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DE PARIS A BOURBONNE-LES-BÀINS. [ROUTE

colonnes de la nef semble confirmer cette date. A g. de la façade s'élève une tour à deux étages, couronnée par une sorte de campanille moderne, d'un goût douteux. Le pignon de la façade était autrefois percé d'une fenêtre assez élégante, qui a été murée. L'intérieur de l'église, sombre et humide, comprend une nef et deux collatéraux. Les travées, au nombre de cinq, sont séparées par des pilastres carrés auxquels s'appuient de grosses colonnes rondes à chapiteau de feuillage, très-simples.

Le sanctuaire était primitivement éclairé par des fenêtres du style ogival primitif qui ont été murées.

Cette église doit être, dit-on, prochainement reconstruite. — Extérieurement, elle produit par sa position à l'extrémité de l'escarpement qui porte la ville haute, un effet assez pittoresque.

Vhôtel de ville (en face de l'église), construit il y a une quarantaine d'années dans le style du xvme s., mérite à peine une mention, ainsi que la fontaine à double bassin, élevée à côté de l'église.

Outre la promenade d'Orfeuil,dont nous avons déjà parlé, Bourbonne possède une autre promenade dite de Montmorency parce qu'elle a été tracée sur l'emplacement d'un parc appartenant à la famille de Montmorency. Cette promenade, formée d'allées larges et régulières, aboutissant pour la plupart à une pelouse, est plus agréable que la promenade d'Orfeuil. Elle est moins humide et serait sans doute préférée des promeneurs si elle était plus rapprochée de rétablissement des bains.

Nous signalerons aussi la jolie route qui, à l'E. de Bourbonne, suit la vallée de l'Apance, à travers de vastes prairies qui s'étendent au pied de riants coteaux. Cette route aboutit à (8 kil.) Fresnes, c. de 1106 hab. , agréablement située et remarquable par le développement de son industrie agricole.

EXCURSIONS

Les environs de Bourbonne, où l'on trouve de belles forêts, des collines généralement plantées en vignes et de nombreux vergers, offrent quelques buts d'excursions intéressantes.

Coiffy-le-Haut. — Un chemin, qui s'ouvre, au delà de la rue Vellone, à g. de la route de Chaumont , et qui traverse quelques bois, conduit à (7 kil.) Coifîy-le-Haut,\. de 1092 hab., situé sur une montagne (420 met.

d'altit.) , à peu de distance de l'extrémité O.de la forêt de Montcharvot.

Coiffy-le-Haut, dont la culture de la vigne forme la principale industrie, prit de l'importance au xme s., grâce à une forteresse qu'y fit construire le comte de Champagne, en vertu d'un traité par lequel le prieur de Saint- Gengoult de Varennes (ch.-l. de c. de 1293 hab., à 7 ou 8 kil. à l'O.) avait mis sous sa protection les propriétés considérables que le prieuré possédait dans le Bassigny. A l'époque de l'occupation romaine, il existait déjà, sur l'emplacement du village actuel, un castrum qui fut détruit lors des invasions des barbares. Le château, auquel sa position sur les confins de la Lorraine et de la Bourgogne donnait une grande importance, passa dans les mains des rois de France à l'époque de la réunion de la Champagne à la couronne. Après avoir joué un rôle considérable dans les guerres de la France contre la Bourgogne et la Lorraine, aux xv% xvie et xvn« s., il fut démantelé en 1635. 11 n'en reste aujourd'hui que de faibles vestiges. — L'église du village a été presque entièrement reconstruite au xvn* s.

De la montagne de Coiffy, la vue s'étend sur tout le Bassigny jusqu'à Langres et sur la vallée de l'Apance.

Aigremont. — Sortant de Bourbonne par la ville haute, on traverse, au N., un petit plateau qui domine à g. la vallée de l'Apance, pour gagner {4 kil.) Serqueux, v. de 1506 hab., situé au pied d'une montagne (452 mèt.

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