‹ Itinéraire général de la France (volume 2)Chapitre 49 sur 257 · DB PARIS A BENNES · texte numérisé non relu

DB PARIS A BENNES

fiées et d une con»ervatiWi d« forêts. Ell« ponède ane académie, des facultés de droit et d« médAciii», un lycée impérial, etc. ^ , . ^

Rennes » pwdnit on grtnŒ nomnre d*éeriwiis etd'mutrespersonnages remarquabîi^s. Non?? nommfîrons les jurisconsultes Hevin et Poullain du Parcj le procureur général la Cbalotals, l^vocat Oerbier, l'historien Salnt-Foix, auteur des Esmis sur PariSy le critique Geolïroi, créateur du feuilleton littéraire, 1 kistorien D. Lobineaa, le cardinal de Boisgeslin, de l'Académie française, ^e? hommes d'État Lanjuinais, Bigot de Preamcneu, le Chapelier et Corluère; le vice-aïuixal de la Motte-Picquet et les lieutenants généraux Rapafel, de Piré etGalbois ; les littérateurs Tournemine, Guérard, ^v.iriste Boulay- Patj, ÉdouardTurquety, Hippolyte Lucas.

La cathf dralc ou Saint- Pierre,

Diaprés les anciens chroniqueurs,

Maximin, disciple de l'apôtre saint Philippe et de l'évangéliste saint Luc, aurait prtehô révazi^e aux Rhedoneif et consacré, sous le vocable de Notre-Dame deîaCité, un temple dédié à Thélis; Grégoire de Tours recule cette date jusqu'au temps de rempereur Décius (252) , et les annales de Véfiixs» de Rennes ajoutent que révèque saint Lunaire transféra, au IV» s., son église cathédrale de Notre-Dame de la Cité à l'emplacement qirellf^ occupe aujourd'hui, et qu'il mit \n nouvel édifice sous l'invocation de saint Pierre. Uévêque saint Helaine, conseiller du roi Clovis, et l'oracle du concile d'Orléans en 511. puis saint Moderan, l'un de ses successeurs, au viii« s., se plurent à embellir et à orner cette basilique, qui tombait en ruines à la fin du XII* s., lorsque Philippe , chancelier de Bretagne, élu évêque de Rennes, en 1179, entreprit de la reconstruire.

Les travaux furent poursuivis pendant toute la durée dn xiii'" s. et la moitié du XIV*: il> ne furent achevés

qu'en 1359 à i aide des libéralités de Charles de Rlois. La façade occiden-

tale, qui menaçait ruine, fut démolie vers 1535, et, sous Vépiscopat d'Yves

Mahycuc, on jeta, en 1541, les fondations du portail et desiJeux Inurs actuelles. Après la mort du preial, les travaux, interrompus par suite des troubles religieux, repris en 1613, furent tenninés en 1700. Dès lors, il fallut songer à rebâtir l'église ellemême, qui croulait de toutes parts.

Elle fut, en conséquence, démolie en 1756, et le nouveau temple, commencé en 1787, continué en 1811 et acbevé seulement en 1844, ne révèle que trop, par la pauvreté de son style pseudoionique, l'époque sans inspiration religieuse qui Ta vu édifier.

La façade 0. est surmontée de deux tours régulières hautes d'environ 40 mèt., décorées de cinq rangs de colonnes superposées. Les colonnes du rez-de-chaussée sont d'ordre toscan ; celles du premier étap-e, d'ordre ionique ; celles du deuxième, d'ordre corinthien; enfin, les autres, d'ordre composite. La principale porte d>n-* trée, entre la base des deux tours, montre quelques détails d'ornementation propres à la Renaissance. L'intérieur ne vaut pas un regard.

Véglise Notre Dante ou Saint-Me' laine , aucieune église abbatiale du monastère fondé au vi* 8.parrévéque de Rennes du même nom, est le seul spécimen que Rennes offre de l'arcli: tenture du XI* au xili* s. La porte y 1 iiK i|ialo, les collatéraux de lanef et les Lianssepts, dus au duc Alain III et à Geoffroi le Bâtard, datent de 1032 et de 1054. La nef elle-même, le chœur et ses déambulatoires, semblent avoir été bâtis du xiu* 8. au commencement du xiv*.

La tour, roman «a si base, fut continuée par l'abbe Jean le Bart, mort en 1393, et dcmt on voit les armes SUT un contre-fort au midi. En 1672, l'abbé d'Estrades en fit refaire la partie haute, terminée en dôme que surmonte firpiiispeu d'années une statue colossale du la Vicrg'e, On remarque, à l'intérieur^ le malue-aulel, d oue

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