‹ Itinéraire général de la France (volume 2)Chapitre 81 sur 257 · ROUTE 5] ANGERS. — MAISONS CURIEUSES · texte numérisé non relu

ROUTE 5] ANGERS. — MAISONS CURIEUSES

1! existe encore, dans les i^ieilies rues d'Angers, au-dessous du château et de la cathédrale, un grand nombre de maisons peiticulières, qui ont

conservé leur aspect du xv% du xvi" et du xvii* s. Nous citerons particulièrement la maison Adam (place ^Seuve) et la maison Abi'aham-{a.ng\c des rues Saint-Laud et Saint-Georges).

Parmi les anciens hôtels, le plus curieux et le plus visité, après le Logis Barrault {V. ci-Jossn'^, p. 191) pst l'hôtel d'Anjou ou Pincé (rue Basse-du-Figuier). Cette charmante construction de la Renaissance a été appelée Vhôtél ^Anjou, parce que Pierre de Pincé qui la fit bfttir et Toceupa (1523-1530) était lieutenant criminel du sénéchal d'Anjou. Acquise, il y a quelques années, par le peintre Bodinier, au prix de 35 000 fr., elle a été donnée à la ville, à la seule condition qu'elle serait consacrée aux b^uix-arts. On doit la restaurer et en dégager les abords, mais sa destination est encore incertaine. — L'auteur du Guide de rétraiifjer à Angers signale aii>si à 1 extrémité de la ville, près de Samt-Serge, un hôiel d une rare distinction, que H. Boreau de la Besnardîère a fait construire en 1782, sur les dessins de l'architecte Bardoul, à qui est dû aussi Vhôtel Lantivy^ formant l'angle âr la rue de l'Hôpital et du boulevard de la Mairie. — Le principal cercle d'Angers, achevé en 1856 (houlevard de la Mairie), rappelle, pisir sa façade avec colonnade, celle du ministère de la marine, à Paris. Le fronton est couronné par un groupe de Mai nd i on [lea ArU^ le Commerce et VAgricuiture) . La salle de concert est très-belle et d'une sonorité vraiment remarquable.

InsttUitloiii éê W«itf«i««iio«.

Ii*hdtel-Dieu d'Angers (mon. hist.)

ou hôpital Saint -Jean, fondé par Henri II, roi d'AriL'le terre, en 1153, non loin du tertre baint-Laurent^ sur

la rive dr. de la Maine, mérite la visite de tous les étrangers, car il est une des curiosités architecturales (rAngeii. On y remarque surtout :

la grande taUcy que divisent en trois parties deux rangs de colonnes supportant de belles voûtes ogivales; la chapelle, le greniery et les enves taillées dans le rocher. — L'auteur d un Voyage dans V Ouest ^ combattant l'opinion de Bodin, pense que la grande salle de rhdtel-Dieu est du XIII* s. « (Test, dit-il, un type très-complet du gothique primitif, et je n'y trouve pas le caractère de l'architecture toute romane du xu" s. »

La chapelle semble avoir été conbii uite en même temps. « Un cloître, ajoute M. Mérimée, sert de passage entre la salle des malades et la chapelle. Une portion de ce cloître est romane; l'autre, mieux ornée, a été commencée à l'époque de la Renaissance. La porte principale de la salle des malades donne sur un autre éMtre^ dont les arcades, en plein cintre, fort basses, sont portées sur des groupes de quatre petites colonnes à chapiteaux évasés, d'ailleurs, sans ornement : il n'a point de voûtes : je le crois très-ancien.

Ces deux cloîtres romans, sur le caractère desquels il est impossible de se méprendre , me confirment dans l'opinion que j'ai exprimée sur la date de la salle des malades. Si Henri H a effectivement fait bâtir une salle commune pour les malades, je crois que c'est plutôt celle qui sert aujourd'hui de grenier h blé, en face des ruines de Saint-Laurent. H est constant qu'autrefois elle faisait partie de l'hôpital, et depuis peu d'années seulement, on lui a donné une autre destination. » — L'hôtel- Dieu, aujourd'hui abandonné (tous les services sont réunis à Sainte- Marie), a été acquis par la ville en 1866. Il est question de l'entourer d'un square et d'y transporter le musée David.

