ROUTE 50] BAINS. — RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX
quitté le départ, de la Haute-Saône pour entrer dans celui des Vosges, elle franchit la Moselle et se raccorde à la route de Remiremont à Wesserling.
31 kil. Rupt (R. 57).
47 kil. Saint-Maurice (R. 57).
[Si l'on fait à pied l'excursion de Luxeuil à Saint-Maurice , au lieu de prendre à g. le nouveau tracé sur le versant du mont Fourche, on peut abréger en suivant l'ancienne route, qui redescend presque en ligne droite au hameau de la Roche, sur la route de Remiremont à "Wesserling. Arrivé à la Roche, on tourne à dr. pour se rendre à (5 kil.) Ferdrupt (R. 57). On gagne ainsi 4 à 5 kil.]
DE PARIS A BAINS
A. Par Port-d'Atelier.
405 kil. de Paris à la station de Bains. — Chemin de fer. — Trajet en 9 h. 39 min. par trains express ; en 12 h. 28 min. par trains omnibus. — 1»* cl. 45 fr. 40 c; 2« cl. 34 fr. ; 3« cl. 24 fr. 95 c.
4 kil. de la station à Bains. — Service de corresp. — Trajet en 25 min. — 50 c.
par place ; 20 c. par colis.
361 kil. Port-d'Atelier (R. 3).
390 kil. Aillevillers-Plombièrcs (R.
Le chemin de fer, laissant à dr. la vallée de la Semousc, prend la direction du N. 0., en passant dans deux tranchées d'un travail remarquable; la première, à la sortie de la station, est consolidée par un revêtement en pierres; la seconde est taillée à vif dans le grès vosgien, qui laisse apercevoir sur les parois les saillies anguleuses de ses énormes blocs roses.
On traverse le bois des Landes, qui domine le chemin de fer; puis, au delà de plantations de cerisiers dont les fruits donnent un kirsch renommé, on s'engage, de nouveau, dans plusieurs tranchées, dan l'intervalle des-
vosges.
quelles on aperçoit des bois coupés de charmantes prairies. Entre les massifs d'arbres, on découvre quelques belles échappées de vue et de grands étangs, à g.
405 kil. (44 kil. de Port-d'Atelier).
Station de Bains. — La route descend de la station à la ville dans la vallée du Baignerot, qu'elle suit en côtoyant à g. des bois et à dr. des prairies.
409 kil. Bains.
Hôtels : de la Clef -a" Or ;—de la Poste.
Appartements et chambres meublés, avec ou sans la table. — Prix de la pension complète : 3 à 6 fr. par jour; chambre sans la table, 1 fr. à i fr. 50 c. et 2 fr. par jour. — Parmi les nombreuses maisons meublées que renferme Bains, on en compte une dizaine seulement qui donnent le logement et la nourriture (nous citerons, entre autres, les maisons Claude, Thomas, Villaumé, J. Hocquauj ); mais, dans celles où Ton n'a que le logement, on trouve aisément à se faire préparer sa nourriture chez soi, si l'on ne préfère prendre ses repas à Tune des tables d'hôte du dehors.
Salons de lecture et de jeu, & l'hôtel de ville : entrée pour la saison, 4 fr.
Libraire, Blanchard.
Voitures pour les excursions : 3 à 10 fr., suivant le temps employé.
Situation. — Aspect général.
Bains, ch.-l. de c, V. de 2511 hab. , est située au pied du versant S. des Vosges, dans un vallon arrosé par le Baignerot, affluent du Coney. La ville s'étend sur les pentes du vallon, dans la direction des quatre routes d'Épinal, de Mirccourt, de Vauvillers et de Saint-Loup, qui s'y croisent. La campagne voisine, ondulée et verdoyante comme un parc, est couverte de cultures variées, entremêlées de bois ; les cerisiers y abondent.
Bains, qui doit son nom à ses sources thermales, a été, comme Luxeuil et Plombières, occupée par les Romains.
D'anciens canaux de captage des eaux , dans la solide construction desquels on reconnaît la main d'œuvre de ce peuple,
DE PARIS A BAINS
de nombreuses monnaies et médailles à l'effigie d'Auguste et d'autres empereurs jusqu'à Doroitien, un grenat cabochon sur lequel était gravée en creux une tête de Ga* racalla, prouvent, ainsi que des traces de voie romaine reconnues dans la forêt communale de Bains, un séjour prolongé des conquérants de la Gaule dans ce lieu.
