R. 50] LE NOIRMONT. — FONTENOY-LE-CHÀTEAU
de la cathédrale); au S., le bassin de la Saône, le Jura, et, quand le temps le permet, les glaciers des Alpes; à l'E., la chaîne des Vosges, un peu masquée par la forêt.
Du Noirmont. on peut se rendre en 1 h. (4 kil. environ), et en marchant presque constamment à travers bois dans la direction du N., au Haut- Dompré (589 mèt. d'altit.), d'où Ton découvre une vue moins étendue du côté du S. que celle du Noirmont ; mais, en revanche, on y voit mieux les sommets des Vosges. — On peut aussi aller en voiture de Bains au Haut- Dompré (7 kil.), par la route d'Épinal et le village de Laforêt (200 hab.).
Le point de vue est à dr. de la route, avant d'atteindre le village.
Excursion à Fontenoy-le-Château, par la vallée duGoney (18 kil., aller et retour). — On prend à g., a l'extrémité supérieure de la Grande- Rue, la route de Vauvillers. A 1 kil.
de Bains, se montre, sur la dr., le château du Chénoyt, entouré d'un beau parc. De la route, bordée de grands marronniers, on domine la charmante vallée du Baignerot, à l'extrémité de laquelle la ville de Bains se cache en partie dans les bois. Près de la jolie habitation du Chdtelet, la route s'infléchit à g. et l'on aperçoit, sur la rive dr. du Coney, une importante usine, appelée simplement la Manufacture et appartenant à MM. Chavane. Les bâtiments de cette forge forment un vaste triangle : d'un côté, les logements des ouvriers avec leurs petits jardins enterrasses; de l'autre, les magasins, Tétamerie; au fond, la forge, la chapelle et la maison de maître, avec son magnifique jardin se développant sur le coteau. L'administration de cet établissement est toute patriarcale; les traditions d'honneur, chez les maîtres, et de moralité, chez les ouvriers, s'y perpétuent depuis un siècle dans les mômes familles.
Descendant vers le Coney, on remarque, au bas de la côte, à dr., les
beaux escarpements de la Montroche, au-dessus desquels se voient encore les vestiges d'un camp suédois. Près de Yétang et de la scierie de Grurupt, on quitte la route et l'on prend à g. un chemin qui longe la rivière. A 200 mèt. plus loin, au confluent du fBaignerot et du Coney, s'ouvre un sentier qui conduit en 45 min. à Fontenoy, par le bois Bany et la Pépinière. C'est une charmante promenade, et la vue dont on y jouit, à la sortie du bois, est la plus remarquable des environs de Bains.
Si l'on continue de suivre le chemin du Coney, on arrive bientôt (l kil. 1/2 de la bifurcation) à la Pipéey usine dont les 40 machines à clous entretiennent constamment dans la vallée un bruit affreux. Soit que Ton suive la rive g. du ruisseau, soit que l'on prenne à dr. un sentier à travers bois, on atteint ensuite (1 kil. 1/2 de •>la Pipée) Fontenoy le Château, v.
de 2190 hab., bâti dans une situation ravissante, entre deux coteaux abrupts, couverts de cerisiers.
Au moyen âge, la population de Fontenoy s'éleva, dit -on, jusqu'à 10000 hab. Cette ville était alors le chef-lieu d'un comté qui comprenait 27 villages ou hameaux. Elle appartint successivement aux maisons de Toul, de Lorraine, de Bourgogne; les ducs de Croy d'Havré et le baron de Dammartin en furent les derniers seigneurs. Située sur la limite des provinces de Lorraine et de Franche- Comté, Fontenoy fut ruinée pendant les guerres du duc Charles IV et surtout par les Suédois; au xvine s., elle ne renfermait plus que 1000 hab.
Aujourd'hui cette pelite ville se relève par son industrie qui comprend la fabrication des couverts en fer battu, des ateliers de broderies où se confectionnent les ouvrages les plus parfaits vendus sous le nom des fabricants de Paris, enfin uue importante fabrication de kirsch wasser.
L'église paroissiale, à laquelle a été ajouté un portail moderne, a conservé
DE PARIS
sa nef et Son chœur de l'époque ogivale. On y remarque le tombeau de la princesse Yolande de Ligne.