A peu de distance de l'hôpital Saint-

D£ PARIS A SÂIiST-NAZAIRE* [ROUTE 5]

|ean, au N., s'élève lluMpioe 8aiat«- Marie, qui est an mdate temps un

hôpital et dont la première pierre fut posée en 1849. Il peut contenir 1500 lits (malades, infirmes, vieillards et enfants). Les dispositions iutérieures, habilement conçues, répondent à tous les besoins du service comme à ceux del^hygiène et de Taé ration. Des peintures murales fort belles, composées par MM. Appert, Dauhan et Lenepveu, aux frais du peintre Bodiiiier, décorent la chapelle de cet établissement.

Cet édifice, que des voûtes en briques et des charpentes en fer rendent incombustible, a été élevé sur les projets de M. B. Moir«

Badosifle «1 emnnerMr.

La ville d*Ângers fait un commerce eon^dérable d^ardoises^ de chanvres et de lins; elle a une fonderie de oloehes, de belles filatures (surtout pour les toiles à voiles) et de magnifiques pàpini(^res, parmi lesquelles nous recommanderons à tous les étrangers celles de M. André Leroy, dont Tes produits sont justement re- Hiarqués.

Promesftdes.

Nous avons déjà parlé des honlevanls, du jardin botanique, du jardin do la Préfecture. Angers à encore une autre promenade : le Hafl, allée d'arbres plantés en 1796; il est précédé, depuis 1859, d'un jardin entouré d'une grille, dont l'emplacement a été pris sur une partie du champ de Mars, entre le boulevard et l'entrée de l'avenue du Mail. Au centre jaillit une fort gracieuse fontaine en fonte qui, pendant l'Exposition universelle de 1855, ornait le milieu de la grande nef du palais de l'industrie. Plus loin, de chaque côté, deux pavillons, en forme de chaieis, soni occupés, l'un, par un café glacier, l'autre, par le garde.

Entre ces deux chalets s'élève à demeure un orchestre couvert où, |tendant la saison d'été, les différentes

munqaesller ht viBe tfWMiMLt des concerts et de% fdtes qui attirent trois fois par semaine la société angevine.

Les principales excursions que l'on puisse faire dans les environs d'Angers, sont celles des Ponts-de^3é, de

Brissac et de Trélazé.

La ville des Ponts-de-Gé (5 kil.

d'Angers; omnibus toutes les demiheures, partant de l'aogle de la rue Sainl-Aubin et du boulevard; prix 25 cent.) s*est en réalité qu'un laubotirg d^Àngers, son port sur la toire ; mais administrativement parlant, c'est un ch.-l. de c. de 3r)57 hah. Elle se compose d'une rue de plus de 3 kil, de longueur, traversant, sur un magnifique pont, reconstruit il y a quelques années, le canal de PAuthion et trois larges bras de la Loire.

Ce pont est d'une très-haute antiquité. Les Romains eurent, en effet, près de là, dans l'angle formé par le confluent de la Maine et de la Loire , un camp très -connu des savants sous le nom de camp de Frémur.

Certains écrivains ont cru -pouvoir affirmer qu'aux origines de l'histoire de France il n'y avait que deux communications sur la Loire entre le midi et le nord, le pont de Blois et le pont de Cé, Il a été considéré longtemps comme une merveille, en raison de son d6veIoppement.il se composait, en effet, de quatre sections formant 109 arches, et ayant, les îles qu'il traverse comprises, une longujeur de 3 kil. 11 a souvent été ruiné ou endommagé par la Loire, puis rebâti ou réparé.

La population des Ponts-de-Cé est éparse dans une demi-douzaine d'Iles, Sur l'île la plus voisine delà rive dr. s'élève un vieux château, dont René, le dernier des ducs d'Anjou, aimait particulièrement le séjour. Il est occupé aujourd'hui par fst gendarmerie.

Dinnombrables souvenirs se rattachent aux Ponts-de-Cô. Les Gaulois et les Romains, les Francs et les Nor-

IROUTS 5} LES PONTS-DE-CÉ. — TRÉLAZÉ.

mands, les Anglais et da 6iiesclin,Ies protestants, les catholiques et la Ligue, Louis XIII et Marie de Médicis, la

Fronde, laRrvohilion^toiitPslp's mros et tous Ips partis s'y sont rencontr(^s et heurtés. Le 15 juillet 1793, les Vendéens au nombre de 10000 ou 12 000, y extefminàreiit deux batail* Ions des troupes de la République et quelques détachements de la garde nationale.

