‹ Itinéraire général de la FranceChapitre 133 sur 489 · ROUTE 31 PORT-SUR-SAÔNE . — VESOUL · texte numérisé non relu

ROUTE 31 PORT-SUR-SAÔNE . — VESOUL

de jolis poinlsde vue, on aperçoit à dr. Port-sur-Saône , dans une situation charmante, au milieu de prairies que domine la voie ferrée établie à micôte.

370 kil. Port-sur-Saône , ch. -l.de c.

del932hab.,sur la rive g. de la Saône, est relié à la rivedr. par un beau pont en pierres. — On voit à Port-sur- Saône les vestiges d'un château fort, que l'on suppose avoir appartenu à la maison de Port. — L'église renferme de curieux fonts baptismaux. — En 1861 , les restes d'une vaste habitation romaine ont été découverts sur le territoire de Port, qui fut probablement le Portus Abucini de la Notice des provinces; on y avait déjà recueilli des fragments d'architecture et de mosaïques, ainsi que des médailles. — Des moulins à farine, des scieries mécaniques, des tanneries et des teintureries sont les principaux établissements industriels de Port-sur-Saône.

[Corresp. pour : (8 kil.) Scey-sur- Saône, ch.-l. de c. de 1743 hab., situé au pied de coteaux boisés, sur la rive dr. de la Saône qu'on y traverse sur un pont de 14 arches. Scey possède un château, entouré d'un beau parc dessiné sur le versant du coteau.

On y remarque aussi une jolie croix en pierre sculptée, de la Renaissance.]

Le chemin de fer, croisant la route de terre, s'éloigne de la Saône, qui se dirige vers le S. 0. A l'entrée d'un bois s'étendant sur la dr. , on traverse un tunnel de 385 mèt.; puis on laisse à dr. Grattery, c. de 297 hab., et à 1500 mèt. environ à g. , sur une hauteur, Charmoille, c. de 255 hab.

Bientôt après on franchit le Durgeon, affluent de la Saône, et l'on s'engage dans une tranchée profonde.

377 kil. Vaivre, c. de 255 hab.

(carrières de grès), s'appuie à l'E. à [ un coteau planté de vignes produi- i sant de bons vins. — C'est à Vaivre que l'embranchement de Gray à Ve- , soul se raccorde à la ligne de Paris

VOSGES

à Mulhouse; mais c'est à Vesoul même que se trouve le point officiel de bifurcation, et qu'ont lieu Je départ et l'arrivée des trains de Gray.

De Vaivre à Gray, R. 96.

Quand on a dépassé Vaivre, on découvre, au loin sur la g., une haute colline isolée, de forme conique, couronnée à son sommet par un petit monument. Cette colline domine Vesoul, où l'on arrive après avoir laissé à dr. Noidans-lès-Vesoul , c. de 541 hab.

381 kil. Vesoul (buffet à la gare ; — omnibus, 20 c. par place, 10 c.

par colis; — hôt. : de la Cigogne, de la Madeleine, de V Aigle-Noir), ch.-l.

du départ, de la Haute-Saône, V. de 7 6 1 4 hab. , est située à 235 mèt. d'al tit. , à g. du chemin de fer, dans une jolie vallée, au confluent du Durgeon ei de la Colombine.

La ville de Vesoul, dont l'existence historique ne remonte pas au delà du x* s., fut d'abord un fief de l'église de Besançon ; plus tard, elle passa à la deuxième maison de Bourgogne et fut entourée d une enceinte fortifiée. Elle avait alors un château fort, qui fut détruit au xvnc s., et dont il ne reste plus de traces. Possédée' momentanément par la France, à la mort de Charles le Téméraire, Vesoul retourna à l'Empire avec toute la Franche-Comté, lorsque fut rompu le mariage projeté entre Charles VIII et la fille de l'empereur Maximilien. Après avoir beaucoup souffert durant les luttes religieuses du xvi« s. et lors de la guerre de Trente ans cette ville fut définitivement réunie à la France, sous Louis XIV, à la suite du traité de Nimègue. A l'époque de la Révolution, Vesoul embrassa les idées nouvelles avec une ardeur qui inspira à l'un des partisans de l'ancien régime, dans le pays, un acte de vengeance que l'on pourrait plutôt appeler un acte de démence furieuse. Il réunit dans son château, au village de Quincey, à 2 kil. au S. de Vesoul , une partie des habitants et de la garnison de la ville, sous le prétexte d'une fête patriotique. Puis, au moment où la réunion était le plus animée , il sortit, mit le feu à des barils de poudre, disposés dans les caves, et fit sauter le château et ses hôtes.

