‹ Itinéraire général de la France (volume 2)Chapitre 53 sur 257 · MUSÉES KT BIBLIOTHÈQUE · texte numérisé non relu

MUSÉES KT BIBLIOTHÈQUE

lesOlivierB- — 205. Lebrun. Descente de ;ro!x. — 217. Mormoyer. Des Ûeurs dans m vase. — 220 et Nain (Us frères 0). Une jeune femme tient tor ses genoux

in enfant nouveau-né; une rtutre femme ipprocbe une bougie aliumee. La sainte ITiei^e, sainte Anne et l'Enfant Jésus i^aqoel des anges présentent des traits. Cet deux tahlfviux, un peu trop rouges et d'un ellet exagère, sont d'une peinture vigoureuse. — 222. Notoire. Saint Étienne préchant TÉvangile. — 226. NiCOiM Pnnêêin.

Ruines d'un arc de triomphe avec figures. — 232. Quesnel. Portrait d'Éleouore Gaiigaî. — 236. 7Yoy (François de). Portrait d^homme. — 243. Vouet (Simon). La sainte Vierge, TEnfant Jésus et *^:tint Jfvin — Mouchot. Marche turc (sans uumcioj. — Blin* Paysage ( sans noméro).

Il esL question de transformer en musée La cour du palais universitaire.

Le musée do sculpture occupe une galerie ouverte au rez^de-chaus*

sée. Sur les murs sont de grands tableaux de plusieurs peintres français modernes : Abel de Pujol^ PauZm Guéririy Couder, Guillemot. La salle des sculptures contient : seize bustes en marbre ; diverses œuvres de sculpteurs modernes de Bennes, tels que Gourdel, Toulmouchef Duboù; une Lesbie de Lanno ; une statue de Louis XVI en marbre et quelques moulages eu plâtre d'après Tantique.

On y voit aussi : les deux bas-reliefs en bronze de Coysevox qui décoraient, sur la place du Palais-de-Justice, le piédestal de la statue équestre de Louis XIV, détruite à la Révolution; line pierre tumulaire en marbre blanc, bien mutilée, représentant en demi*relief la figure couchée et armée de Jacques Guibé^ capitaine de la milice rennaise, neveu du célèbre Pierre Landais, favori du duc de Bretagne François II. Ce tombeau était autrefois dans l'une des chapelles de Tancieniie cathédrale. Mais ce que cette salle renfermait de plus précieux, c'était^ sans contredit , le magnifique retable, malheureusement bien mutilé, qui décorait le maitre-autel de l'ancienne cathédrale.

Ze chef-d'œuvre allemand du xv* s.,

en bois sculpté et doré, le plus important, pout-firo, qu'il y ait en France, par sa grainl* ur, par le nombre des scènes et des personnages, la beauté de l'exécution des figures et de tous les détails de l'omementatioD, appartient aujourdliui à rarchevèché.

Signalons encore : la salle des dessins, qui contient des csquis'^ps de Michel-Ange, du Guide, du 1 iiien, du Corrége, des Carrache, du Guerchin, du Dominiquin, de Kubens, de Van Dyck, de JordaCns, etc. (la collection provient du cabinet M. le marquis do Robien) ; les salles d'archéologie, dans lesquelles figurent les riches collections du président de Robien ; et enfin le musée de géologie j fondé récemment et placé sous la direction de H. Rouault, habile géologue, depuis longtemps connii dans le monde sa^ vaut par ses nombreuses et intéressantes découvertes. M. Rouault est le véritable fondateur de ce musée, qu'il a enrichi d'une coUeciiou précieuse.

Enfin, dans le môme côté du palais universitaire, sont réunies les collections appartenant à Técoie de médecine et à la faculté des sciences, qui possède un beau cabinet d'histoire naturelle.

La bibliothèque publique, fondée en 1733, pour les avocats auxquels elle appartenait, successivement accrue et particnlièrement enrichie par un legs de 10 000 livres que lui fit M. Robin-d'Estréans, doyen du parlement de Bretagne, fut installée, en 17GT, à la suite d'un arrêt du conseil du j)résidial, dans le local où elle est encore, c'est-à-dire, au second étage du pavillon nord de l'hôtel de ville.

