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[HOtJTB 5] NANTES. — RENSBIGNEMBNTS QÉNÉRAUX. 20b
DtûU. dumaixn n nnnmt. DemiuuUàeh.dumatin»
VOITDBBS Dl MmiiB.
Course.
Heure.
Course.
Heure.
VoiturpsàA rouesetà2chevaux.
lfr.75c.
2 fr. » c.
2 f r. iQ G.
2 fr. 50 c.
La 2* heure et le» suivantes. . . .
2 âO
Voitures à 4 roues et à 1 cheval.
La 2* heure et les isifuitei. . . •
Voilures à 2 roues et à 1 cheval.
La 2« heare et les eoivaatee.. • .
HÔTELS: — de France, place GrasUn; — dé Breltt{/ne, plaee dn port Comaninean ; — du Commerce et des Colonies, 12, rue SantcuU; — de Nantes, rue Piron; — de Paris, rue iioUedu; — de VEurope, rue Bon-Seeonrs, à l'entrée dea ponts, etc.
Cafés : — ^ France, place Oraalin; — de la Comédie, même place.
Restaiieants : — Hôt€t âê Fronet, place Oraalin; — du Granà'Bu^aurant, place Graslin^ — ^hirtiv, j):{S8age Pommeraye, 13; — au Hocher de CancaU, place Grasiin.
BAma PUBUCS : — à Vhâiel de France, place Grasiin; — à l.i Petite-Hollande, n» 4; — rue du Calvaire; — dans le»
bateaux de l»aliie\ etc. ^ Des ÉcoUê de Natation sont établies, en été, dans les bassins du quai de Tlle Gloriette.
Poste aux lettebs. — Passage Pommeraye.
Loueurs de voitures. — M. Grégoire ainé, rue de la Chaloiais.
Bateaux a vapeur pour Angers, pour Saint^Nasaire, pour Bordeaux, pour Lerient, pour Niort, pour Paimbœuf, etc.
Ca>'ots de l'ërdrb. — On trouve h l'cxtremitâ de la chaussée de Barbin de petits canots et de jolies barques cou> vertes pour lapromeiMde, à des prix trèsmodérés.
» • Voitures publiques. — On* trouvera dans VAImanach de la Loire^Inférinure (10 c.) une liste de toutes les rùitnres publiques qui partent tous les jours de Nantes, radresse des bnreaox et indication des heures de départ.
Libraires : — M. André, rue J. J. Rousseau; — M. Chauvin, Basse-Grande-Rue; ~ MM. Donillard, sooceasenrs de M. A.
Onérand, quai Cassard; — M. J. Forest, aîné, rue J.-J.-Rousseau ; — Mlle E. Forest, quai de la Fosse; — Mme Gallard, Haute-GrandeFAne; — M. Maeé, Hante- Grande-Rne; — M. Mazeau, rue de l'Évéché; — Mlle S. 3feurei, rue de l'Évéché; —M. P«<UfK»«, éditeur du Guide à Nantes, psr H. Stiennes, me GrébiUon; — M. Poirier l9ffro9f rue d'Orléans; ^ M. itondel,
place da Bon-Pasteur; — H. fier, passage Pommeraye.
Direction. — Au sortir de la gare du chemin de fer, on se trouve sur le quai dê HiehOHmfg, qui aboutit i la place é»
la duchesse Anue. En traversant Cftte place, à dr., on gagne le cours Saint- Pierre, d'où l'on peut se rendre, en quelques minutes, à la cathédrale et à la préfecture. Si l'on continue de suivre 1" <]nai appelé 'jiini du port Maillard, on passe devant le château. Au delà de la ploC9 du Bouffay, le pont d'ÀiguitUm conduit, à g., dam Vth- Fr^denu. Après avoir franchi l'Erdre, on atteint le quai Brancas, la place du Commerce, la Bourse, et enfin le
Îuai de la Fosse. La rue Jean-Jacques-^ iniissfnu, qui s'ouvie à l'entrée Hn <jnai de la Fosse, monte à la place Uraslm, c'est-i'dire an ccsar des nouveaux i|nartiers de Nantes. C'est là et dans la rue voisine que se trouvent l«'s principaux hôtels, cafés et restaurants i^V., du reste, le plan).
Sitoatloa. — Aspect f éaéral. — Roes.
Wantes est située par le 3*52' 69" de longitude 0. et par le 47" 13' 6" de latitude, au confluent des rlvièrae
de la Loire, de la Sèvre, de TErdre, da laChézineetdu Sail, le long desquelles elle s'est hAt ie et constamment développée. Elle occupe une superficie de 4278 hect. 23 aies 90 cent. ; elle a un périmètre de 20 kil. Sa population, qui s'accroît sans cesse, s'élève à 111956 hab. d'après le recensement de 1866; le nombre de ses rues est de 1640; ses revenus atteignent prèsque A millions. C'est assurément une des plus belles villes de France. Son étendue, son fleuve, ses rÎTières, ses quais, ses ponts, ses quartiers neufs, ses imposantes maisons du xvitt* s.,8on activité, son animation.