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Les édifices publics deVesoul, construits pendant le xvme s. ou depuis, — savoir : Yéglise, en 1745; le patois de justice, de 1765 à 1770 ; les casernes, en 1777; la Préfecture, en jg2<> n'offrent aucun intérêt architectural; le palais de justice est seul d'un style un peu monumental. — On a commencé à former à Vesoul un intéressant musée archéologique, où parmi diverses antiquités galloromaines, on remarque un tombeau du temps de l'incinération. — Une • promenade, plantée, en 1775, d'arbres qui ont pris un magnifique développement, s'étend vers le N. E. de la ville.

Du haut de la montagne de la Motte (452 mèt. d'alt.) , qui s'élève directement au N. de la ville, on découvre un territoire immense , terminé à VE. par la ligne du Jura et l'extrémité S. de la chaîne des Vosges. Au sommet de la Motte, un petit édifice ogival renferme une statue de la Vierge; ce monument est un témoignage de la reconnaissance des habitants de Vesoul, que le choléra épargna en 1854.

fCorresp. pour: — (21 kil.) Esprels, c. de 971 hab. (fontaine de Saint- Desle, sortant, d'un rocher; découverte de constructions romaines); — (28 kil.) Villersexely c. de 1530 hab.

[château remarquable, de la première moitié du xvne s., entouré d'un beau parc; vue étendue; forges très-importantes) .

Voit. publ. (sans corresp. avec le chemin de fer) pour (29kil.) Luxeuil.

fi. Pour les voyageurs venant de

Paris, il est préférable de se rendre à Luxeuil par Port-d' Atelier et Saint- Loup ou de prendre la correspondance à Lure [V. ci-dessous et R. 4».]

De Vesoul à Nancy, par Épinal, R. 42; — à Gray, R. 96 ; — à Besançon, R. 99.

En quittant Vesoul, le chemin de f«M- franchit la Colombinc, reocontro de nouveau la route de terre de Mul-

house, et se dirige vers le N. E., en suivant la vallée du Durgeon qu'il traverse deux fois, avant de croiser la route de terre de Vesoul à Luxeuil et à Plombières.

389 kil. Colombier, c. de 822 hab., sur la rive dr. du Durgeon et à g. de la voie ferrée, possède un beau château moderne (exploitation de carrières de pierres de taille).

La route de Plombières s'élève à g. , sur une éminence où l'on aperçoit Saulx, ch.-l. de c. de 1075 hab., dont V église, fondée au xii" s., a été reconstruite en grande partie. — A dr., à moitié chemin à peu près entre Colombier et Creveney, on remarque une colline pittoresque, que couronnent quelques ruines.

395 kil. Creveney, c. de 127 hab., à g. de la voie ferrée. Cette station a surtout pour objet de desservir Saulx, situé à 1500 mèt. environ au N. de Creveney. — Après avoir traversé plusieurs tranchées, on franchit la Colombine, en deçà de la Creuse, c. de 240 hab. (à g.), et l'on s'engage dans un tunnel de 615 mèt.

403 kil. Genevreuille, v. de 874 hab., situé à dr. et à 1 kil. environ de la station. — Le chemin de fer effleure à dr. Amblans-Velotte , c. de 507 hab. , croise la route de terre de Mulhouse et pénètre dans les bois qui entourent Lure au S. O.

411 kil. Lure (omnibus, 20 c. par place, 10 c. par colis ; — hôt. de VÉcude- France) , ch.-l. d'arr. du départ, de la Haute-Saône, V. de 3747 hab., est située à g. de la voie, dans une région très-boisée, que l'Oignon côtoie à2 ou 3 kil. à TE. de la ville.

