‹ Itinéraire général de la France (volume 2)Chapitre 54 sur 257 · BREST · texte numérisé non relu

BREST

n'a rioA ûè MMtfqttàble dans 8o& architecture; mais, au milieu des arbres séculaires qui l^mbragenti il présente

un aspect pittoresque.

La Prévalaye est une ancienne seigneurie dépendant du comté de Rennes; on la nommait autrefois la Ffé'fûlUtit^ nom qtii lui venait des immenses prairies constituant son domaine. Le château ofTro quelques souvenirs historiques. Lors de son voyage à Rennes, en 1598, Henri IV y vint chasser deux fois le 11 et le 15 mai ; il y dîna e: y coucha même, si l'on en croit la chronique héréditairement transmise aux fermiers du château, qui montrent avec un certain respect la chambre dénudée et le lit délabré oiX coucha le Béarnais. Ce fut dans Tune de ses salles que se réunirent les oheû désarmées royalistes, lors des conférences ouvertes avec les généraux républicains, pour Téphémère pacification de 17%.

Le beurre de la ferme a donné son nom à tous les beurres des environs de Rennes.

Pour remir à Rennes, on peut prendre indifféremment l'une ou l'autre (les avenues aboutissant à la demilune. Celle de 1*E. mène à la ferme de Saint "toix y où se trouve un vieux chêne sous lequel on prétend qu'Henri IV, se reposant au retour de la chane, assista aux ]outes bretonnes et aux danses que les villageois exécuta rent devant lui. Ce chêne ne présente plus qu'un tronc dénudé, au-dessus duquel un mince filet d'écorce entretient encore la séve d'un unique rameau beaucoup plus précoce que tous les autres chênes de la contrée. En 1827, MmelaDauphîne a planté tout auprès un jeune ormeau que les fermiers ont depuis entouré d'épines, criinme le chèue.

Au delà du château de la Prévalaye, sur la route de Redon, les bords de la Vilaine deviennent de plus en plus pittoresques.Vers le hameau de Pont- Réan (150 hab.), où s'exploitent des carrières de schiste rouge&tre servant

de pierre à bâtir, la ri v iëre commence à couler dans un lit bordé d'arides escarpements et de rochers aigus, qui contrastent avec les verdoyantes prairies que Ton vient de quitter et celles, plus étroites, dont ils sont entremêlés. De la hauteur oû s'élève le moulin à vent de Bagatz^ dominaut toutes les collines environnantes, on découvre un magnifique horizon où, vers le S., l'œil rencontre avec plaisir la flèche découpée de l'église do Bourg-des- Comptes (R. 38, À], Vun des plus jolis édiBces du département, construit dans le style gothique ^

lâ forêt de Rennes j située à 10 kil. de la ville, sur la route de Foupôres, peut être le but d'une promenade agréable. On y remarque surtout le grand carrefour appelé Vétoile de mir forêt, dont les chênes, entremêlés de hôtres touffùs, offrent de magni* fiques ddmes de verdure.

[Corresp. pour : — (97 kil.) Nort, par (1 8 kil. ) Corps-Nuds, (25 kil.) Janzé (R. 37), (62 kil.) Châteaubriant, (71 kil.) Moisdon, (88 kil.) Joué (H. âl).J

De Rennes à Brest, R. S : — à Fougères, R. S6; — à Angers, R. 37*, — à Nantes, R. 38 à Saint-Malo et à Cancale, R. 3y ; — à Redon, R. 64; — à Vannes, R. 65;

à NapoléoQviUe, R. eS.

R0UXJ5 3.

DE PARIS A BREST

fi23 îîîl. — Chemin de fer. — Trajet en 16 h. 45 min. par les trains express; en 30 h. is min. par les trains omnibus.

— i'* cl., «9 fr. 80 S* ol.» fa fir. SI 0.; 3* ol., 3S k. 40 c.

211 kil. de Paris au Mans (R. 1).

163 kil. du Mans à Bennes (R. 2).

Laissant à g. le cbemm de fer de Reunes à Redon (R. 38, A), la voie fer-

1. Noos ne Banrions trop engager les touristes qui ne se rendront pas >le Rennes à Redon en chemin de fer ( i^. R. 38) à aller au moins jusqu'à la station de Bains et à faire une promenade à pied dans la jolie ▼aliéd de la Vilaine.

rée, api'-s avoir dépassé la ferme de la Mabilais, où fut signé, en 1795, le traité entre la Convention et les chefs de la chouannerie, franchit la Vilaine sur un pont de 3 arches, près du point 011 s'embranche, sur la dr., la ligne de Bennes à Saint-Malo (R. 3).