Les dimanches et les jours de fAte, une partie de !a population d'Angers se transporte aux Ponts-dc-Cé, pour se ditertir à sa manière et manger des hùuXletHfés renommées. Les étrangers iront surtout y admirer les belles Yues que l'on découvre du pont.

À 12 kil. au delà des Ponts-de-Cé, se trouve BHssac, dont le château, Tun des plus imposants de l'Anjou, est aussi l'un des plus dignes d*étre Tlsités (F. La ïMte et Utentre de 1(1 Françê, par An. JoàIin«.)

Trélazé (omnibus à Angers, à l'angle de la rue Saint-Aubiu et du boulevard j 30 cent.; départ d'Angers aux heures paires et de Trélazé aui heures impaires) oh le chemin de fer de Saumur à Angers a établi une station, est un b. de 4707 hab., situé à 7 kil. d'Anf^ers, près de la rive dr. de l'Authion et sur la lisière des ardoisières. L'omnibus qui y conduit suit la longue rue du fluhourg Bressigny, hSr bité presque entièrement par des ouvriers, et, à la pyramide^ obélisque grossier élevé par la ville d'Angers en souvenir de l'achèvement de la route de Tours, il laisse cette route à dr. pour prendre celle de Longue. Les ardoisières sont & 2 kil. de ce carrefour. De tous côtés se dressent et fument les cheminées, à la base et autour desquelles )ps débris des ardoises exploitées fornjent dos monticules noirâtres de diverses hauteurs.

A mesure que l'on approche, on distingue j sur ces noirs Énoatteules, les tue-^venU des mtvrien éPà haut.

Ce sont des ahris mohiles en paille

qui protègent TosTrier pendant qu*il refend la pierre ardoisière. C'est chose curieuse que ce traTaii; ii faut, pour

l'accomplir avec succès, que Pardoise soit fraîchement montée; dès qu'elle est restée quelques jours à l'air, ce travail délicat de l'efTeuillemeut ne réussit que difficilement Après avoir * divisé le bloc en l'appuyant le long de ses jambes protégées par des matelas (Je cbiiïons, l'ouvrier y introduit un ciseau graissé qui n'est autre chose qu'une longue lame d'acier aussi mince que du papier. Puis, ces feuilles divisées par épaisseur sont réduites à des dimensions qui varient depuis 60 cent, sur 40 (mesure de la grande ar-îoi'^c dite ^nplaise) jusqu'à 15 cent, sur 12 (petite aidni-îe employée suiluut à la reparalion des toits). Les petites ardoises sont celles qui offirent le plus de résistance, et les Angevins l» emploient de préférence pour leurs toitures.

Mais, pour avoir une idée de ce que sont les ardoisières d'Angers, il ne suffit pas d'examiner de loin ou de près leurs cheminées et les tuevents, il faut descendre jusqu'au fond de celles qui sont exploitées par galeries, au ueu de Tétie h ciel ouvert.

JV. B. Si Poil Teut visiter en détail une

ardoisière, on doit en dtniander la permission au directeur de l'exploitation, qui (le la refuse jamais. Deux ardoisières seulement sont exploitées par galeries, odle des Grands-Carreaux et celle des PréMls. C'est l'ardoisière des Grands-Carreanx que j'ai visitée et que je décrirai, après avoir donné quelqw» ranseignsBienis sur les aidoiiières en général.

Les ardoisières sont ouvertes sur un banc de schiste tégulaire qui se manifeste vers la butte d'Srigné,

passe sous la Loire, traverse l'arrondissement de Sé'iTc et forme une zone qui se prolonge dans la Bretagne^ jusqu'au département du Finistère. Toutefois la fissilité da sebiste n'est pas la même partout. G*est dans les communes d'Angers^ de Trélazé et de Saint-Barthélemy, qu'eUe offre

]es meilleures conditiODS d'exploitation; encore ces conditions varientelles sans cessp.