Bientôt après, M. Minier, avocat, et le célèbre Pottllain du Parc, lui léguèrent leurs collections; le premier ajouta même à son legs une somme de 10000 livres. En 1794, cette bibliothèque des avocats fut attribuée au district; on y versa tous les ouvrages provenant des confiscations sur les émigrés et des établissements religieux supprimés. Depuis, on a révise avec discernement les ouvrages

DE PAiUS A RENNES

[route 2]

qui s'y trouvaient en double et en triple ; on a fait quelques restitutions et Poti a donné un cnrtiin nombre d*ouvrages à la bibliotiieciue du Lycée. Actuellement la bibliothèque Contient 4& 000 Tolnmâs et 220 mftnu-' scrits dont UD grand nombre relatifs à la littérature du moyen âge, et une collection de médailles. EHe est ouverte tous les jours de 11 heures à 4 heures. On y entre par la rue de VHorlogp, derrière l'hôtel de viUe.

From«Mdtt. — Environ».

Rennes y5*enorg-iielllit à juste titre de ses belles promenades publiques.

La principale est le Thabnr, formé d'une partie des jardins des Bénédictins de Saint- Meialne et séparée par une longue grille du jarâtn botaniquê. On y entre par la place de TArchevêchè. La position en est belle, les accidents de terrain y sont nombreux; mais elle est tellement mal entretenue, si encombrée de mendiants importuns et dégoûtants, si pnente d*immondices de toute espèce qu'il est difficile de s'y promener.

Âu milieu d*un vaste carré entouré d'arbres s*élève depuis l'^'în, sur un piédestal de granit, la statue de du Guesclin. Un peu au delà une colonne de tufeaU; surmontée d'une petite statue de la Liberté par Barré, rappelle les deux rennais Vanneau et Papu, élèves de l'École polytechnique, tui^s en 1830 à Paris, pendant les ournées de juillet.

Du sommet de la butte, où Ton remaniue un ehétM plusieurs fois centenaire, on découvre une vue étendue.

Le jardin des Plantes y agrandi en 1850, puis en 1866, possède do belles serres. Il est ouvert au public tous les jours, de midi à 8 h. en été et de midi à 4 h. en hiver.

La MoUCf située un peu en avant du Tiiaboty ancienne dépendance de Tabbaye de Saint - Georges , est une place ovale plantée d'ormeaux. On y découvre la vallée de la Vilaino. Un escalier, destiné à recevoir une fon-

taine publique qui n*a jamais été éta" blie, en descend h l'angle des rues de Bel-Air et Louis-Pli il ip{fe, vis-à-vis do iâ caserne Saint-Georges.

Une belle avenue relie la gare du chemin de fer à la ville et forme, à VK, le commencement des houle^ rards qui remplacent, le long du Champ de Mars, agrandi et régularisé, les anciens fossés do la ville. A VO. , les boulevards se relient avec Vavenue Napoléon //f, formant le pendant de celle do la gare, et, après avoir franchi la Vilaine et le ciioa! d*llleet-Rance, ils atteignent le Mail y créé eu 1675 par le duc de Chaulnes, gouverneur de Bretagne, et planté sur une longueur d'environ COO mèL A l'extrémité du mail^ l'iUo fait sa jonction avec la Vilaine.

Le polygonè se trouve à 2 kll. de Rennes sur la route de Redon.

Vasile des aliénf^s. situé aussi à 2 kil. delà ville, àSaint-Méen, vient d'être entièrement reconstruit.

Le château de la Prévalaye, à 3 kiL à ro. do la ville, est le but d'une promenade trfes-agréable pour les Rennais, et qui ne sera pas sans intérêt pour les étrangers. Plusieurs routes y conduisent, mais le chemin de halage qui borde la rive g.

de la Vilaine doit être préféré. On prend ce chemin au pont NapoUon, On rencontre d'abord le confluent de rille et de la Vilaine, puis le pontviaduc du clicrnin de fer, et un pou plu?' loin, le niouHn du Comlr, minoterie qui brûla pendant la nuit du 11 au 12 juillet 1857. Sur Tune et Pautre rive s'étendent, toujours entrecoupées de haies vives, les fraîches prairies de la Vilaine; on dépasse un hameau, une petite métairie cachée sous la verdure, et on arrive enfin à une grande avenue conduisant h une demi-lune, d'où rayonnent d'autres belles avenues. Là, derrière un saut* de-loup, on aperçoit le manoir offrant un seul corps de logis au toit rapide, avec une tourelle hexagonale au milieu de la £açade. Ce petit caste

[ROUTE 3] DE PÀIUS A

Page 1