On franchit ensuite un affluent de la Vilaine et, côtoyant à g. le château de Monii y fié, on aperçoit,à dr. (l kil), Yésin^ V. de 6:>G hab. Quand elle a dépassé les châteaux de la Frêslonmire et de Méjusseaume , la voie ferrée traverse un affluent de la Vilaine.

386 kil. Vïlvmyitnqp , v. do 571 hab., tire son nom d'un oratoire consacré, auprès d'une fontaine, à saint Avit, abbé de Mcrcy, dans l'Orléanais (vi* s.)* Sdon la tradition, saint Avit rendit la parole à un enfont muet. Ce miracle a donné naissance à un i)clerinage, encore tris-suivi. où s nt conduits, le lundi de la Penu t - i o, les enfants affligés de quelque mlirmité.

Véglist de THermitage, en partie romane, a une abside en hémicycle servant de sacristie et portant à sa clef de voûte un écusson du xv* s., aux armes des diîBoberil. Une arcade de la fondation primitivesépare la nef du chœur; le portail latéral S. porte la date de 1627. Quelques pierres tombales, aux armes des seigneurs du Boheril, du Margat et de Méjusseaume, se remarquent dans Téglise.

château du Boheril^ situé entre 1 Hë! mi'ngc et le Rheu, a donné son nom à une famille connue depuis le xiii* 8. à la cour de Bretagne, et qui a toujours des représentants. Un desappartements du châteaut qui est entouré de douves, contient un vieux bahut, avec les figures des quatre Kvanpélistes sculj)tées en relief. Suivant la tradition, ce bahut meublait la chambre d'Henri IV, lorsqu'il vint coucher à la Prévalaye, en 1598.

Âpcés avoir traversé un affluent du Mou, Kl voie f«^rr('e, côtoyant à dr.

la roule de Hennés à Montfort, laisse kg, laChapelle-Tliouarault (552hab.}, puis à dr. Breteil (1275 hab.).

396 kil. Montfort-sur-Meu,V. de

IIHO hab., au confluent du Mcu et du Garun, ch.-l. d arwnd. du départ.

d'Ule-el-Villaine, fut fondée en 1091, par Raoul, sire de Gafil, qui prit le nom de Montfort conservé par ses descendants, et qui accompagna Guillaume de Normandie à la conquête d'Angleterre.

Raoul de Gaël essaya quelques années plus tard de détrôner Guillaume le Conquérant et fut sur le point iVv réussir, mais, vaincu et dépouillé de ses biens, il partit pour la croisade en ,10% et mourut au sicge de N»cée.

A partir du mariage de Guy XIV, comte de Laval et sire de Montfort, avec Françoise de Dinan, dame de Châteaubriamt, veuve de Gilles de Bretagne, les sires de Montfort, du nom de Lavai, abandonnèrent le séjour haijiiuel de Montfort pour les résidences de Lavai, de Vitré et de GhAteauhriant.

Catherine de Laval , dame de Montfort, épousa, en 1518, Claude (le Rieux, et de cette union naquit Claude de Rieux, mariée en 1547 à François de Coligny, seigneur d'Andelot, colonel général de rmiauienu française, frère de Tamiral de Coligny, et comme lui ardent partisan du calvinisme, qu'il introduisit dans la Bretagne en 1558. François de Coligny séjourna à la même époque à son château de Comper , où il ouvrit un prêche, et à Montfort, où il lut témoin de Tapparition de la fameuse cane de Montfort {V. ci-dessous). Son fils, Guy-Paul de Coligny, marié en 1583 à Anne dWlègre, ne laissa qu'un fils, tué en Hongrie en IGOô, et à la mort duquel toute la succe-^sion de la maison de Laval échut à Henri de la Trémoille, du chef de sa bisaïeule Anne de Laval.

Pendant la Ligue , Montfort tint le parti du roi; le duc de Mercœur y mit, en mars 1589, une garnison qui fut bientôt attaquée et expulsée par les Royaux.

Mo.NTFoirr-sua-MKa. ,

Véglise Saint-Jean-Baptistej s i tuée au faubourg de Satnt-Méen, au N.

de rencemte de la ville, et à laquelle se rattachait le souvenir des prédications de saint Vincent Ferrier en 1417, a 6té remplacée par on édifice de construction récente.

