‹ Itinéraire général de la FranceChapitre 174 sur 489 · CHAUMONT, [ROUTE · texte numérisé non relu

CHAUMONT, [ROUTE

22 novembre 1792 au cimetière paroissial y d'après le vœu du peuple, ont été recouverts de ce marbre donné par la ville , posé aux frais du Roi , le 13 septembre 1841. »

Vhôpital Sainte-Croix est un édifice du xvie s., dont les modifications qui y ont été apportées en 1826 ont complètement altéré le caractère. 11 renferme plusieurs portraits des princes de Lorraine.

Le petit château, situé au milieu de la promenade pittoresque, nommée le Grand-Jardin, est orné de sculptures d'un goût délicat. C'était une maison de plaisance des ducs de Guise, élevée par le duc Claude, au commencement du xvi# s. Il a été récemment restauré.

La statue en bronze du sire de Joinville, œuvre de M. Lescorné, a été inau« gurée en 1861 , à l'entrée de la Grande- Rue. Elle représente l'historien de saint Louis, dans l'attitude de la méditation , tenant à la main ses Mémoires.

Le piédestal, en marbre, est orné de trois bas-reliefs , en bronze , représentant le sire de Joinville quittant son château, assistant le roi qui rend la justice, et combattant au pont de la Massoure.

Joinville possède , en outre , un théâtre et une bibliothèque publique (500 vol.). — On y voit aussi quelques anciennes et curieuses maisons du xv° et du xvi' s.

Un chemin , formant le prolongement de la rue du Grand-Pont, conduit au sommet de la colline qui portait autrefois le château de Joinville.

De ce point on découvre une belle vue sur la vallée de la Marne.

Joinville, située au centre des exploitations de minerai de fer et des grandes usines métallurgiques de la Haute-Marne , possède deux forges avec hauts fourneaux et des fonderies. Cette ville doit à son importance industrielle et commerciale la création d'une chambre consultative des arts et manufactures. Elle est aussi le- siège d'un comice agricole.

Le chemin do fer se développe entre la Marne, à g., et la route de terre à dr. On laisse à dr. Rupt, c. de 356 hab., et Fronville, c. de 484 hab.

(carrières de pierre de taille) , puis à g., à 2 kil. environ au delà de la Marne, Saint-Urbain, c. de 877 hab.

(restes remarquables d'une abbaye dont la fondation est attribuée à Charles le Chauve). A dr., à l'entrée d'un joli vallon latéral, se montre Mussetj) c. de 557 hab. (forge et hauts fourneaux).

274 kil. (56 kil. de Blesmes) Donjeux, c. de 647 hab. , située entre la Marne et le Rognon, un peu au-dessus du confluent des deux rivières, à g.

et à 500 mèt. environ de la station, dont elle est séparée par une île qui divise la Marne en deux bras. Donjeux possède une église du Xti« s.f avec Un beau portail ogival. On y remarque des restes de peintures à fresque, représentant les Apôtres. A 1 kil. au S. E. de Donjeux se trouve une forge importante sur leRognon^ et, à côté, un château avec parc.

Après avoir dépassé (à g.) Rouvtoy, c. de 273 hab., le chemin de fer franchit à quatre reprises la Marne : une première fois en face de Gudmont (à dr.), c. de 374 hab.; puis, en deçà et au delà de Villiers-sur-Marne (â g.), c. de 283 hab., et enfin, au delà d'un court tunnel ouvert sous un coteau boisé.

281 kil. (63 kil. de Blesmes) Frondes (halte), c. de 540 hab. (forge et tôlerie), à g. delà voie, sur les bords de la Marne, que domine un vaste plateau où s'étend la belle forêt du Heu.

286 kil. (68 kil. de Blesmes) Vignory, ch.-l. de cant. de 620 hab , situé à 2 kil. 1/2 environ à dr. du chemin de fer, au milieu de prairies et au pied d'une colline (334 mèt.

d'altit.) que couvre l'extrémité N. E.

de la foièt de V Étoile, l'une des plus considérables du départ, de la Haute- Marne. Vîgnory formait, au commencement du xa s., un comté qui,

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