L'exploilation do ces ardoisières, inconnues des Humains, na commencé qu^an moyen âge. Elle a fourni d'abord ces pierres noires dont les anciennes maisons étaient construites; elle fournit nujourd'jini et depuis longtemps les i'euilles légères d'ardoi'os dont on couvre les t<»ifs des m;i i:-(*r!^ Elle occupe euviion 4000 ouvriers (^ui gagnent en moyenne, les ouvriers, 3 fr. 50 c. à 5 fr., les journaliers, 2 fr. à 2 fr. 25 c. Les ouvriers se divisent en 2 catégories, les ouvricrf^ d'à bas, c'est-à d i ! e les mineurs ou extracteurs, et les ouvriers d'à haut, dont nous avons déjà parlé, cest-à-dire les fondeurs ou taiUeurs.

On descend dans les galeries des GrandS'Carreaux au moyen du bassicot ou des échelles. Le bassicot est une caisse en bois rectangulaire suspendue à un câble et dans laquelle se montent, à l'aide d'un manège ou de la vapeur, du fond de l'ardoisière jusqu'à Torifice du puits principal d'extraction, les blocs ou les débris d'ardoises, qui, chargés immédiatement sur des tombereaux, sont conduits près des tue-vents où ils doivent être fendus et taillés. Toutes les fois qu'un l)assicot plein monte, un bassicot vide descend ; on peut se placer sans crainte avec son guide dans ce dernier au moment de son départ; il est asses solide pour transporter ce qu'il peut contenir de touristes , beaucoup plus légers, quel que soit leur poids, que des blocs d'ardoises.

On descend alors doucement jusqu'à l'endroit de la mine où travaillent les ouvriers, car un câble VOUS guide auprès d eux.

Près de l'ouverture du puits d'extraction, à l'orifice duquel arrivent et se déchargent les basnoots pleins, s'ouvre une ancienne ardoisière exploitée jadis à ciel ouvert, aujourd'hui en partie comblée par un éboulemeut. Sou a^ipect est des pluS|

saisissants. Un étroit sentier, garni çà et là d'un gai de-fou , et en certains endroits supporté sur le vide par des pièces de Itois et des barres de fer plantées solidement dans une muraille de pierre taillée à pic, descend rapidement au fond de cette ardoisière; il aboutit à rentrée d'une galerie creusée à la hase de la principale }»aroi.Si l'on pénètre sans lampe dans cette galerie, un curieux spectacle frappe les regards.

On est, en effet, arrivé sur une sorte de terrasse établie à % mèt. de la voûte d'une vaste excavation qui n'a pas moins de 40 mèt. de profondeur; au-dessous de soi on a le vide, car les planches de cette terrasse n'ont pour point d appui, comme celles du sentier que l'on vient de descendre, que des pièces de bois plantées de distance en distance, par une de leurs extrémités, dans la muraille. A une projection qu'il est impossible d'apprécier, étincellent de nombreux becs de gaz; d'autres lumières, des lampes portatives, se déplacent incessamment; une épaisse fumée, produite par les eiplosions des mines, donne à toutes ces lueurs des teintes rougeâtres. En vain les yeux essayent de percer les vapeurs brillamment éclairées qui tourbillonnent de tous côtés; on n'aperçoit que le bassicot qui entre dans le puits d'extraction ou qui en sort; car de faibles rayons de jour pénètrent par cette étroite ouverture jusqu'au milieu de l'abîme sombre et éclatant que Ton domine.

Mais , si l'on ne voit presque rien, on entend des voix nombreuses poussant des clameurs confuses; le fer des pioches, des pelles, des leviers, retentit de tous côtés contre la pierre; des blocs énormes se brisent avec fracas en tombant des parois d'où de longs et pénibles travaux les ont détachés, pendant que la poudre en fait sauter d'autres en morceaux : tous ces bruits se mêlent ensemble, et ne trouvant pas d'issues suffisantes po ir s'échapper, iinprûneut un ébranlement con-

[ROUTE 5] TR£LAZË

LA POINTB.

tinuel à la f réie planche qai supporte

le visiteur.