L'église Saint-NicolcLSy fondée vers 1107) et démolie en 1798, était célèbre par le miracle de la cane , cane dont la Ville de Kontfort retint le uom (Montfort-la-Cane) , qu'elle changea eu Tan m contre celui de Montfort-la- Montagne» avant de recevoir son appellation actuelle.

« Certain seigneur, dit Chàteaubriand (Mémoires d'ou<re-loin6«), avait renfermé

une jeune fille d'une grande beauté dans son château de Montfort. A trnvers une locame, elle apercevait 1 église de Saint- Nicolas; elle pria le saint avec des yeux pleins II larmes et elle fut miraculeusement transportée iiors du château. Mais elle tomba entre les mains des serviteurs da félon, qui voulurent en user avec elle comme ils supposaient que l'avait fait leur maître. La pauvre fille éperdue, regardant de tous côtés pour chercher du secours, n'aperçut que des canes sauvages sur l'étang du chât-^au.

« Renouvelant sa prière à saint Nicolas,

• Qui, prîrsn bonté sin.finlière, Tira trois lilles d'un tei pas, »

elle le supplia de permettre à ces animaux d'être témoins de son innocence, afln que, si elle devait perdre la vie sans pouvoir accomplir son vœu à saint Nicolae, les oiseaux le remplissent eux-mêmes à leur façon, en son nom et pour sa personne. Paf la permission divine elle échappa des mains des soldats sans aucune olTense, mais elle mourut dans l'année.

« Or, voici qu'à la féte de la translation des reliques de saint Nicolas, le 9 de mai, uae cane sauvage, accompagnée de ses petits canetons, vint à l'église de Saint-Nicolas. Elle y entra et voltigea devant limage du bienheureux libérateur, pour Tapplaudir par le battement de ses ailes; après quoi elle retourna à Vé\:\:\'^, ayant laisse un de ses petits en oUrande. Quelque temps après le caneton s*en retourna b;ins qu'on s'en aperçût.

« Pend ;in t trois cents ans et plus, la cane, toujours la même cane, est revenue à jour

I fixe, avec sa couvée, dans l'églisedu grand Saint-Nicolas de Montfort, sans qu'on pât jamais savoir ce qu'elle devenait le reste de l'année. »

L'antiquité des figures qne l'on voyait dans cette église, où la cane et ses canetons étaient peints sur les vitraux coloriés, sculptés aux pieds de la statue du saint etbrodéssursa bannière, attestait que cette histoire n'était pas nouvelle. En effet, le bruit de l'apparition do la cane de Montfort avait pénétré jusqu'en Italie dès loxv* s , et Baptiste Fulgose, doge de Geiies en uso, en parle dans sou livre : De dictiê faetUqviê mirabitibuê. Chasseneux, président au parlement d'Aix en 1524, en fait aussi mention dans son ouvrage intitulé : Catalogua glomu mundi. D'Argentré, en son HUtoin d$ BrtÈa^ gne (édition de (582), ajoute que cette cane apparaissait depuis environ deux cents ans, ce qui ferait remonter la tradition à l'époque de Raoul VU de Montfort, qui commença la reconstruction du château de Montfort en 1376 et mourut en 1394.

Plusieurs volumes ont été publiés sur la cane de Montfort. On peut surtout consulter à oe sujet la relation dédiée à à Mme a'Andeiot, par Louveau, ministre protestent à la Roche-Bernard en uàs.

Des procès-verbaux, relatifs à l'apparition de la cane, sont consignés dans les archives de la communauté de viiie et des paroisses de Montfort depuis 1543, et aux exemples des châtiments « qu'ont ressentis les téméraires qui ont voulu nuire à cet animal. *• Le dernier procès-verbal rapporté dans les registres de décès de saint Nicolas est du 9 mai 1739 et signé du recteur, du syndic, du sénéchal et desautres notabilités de Montfort. £n 1761, l'étang qui coulait sous le chfttean et qui servait de retraite à la cane fut desséché; il est aujourd'hui remplacé par de belles prairies. La cane ne parait plus, réglise de Saint-Nicolas a elle-même disparu, et la croyance populaire, déji bien aflTaiblie, ne tardera pas à s'éteindre à soa tour.

