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hauteur démesurée et surchargé d'ornements, lesTîtraux qui garnissent les fenêtres du chœur et des collatéraux, de belles boiseries sculptées dans le genre gothique, un beau chemin de croix, etc.
L'at»baye de Saint-Melaine, rebâtie en 1516, fut incendiée en 1663. Varehevéehé actuel, qui en occupe en partie remplacement, a été construit en 16T2 par l'abbé d'Eslrades ; il renferme à Tintérieur une belle galerie servant aux assemblées ^zé-^érales.
Près de Saint-Melaine, un peu audessous , à l'entrée de la rue de Fougères, s'élève la chapéUe des mtstton- «atm, bâtie il y a quelques années par M. Mellet, dans un style gothique de fantaisie, et surmontée d'une flèche trop petite. L'intérieur est rempli de confessionnaux.
V église Saint-Sauveur (place du même nom), d*oidre dorique, achevée vers 1728, renferme un riche mattre-autel surmonté d'un baldaquin reposant sur quatre colonnes de marbre, une belle grille, chef-d'œuvre de serrurerie, une bonne copie de la Transfiguration de Raphaël, une Mise au tombeau, et un tableau commémoratif qui représente la Vierge et Venfant Jésus, préservant de l'incendie de 1720 le quartier des Lices.
L'église Saint- Étienne , au bas delà ville, sur le canal d'ille-et-Rance, est l'ancienne cbapelte du couvrat des Augustins, établis à Rennes en 1665.
Deux tableaux remarquables, un Christ nu jardin des Oliviers ^ de Jouvenet, et un Crucifiement de Ferdinand qu'elle possédait autrefois, sont aujouralmi au musée. On y remarque des statues en pifttre de M. Barré.
L'ancienne église Sain^Étienne ^ supprimée depuis la Révolution, et qui sert de magasin à l'artîHerie, accuse, dans sa nef, le xvi* s.; mais la tour ec jp Ijâiiraent qui s'y rattache ne dateuique de 1741.
Véglise Sainp-Aubin n'a conservé d^ancien qn*nn petit portail occidental du XV* s. Cet édifice fut augmenté
ÉGUSËS. 97
en 1634 d'une chapelle du côté de l'évangile, élevée aux frais de Gervais Huart, sieur de la Noë, audiencier à la chancellerie, qui y établit la sépulture de sa famille.
Véglise Saint-Germain nppnrtieut dans ses plus anciennes parties au style ogival qui a précédé la Renaissance. La tour, àTangle S* £. du bas coté septentrional, est de 1Ô19; une verrière de 1545, représentant la Pentecôte f remplit la vaste fenêtre à meneaiix flamboyants, ouverte au chevet; une verrière moderne du transsept S. représente la Vie de la Vierge et la Pauion, Ce côté de Té* glise a été augmenté en 1606 d*an portail latéral appartenant au style de la Renaissanne. Au pied de l'autel de Sainte Anne sont déposés les restes du cciebre sénéchal de Renues, Bertrand d'Argentré, mort en 1590.
M. Orain signale à l'intérieur : un ti^ bleau (Tobie ensevelissant les morts) > une statue de sainte Anne par Gourdel, et une statue de saint Roch, en plâtre, par Molchnet.
Véglise de Toussaints , ancienne chapelle du collège des Jésuites, commencée en 1624 et consacrée en 1657, a remplacé une église du même nom, détruite par un violent incendie.
Vabbaye dt:> Saint-fieorges, fondée en 1018 par le duo Alain III et qui eut pour première abbesse sa sœur Adèle, est convertie en caserne d'artillerie. L'église, curieux monument du XI* s., a été démohe en 1820; les bAtiments claustraux ont été reconstruits, en 1670, par xMadeleine de la Fayette, abbesse de Saint-Georges, un lie recevait, dans ce monastère, que des religieuses nobles de naissance.
Les Dominicains^ ou Jacobins, furent fondés à Rennes en 1368, en exécution d'un vcrii fait par Jean de Montfort .\ la bdlaillB d'Auray. Leur église, sous le vocable de Bonne-iSouvelle, se compose de deux nefs séparées par une série d^arcades ogivales, retombant sur de grosses colonnes mono-
DE P4IUS A HENNES.