DJ$ PARIS A SAINT-NAZAIAiB, [ROUÏJS ôj
«on Iw lui doiMKAiit rapparenee d'une capitale.
les principaux quais de Nantes ont un aspect tout particulier. Les maisons qui les bordent se distinguent, pour la plupart, par la richesse de leur architecture et surtout par leurs balcons que supportent des cariatides. Elles furent bâties au xviii' s. , alors que le commerce nantais était à l'apogée de sa prospérité. 11 faut i^outer malheureusement que la traite des noirs fut pour les armateurs de Mtte époque U principale eource de leurs richesses. De 1750 à 1790, ils trarr^^nrtnrpnt , chaque année, 10000 à 12000 esclaves aux Antilles.
Aucune des rues de Nantes {les plkki belles pur Leul ks nornsdelitléi-atems célèbres), Démérite une mentien panîettlière. Les places sont décrites à la page 218.
Le passage Pommeraye , qui passe pour une des curiosités de Nantes, unit, dej)uis 1S43, les rues de la Foseset de Oréb^loa par tiois galeries. La première (laplusfaaxite) est ornée de médaillons représentant les Bretons illustres; elle est suivie de la galerie des statues, où commence rescalier monumental qui descend dans la galerie de la Fosse.
Nantes, dont le corps est «amassé , sur un petit espace, mais 4o|^t les bras s'étendent au loin par ses faubourgs, a été souvent comparée à une grosse araignée, aux paLles longues et nombreuses. Quoi(j^\ie triviale, U comparaison est assez ^te^ disent MM. Talbot et Guéraud {Géograiphie 4e la Loxre-Iuférieure).
« De tous ces bras, le plus remarquablo, s;uis contredit, est la chaîne de pûutâ qui ^ développe depuis ^a Eue de la Poissonnerie et le quai Fiesselles, jusqu'à l'entrée de la rue Dosd'Ane. » Ces ponts, jetés sur la Loire depuis près de dix siècles, mais d'abord en bois, puis successivement reconstruits ou réparés, sont : le pont de ta Pùii^onnerie ou d'Aiguillon, conatmit en 1670 et réparé bd. 1757
(une arche hardie); — celui de Ut Belle-Croix (1863); — celui de la Madeleine (1580), considérablement élargi en 1841 (beau point de vue);
— le pont de Toussaint et celui des Récollets; — enfin le pont deFirmil, en 1563, plusieurs fois réparé^ puis reconstruit en 1861.
Outre ces ponts en ligne continue, d'autres sont établis sur la Loire, sur TErdre et sur la Sèvre : le pont de la Bourse (1726), qui réunit l'île Feydeau à la place du Commerce ; — la pont jr«mtftt, reconsteuil en 18U; il j oint rik Feydeaa à ttle Oierietle ; le nouveau pont suspendu ou pont Saint-^éiix, de Ttleliloriette au Port* Maillard s est écroulé le 2! juitlet i 1866 et u'ôiit pas encore r,élabli ; — le immÙ de VErdre (systèine Poioa<F ceau), à l'embouchure de eette vière, dans la Loire ; — le pont d'Or" léans ou du Peuple (182R) ; — le pont d'Arcole, ou passerelle de la Casscrie , premier pont suspendu construit à Nantes (1831) le pool de VÉduse, qui &it coramuoiqtter le quartier de la Mairie avec le quartier Graslin;
— le pont iionvpr'M dp rHôtel-de- Ville; — le pont Morand^ du Port- Communeau à la route de Rennes^ sur la Sèvre; — le ponf Boutse^Uj reconstniit «m 1841 (belle v«e};^ enfin»
dans l'intérieur de la ville, les ponis d$ VArche-Sèche et de Sauvetout (1605), qui unissent deux e(»]lines dont le ravin est l'ancien losse de la ville.
Avant la conquête romaine, Nantes ét^ la rilïe principale des Nannètês, pet»
peuple de l'Armorique ; les Romains en tirent un centre actif d'ailministration et de commerce. Mais l'Armorique subissait le joug sans Taecepter, et elle le secoua définitivement au milieu du v siècle, en chassant les magistrats romains. Depuis longtemps déjà le christianisme s'était propagé à Nantes, Cjà la religion nouvelle avait (Ué piéchée par saint CUir desle Sri* lieu du ni« siècle.
An y s., rArmoriqua eut M à seolUr dss inmeiia l»arbafM. Cleltfie l>» a'«a«
[ROUTB ô]
para de Nantes èn 560, et la fit administrer, sous son nom, par l'évnquc sairt Félix, qui exécuta des travaux gigauttsqiiM i»ôar détooraer la Loin u l'«unen«r dans le lit du Sail, sous les mure du château. Vaiacue trois fois par Charlemagne, UBreta^KI^ m releva sous ses successeurs. Nominoe le fit proclamer roi en £42, et, pour assnrer sa domination, rasa les fortliications des villes de Hennés et de Nantes, qoi pai«isMd*iiifmNMet àOliftflM le Chauve.
