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ROUTE 50] BAINS. — SOURCES. — MONUMENTS

trois piscines de température différente ; ce bassin est entouré d'une colonnade supportant la galerie du premier étage, sur laquelle s'ouvrent 1 6 cabinets à baignoires et 1 cabinet de douches. Au rez-de-chaussée se trouvent 8 cabinets de douches, une étuve et les vestiaires. Le bain Romain est alimenté par six des sources dont la température est la plus haute.

Le bain de la Promenade s'élève sur une promenade composée de trois allées bordées de platanes et formant terrasse sur la rive dr. du Baignerot (àdr. dans la Grande-Rue, au delà du pontduBaignerot). La reconstruction de ce bain, dont l'apparence, du reste, n'est rien moins que monumentale, remonte au xvni" s. 11 a été modifié et agrandi depuis cette époque, et la distribution intérieure en est vaste et commode. Une large salle, bien éclairée, comprend trois bassins de forme ovale , pouvant contenir chacun 35 à 40 personnes. Sur les côtés de la salle sont disposées 12 baignoires et 18 vestiaires ; à l'une des extrémités- ont été ménagés 4 cabinets de douches et un cabinet renfermant la source Savonneuse ; à l'extrémité opposée sont 9 cabinets à baignoires et 4 cabinets de douches.

C'est au bain de la Promenade, dont le tarif est un peu moins élevé que celui du bain Romain, que se prennent les bains à chaleur tempérée.

La source de la Vache, qui s'emploie exclusivement en boisson, est renfermée dans un petit bâtiment, construit en contre-bas, à g. et à rentrée du pont du Baignerol.

Les eaux de Bains sont particulièrement prescrites pour les affections nerveuses, les maladies chroniques de l'estomac, les rhumatismes, les sciatiques, les convalescences pénibles et pour les maladies des femmes, surtout celles qui accompagnent l'âge critique (P., pour les détails concernant l'usage des eaux, l'ouvrage intitulé Des eaux thermales de Bains, par le Dr BaiUy ; cet ouvrage se vend

2 fr., au profit des pauvres, à l'établissement).

La saison commence le 15 mai et se termine le 16 septembre; la durée de la cure est de 21 jours.

Monuments publics.

V église paroissiale (xviu^s.), bâtie sur une éminence dans l'angle formé par la Grande-Rue et par la route d'Êpinal, se compose d'une nef et de deux collatéraux séparés par des colonnes doriques. Les fenêtres du sanctuaire sont ornées de vitraux de couleur. Au pied de la tour, qui a 44 mèt. de hauteur, une inscription indique que Bains est située à 322 mèt. au-dessus du niveau de la mer.

La chapelle de Notre-Dame de la Brosse, but d'un pèlerinage très-fréquenté dans le. pays, se trouve à dr.

de la route d'Épinal et à 10 min. de l'église paroissiale. Ce petit édifice, inauguré en 1861 , par l'évêque de Saint-Dié, est construit dans le style fleuri du xiv s. Le portail à voussures, avec tympan sculpté, est surmontéd'unepyramidedentelée, percée d'une rose et s'appuyant à un pignon que surmonte une statue de la Vierge.

Un clocher élégant, que couronne une croix à rayons, s'élève en arrière du pignon. L'intérieur (voûte à nervures) est formé d'une seule nef, au fond de laquelle s'élève, dans un sanctuaire en abside, un autel orné d'un retable en pierre, sculpté avec une richesse voisine de la profusion. Les fenêtres sont décorées de médaillons en verres de couleur représentant divers épisodes de la Vie de la Vierge.

Les sculptures de la chapelle, d'une exécution délicate, sont l'œuvre de M. Laurent (de Nancy).

Gommer oe. — Industrie.

