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PAR BLESMES ET BOLOGNE

343 kil. de Paris à Neufchâteau. — Chemin de fer. — Trajet en y h. 3'2 min. — l'« cl. 38 fr. 30 c; 2«.cl. 28 fr. 70 c.; 3» cl. 21 fr. 05 c.

294 kil. de Paris à Bologne. — Trajet en 6 h. 39 min. — lrt cl. 32 fr. 80 c; 2e cl. 24 fr. 60 c; 3* cl. 18 fr. 05 c.

49 kil. de Bologne à Neufchateau. — Trajet en 2 h. 32 min. — lr« cl. 5 fr. 50 c; »• cl. 4 fr. 10 c; 3« cl. 3 lr.

218 kil. Blesmes (R. 1).

76 kil. de Blesmes à Bologne (R.

23, B). — 294 kil. de Paris. Bologne (K. 23, B).

La ligne de Neufchâteau se détache à g. de celle de Blesmes à Chaumont, et, franchissant la Marne (pont de 49 mèt. 50 c; 3 arches), laisse «1 dr. le village de Bologne, puis à g. ceux de Môocourt et de Briancourt.

lkil. de Bologne. Chantraines (halte), v. de 367 hab.,prèsde la route de Chaumont à Neufchâteau, que le chemin de fer croise plusieurs fois.

15 kil. Andelot, ch.-l. de c. de 1600 hab. , agréablement situé, à g.

de la station, sur la rivière du Rognon, que le chemin de fer y. franchit.

De nombreuses antiquités, découvertes à Andelot, permetteni d'attribuer à cette l*tite ville une origine très ancienne Parmi ces antiquités, nous signalerons

spécialement des monnaies gauloisesd'une époque très-reculée, des médailles d'Auguste et de Maic-Aurèle, des bronzes du bas empire, des restes de constructions et de voies de communication, des tronçons de colonnes, un autel en pierre, une statuette en marbre blanc, d'un travail remarquable, et une pierre de grand appareil portant une inscription.

Andelot, situé à la jonction de deux grandes voies se dirigeant d'Orléans et de Langres vers la Belgique, devait former, sous la domination romaine , une station importante, qui aura été ruinée à l'époque de l'invasion des Barbares. Cette ville ne tarda pas cependant à se relever de ses ruines, et, en 587, Gontran, roi de Bourgogne, et Childebert, roi d'Àustrasie, y conclurent un traité célèbre au début de la période féodale.

Durant tout le moyen âge et jusqu'au milieu du xvn« s., la ville d 'Andelot, placée sur les limites du comté de Champagne, de la Lorraine et de la France, eut beaucoup à soutinr des guerres féodales et lut fréquemment saccagée et incendiée. Après avoir appartenu au comte de Bologne , elle devint pendant quelque temps un tief particulier ; puis les comtes de Champagne s'en emparèrent, en partie par la lorce, en partie par acquisition. Entin , eile passa deûnitivement , des mains de ces derniers, à la France, mais sans que son sort en fût beaucoup amélioré.

Au xvr» s., les protestants etlesligueurs se disputèrent la possession d'Andelot, qui subit tour à tour les violences des deux partis.

Au N. d'Andelot s'élève la colline de Monleclair (343 mèt. d'altit.), occupée d'abord, dit-on, par une foiteresse gallo-romaine, puis par un château des comtes de Bologne, enfin par une forteresse que les comtes de Champagne y firent construire. Cette forteresse, plusieurs l'ois assiégée, en partie détruite, puis reconstruite, fut démantelée en 1G35, sous Louis XIII, etenlièrementdémolie sous Louis XI v .

Les débris qui couvraient le sommet de la colline ont été employés, vers la fin du xviii' s. , aux réparations des bâtiments de l'abbaye de Sept- Fontaines, voisine d'Andelot, et à la construction de maisons particulières, à Andelot même. Il ne reste plus du

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