yfairie n
33 Poste atue lettre* 113
3* Jous-Pré/tctitre, B3
30 J'ynat/otfue B3
36 Jlatues , B 3 C 3
37 Temple Protestant B3
38 Théâtre B3
39 Tribunal CioU B3
•0 Place du Champ de Hatailley B3
^1 id. de la Tour d'.-iuoerifne B2
♦ 2 id. de la .Médisance BS
♦ 3 Petite Place Jf louis B2
Hounrr . B 3
D»»nne par Sa^T Thiolirl.
O lOO Mto 3oo
I,. flAmrTTK «• r» Rdit^arm. Pari».
[Boom 3]
BBEST.
le cfaiemia de fer contourne ïanse du Xouli^-Blanc , puis celle de Saint- Marc j d'où i'uii (iccQuvre tou,te la V9àa à» 6r«sl , qui lessemble ï un vaste lac. le$ villas &e o^uitiplient et ]» lam wmble s'ei3)i))eUir toi4 exprès JK)ur rivaliser avec la mer, à mesure que l'on s'approche de la grande vjlle maritime de l'Ouest.
Ul ^are de JUjeiit, située suj co- ^ux qfjâi hOB^ai 1^ rade et les forti- ^c^itioaa, 99t pc^cédée d'une iranchée de 21 mèt. de profondeur.
Cette gare, d'une superficie de 7 hectares 45 ares, domine la rade dans une magguifiqup situation, à 39 mèt. au dessus du uive^u du terre-plein du port de coounecce. SUe est reliée à la ville paj u^ ohemin otuvert au pied das glaeU des remparts, et a,u port de coramorce par de belles rampes établies le long des mêmes remparts; enliii, le port de commerce et le port militaire sont mis en communication *?ec ^ voie ferrée priAcipale p^r un emibrancheoii^Dt.
.^kil. lirai».
J^ÔTELS : — LaioevMnt (ou des Voyaûiîwo;, rue deSianai — dç Provence, place da Cbamp-de-Bataiile; — léguer; — de Nantes; — du Grand-Monarque ; — de la iour-d'Argenl. — JV. B, Aucun des hôtels de Brest ne mérite uaa recommandation parttoniyftiiai
Restaurants : Crouan ; Lamarque,
Cafés : — Grand café Parisien; — la
LinnAiREs : — f.e Fournier frères^ — Jean Robert . — Aiieguen,
JouuNAiJx : — VOcéan, journal politique, paraissant trois fois par senaaine;
— l'Armoricai)i, journal polittqae pacaissaut trois fois p.ir som.iine.
Bateaux a vapeuh pour ; — Porl- JLavnayj avec correspondance & ChàleauHn
pour toute la ligne du chemin de fer d'Orléans {'Z départs par jour); bureaux, Port- Napoléon; — Bordeaux (.vapeurs Paris et Londree^ n« 4, et le Breetoie), i départ par semaine; — Dunkeri/ue (steamers de la Compagnie générale des vapeurs à hélice du Nord), départ tous les 8 jours eu hiver
et tous les î'-, jours en été; — iVantes,
départ tous ics 5 jours, etc.
Brest, ch.-l. d*arroiid. du départ.
du Finistère et du 2* arrond. maritime (quartiers : Brest. Saint-Brieuc, Paimpol, Morlaix, Quimper), V. de 79 847 hab., est située à 33 uièt. d'ujt. , sur le penchant de deux collines, sur les deux rives et à Tembouchure de , la rivière de PenfeM , qui forme le port et divise la ville en deux parties distinctes : Brest, proprement dite, sur la rive g., et liecfiuvrance, sur la rive dr.
« Les deux vers.iiiis sur lesquels repose la ville ont. dit M. P. J.evot {Histoire de la vim du port dé Brest) , leur point culmioant à 65 mèt. 45 cent, au-dessus du niveau de la mer, et sont coupés de vallons lirigcii vers ro. S. 0., comme les .strates de gneiss qui en lormeut la roche dominante. Le premier de ces TaHons, celui de la Villeneuve, du cdté de Brest, où Ton vDit le bassin creusé à rentrée du port, se prolonge par la Grand Rue vers l'ancien enfoncement du Punt-de-Terre, aujourd'hui, }>lace de Latour-d'Auvergue. Ou y remaaque sa dépression à dr. des portes, d'où il va, en traversant la route impériale, prendre naissance à Cuat ar- Guéven, pr{>s du cou vont do TAdoratiuu;mais, dans la ville. lf>s inépralités sont moins sensibles, grâce à 1 admirable disposition des rues percées, dans sa partie supérieure, par M. René Dumains d'Angerets, sur les plans de Vauban. I^e second vallon, également sinueux, m:iis plus petit, se voit du côté (i« Hecouvrance, et le troisième est cL'lui où coule la rivière de Kerinou, se jetant dans le port à la Tonnellerie ; il est plus considéraÛe que les précédents, mads plus éloigné de la ville.