Bains, dont l'industrie a une certaine importance, possède plusieurs établissements métallurgiques produisant des fers-blancs, des tôles noires, des fils de fer, des outils de drainage et des couverts en fer battu, qui

DE PARIS

s'exportent en quantités considérables non seulement dans le reste de la France, mais encore à l'étranger.

C'est à Bains qu'ont été inventées, par MM. Lévy et Durand, les machines à fabriquer les clous, et, depuis vingt ans, cette fabrication y a pris un grand développement; 80 métiers façonnent annuellement 2 millions de kilogr. de fil de fer en un millier d'échantillons différents. La gare de Bains est aussi le centre d'un mouvement commercial assez important pour l'expédition des bois, des avoines, des pommes de terre et du kirsch.

Promenades et excursions.

Outre la promenade des Bains et l'avenue du Breuil, on trouve, dans les environs de la ville, des buts de promenades et d'excursions intéressantes. Des allées et des sentiers, tracés à travers les bois, conduisent à divers points de vue ou à des lieux de repos habilement ménagés au milieu de la verdure.

Promenade Stanislas. — Sortant de Bains par la rue d'Épinal , on prend à dr. le chemin des Grands- Prés et l'on atteint en 5 min. rentrée du bois, signalée par deux gros chênes. De ce point, on découvre, en se retournant, une vue magnifique.

Arrivé près d'un pont jeté sur un ruisseau qui se réunit au Baignerot, en formant une petite cascade, on voit s'ouvrir à g. la promenade Stanislas, belle allée qui mène à un carrefour de la forêt où a été construit un abri rustique. On longe le ruisseau à travers un fourré de mélèzes et de pins weymouth, qui forment une retraite délicieuse pendant l'été, puis, continuant de suivre le grand chemin, on traverse la vallée à 1 kil. au delà du pont que nous avons signalé et l'on revient à Bains par la route de la gare.

Promenade de Million (1 h., aller et retour). — On prend à g. , dans la rue de Charmois, la rue de Million, montée assez roide, quo do-

mine un bois à peine éloigné de 100 mèt. Les allées de Million contournent le coteau, d'où l'on découvre successivement tous les environs de Bains. A l'E. se montrent la vallée encaissée du Baignerot, des massifs de forêts, le chemin de fer, les sommets du Noirmont et les fermes isolées du Pré-Verdot. A PO., la vue se porte au loin sur les monts de Gruey, les villages de Hautmougey (R. 33) et de liarsault (1154 hab); enfin, au S., on découvre les perspectives lointaines de la Haute-Saône.

Promenade du Moulin-au-Bois (1 h. 30 min., aller et retour). — Au delà de l'avenue du Breuil, on passe sur un pont entre deux moulins, pour longer à g. des carrières de grès, près desquelles on a un beau point de vue. Un sentier, qui traverse le bois des Fouillis, descend de là à l'usine du Moulin-au-Bois (forges et clouterie mécanique). On peut revenir (à dr.) par le bots du Chdtelet (belles roches de grès vosgien), puis, par kla rive dr. du Baignerot, en suivant un sentier au milieu des prés.

Excursion au Noirmont et au Haut Domprey. — On compte 4 kil.

environ de la station de Bains au Noirmont. Le chemin du Clerjus, qui croise le chemin de fer à niveau, s'élève à travers bois, jusqu'à l'extrémité orientale de Y étang de la Picarde (2 kil. 1/2), où on le laisse à dr. pour gagner à g. (1 kil.) le hameau de Noirmont. La route de voitures, très -roide, tourne alors à dr. ; les piétons feront mieux de tourner à g. à l'entrée du hameau, puis à dr. à la sortie, et de monter directement par un chemin pierreux. Arrivé au sommet du Noirmont (575 mèt. d'altit.), il faut se placer à 200 pas environ sur la dr. du chemin, au milieu des champs, pour embrasser, dans un immense panorama : au N., la Lorraine et les côtes de Sion, près de Nancy; à PO., le plateau de Langres (avec une longue vue, on distingue nettement les tours

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