DE PARIS A BOURBONNE-LES-BAINS. [ROUTE
clocher; à de, au delà de la vallée de la Saône, sur une partie des moûts Faucilles, dominés à l'horizon par les qmes des ballons de Sorvance et d'Alsace. On pénètre ensuite dans la forêt de Montcharvot, qui offre de belles avenues ombragées de grands chênes et aboutissant à de magnifiques fonds de verdure.
338 kil. Montcharvot y c. de 260 hab., à la sortie de la forêt, exploite des carrières de chaux sulfatée.— En sortant de la forêt de Montcharvot , on revoit à dr. les Vosges qui de ce point se montrent sous un aspect encore plus grandiose.
340 kil. Genrupt, c. de 157 hab., sur un petit affluent de l'Apance. Au xiie s., ce village appartenait aux Templiers, qui y avaient établi une commanderie; il passa plus tard aux chevaliers de Malte. En 1636 Genrupt fut complètement ruiné par l'invasion suédoise, et plus d'un siècle s'écoula avant que cette localité se fût repeuplée.— On franchit l'Apance, en entrant à
344 kil. Bourbonne-les-Bains.
Renseignements généraux.
Hôtels : — du Commerce, de la Tètede-Bœuf, de la Place, Guillard.
Appartements meublés. — H en existe un très-grand nombre à Bourbonne, surtout dans les quartiers rapprochés de l'établissement des bains: rue Vellone, rue des Bains, rue de Verle, etc. Les prix varient de 1 à 5 fr. pour les chambres, suivant leur situation, leur ameublement et le nombre de lits qu'elles renferment. Un appartement coûte 10 à 20 fr. par jour. En moyenne , on paye 4o à 45 fr. par mois une chambre à un lit, bien située, et 5 à 6 fr. par jour pour le logement et la nourriture. — Dans un certain nombre de maisons, on ne trouve que le logement sans la table; dans d'autres, on a l'un et l'autre; enfin, quelques-unes adoptent un système mixte et donnent le logement et le déjeuner. Le prix du logement avec déjeuner est d'environ 3 fr. 50 c. à 4 fr. par jour.
Poste aux lettres : — bureau, rue Vellone; botte supplémentaire, à l'établissement des bains.
Télégraphe : à l'hôtel de ville.
Libraires : Debey, Robert, Guillemin.
Voitures publiques pour : — (17 kil.) Lamarche (3 fr.) ; — (30 kil.) Contrexéville (coupé, 6 fr.; intérieur, 5 fr.); — (35 kil.) Vittel (coupé, 7 fr.; intérieur, 6 fr.).
Situation. — Aspect général.
Bourbonne-les-Bains, ch.-l. de c, V. de 40ô3 hab., est située entre deux vallées secondaires formées, l'une au S. par le ruisseau de Borne, l'autre au N. par l'Apance, petite rivière qui reçoit les eaux du Borne à TE. de la ville. Construite en partie dans les deux vallées, en partie sur la colline peu élevée qui les sépare, elle se divise en ville liaute et en ville basse, disposition qui lui donne un aspect assez pittoresque. Les rues, tracées avec peu de régularité et souvent rapides , y sont en général propres et suffisamment larges. La rue Vellone, la rue et la place des Bains, situées dans la ville basse et très-animées, pendant la saison des bains, méritent d'êtrs signalées ainsi que la place de l'Hôtel-de-Ville, dans la ville haute. Du reste, Bourbonne est surtout une ville de malades; on y vient exclusivement pour se soigner, et elle n'offre aucune des recherches qui font, de certaines villes de bains, de véritables lieux de plaisance. Il n'y faut donc chercher que des eaux très-efficaces, un séjour tranquille et, au lieu de luxe, le simple nécessaire.
Les sources thermales de Bourbonne étant particulièrement favorables à la guérison des blessures d'armes à feu, des douleurs rhumatismales et des fièvres kitermittentes, affections fréquentes dans les armées, l'élément militaire entre toujours pour une large part dans le personne des baigneurs.
Histoire.
Des restes assez considérables d'anciens bâtiments thermaux, reconnus lors de la construction de l'édifice actuel des bains, quelques parties de pavage en marbre