‹ Itinéraire général de la FranceChapitre 195 sur 489 · ROUTE 34] GOIFFY. — AIGREMONT. — MOR1MONT · texte numérisé non relu

ROUTE 34] GOIFFY. — AIGREMONT. — MOR1MONT

d'altit.) dont les pentes sont couvertes de vignes. Le cimetière de Serqueux renferme une belle croix du style gothique, ornée de statuettes.

Après avoir dépassé des carrières de grès et de pierres calcaires, on prend, au pied de la montagne de Serqueux, au lieu dit Fontaine Maréchal, un chemin qui , se maintenant à mi-côte, mène directement à (8 kil. de Bourbonne) Aigremont, v. de 189 hab., situé sur le revers de la montagne du même nom et dominant la vallée supérieure de l'Apance. Cette rivière prend sa source au N. E. du village, au milieu de beaux bois, près de la verrerie de la Bondice. Le château d'Aigremont, dont il est fait mention pour la première fois au xie s., s'élevait un peu au-dessus du village actuel. Après avoir joue un rôle considérable dans les luttes dont le Bassigny a été le théâtre, il fut détruit en 1651 par les habitants de Langres, qui vinrent en faire le siège au nom de la France. Des débris de murailles, des revêtements de fossés, quelques restes de bastions à demi écroulés attestent encore l'importance qu'avait cette forteresse. On remarque dans Yéglise du village quatre tombes des anciens seigneurs d'Aigremont ; mais celles de Philibert de Choiseul et d'Antoinette, sa femme, sont seules dans un état de conservation qui permette d'en reconnaître les sculptures et les inscriptions.

A 500 mèt. au N. d'Aigremont, au fond de la vallée, sur le bord et non loin des sources de l'Apance, se trouve la Rivière, v. de 744 hab., qui possède une source ferrugineuse dont l'eau s'emploie contre ,les maladies chroniques des voies urinaires.

Morimont. — Un chemin de voitures conduit de Bourbonne, par Serqueux (V. ci-dessus), à (13 kil.) Fresnoy, v. de 611 hab., dont Yéglise renferme les tombes de deux membres de la maison de Choiseul. De Fresnoy, on compte encore 2 kil.

VOSGES

1/2 environ jusqu'à l'emplacement de la célèbre abbaye de Morimont, qui se trouve à peu de distance, àdr., du chemin de Damblain.

L'abbaye de Morimont s'élevait dans un vallon sauvage , isolé, couvert d'étangs, entouré de toutes parts, à l'exception de l'étroit passage que les eaux s'y sont ouvert, de coteaux boisés , au delà desquels s'étend une vaste forêt. Les bâtiments de l'abbaye ont été remplacés par des exploitations industrielles et on en retrouve à peine quelques traces.

« L'abbaye de Morimont, l'une des plus importantes de France, la quatrième fille de Cîteaux,ditM. Jolibois (La Haute-Marne ancienne et moderne) , avait pris naissance d'un humble ermitage fondé, vers 1100, sur les terres et avec le consentement d'Adalric d'Aigremont. » Après avoir atteint un haut degré de puissance et de prospérité, après avoir eu sous sa dépendance les ordres religieux et militaires de Calatrava et d'Alcantara , en Espagne, elle eut beaucoup à souffrir dans les luttes désastreuses du xv# s. et fut complément ruinée pendant les guerres de la France et de la Lorraine au commencement du xvii* s. Ses pertes avaient été en partie réparées dans le cours du xvin* s., quand la Révolution française supprima les ordres religieux.

Les stalles, les grilles et une partie du ^juflet de l'orgue de l'ancienne église «abbatiale, qui datait du xm« s., ont été transportées à Langres pour être employées à la décoration de la cathédrale. Le réfectoire de l'abbaye de Morimont était bâti moitié en Champagne, moitié en Lorraine, tandis que les autres constructions se trouvaient entièrement sur le territoire de la France. Cette disposition avait pour but d'échapper aux droits excessifs perçus en France sur les denrées.

Outre les excursions que nous venons d'indiquer et qui ne se font

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