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cylindriques, dont les bases comme les chapiteaux sont hexagones. Ces derniers présentent sur leurs corbeilles des nours (le violettes et des ieuilles de lioux, de chardon et de choux frisé. L'édifice, comiDeiioé par Jean IV, ne fut achevé que par son fils et successeur, Jean Y, et augmenté, de 1602 à 16U3, d'une chapelle où fut déposé, jusqu'à la Révolution, un ex-voto offert par la ville de Rennes à Toccaston d'une peste dont la cessation, en 1632, iUt attribuée à la Vierge, Cet ez-TOto, superbe pièce d*orfévrerie, dans la confection de laquelle il entra 120 marcs d'argent, représentait rimatre fidèle de la ville avec ses mursj ses tours et ses clochers, dominés par une statue d« la Vierge.
Is vœu a été fondu à la Révolution, et régUse de Bonne-Nouvelle est devenue un magasin de Vadministration de la guerre.
Le séminaire est» en voie dd reconstruction (1867).
Édifie OB civils.
La porte Mordelaise, dans une
petite rue étroite, entre la raihédrale et la place des Lices, est extrêmement intéressante comme souvenir historique et comme spécimen de l'arcbitecture militaire du moyen âge. £lle est malheureusement englobée dans des baraques qui masquent en partie les deux i^ro^'^es tours à màchicouUs qui la tlanquent à dr. et à g. C'était, comme nous l'avons dit, par cette porte que les ducs de Bretagne et les évêques de Rennes faisaient leur entrée dans la ville. Sur l'un des jambages (à g. en sortant de la cathédrale), se lit lin fragment (l'inscription provenant d'un monument auti cjne et gravée sur une pierre encastrée avec si peu d'attention que les lignes sont placées A^nn le sans vertical. Nous donnons eette inscription d'aprés les différents auteurs qui l'ont interprétée.
IMP [eratori] CAES [ari] M \arco ANTONIO. GORDLiNO. PI O.FKL. [ici.
A'VG. [ustol P. [ontifici] M. [aximo]
m.[%buniHd] P. [otestate]... CO [n] S. [mi], 0. [rdo] H. | h€doiiensis].C'B&\' à-dire: il ('empereur César Marc Antoine Gordien j pteus, heur aux ^ auguste, pontife s^prême, déwri de la puissance tribunitienne^ consul, leu citoyens de Aennes,
Cette dédicace remonterait, dit-on, li l'avènement de «'ïrrdinn III, en 238.
Le palais de justice, le seul monument curieux de Kenues, commencé pour le parlement, en 1618, sur las dessins de Jacques Debrosse* auquel on doit le palais du laizembourg, a été achevé par Courmeau vers 1654- Sa lourde façade, du style toscan , a 48 mèt. de longueur. La décoration intérieure eu fut conîiée à quatre ar^ tistea éminents du régne de Louis XIV, Jouvenet, Coypel, Ërard et Ferdinand»
qui ont peint les différentes salles aveo une splendeur digne de Versailles.
De chaque côté du perron se dressentles statues desjurisconsultes dUr-i gentréy la ChalotaiSy TQullier, et Gerhier, la gloire du barreau de Hennés.
La porte d'entrée est ornée de belles boiî'eries sculptées et d'un bas-relief repiésentant la Force et la Justice, au-dessus est la Keligionf œuvre de M. Barré. La salle des Pas-perdua (!•' étage) est remarquable par ses vastes dimensions; sept grandes fenêtres l'éclairent La Grand'chambre a été peinte par Coypel ; la première chambre richement décorée par Jouvenet. Signalons aussi les jolies peintures récemment exécutées par Gosso dans le cabinet du premier président et les sculptures sur bois de la cour d'assises.
Vhôtel dp- ville fut construit quatorze ans après l'incendie de 1720, ! sur les dessins de Gabriel, architecte du roi. U se compose de deux pavillons reliés par une tour d'ordre do* rique renfermant l'horloge de la ville.
Un riche péristyle orné de colonnes en marbre touç*o précède un bel escalier qui conduit a la grande salle desrôceptions, d^curée en I898.
La salle de spectacle (1835) pré-
biyilizûu by GoOglc
sente, eo regard de l'hôtel de ville, M f^fid^ en hS/a^Gfda ooonmnée des statues d'Apollon et des neuf muses.
ÏAprépNiwn et la divisUmmUUairej
sur la Motte, ne valent pas un rcprard.