Si l'on veut pénétrer plus avant, il faul, arrive à l'endroit où cesse la iMlustrade de la galerie ou terrasse que l'on a suÎTie, 8*avancer sur une simple planche, et, tournant le dos au précipicp ouvert au-dessous do soi , descendre une échelle solidemont attachée à une muraille verticale. De distance eu distance, on peut se reposer sur de petits paliers oiH les our vriers s'attendent mutuellement, qu'ils montent ou qu'ils descendent; car ces échelles ne peuvent servir qu'à une seule personne à la fois.

Parvenu au fond de la mine, au milieu des ouvriers d'à bas, on assiste à leurs travaux. Ici ils creusent une mine, là ils s'efforcent de détacher un bloc ; plus loin ils remplis-nenl le bassicût ; ailleurs ils commencent une galerie nonvelle. Dans toutes les ardoisières, ia roche s'attaque par foncées successives ou gradins droits^ auxquels on donne 3 mèt. de hauteur environ. Pour connaître la profondeur exacte d'une ardoisière, il suffit de compter ses foncées et de multiplier par trois le chitîre obtenu. Quelques ardoisièrcs ont 125 à 140 mèt. de profondeur. — De cette première mine, on peut descendre dsns une seconde qui n'est pas moins profonde, et remonter, soit par les échelles soit par le bassicot. Les échelles sont plus pénibles h raonter qu'à descendre.

Quand on a sultisamment exploré les mines des Grands-Carreaux, on ne doit pas manquer de jeter un coup d'œil sur l'ardoisière voisine de VErmitage* Cette ardoisière s'exploite , à ciel ouvert : d'un seul regard on embrasse toutes les opérations diverses dont se compose l'exploitation.

Ce spectacle est moins émouvant, mais il n'est guère moins curieux.

Une levée, dite levée NapcUon^ protège les ardoisières sur une longueur de 4 kil., entre la levée du chemin de fer et ia route d'Angers à Tours. En effet les ardoisières avaient été inon-

dées le 7 juin 1R56 par la crue de la LfOire, qui a causé tant et de si grands désastres, et il a fallu plus de six mois pour les vider.

D'Angers à Laval, R. 29 ; — à Rennes, R. 87; ^ à U Flèche, R. 89; — & Paris par Toars, à Niort, à la Rochelle, à Napoléon-Vendée, à Nantes par Montrevault, Va la Loire et le centre de la France f par An. joannb.

*0'ANQERS A NANTES.

88 kil. — Trajet en l h. 50 min. par trains express ; en "2 b 21 min., 3 h. 8 min. et 3 ii. 3i mui. par trains omnibus. —

f d. 9 fr. 8s e.; 3*el. 7 fr. 3S c; s* d. s Ir. 40 c.

En s'éloignant d'Angers, on suit d'abord, à des distances variables, la rive g. de la Haine. Une tranchée profonde, succédant à de nombreux

remblais, traverse le camp romain de Frémur (F. ci-dessus, p. 198) et dérobe à, la vue (rive g.) la Beaumettef antique monastère fondé au XV* 8. sur un rocher, par le roi René. Prés de la Baumette , se trouve le beau domaine de Chdteauhriant (2 kil. 1/2 d'Angers), dont le château a été construit par rarcbitecte Bardoul. Sur la rive dr. de ia nvi^re <e muutre, sur uu coteau, au milieu d'excellents vignobles, l'église de Pruniers. Après avoir traversé la Maine sur le beau viaduc de Bouchemaine (fondations de 13 mèt. «le profondeur), on laisse à g. le v. de Bouchemaine (11G6 hab.), qui lui a donné son nom, et l'on aperçoit un instant 1 embouchure de la Maine dans la Loire.

316 kil. La Poàiie (240 hab.). dépendance de la commune de Bouchemaine, est située à la pointe de la prairie qui sépare la Maine de la Loire, dont le chemin de fer va suivre désormais ia rive dr. jusqu'à Nantes. La Pointe possède de folies maisons de campagne et offre de beaux points de vue. — Au delà d'^piré, on remarque deux rochers à pic qui s'avancent dans la Loire.