Véglise de CouUm, bfttie sur la

pente du coteau qui est au midi de Montiort a été démolie cq 1809; son emplacement, planté d'ormes, sert présentement de pâture.

0e Vabbaye de Sain^acques^ fondée en 1152, par Raoul II, sire de Montfort, il ne reste que la façade occidentale de réglise, dont le portai!

et la fenêtre qui le surmonte accu:>eui

le xiT* s. j ainsi que les arcades des transsepts. LesbAtimenls de Tabbaye sont occupés par des Ursulines.

VhôpitaJt Saint-Laxare f aocieone léproserie créée pour les croisés qui avaient rapporté U lèpre de leurs expéditions en Terre &inte, a été transformée en ferme; mais la chapelle, qui existe encore, renferme une curieuse tombe du xiv* s.

Raoul Vil , qui reconstruisit le château de Montrort en 1376 (les matériaux en fùrent dispersés et vendus en 1627 , par Henri de la Trémoille) entoura la Lasse ville de murailles, relevées de 1440 ;i 1480. C'est aussi dii XV* s. (jun (lapj la touT servant aujourd hui de prison.

Avant Ifuyentioa de TartlUerie, flontfort était d'un accès difficito. Des remparts très élevés, flanqués de tours avec mâchicoulis; des portes avec herses et poiit-levis, savoir : la portn Saint-Jcan ou Boulevard, la | irte Saiut-Nicolas et la porte de (;uuion,

OU porte Blanche; de doubles fossés profonds, la rivière d'un côté et un étang de l'autre^ étaient des fortifications très-fortes pour l'époque. L'une des portos qui existe encore abrite le beffroi communid.

Âu S. de Montfort, sur la lisière de la forêt de Coulon^ ancien canton de celle de Paimpont^ fameuse dans les chroniques sous le nom de Broce- UandCy se voit un menhir renversé (3 mèt. fSO c. de hauteur), dit le grès deSûint-Méen.Ce menhir est ombra?'' par un vieux Iwtrej uu des plus beaux arbres de la forêt, où l'on remarque aussi le chêne au vendeur (les Tentes aux criées avaient lieu autrefois sous ce gros arbre), sihif' à !'<nxtrémilé S. de la forêt et mesurant à sa base 8 mèt. 33 cent.

Des vestiges de thermes romains ont été découverts à l^B. de Montfort.

[Corresp. pour: (56 kil.) Josselin, par (22 kil.) l'iélau, (27 kil.) Beignon et (45 kil.) Ploêrmel (R. 66).

De Montfortrsur-Meu part une route

qui dessertauN. (17 kil.) Bcchcrol, en passant par Bédée (2510 hab.), où elle croise la route de terre de Rennes à Brest. La route de Bécherel, laissant ensuite à dr. PkumeUw (1251 hab.), le thàteau de la Bemerayey à g.; le château du Lou-du^Lac et le v. de la Chapellp-dU'Lou (439 hab.), traverse (12 kiî.l . frodmier (1895 hab.), côtoie le château de Ligouyer et atteint une altitude de 181 mèt.

près de Bécherel, ch.-l. de c. et de 760 bab. , situé sur l'un des points les plus élevés de la Bretagne et sur la limite des départ. d'iUe^t-Viiaine et des Côtes-du-Nord.

Le château de Béchoreî, bâti au xn* s. par Alain de Diuau, résista d'abord au roi Henri II d'Angleterre, qui s'ct empara en 1168. Geoffroi^fils d'Alain^ devenu duo de Bretagne, par son mariage avec Constance, héritière du duché, reprit cette place sur les Anglais en 1183, ct.la livra aux flammes. KUe resta longtemps déserte; mais^ comme le château n'avait pas été entièrement détruit^ on le répara, et Ton rebâtit leS maisons incendiées dans le dernier siège. En 1363, Guillaume Latimcr f'-'nit cn])itaine du château pour le comte do Moutfort, lorsque Charles de Blois, accompagné de du Guesclin, vint en faire le siége^ et, pour la première fois, la canon fut employé en Bretagne. Au mois d'aoïU 1371, du Guesclin investit de nouveau Bécherel , qui fut défeudu pendant plus d'un an, avec courage, par deux capitaines ançiais, Jean Apert et Jean de Comouaille, mais qui nnitpar tomber au pouvoir des Français.

L'histoire militaire doBécherel cesse avec le xv s. De lenceinte de la ville, il ne reste qu'une portp rlu xiv s.

