COMMERCE
aux aliénés et aux orphelins.
Du clorher de sa jolie chapelle on découvre une fort belle vue. Le quartier des aliénés, un des mieux organisés .et des mieux tenus de France , intéressera les médecins qui font une élude sp(^rl?1f> des maladies mentales.
Les élraiiLTTs n'y sont point adioi?>.
Une permission de la mairie est nécessaire pour visiter les autres quartiers (de midi à 4 h.)*
Vhôtel-Dii» est un établissement modèle, récemment rebâti dans IMle Gloriette , prairie de l'hôpital. — V École des sourds-mue is a été transférée rue de Yertou, à la Persagotière, sur la Sévre. — Les Inewrablet et le Dépôt de mendmté sont situés rue . des Orphelins.
MalwBt pavtleDlMrM.
Bien que la plupart de ses maisons anciennes soient tombées, depuis quelques années, sous le marteau des démolisseurs, Nantes en conserve en-
core quelques-unes dignes d'intérêt.
Nous signalerons surtout la maison des sœurs de Saint- VuLcent de Paul, rue Saint-Jean, près de Thôtel de ville. Cette maison date probablement du XV* 8« Elle a été r^taurée par M. Libcrp:e , qui a reconstruit le portai).
Une belle statiîo de saint Vincent de Paul due, comme les autres sculptures modernes, à l'habile ciseau de M. Thomas Louis, orne, depuis 1842 « l'un des angles extérieurs de la cour.
Nous mentionnerons, en outre :
— la Psallctte (près de la cathédrale), ornée de belles sculptures gothiques;
— V hôtel Charbonneau (rue du Calvaire), occupé par le cecde du Sport;
— Vhôtel Bosmadee (rue de la Commune), où Louis XIV descendit en 1661 , et qui appartient aux frères des ( Lolus chrétiennes; — la maison des Tourelles (quai de la Fosse), où logèrent Henri III et Henri IV; — la maison de Carrier (rue de GIgant, n" 30). Rlle était primitivement située à l'extrémité du boulevard Delorme oCl Carrier la fit construire
pour sa maltresse, Mme l'rasie; mai elle a été démolie lors de la construction du boulevard et transportée pierre par pierre à Pendroit où elle se trouve aujourd'hui ; — la maison du Guigmj (rue Haute-du-Château, 3), où fut arrêtée Mme In duchesse de Bfrry, le 7 novembre ]KVL Au Uuibième élage. dans une petite chambre sur la cour, se trouve ime cachette pratiquée dans l'intérieur. La plaque de la cheminée s'ouvre, et la place qu'elle découvre, large à peine de 5.5 cent, sur 1 mèt. 30 cent., est le lieu oîi s'étalent retirées la duchesse et trois autres personnes lorsque la maison fut cernée. Les gendarmes n'ayant rien trouvé dans la maison où ils savaient que la duchesse devait être, prirent le parti de l'occuper militairement. Comme il faisait froid, ils allumèrent du feu dans la cheminée que nous venons de décrire. Bientét on vit la plaque tourner sur elle»
môme, et la duchesse de Berry se précipiter au milieu de la cliamore les cheveux brûlés et les vêtements en désordre.
Le pori âê Natites fait partie, comme
f^on s- arrondissement, de l'arrondissement maritime de Lorient : il a sous sa dépendanee administrative les quartiers de Paimbœaf et du Croisic. Il est le quatrième port de France pour la navigation maritime et le mouvement des entrepôts, le trdiiàme pour les reeettes des douanes. Nantes est devenu le grand mnrché du commerce d'importation des sucres en France (plus de 60 millions de kilogr.
par an). La houille, la fonte brute, le café, le poivre, le t'it. le cricao, l'huile d'olive, les fers en barres, les bois du Nord pour les eonstmetions navales, les bois d'ébénisterie, les produits chimique:», les métaux, les boissons, les drogues tinc> tonales et les engrais sont les autre»
objets principaux d'importation. Les engrais surtout forment une branche importante du commerce de Nantes. On évalue à plus de 'iO millions de francs la valeur des engrais rendus chaque année sur cette rlace. Pour résumer en un seul chiffre l'importance du commerce de
DE PABI8 A SAINT-KAJEAIRE. [BOUTS 5]
Nantes, disons que le poids total des mareiiandises importées direetement de rétranger ou des Colonies, s^élèveannael'lement à 300 millions dekilogr. t^nviron.
Le commerce d'exportation a aussi une très-grande importaiioe 4 Nantes; il perte surtout sur les nnles et mulets, les vins, les sels, les viandes salées, les poissons mannés, les céfèales, les farines, le nz, la mélasse, les toorteaoz 4e 'graines oléagineuses, le sucre raf&nl» le far onTri»les machines, etc.