Nous mentionnerons seulement : — l'arsenal, ancien hospice de la Santé (15G«ij, cédô àl'ii-lat eu 1793, at^iaiidi de 1844 k lâ46 (vastes dteliera de eonfitnietioBi quatre salles remplies de louteslesamesactuellementen usage^ approvisionnements considérables en matériel d'artilîerie}^ — \a.casemc d'infanterie (fronton avec trophée d'aruxti:»} , la caserne d'artillerie achevée en 1866 ; — YécoU ilPatiHiêf%e; — la ioumê du CokmbiÊr (vaste manège avec un curieux système de eharpente); — la caserne de Kergus; — la caserne de Samt-Georges , établie dans l'abbaye de Saint-Georges, fondée en 1018. par le duc Alain JII; — Vhôpiial militaire (rue Saint-Louis) bâti vers 1750; — le nouyel hôtel Dieu (moderne), etc., etc.; — de nombreuses maisons anciennes, notamment dans les rues Saiat-Michel, Saint-Thomas, Saint-Germain, dans le voisinage du Lycée et de l'église Toussaints, dans la rue et le faubourg d*Antrain, etc.
Le patais universitaire (I84n-185.'>) renferme, outre les facultés, des collections de minéralogie, d'archéologie et de numismatique, uu musée de •oulptuie et de peinture. Le fhïnton de rentrée principale, seulpté par Barré, repràente la Breta^M entovr^p des attributs des X€flrefj des Sciences et des 4vts.
Le lycée a »Hé considérablement agrandi dans ces demie i s temps.
A PAoadémie de Rennes ressortissent sept départements, savoir : Jlleet^Vilaine, Côtes-du-Nord, Finistère, Loire - Inférieure , Maine-et-Loire, Mayenne et Morbihan.
Une Faculté de droite des sciences y des lettres, une École préparatoire de médecin» et de pharmaeie, une Éeele normale dHnstitutewrs, un Cours normal d*iniHtuirieeej un Cùurs eomin^
Ércial et industriel, une c(^le d'agronomie, une École de peinture, de eeulpture e$ de dsist'n, de nombreux
ses Écoles primaires et plusieurs Salles d'asile , tel est le bilan de l'instruction publique à Rennes. Les sociétés savaaies sont : les sociétés Arcliéologique, Musicale, Médicale, des Seieneet physique» et naiwreUe», des CoweSf d^A^rieuUure et dWor-
tievlture'
Moflées. — GoUMtlons 4'abj6t« d*aH •I de sotoBMs. — MbUolbAfM.
Le musée de tableaux de Rennes est un des plus riebes musées de pro-
vince. Il occupe, comme nous l'avons dit plus haut, l'aile du fond du palais de l'Université. — JV. B. Pour le visiter, il faut s'adresser au concierge, derrière le bâtiment. Le concierge de la façade fait ?oir« aux étrangers qui s'adressent à lui pour le musée, des salles de cours insignifiantes et les renvoie ensuite à son confrère en demandant un pourboire immérité.
Nous ne signalerons à l'attention des visiteurs qua Iqs toUe« les plus intéressantes.
éCOLC 1TAU£NM£.
2. Le Gufrchin {?). Jésus desqç^du 4e la croix et pleuré par U Vierge. g. Paut Véronèse, Peraée délivrant Andromède Ce magnifique tableau, qui a été gravé, faisait autrefois y^artie de la coUeclion dn roi: il a éle envoyé ^ pennes, avec quarante autres toUes enTiron, par le gouvernement impérial, de 180^ k 1808. — 6. Le même. Baptême de Jésus. — 7. Annibal Carrçiclie. Ifi repos eq Êgypte. — I et 9. Loul» ÇwTÀehe ^nvDdlQoCarraooi). Martyres de saint Pierre et 4© saint Paul; grande composition, assey médiocre. — Té te de saint Fhilipps. — il. Cerouossi, Fruits et fleors sur un tapis. — fs. Ot<icomo Panniciati. L'Arrivée des Mages; tableau d'une belle couleur. — ifi. Luca Giordatvo. MartT^re de saint t.aureut. — ■ 18 et 19. £• MaUèt», Deux tableaux de nature morte. — 27. Jncopo da Ponte.
Une femme, désignée sous le nom 4e Pénélope, en costume du xvi* 9f. — 90.
Tintant (Jacopo Robusti (?). Massacre dss InBooents. — ^S. Antonio f «mpesla. Tsin-