Lure semble devoir son origine à une abbaye fondée, au vu» s., par saint Déicole ou Desle, disciple de saint Cnlomban, comme annexe du grand établissement religieux de Luxeuil. Le monastère et les habitations groupées sous ses murs furent détruits, au \" s., par les Hongrois; mais l'abbaye et la ville se relevèrent de ce désastre. Au moyen âge, la communauté avait assez d'importance pour que ses abbés prissent le titre de princes du saint

Foiitei

culerie importante; kirsch remmé), à g. et à 1500 mèt. environ,

tagncs ujruue «i source;. j A 1 kil. de Champagney, on fran-

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Colombine, rencontre avait assez d'importance pour que ses route de terre de Mul- | abbés prissent le titre de princes du saint

[ROUTE 3] MJRE. — GHÀMPAGNEY.

empire. Réunie en 1 560 à la célèbre abbaye de Murbach, l'abbaye de Lure fut définitivement sécularisée sous Louis XV, en 1 765.

Véglise paroissiale et Vhôtel de ville sont situés dans la Grande-Rue, large et régulière; le second de ces édifices, bâti sur d'assez grandes proportions, date de 1836. — La souspréfecture, qui s'élève à l'O. de la ville, occupe une partie des bâtiments de l'ancienne abbaye de Lure. Ils datent du xvme s. et présentent une assez belle façade. — Lure possède un hôpital récemment construit, et une bibliothèque publique commencée à l'hôtel de ville. Un assez joli petit lac appelé la Font (400 met. de circonf.), et situé devant la sous-préfecture ; les fontaines Saint-Desle et des Char tons (2 kil. au N.), ainsi que la promenade du Mont-Chateix, récemment aménagée, méritent une visite.

[Corresp., pendant l'été seulement, pour (18 kil.) Luxeuil (R. 48).]

Le paysage, jusque-là insignifiant, prend, à partir de Genevreuille, et surtout de Lure, un caractère grandiose que lui donne la chaîne des Vosges, dont on se rapproche de plus en plus, et dont on va bientôt longer le versant S. Dans l'intervalle de nombreuses tranchées, taillées en général dans le grès rouge, on voit se dessiner à g. plus nettement, d'instant en instant, à l'extrémité de la plaine, les grandes croupes boisées de la montagne que dominent les ballons de Servance et d'Alsace (R. 57). A dr. , on découvre par moments la ligne bleuâtre du Jura. Enfin, des deux côtés de la voie, s'étend une plaine accidentée, entrecoupée de forêts et de prairies, et remontant à g.

vers la pente des montagnes.

Le chemin de fer croise, dans le faubourg de Lure, la route de Mulhouse qui reste àdr. jusqu'à Belfort, et franchit l'Oignon 2 kil. plus loin.

On laisse à dr. la Côte, c. de 440 hab. ( fécule rie importante; kirsch renommé), à g. et à 1500 mèt. environ,

Malbouhans, c. de 689 hab., située au milieu de prairies et au pied des Vosges; du même côté, on remarque, sur une hauteur pittoresque, un château à tourelles. Après avoir franchi le ruisseau d'Orières, on entre dans la jolie vallée du Rahin, affluent de la Saône, et on longe pendant quelque temps la rive dr. de cette petite rivière, dont la source se trouve presque au sommet du ballon de Servance.

422 kil. Ronchamp}c. de 3041 hab., à dr. de la voie ferrée, sur la route de terre de Mulhouse et au pied des derniers prolongements du ballon de Servance vers le S., possède une usine métallurgique, deux verreries, et exploite un gisement de houille.

428 kil. Champagney, ch.-l. de c.

de 4360 hab. , situé à dr. du chemin de fer, sur le Rahin, au pied du ballon de Servance. Ce bourg important, dont le territoire renferme aussi des gisements de houille, possède une usine à fer, un tissage de coton et plusieurs moulins à tan et à blé. Dans Véglise (xvme s.), se voient deux tableanx estimés ; V Adoration des Magcs, peinture sur bois, de 1514, et une Résurrection de Lazare.

[Corresp. pour : — (6 kil.) Plancherle-Ras, c. de 2206 hab., sur le Rahin (papeterie et tissage de coton); — (10 kil.) Plancher- les-Mines , c.

1730 hab., également située sur le Rahin et sur le revers du ballon de Servance, dont on peut de là gagner le sommet par un de ses côtés les plus pittoresques ; c'est une excursion très-intéressante (une journée et demie depuis Champagney, en profitant de la correspondance à l'aller et au retour). Le territoire de Plancherles-Mines renferme des minerais argentifères et de cuivre, exploités au xvi* s. et au commencement du xvue s.

par les abbés de Murbach. A 2 kil. au N. E. du bourg se trouve la chapelle de Saint- Antoine des Froides-Montagnes (grotte et source).]