Subdivisé en plusieurs comtes à la mort de Salomon, roi des dretons, ossassiae en 874 par les comtes Pasquiten et Gonrand qui se "partagèrent ses Etats, 1p royaume ou plutôt le duché de Bretagne (car !>>es ehefs avaient dépouillé volontairesDent lev titre prétentieux) Ikt rétabli en 936, par Alain- Oarbe-Torte qui chassa les Normaads de NaiM^M et des Uee 4e ia Loire. ▲ M mort, arrivée en W% Tanaf^ chie recommence et la souveraineté de la Bretagne est disputée les armes à la main, par les comtes de Nantes et de Hennés. fi*eat à eette époque quil leat Ain fermonter la rivalité qui règne encore entre Nante« et Rennes, les deux principales Yiiks du pays breton. Duiis le cours du xui* 8., TAngleterre et la Fpance se disputèrent la pn?,ftc8sion de cette importante province. Après l'assassinat d'Arthur 4e Bntagne par Jean sans Terre, Phi- Uppê Angaste confisqua toutes les poussions continentales du roi d'Angleterre, il n'osa cependant prendre la Bretagne et se contenta de Inl donner pour duc Piem de Dreux, prince de sa famille, au 17111! H fit épouser la princesse Alix , sanii- d Arthur. Pierre de Dreux lit de hantes sa «apitale^ U Tagnadit, Teotowa do forttaoations, et la défendit vaîUaiSllliBt OOnAn Jean sans Terre en 1214.
Pendant la lutte de Jean de Montfort oootre Charles de Blois, au xiv« s., Nantes prit parti d'abord pnur Montfort, mais en 1342, le duc de Noriçandie, fiis ainé dn roi de Pnmee, s'empan de lairtiloal y fit prisonnier Jean de Montfort. En 134S, Édouard III d'Angleterre assiégea sans succès Nantes, défendue par Charles de Blois. £nfin, lorsque le fils de Montfort eut triomphé et que, proclamé duc de Bretagne sous le nom de Jean IV, il se fut aillé aux Anglais, ^Santés refusa d ouvrir ses portes à Tëtranger : «c le duc , oui ; mais non les Anglais 1 » répondit-elle -, et, après un siège inutile, ceux-ci furent contraints do 8*éloigaar, |)ODr f>aroMttra an dnc da mtnr dans sa dqpAtale.
Louis XI essaya vainement de soumettre détinitivement la Bretagne à la couronne ; il reiicoritra dans le duc François II un adversaire digne de lui. Mais, en i49S, l'indépendance de la Bretagne rernt un coup mortel à la bataille de Saint-Aubin du Cormier, et, un peu plus tard, Anne de Bretagne, se laissant marier à Charles VIII, lui apporta son duché en dot (1491). En 1560, François II accord?, à la ville de Nantes une «ohstltiition commntiale.
Au XV» et au xvi« s , Nantes fut déspléf par des pestes, des épidémies ou des mal^fidies contagieut^, qui se SQCcédèren^ saps interroptian. Lo cali^sme essaya»
sans succès, d'y prnptrfr. Sous Henri III, la ville s'engagea dans la Ligue, à în suite du duc de Mercœur, alors gouverneur de Bretagne. Mercœur, qui rêvait la restauration d'une F!rr;tnp;re indrpcndnntp et qni S9 prétendait 1 héritier des Penthlèvre, du clief de lit femme, résista neuf ^ns Henri IT et •nVmTrii MÉntss an rai
16:26, la conspiration de Chalais vint 80 dénoner ft Nanies par la mort tragique du comte, ennemi de Richelieu. En 1661, Lc!:is XIV y fît arrêter le surintendant Fouquel. Eu I7iy, la conspiration de Cellamare, ourdie par ia dnebesse du Maioa au profit de l'Espagne, contre le gouvernement du régent, éclata aussi en Bretagne, et les principaux menenre furent jugés, condamnés et suppliciés à Nantes» En 1789, aucune ville n'embrassa plus vivement qne Nantes la cause de la Révo' Intlon. Eitt résista avec une énergie ms domptable aux attaques des Vendéens.
Mais, en 1793 , elle fut une des victimes les plus rnal traitées de cette ilévolntioa qu'elle avait «cdamée. Carrier, envoyé en mission par le Comité du salut public, vint y faire régner la guillotine. La mort aveugle et furieuse plana sur la population; elle frappa sanp dlstingner, sans compter, sans juger, sans mesurer. Après la guillotine, trop lente au du monstre, ce furent los fasiilades on iMwse, puis Isa noyades» On noya, à Taide de bateaux à sOQpapes, comm»^ celui dont Néron s'était servi pour noyer sa. merc ; on noya en précipitant pardessus lM>rd ; on noya en conlant des batnniîx doAt le^ cales étaient pleines de prisonniers; on noya en liant lesviotimee deux à deux, et en faisant des couples de sexe différent , que Carrier appalliA de# mariaqfs' répu})licaifis. Les navires ne pouvaient plusieter Tancre daps la j(ioire sans soutem dos «tfdanos. Cn Inlîukioi datèiont qnatn mois» pondant lasqnols
DE PARIS X SÀINT-NAZÂIRE. [RO0TE 5]