Une partie de Véglisedc sainte Marie, ancien prieuré de Tabbaye de Noirmoutiers, est romane et de la fondation de Rolland de Binan, eu 1164.

Il rn est de même de ta cuve baptismale. Le surplus de l'édifice a été rebâti en 1624.

LHOUTE 3J BfiCHËRBL. — SAmT-MËËN.

A 1 kil. de Bécherel, se troa^e le château di Caraàeue, berceau du célèbre procureur général de La Cfaalo-

tais, pour lequel il fut érigé en marquisat en 1776. Cetln belle propriété appartient à son arrit-re potite-fillo, qui a épousé M. le comlG de Falloui.

Des bois qui entourent le château de Garadeuc on découvre un magnifique point de ?ue sur la belle vallée qui s'étend jusqu'à Dinan.

▲ TE. de Bécherel (3 kil.), dnn^ la C- de Saint-Pprn, se voit le château de La Tour, ou a été installée, en lS56»une maison de noviciat pour les petites Sœurs des pauvres.]

Au delà de Montrort, la voie ferrée firanchit la petite rivière du Garunij qoiy descendant des coteaux de Montauban, au-dessous de la forôt de ce nom, vient arroser un petit vallon où se cache à dr. la jolie église delà Nouaye^ avec ses vilraux coloriés du XVI* s., représeataut la vie de sain Etienne, et décorés des aimes miparti du Bois-Travers et de Hontbourcher. Le chemin de fer longe ensuite le bourg de Saint- Uniac, dont Véglise, qui a aussi conservé de jolis vitraux, est dédiée à uu abbé d'Irlande qui vint mourir dans ce coin de terre.

Le dUUeau de Quénétain^ situé à 2 kil. de Saint-Untac» et qui appartcnait, jusqu'au XVI* s., à une famille du même nom. est possédé depuis par la ffimille Huchet.

hOG kil. Montauban-de-Bretagne, ch.-I. de c. de 30G5 bah. (la station est établie au boni de l'étang de Cbailloux, à 1 kil. au S. de Montaubaii), possédait autrefois le titre de comté et a donné son nom à une famille célèbre dans Thistoire. Le château de Monta uhan, bAtî sur le bord de la forêt de ce nom, à 1 kil. au N. de la ville, était une place forte que les Français prirent et pillèrent en 1487.

Uenceinte forme un carré long d'environ 200 mèt. sur un peu moins de largeur. Quatre tours, dont deux subsistent aiyottid*liui> la flanquaient aux

angles. Mais la partie la plus intacte, encore habitée, est l'entrée principale ou portail ouvert entre deux énon ios

tours en pierre de taille, dont l'appareil accuse la première moitié du XV* s. — L'ancienne église, sous Tinvocation de saint £loi , a été récemment remplacée par une église neuve du style ogival.

'"Corresp. pour : — ^^(28 kil.) Mauron (R. 67), par (13 kiL) Saint-Héen (F.

ci-dessous) ; — (30 kil.) Mefdrignae^ ch.-I. de c. de 3392 hab.; ruines du château de la Hardouinaye) ; — (45 kil.) Plémetf c. de 3431 hab. (voie romaine; beau point de vue du Hôtrede-Coëtieux).]

■xemaioa 4 Salaft-ilte.

Saint-Méen> ch.-L de c. et Y. de !I390 bab.» est située à 13 kil. à l'O.

de la station de Montauban, sur la route de Dinan à Ploêrmel. L'ancienne abbaye, fondée vers l'an 600 par saint Méen, détruite par les Normands au x« s., relevée en 1024, reconstruite à diverses époques (en 17 12 par les Lazaristes) et maintenant afléctée au petit séminaire, garde des traces encore remarquables des xii* et xiri* s, Végfise, dont la nef principale a été démolie en 1771, est surmontée d'une tour carrée à baies ogivales (fin du XII* s.), couronnée d'un dôme moderne et flanquée au S. 0. d'une tourelle également carrée. Un portail modernp, donne entrée dans le transsf'pt (XIII" s.), dont la fenêtre est ornée de Vitraux coloriés, portant l'écusson de Pierre Mauolerc. Le chœur (une partie sert actuellement de nef) , et les transsepts, d'une construction plus moderne que la tour, appartiennent à Tépoque du plus beau développement du stylo ogival. LV'f^lise renferme plusieurs tombeaux, entre autres celui de saint Méen (pierre sculptée du zin* ou du xiv* s.) et celui de l'abbé Robert de Coëtlogon (xv*s., statue couchée) . Plusieurs des pierres tombales et des aSatues, en granit,