A 1 kil. de Champagney, on fran-

chitle Rahin,dont la vallée sépare les ballons de Servance et d'Alsace; puis on s'engage dans un tunnel de 1250 met., creusé sous un des derniers contre-forts des Vosges. A la sortie, la vue s'étend à g. sur une plaine qui se prolonge vers la base du ballon d'Alsace, dont les pentes, moins allongées que celles du ballon de Servance, restent à une certaine distance du chemin de fer. — A dr., on entrevoit un instant, dans an horizon lointain, la ligne supérieure des montagnes du jura. Au delà de plusieurs tranchées, on passe du départ, de la Haute- SaÔne dans celui du Haut-Rhin, et on longe, à g., V étang de Malsausse.

436 kil. Bas-Évette, hameau dépendant de la c. d'Êvette (516 hab.), est situé à dr. de la voie, qui le sépare seule de l'étang de Malsausse.

— Le chemin de fer passe entre la Savoureuse (à g.), petit affluentdu Doubs, qui descend du ballon d'Alsace, et les hauteurs boisées du Mont- Salbert (à dr.) qu'il contourne pour se diriger du N. au S. vers Belfort.

Il laisse à g. Valdoye, c. de 522 hab. (magnifique établissement industriel pour la construction des machines et spécialement des turbines) ; puis il s'éloigne de 600 à 700 mèt. de la Savoureuse, dont le sépare (à g.) la route de Belfort à Remi remont et à Êpinal par le ballon d'Alsace (r. 58). On commence alors à apercevoir à g. les vastes ouvrages de déiense et la citadelle de Belfort, qui dominent la ville à l'E. Enfin on croise de nouveau la route de Mulhouse, avant d'entrer dans la gare de Belfort, l'une des plus élégantes de la ligne (construite en 1864).

443 kil. Belfort (buffet à la gare; — omnibus , 30 c. par place , 10 c.

par colis ; — hôt. : de V Ancienne- Poste, des Messageries, du Tonneaud'Or), ch.-l. d'arr. du départ, du Haut-Rhin , place forte de première classe, V. de 8400 hab., située sur la Savoureuse, au pied des deux hautes

collines de la Miotte (401 mèt. d'altit.) et de Justice (462 mèt. d'altit.). Ces collines appartiennent à la formation du grès rouge; leurs flancs ont été taillés à vif pour l'établissement des forts qui couvrent le passage ouvert entre les Vosges et le Jura, passage désigné stratégiquement sous le nom de Trouée de Belfort.

On pénètre dans Belfort par deux portes , construites dans le style de l'architecture militaire de la fin du xvn* s. : la porte de France, au S. 0., et la porte de Brisach, au N. E.

Elles ont été restaurées récemment, et l'on a rétabli au-dessus des trophées d'armes qui les décorent, l'écusson emblématique de Louis XIV : un soleil avec la devise : Nec pluribus impar. Belfort se divise en trois parties : la ville proprement dite, entourée d'une enceinte bastionnée ; le château ou citadelle , nommé la Roche de Belfort, qui domine la ville à TE.; enfin les faubourgs : de France, aboutissant à la gare, à PO.; de Montbéliard, au S., et de Brisach* au N. E. C'est à l'extrémité de ce dernier que s'élèvent les forts de Justice et de la Miotte, que l'on pourrait considérer comme une quatrième partie de la ville.

Belfort, autrefois la ville la plus considérable du Sundgau, une des anciennes divisions principales de la haute Alsace, doit son origine à un château fort, dont on fait remonter la construction au xi€ s. Après avoir appartenu, ainsi que le pays environnant, à la première maison de Bourgogne, Belfort passa, par mariage, au commencement du xiv° s., au comte de Ferrette, dont la fille rapporta à son tour en dot,'en 1319, à l'archiduc Albert d'Autriche. Belfort resta entre les mains de la maison d'Autriche jusqu'à ce que, en 1636, le comte de la Suze en prit possession au nom du roi de France. Louis XIV, qui accorda à Mazarin, en 1659, la seigneurie de Belfort, en s'en réservant à lui-même la souveraineté, fit de cette ville une des places fortes les plus importantes du royaume.