En face du pont de Fontenoy, il faut prendre le chemin de la Vierge du Bois-Bani, à dr. duquel s'élèvent les ruines de l'ancien château fort, c'est-à-dire quelques pans de murs au-dessus d'un amas de décombres et de voûtes effondrées. 1 kil. plus loin, à dr., le hameau des Molière* renferme la maison où est né, en 17M, le poète Gilbert, mort à l'hôtel-Dieu à Paris, en 1780, après une existence agitée dont il a consacré le souvenir par quelques beaux vers.
Arrivé à la chapelle du Bois-Bani, but de pèlerinage fréquenté, on tourne à g. dans la forêt. 200 mèt. avant d'en sortir, il faut descendre de voiture et s'engager dans un sentier qui aboutit au chêne Gilbert, le plus gros de la contrée (6 mèt. de circonférence). C'est sous le vaste ombrage de cet arbre que le poète allait rêver.
Du chêne Gilbert, on descend à (3 kil. 1/2 de Fontenoy) Trèmonxey, joli village de 870 hab., au milieu des prés et des bois; puis, gagnant le hameau des Fontenelles et traversant le bois des Fouillis, on rentre à Bains par la route de Saint-Loup.
Excursion aux étangi (9 kil.). — Il faut suivre la route deTrémonzey, puis, au delà du pont, avant d'entrer dans le village, prendre à g. un chemin qui, pénétrant dans la forêt, remonte le ruisseau, côtoie Yétang de Falvinfoin et aboutit à la route de Saint-Loup sur la chaussée même du vaste étang des Trémeurs. On revient, de là, à Bains par le hameau du Bavai (belle vue en descendant vers Bains).
Excursion aux fontaines chaudes (12 kil.). — On suit la route de Darney jusqu'au delà du v. de (4 kil.) Hautmougey (R. 33), où l'on entre dans une belle futaie de chênes et de hêtres. Au pied de la côte de Gruey, on prend à g. le chemin de Fontenoy, puis, 1 kil. plus loin, à dr., un sentier, long d'une centaine de mètres,
qui conduit aux fontaines chaudes, excavations au fond desquelles sourd une eau (25* centig.) dont la minéralisation est semblable à celle des eaux de Plombières.
En suivant des chemins forestiers bien entretenus,' sur le revers des monts de Gruey, on aura l'occasion d'admirer, au Ban de Braou et aux Bélinotes, de magnifiques futaies de chênes. Ces chemins conduisent, par le hameau des Calois, à la route de Fontenoy, près de la Manufacture.
Exoursion dans la vallée du Goney et à Thunimont (15 kil.).— Après avoir suivi la route de Darney jusqu'au pont du Coney, il faut, si l'on est én voiture, mettre pied à terre, et, laissant la voiture se rendre à Thunimont par la route de Mi recourt et Harsault, prendre à dr. un chemin de forêt qui suit pendant 5 kil. le cours d'eau, au fond d'une gorge pittoresque, garnie de bois et de rochers. On passe successivement à la forge Quénot , à la ferme de la Colause et au pont des Fées, vestiges d'un pont romain. Franchissant le Coney sur une passerelle, on atteint teforgède Thunimont, établie dans un site pittoresque, et l'on gagne la route d'Épinal par Grétnifontaine (769 hab.), les Voivres (789 hab.) et les Bappes (80 hab.).
[Corresp. à Bains pour: (7 kil.) Fontenoy-le-Château; — (24 kil.) Vauvillers, v. de 1310 hab. (magnifique château); — (26 kil. depuis la station, 22 kil. depuis Bains) Darney (R. 33).]
De Bains à Neufcbàtean, R. 33 -, — à Mirecourt, R. 46.
B. Par Nancy, BlainvUle et Épinal.
457 kil. Chemin de fer de Paris à la station de Bains. — Trajet en 10 h. 10 min. par trains express; en 14 h. H min.
par trains omnibus.— !»• cl. Si fr. 90 c.; 2« Cl. 38 fr. 40 c; 3« cl. 38 fr. 15 0.
4kil.de la station à Bains (V. ci-dessus, A).
353 kil. Nancy (B. 1).
104 kil. de Nancy à la station de Bains (R. 42).
[ROUTE 51J GIRECOURT.