DE PARIS Â BREST

sonl mutilées et pi'^ent hors de l'église, ainsi qu'une ancienne cuve baptismale et le tombeau primitil' de saint MéoD, cercueil de «granit creusé en forme d*auge. Près de la tour ^ on remarque un fragment de muraille qui fîate lies constructions primitives; c'est un spécimen presque unique en Bretagne. — La fontaine de Saint-Méen (2 kil. de l'abbave) est le but de nombreux pèlerinages.

La sacristie, qui semble avoir été une ancienne chapelle ou une salle capitulaire est encore trcs-remarquable (charmantes colonnes, chapiteaux romans, voûies en pierre). On y conserve des reliquaires du xv" s., en cuivre doré.

Remontant la rive dr. du Garun, la voie ferrée laisse à g. (2 kil.) le Crouais (423 hab.),les châteaux de la Ueuselaù et de la IHvièrc, puis côtoie à dr. Quédillac avant de Iranchir la Rance et de passer du départ. d'IUeetp-Vilaine dans celui des Côtes^iu- Nord. A SOO met. env. sur la dr. se montre la Chapelle-Blanche (490 Iiab.) et Ton aperçoit à g., à 500 mot. Saint- Jouan-de-l'Isle , ch.-I, de c. et v.

de 724 hab. Saint-Jouan doit sou surnom de l'Isle au château de ce nom, aujourd'hui détruit, mais élevé autrefois sur une petite île formée par la Rance, à 300 m H. du bourg. La belle halle de Samt-Jouan, due au marquis de Saint-Pern, date de la lin du xviii'' s. — Le chemin de fer croise la route de Vannes à Dinan près de

420 kiL Caulnes, v. de 2102 hab., situé sur une hauteur, et traversé par cette route. Véglùe de Gaulnes date de plusieurs époques; le chœur est roman; quelques ouvertures de la nef ont conservé des meneaux flamboyants et un portail du xv* s. a été rapporté devant un clocher de 1760, élevé aux frais du marquis de Saint- Pern. — Le château de Couëllany que Ton aperçoit de la station, au-dessus

d'un miissif de verdure, fut rebâti en 1672 et augmenté en 1777.

Les travaux de terrassement de la station de Caulnes ont amené la découverte de nombreuses substructions romaines et de médailles d'Antonin le Pieux et des deux Faustine. Sur les terrains occupés par la gare, on peut encore observer un foyer d'iiypocauste que supportent 16 petits piliers en briques.

[Corr.pour (21 kil.) Dinan (R. 4;i) ].

De Caulnes à Dinan, R. 43.

Entre les stations de Caulnes et de Broons, le pays que traverse la voie ferrée est tellement boisé qu'on se croirait parfois en pleine forêt.

^ 4i8 kil. Broons, ch.-l. de c. de 2738 hab., situé à 3 kil. de la station (omnibus), ne se compose guère que d'une seule rue, dontle prolongement forme la petite place où sont les vieilles balles. L'église, de l'époque ogivale, n'a qu'une nef avec une cbapelle au midi, sans inscription ni armoiries; le poiUil principal mérite seul une mention. — Broons a eu cependant quelque im{)ortance au moyen âge* sa plus grande gloire e.st d'avoir donné naissance à B^trand du Ouesclin, aîné de dix frères et sœurs issus du mariage de Robert du Guesclin avec .înnnne de .Malemains.

Le château de la Motte-Broons^ où naquit du Guesclm, était situé à 500 mètres de Broons, sur le bord de la route actuelle de Saint-Brieuc. Sur la place qu'il occupait le conseil général des Côtes-du-Nord a fait ériger, en 1840, à la mémoire de du Guesclin, une colonne en granit de Pléguien, d'un seul bloc et du poids d'environ 11 000 kilogrammes. La colonne et son sodé ont environ 10 mètres de baateur. L'une des faces du piédestal porte le nom de Bertrand du G ti esclin; une autre, ces mots : né à la Motte-Broons en 1321 , et,la troisième, récusson de ses armes.

La voie ferrée franchit la Roselle, côtoie à dr, le v. de Trémeur (1009

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