Bains parait, toutefois, n'avoir formé, comme Plombières, qu'une station secondaire, annexe peut-être des thermes de Luxeuil.
Les invasions des Barbares et surtout celle d'Attila, qui parcourut toute cette partie des Vosges, ruinèrent la station romaine, et, pendant plusieurs siècles, l'histoire ne garde aucun souvenir de Bains. Mais, vers le xm° s., l'existence en est de nouveau constatée par un document portant le titre de Charte d'affranchitsement de la ville de Bains.
Bains fut à diverses reprises à demi détruite, par un incendie en 1498, par une violente inondation en 1571, et enfin, en 168Î, par un tremblement de terre qui se fit sentir dans toute cette région des Vosges.Aussi, au xvi«s., les sources ther; maies qui, cependant, semblent n'avoir jamais été entièrement abandonnées, ne présentaient plus qu'une mare d'eau chaude où Ton se baignait à côté des bestiaux qui venaient parfois y boire. C'est seulement à la fin du xvir» s. , sous le règne du ducLéopold, et dans le cours du xvme s., sous celui de Stanislas, que Bains commença à sortir de son état d'abandon. Sous l'administration de Stanislas surtout, la ville changea complètement d'aspect : elle fut en partie rebâtie -, une nouvelle église fut élevée ; le bain neuf ainsi que le bain vieux furent reconstruits, les tarifs et règlements relatifs à l'usage des eaux furent revisés, etc. Ces améliorations commençaient à attirer les baigneurs, quand la Révolution arrêta ce mouvement de prospérité. Au commencement de ce siècle, la ville et ses bains étaient à peu près retombés dans la situation fâcheuse d'où Léopold et Stanislas s"étaient efforcés de les tirer. Enfin, il y a une trentaine d'années, une administration municipale intelligente et active reprit l'œuvre de Stanislas : l'hôtel de ville fut bâti, des salons de réunion y furent installés ; des promenades furent tracées ; l'avenue des Breuils, qui longe le Baignerot, fut ouverte ; enfin , le bain Neuf ou bain de la promenade fut réparé, et l'ancien bain Romain reconstruit sur un plan élégant.
Aujourd'hui Bains, sans présenter encore
un grand luxe de constructions et d'aménagement, offre des rues propres, des habitations commodes, de jolies promenades, qui en font un séjour agréable, fréquenté chaque année par 1000 baigneurs environ.
Source». — établissement thermal.
Les sources, au nombre de onze, s'échappent des fissures du grès vosgien qui recouvre, en couches peu épaisses, le granit dont les affleurements apparaissent sur divers points de la vallée. Ces sources sont analogues à celles de Plombières et.
s'emploient pour les mêmes maladies; toutefois, elles en diffèrent par la température, qui, à Bains, ne dépasse pas 50° «eentigr., tandis qu'à Plombières elle atteint le maximum de 74* centigr. — Les sources dites Grosse source, source du Robinet-de-Fer , source Savonneuse et source tiède de la Promenade, sont les plus importantes par leur emploi, leur température et leur débit. Elles renferment, comme éléments principaux de composition, le sulfate de soude, le chlorure de sodium, des carbonates de chaux et de soude, la silice et la gélatine des eaux. M. le docteur Bailly, médecin des eaux, a, en outre , reconnu, dans les sources de Bains, la présence du fer et de l'arsenic.
L'établissement thermal comprend deux bains : le bain Romain, entièrement reconstruit en 1845, et le bain de la Promenade , autrefois appelé bain Neuf.
Le bain Romain, situé sur une place, vers le centre de la villeT a remplacé un bâtiment élevé en 1771, sur le lieu même que paraît avoir occupé la principale des piscines romaines. C'est une jolie construction de forme rectangulaire, se composant d'un rez-de-chaussée, à demi bâti en sous -sol, et d'un premier étage en galerie. Le bâtiment, percé de fenêtres sur les côtés, est, en outre, recouvert d'une coupole vitrée qu'entoure une terrasse servant de promenoir. A l'intérieur, le bain Romain renferme un vaste bassin divisé eu