil. PLoséiet, c. de 3384 hab., dont la principale agglomération est située À 70 mèt. d'altit., à la jonction de la route de Pont-l'Abbé à Pont- Croix (R, 98). L'église (mon. hist.), ogivale, est surmontée d'un élégant clocher. La façade se compose d uue porte ogivale simple, basse et profonde^ au-dessus de laquelle s'ouvre une fenêtre ogivale géminée. U faut descendre trois marches pour pénétrer dans l'intérieur (voûtes en berceau) qui offre ]wu d'intérêt.
Au cheveL de réglise,à Texténeur, se tiouve une fontaine qui sourd sous les fondations.
Dans le cUnetière, on remarque une curieuse croiw en pierre. De chaque côte du Christ se tiennent deux anges; un troisième, placé audessous, recueille dans un calice les gouttes du précieux sang qui s échappe des plaies du Sauveur.
Le hourg de Plozévet est situé à
2 kil. à peine de la mer. Sur la côte se voient plusieurs mpnhirs- et dol~ meiu, entre la pointe du Soc'ti et la crique de Poulhant.
A 1 kil. de Plozévet, la route, d'où Ton aperçoit la mer, à g., laisse à dr. le hameau.de la Trinité, et|
3 kil. plus loin , toujours du même côté, la route de Pontcroix.
31 kil. tloukinecj c. de 3378 hab., est située au milieu des landes. L'egliae (mon. hist.) a un portail ogival orné de sculptures, et un clocher en pierre, du même style, au-Hiessous duquel s'ouvre une fenêtre romane.
L'intérieur (une nef et deux bas côtés; voôtes en berceau, peintes en bleu) ofîre des arcades ogivales et romanes, et des fenêtres du style ogival fleuri; le chœur est orné de vitraux modernes. Un calvaire s'élève à Textrémité du cimetière.
Sur le territoire de la commune.
[ROUTE 99] PL02ÉVBT. — SAINT-TUGEAN.
prè's de la cote, est un menhir sur lequel a été pravéc inm insciiptioii commémoralive d an imiihaut arrivé en 1797.
Aa delà de Plouhinec, la route se
rapproche de la mer, dont on découvre une vaste étendue. Après avoir laissé à g. les ruines d un vieux chd^ teaUf parmi les(iuelle.s se trouve en- COre une |.orLc en o^ve surmontée d'un éeussoQ, on descend jusqu'au bord de U rivière de Goayeo (trèsbelle vue), que Ton traverse pour entrer h
36 kil. Audierne {V. ci-de&sus, A),
O'AUOIERNE A LA POINTC OU RAZ.
IS kil. — Route de .voitures.
Au sortir d'Audicme, la route, se dirigeant vers le N. 0., puis vers
i'O., monte sur un plateau dépouillé d'arbres, où elle laisse à g. le villn^'f d'Esquibien {ms bab,) et le harnrau de Saint^Tugean, (190 hab.}, dépendant de Primelin.
Vêg I isc d e Sai n t-Tugean, surmontée d^une tour carrée avec couronnement moderne, est un bel édifice du w* et du xvr s., en partie o^'ival, en partie du style de la Renaissance.
tour est percée sur ses faces de deux grandes baies en plein cintre à plusieurs voussures, ouvertes entre des arcades simulées. Ces baies et ces arcades sont décorées d'archivoltes ou de frontons aigus garnis de crochets.
Les armes des Menez de Le/urec .se trouvent dans plusieurs endroits de l'église, entourées du collier de saint Michel et timbrées d*un casque orné de ses lambrcrjuins, avec cette devise:
Et fidc e' opère.
Les lége .daires n'ont point connu les Mtes de saint Tugean. On rapporte dans le pays qu'il fut ermite, puis abbé à Primelin ; il est aussi honoré à Brnspartz. Sa fête est fort célèbre dans le Cap. Sa statue le re présente une clef à la main; et une clef de fer terminée en pointe , qui passe pour lui avoir appartenu, se
conserve à 1 église de Saint-Tugean <lans nuflonble reliquaire en vermeil' munie sur n?! jnVfl comme un calice* Le jour du pardon, on pi(,u(; avec cette clef une énorme quantité dp j f . tits pains, qui ne peuvent plus moisir, et dont un seiû morceau , jeté à un chien enragé, le met en fuite. On montre aussi, dans ta sacristie, des ih'uts de saint Tugean, enchâssées dans une mâchoire de vermeil ; elles guérisseiH, dit-on, les dents sûr lesquelles onapplique la sainte mâchoire Les habitants de Primelin sont désignés sous le nom de paotret an aie*houes (les garçons de la clef) , parce ([ue, en mémoire de saint Tugean ils portent une petite clef brodée sur leur habit.
Le V. de frimUn ( 1402 bab. :
église moderne), qu'on laisse aussi
h ^. , n'ofTre aucun intérêt. Près de l î rhapelle Sa>nt- TModore, est un dolmen sous lequel se trouve, non une fontaine, comme l'ont écrit plusieurs auteurs, mais une auge de pierre, dans laquelle les liévreux s'étendent pour être guéris.
La route descend sur le bord d'une petite bnic qu'elle contourjie ; puis traversant un ruisseau, remonte sur le plateau, au piod du(juel se voient de beaux rochers. On aperçoit à i: la chapelle de Notre-Dame' de Bon^ Vùyage. L'aspect du pays devient de plus en plus triste et sauvage; de petits murs en pierre divisent le soi eu une sorte d'échiquier.
A dr. de la route s'élève une vieille rroÙB de pierre. On découvre devant soi le joli clocher de Plogoff, à g. la mer et à dr. un petit vallon avec quelques arbres dans le fond.
10 kil. Plngnfr^ v. de 1596 hab., est situé à 86 met. d'altit. Véglise dédiée à saint Ké, surnommé Collédoc, est en grande partie du xvr s a PexcepUon de quelques chapitcauji romans conservés dans les araades du transsept. Saint Collédoc, évêque de Cambrie au vi«s., quitta son siège pour se faire ermite en Arii^i.