En 1814, Belfort, assiégée une première fois par un corps d'armée bavarois, se

défendit avec succès et n'ouvrit ses portes qu'après l'abdication de Napoléon. — Bloquée, en 1815, par les Alliés, elle leur opposa la plus honorable résistance. Malgré l'infériorité de ses forces, le général Lecourbe, qui commandait la place, put se maintenir, soutenu par le courageux patriotisme des Belfortais, dans le camp retranché établi sous Belfort. En 1821, Belfort fut le centre d'une conspiration dont les ramifications s'étendaient dans les principales villes de la France; au moment où elle allait éclater, cette conspiration avorta par suite de révélations qui permirent au commandant de la ville d'étouffer à temps une explosion imminente.

V église paroissiale, située sur la place d'Armes et dédiée à saint Denis, a été construite de 1729 à 1750, sauf les deux tours, qui ont été terminées, celle du N., en 1755, celle du S., en 1845. L'église Saint-Denis, bâtie en grès rouge, présente en façade un portail, encadré entre deux tours carrées , trop épaisses pour leur hauteur, et qui donnent à l'ensemble une physionomie extrêmement lourde.

L'intérieur, de proportions élégantes, comprend une nef principale et deux bas côtes, dont les arceaux s'appuient à des piliers d'ordre dorique. La frise de la nef est décorée, dans toute sa longueur, de têtes d'anges, en basrelief, d'un travail délicat. On remarque aussi à l'intérieur : — les .orgues, refaites en 1848, par M. Collinet, facteur à Rouffach ; — deux beaux tableaux -.Saint François^Xavier en extase (à dr. , à l'entrée du chœur) et la Sépulture du Christ (à dr., dans la nef, en face de la chaire), dus à M. G. Dauphin, peintre belfortais, mort prématurément; — un magnifique vitrail peint (au transsept de dr.), exécuté par M. Laurent Gsell, d'après les cartons de M. G. Dauphin ( Y Assomption de la Vierge); — une charmante statuette d'anye, entre deux chapiteaux, à l'extrémité de la nef; — enfin, une grille en fer, d'un bel effet, formant la clôture du chœur.

Parmi les autres édifices publics de

Belfort, nous citerons : Vhôtel de ville ; — la sous- préfecture ; — le collège communal, installé dans l'ancien hôtel de la Prévôté.

A dr. du faubourg de France , en sortant de la ville, se trouve une jolie promenade, sur les bords de la Savoureuse. Un beau pont en pierre, élargi depuis quelques années, relie les deux rives de cette petite rivière. A l'extrémité de la promenade, vers le faubourg de France, à l'intersection des routes de Paris à Baie et de Lyon à Strasbourg, s'élève une fontaine monumentale, que décore une statue allégorique placée sur un pilier, au centre d'un bassin octogonal.

La principale curiosité de Belfort, ce sont ses fortifications, élevées en 1687 par Vauban et considérablement augmentées à diverses reprises, depuis 1826. Elles offrent un immense développement, dont la forte et habile disposition fait de la place un des points de défense les plus sûrs et les plus importants de la France. Nous nous bornerons à indiquer ici la série de ces vastes ouvrages. Ce sont : — 1° les fortifications de la ville, complétées par trois nouveaux fronts ajoutés du côté de l'O., du N. et du S., et formant une seconde enceinte; — 2° la Roche de Belfort ou citadelle couvrant Belfort à l'E. Telle que Vauban l'avait primitivement construite, elle n'avait qu'une enceinte , mais elle a été entourée depuis d'une triple enceinte, dont les fossés sont taillés dans le roc. Le point le plus élevé des ouvrages, dominant de 67 mèt.

le cours de la Savoureuse, permet de découvrir tous les côtés par où l'ennemi pourrait ouvrir ses travaux d'attaque; — 3° le cam p retranché permanent du Vallon, au N. de la ville, à laquelle il se relie par les ouvrages du front septentrional. Ce camp retranché, enfermé entre les collines de la Miotle, au N. 0., et de Justice, au S. E. , peut contenir jusqu'à 20 000 hommes ; — 4U les forts de la Miotte et de Justice, dont les ma-

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