Les r^ttes de la Douane de Nantes ^élèvent i 28 milUoas de fr. environ, pour 1p8 droits dédouane proprement Hits, et à 2 millions pour les droits sur les sels. La production des marais salins s'élève, en effet, à 37 ou 38 millions de kilogr. par an.
L'industrie de la raffineria des sncres a acquis une grande importance & Nantes.
Six raffineries y emploient aonaelleinent plus de 63 millions de kilogr. de sucres, don! les trois quarts proviennent des colonies françaisas et un quart des colonies angUises.
La pèche de la morue, autrefois împortai^te, n'est plus guère représentée à Kantes que par deux ou trois navires. Ett reranehef llndaetrie des «enserres alimentaires a pris une grande extension dans la ville et dans ses environs. Les principales fabriques : Philippe et Canand, Levesqoe, Rondenet, Deffes jeu ne, Pineau, Dînant et îî nette, ont à Nantes leur principal siège industriel et commercial; mais elles possèdent en ontre, pour la péehe et la préparation de la sardine et du thon, des établissement? .tu Port-Louis, à Conearneaa, à la.Turbaiie, au Groisic et à BeUe-lsle. Nantee reafemie anssl de tnsimportantes fabriques de machines agricoles, de noir animal, etc. Enfin la construction des navires est Tune des prineipaiea indostries de Nantes. Les plus beaux chantiers se trouvent à rcxtrémilé 0. de ia i'ra\rie-au-Duo, Ils mêriient la visite des étrangers.
viacjM pBsmei^aiies.
cours Saint-Pierre et le Saint- André, qui lui fait suite, au delà de la place Louis XVI, séparant, mire la Loire et i'Erdre, le faubuurg Saiiit-Glémeiit de la ville.
Cette promenade ftat établie en 1T63; mais les arbres ont été renouvelés depuis. A rextrémité de chaque cours sont pisfiées d'assez loédiocres sta-
Le
tues : en face de la Loire^ Anne de Bretagne et Arthur III; vis-à-vis de rErdre, du Guesolin et Olivier Ôb ClisBOn.
La place Louis XVI, qui s'est appelée souvent la place de la LiberUy est ornée, en son milieu, d'une eO' lonne de 28 mèt. de hauteur, portant une Mlaiue ée louU Xth P^r Molcbuel. A dr., en regardant la Jxnre, on remarque sur cette place deux beaux hôtels, élevés sur les plans des architectes Ceineray et Crucy. L'un est occupé jiar la Division miiiUiire \ l'autre est une propriété priyée. C'est sur cette place qu'eut lieu, le 30 Juillet 1830, un engagement entre la garnison et les jeunes gens de ^;antes.
Ta fiace îioyaU, située à peu près au centre de la ville et à laquelle aboutissent les rues leë plus oou>merçantes et les plus fréquentées, et construite en 1790, sur les plans de H. Crucy, a été décorée , il y a quelques années, d'une belle fontaine moniimonlale, on granit bleu de RennH^.
Cette fontaine se compose , au-dessus de son bassin inférieur , d'un stylobats, à tablier^ surmonté de quatre piédestaux portant quatre statues de bronse couchées qui figurent tes quatre affluents 'le In Loire : la Sèvre^ VF.rdrCy le Chtr et le Jmr. Huit génies , personnifiant les principales branches de Pindustne et du commerce local, sont assis svrdes dauphins, au dessus d'un second stylobate , au centre duquel s'élcve un piédestal supportant une grande vasque monolithe.
Un dernier piédestal, richement orné de guirlandes de plantes marines et de huit urnes de bronze , s'élève au centre même de la vasque. Ce piédestal porte la statue, debout, en marbre blanc, de la ville de Nantes. Au-dessous et en avant, du côté de l'E., la figure en bronze de la Loire est assiae sur un trône, les pieds dans une conque marine et deux urnes dans les mains.
« Cette fontaine monumentale, dit VL, Hipp. fi^eoue^ ifiuide à.u voyor
LROUTB 5] NANT£S. ~ PROMfiMADSS,
yeur à Nantes ei aux environs) , est ronar^iiabl» par le ebouc et U teauU des maUriauz. La vaiqoe monolithe «
qui cube environ 15 met. et les quatre grandes figures couchées sont particulièrement dignes dattention. La statuaire a été confiée à Thabile ci»eau do M. Daniol Ducommun, l'auteur de 1a Cléupéltê du musée de NaBt«s; le coulage en bronze a été exécuté par les fonderies do M. Voruz. Le monument tout entier ost l'œuvre de M. DrioUet, rarchitecto de la mairie.