320 kil. — Les Forges, ham. de

S^TBoni^i'es, possèdent où petit château moderne, qui a remplacé Fancipnne forteresse de la Hoche-aux Mames, appelée au Xiv* s, la Boeh^au-DuCf puis i la. fin du s., la Hochê^emmt. Le ehàiêau aetoel d$ Serrant^ est un édifice remarquable des trois flernior^ siècles, (jui appartient j depuis 17!iO, à la famille Walsh. La chapelle renferme le tombeau (lu marquis de Vaubrun p«ir Coysevox. Louis XiV, en 1661, et Napo léon I«%eii 1808, ont reçu rhospitalité dans co château. Le vignoble voisin, dit ae la coulée de Serrant j produit le vin blanc le plus estimé du bas Anjou.

En face (le la station des Forges, Vile Béhuard (237 hab.) olfre une chapelle curieuse , composée de deux Éalles bftties Vnne au-dessus dé Tautre, sur une pointe de schiste. Cette diapelle, honorée d^me dévotion particulière par Lr^\m Xî, renferme un portrait authentique de ce roi, donne par Charles Vlll, une inscription du zv* s. , un tronc antique et des chaînes de prisonni€ffs« offBrtes en ts^-wtOm ^ A 2 kil. de la station, Savennières (1317 hab.) possède Véglise la plus ancienne de l'Anjou et peut-être de la France. Quelques parties des murs du S. et de l'E. sont en petit appareil romain du au vi* s. j te choeur et la

Sorte de VO. datent dn zi« le reste e Pédifiee appartient aux xii% xni* et XIV» s. Par une singularité unique, on remarque dans le pignon un trinngle lorme de trois briqaes, «:YnilM»'n de la Trinité. De nombreux tombeaux antiques en pierre co^ilKére de Doué se reneontrent aut environs.

Sur la rive g. de la Loire se trouvent : Denée, c. de 1387 hab. , Mante- Ion (115 hab.), dont le château possède des terrasses magnifi(fiies, prè«5 de la Loire; les Lambardières (jl hab.) et Roehefort , de 2289 hab., près de laquelle s^étevaient ladfs là ville fortifiée de Saint-Symphorien^ aujourd'hui détruite, et les ruines du tfuiteau de Diew^ie.

323 kil. La Poissonnière, ou plu-

tôt ta Pmannièrey e. de 1366 hab.,

jouit d'une vue map^nifique sur la Loire et sur Vile Tanneray. Près des vestiges d*un ancien chAteau fort, s'élève la chapelle Saint-René (xv« s ).

De la Poissonnière à Niort, V. In L lire et le cmlre de ia t raïKe^ par Ad. Jua.nne.

On aperroità g. le vill.igcde LalfU, prhs duquel se détache le chemin de fer (i'Angers h Niort.

329 kil. Saint- Georges -sur - Loire ^ ehM. de c. de 2898 hàb. , situé à 3 ou 4 kil. au N. de la stationi doit son origine à une abbaye fondée au m* s.

et dont les bâtiments reconstruits au xvu» s. subsistent encore. La station de Saint-Georges desservait naguère ChalonneS; qui a maintenant une station particulière sur la ligne d*Angers à Niort. Près de Chaionnes et de Saint-Georges commence, sur les deux rives de la Loire, un gisement d'anthracite qui s'étend jusqu'à Chàteaubriant (R. 37), et dont l'exploitation prend chaque jour de plus grandes proportions.

337 kil. Chanioeé, e. de 2116 hab., sur la rive dr. de la Loire, est dominée parles rninos d'un chrîfmu du xin« s., qui appartint au larncux Gilles de Raiz (Retz, suivant Torthographe moderne). Lt'^/we possède six statues en bois sculpté représentant les quatre Évangéhstes et doux docteurs.

[Corresp. poux (3 kil.) Montjeanj b. de 3641 hab., au sommet d'un coteau esoarpè, sur la rive g. de la

Loire, qu'un pont suspendu relie à la rive dr. Au S. 0. du bourg se voient, au milieu de hauts peupliors, les belles ruines du prieuré-cure de CiLdieaupanne , dont la chapelle date du xiT s. (vestiges de peintures murales).]

Côtoyant un cours d'eau , dont on aperçoit bientôt rembouchure, leehfrmin dé fer déorlt une forte courbe.

342 kil. Ingrandes, c. de 1928 hab.,

sur la rive dr. de b Loire, qui ressemble en cet endroit à un vaste lac, marque la limite entre l'Anjou et la

Digitizod by Gu^.- .

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