u La topographie de Brest ex{)lique en partie sa température, généralement basse et humide. Située dans le voisinage de l'Océan, cette ville est
148 PAKIS
environnée ou sillonnée d'eaux abondantes, et assise sur des collines y concentrant toutes les vapeurs qui s'élèvent du port et des vallons. On
voit en moyenne h Brest, 180 jours de pluie par an, et il y a fies jours où l'on ne compte pas muins de 15 à 20 abais d'eau, dans TintervaUe desquels le soleil apparaît plus ou mokis souvent. Les bourrasques sont assez violentes, mais les forts orages sont moins frrquenls. La moyenne de la température est de au-dessus de zéro, et bien que l'on voie le thermomètre osciller, dans une même journée^ de 8 à 10 degrés, les chaleurs n*y sont pas plus accablantes que l'hiver n*y est rigoureux.-^lAis, À la température est douce, d'un autre côté, les variations atmosphériques sont fréquentes, brusques, et parfois si tranchées que l'on en ressent les elTets d'une rue à Tautre, suivant leur différence d'orientation. De là, de nombreuses affections catarrhales et rhumatismales, ainsi que de graves désordres dans l'organisme,
« La mortalité s'affaiblira tîradnellement à Brest, grâce à i assamissement des bas quartiers de la ville et à la substitution de maisons spacieuses, élégantes et confortables, aux bouges infects entassés, hier encore, dans ce< quartiers. Ces améliorations sont dues à la persistante initiative de M. Bizet, maire de Brest.
« L'annexion d'une partie de la commune de Lambezellec, effectuée en vertu de la loi du 2 mai 1861 , a produit un accroissement de tçrritoire
de 172 hectares
a iirest occupe le quinzième ran{^' parmi les villes de France, et ce rang ne peut manquer de s'élever après l'achèvement de son port de commerce et des voies ferrées complétant le réseau de rouest, dont cette ville sera le point extrême. »>
Brest est une ville généralement bien bâtie et animée; mais elle manque de propreté. Les promenades surtout n'y sont pas suffisamment entre-
A BREST. [ROUtE 3]
tenues. La police municipale d'ailleurs y est trës^mal faite. 11 est dangereux de s'aventurer le soir dans certaines nies et hors des murs d'enceinte. La population maritime y a contracté des habitudes de malpropreté, de débauche et d'ivrognerie qu'il sera difficile de corriger. « Eu dépit de rhécatombe de àbaretien en contravention, qu'immole chaque année le préfet du département à la morale publique, recommençant ainsi, de la meilleure foi du monde, la lutte d'Hercule contre Thydre de Lerne, on rencontre le matin déjà, diL M. Max Radiguet, fricUonnaQt«de l'épaule le rez-de-chaussée des maisons» une infinité de gens qu'on pourra retrouver le soir aux abords de la ville ivresmorts le long des chemins. En homme d'esprit, M. le maire range dans la catégorie des immondices l'ivrogne étalé sur la voie publique , et il le fait enlever dans un chariot spécial. »
Il sera très>£BUsile aux touristes, à l'aide du plan ci-joint, de se diriger au sortir du débarcadère. En tournant à g., ils descendront au port de commerce, d'où ils pourront remonter dans la ville, par la place du Château; en tournant à dr., ils entreront dans la ville par la longue rue de siam, qui va aboutir au pont de R&couvrance.
Htotolr*.
Les hi'^torîens se perdent en conjectures »ur Pépoqui de la fondation de Brest et les étymologisiea ne sont pas d'accord sur rorigine de son nom. M. Levot, dont Topinion savamment raison née doit faire loi, pense que firest, inhabitée pendant la période cdtiqoe et simple bourg ou camp êtatif sous la domination romaine, ne devint une ville dn quelque importance qu'après le xin« s. £ile appartenait au ix« s. aux comtes de Léon*, Tun d*eox, Ëven,ehas8a, en 875, des pirates saxons qui étaient descendus sur les côtes de Léon, et Mor* van, un des successeurs d'Éven, travailla à ragrandissemeot du ebfttesn. Un autre comte de Léon, Hervé IV, fut obligé, par suite de ses prodigalités, de vendre pièce à pièce toutes ses poMessions au duc Jean le Roux.