La chaussée Barbin^ qui fait suite au oours Saint-André, s'éteod le long de TBrdre.
Le cours Napoléon, autrefois cours du Peuple rt rours Henri IV, s'ouvre près la place bniblin, entre deux lignes parallèles de constructionft imifonoea éleréea sur les plans de Crucy en 1789. Planté d'arbres en 1812, il a été transformé en jardin en 1850. Au mili^'ii sVlève la statue, en bronze, de Cambra une, par Debay, sur un piédestal formé d'un seul blcc de granit. Le général est représenté frappé de balles à Waterloo et sernunt son drapeau contre son cœur.
Sur le piédestal se lisent ces inscriptions : H La f^arde n^nirt et ne se rend pas. » — « A Cambrozme, Nantes et Tarmée, 1848. »
Nantes possède aussi quelques allées d'arbres, i Tombre desquels ses habitants peuvent aller prendre le frais, mais qui n'ont absolument rien à'intércssant pour un étranger : Vnrenue de Launay^ quartier neuf commencé en 1826 et peuplé d'hôteis; — le hms' Uvard Delorme^ à Textrémité de la rue du Calvaire ; — le boulevard Lelasseur, qui met en communication les routes de Yaune^ et de Hennés, etc.
Le Jardin des plantes, situé prés de la gare du chemin de fer et du Lycée, a été planté en 1805 et en 1825;
ouvert au public en !8"i0, il a été remanié de fond en romlilc en IH.')?, dans une partie du moms, par son directeur, M. le professeur £oorchard,
qui lui a, plus récemment encore, fait si^lr une métamorphose complète au moyen dhm crédit de 500
mille fr. allouô par h ville. Ce jardin, qui s'étend maintenant jusqu'au boulevard Sébastopol, en face de la gare, se divise en deux parties : le jardin des plantes, proprement dit, tt le jardin paysagiUe avec lace» cascades, rochers pittoresquement groupés, grottes, ponts rustiques, labyrintnes, belles pelouses, etc. Son aspect, grandiose et élégant à la fois, eu fait sans contredit un des plus beaux jardins publics de Flrance.
La véritable, la seule promenade (In \anfrs pour les étrangers est le quai de la Fosse , qui s'étend sur une longueur de pr?*s de 2 kilomètres, depuis la Bourse jusquà Textrémitéde la ville, et qui oflhe un spectacle toujours varié, toujours inté« ressant. D*un côté s'élèvent de belles maisons, parmi lesquelles on remarque l'hôtel des Douanes; de l'autre côté s'étend le port, peuplé de navires et sur la rive opposée duquel se montrent des chantiers de construction. Sur le quai même sont établies, à niveau, les voies du chemin de fer de iNriîiff^H à Saint-Nazairp. Fnfin à rextremiie du quai, sh dresse une haute colline, dont il ne &ut pas manquer de. gravir le sommet. £11e s*appelle VÉrmitagêf parce qu*il s'y trouvait autrefois un ermitage consacré à saint François. Sur rempîncnmpnt du couvent des Capucins i\ui avoisinait cet ermitage, a été bàlie, il y a quelques années, l'église Sainte-Anne.
Un escalier tnonumenial^ construit d'après les dessins de M. Driollet, et bordé d'arbres verts, relie celle (''p;lise à la Fosse. A l'extrémité supérieure sélève, sur un graiid piédestal, la statue de sainte Anne, fondue par If. Vorua, d*apr6s un modèle de M. Ménard. Du haut de ce belvédère naturel, or> découvre un magnifique panorama ^^or la ville, sur les nombreux bra^ de la toire, et sur les campagnes environnantes.
CHflMtlérM.
Nantes possède trois cimetières. Le plus important, celui de Miséricorde , renferme, outre le tombeau des victimes de Juillet, sur lequel sont gravées des inscriptions patrioluiues, les umbeam de Comironfie et du giSné- TiUdeBréa.
[De Nantes, on peut faire une intéressante excursion à (38 kil.) Glisson (r.l7ltfi^ir« général de la France y Uk Ltnre et ^ cenlre, par Ad. Joaunb.]
De Nantes i Brest, R. 6; — 4 Laval,
R. 30 ; — à Vitré, R. 31 ; — à Rennes, R. 38 ; — à Paris, par Tours, R. 82; — à Vannes, par la Roche-Bernard, R. 83 ; — au CroisiC) R. 84; à SEQinur, par Beaupréaa, à Angers, par Montrevault, à Poitiers, à Niort, à Napoléon-Vendée, à la Rochelle, aux Sables-d'OIonne, à Noirmoutiers, à Pomic, V. YHinérairê générai ée la France, la Loifê et U emfrv, par Ad.
JOAMN£.