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ROUTE 62] SÀ1NT-ÀMÉ

VAGNEY.

Après avoir remonté ce chemin, à travers des blocs de rochers mêlés de verdure et de buissons, on trouve à dr., près d'un beau groupe de hêtres, un sentier qui conduit, à travers des bouquets d'arbres, au bord du ravin où tombent, d'une hauteur de 1 2 à 1 5 mèt., les eaux de la cascade, près de laquelle s'élèvent une maison et un chalet. Ce sentier se prolonge, par une pente assez difficile à suivre, jusqu'au fond du ravin. La chute, formée par le ruisseau de la Cleurie, se compose d'une masse d'eau s'élançant entre de grandes parois de rochers qui renferment à dr.

et à g. En contournant la maison située auprès de la cascade (à g.), on ga^ne un pont construit un peu audessus et en arrière de celle-ci. De là, on embrasse, dans une charmante perspective, la gorge étroite, garnie de rochers granitiques, par laquelle le ruisseau de la Cleurie court rejoindre la Moselotte. Un pont «rustique a été aussi établi en aval et en face de la cascade de Saint-Amé.

Lorsque, après avoir repris la route deGérardmer, on a franchi la Cleurie et laissé à g. le chemin qui passe par le Tholy [V. ci-dessous, B), on entre bientôt dans un bassin de prairies assez large, au fond duquel s'élèvent les hauteurs séparant les vallées secondaires qui aboutissent i celle de la Moselotte.

11 kil. Vagney (hôt. de la Poste), c* de 3153 hab., située dans l'angle formé par la jonction du Bouchot et de la Moselotte, possède plusieurs moulins à grains, une tannerie, deux brasseries et une filature importante au hameau de Zainvilliers (R. 66).

Le commerce y consiste principalement en cotonnades, et en farines, fromages, bois et bestiaux. Des gisements de porphyre, de grenat et de calcédoine, maintenant abandonnés, s'exploitaient anciennement sur le territoire de cette commune. Vagney renferme, outre son église paroissiale, de construction moderne, un joli hôtel de ville, des halles, une

maison d'école et plusieurs habitations agréables.

A la Bresse, par Saulxures, R. 66.

On laisse à dr., sur la place de l'église, à Vagney, la route de a Bresse par Saulxures et Ton prend, à g., celle qui remonte la vallée du Bouchot.

14 kil. Sapois, v. de 944 hab..

dans une situation pittoresque, au débouché du vallon du Menaurupt dans la vallée de Bouchot. L'église de cette commune se trouve à 4 kil.

environ au N. du village (scieries, commerce de bois, de bétail et de fromages), sur une montagne dite le Haut du Tôt (795 mèt. d'altit.), d'où l'on découvre une très-belle vue.

Les environs de Sapois offrent plu* sieurs beaux groupes de rochers, principalement sur les hauteurs qui dominent la route de Gérardmer, a g. En remontant pendant 5 kil. environ (1 h. de marche) un chemin de piétons, dit chemin des Savoyards, qui se présente à g. de la route, à rentrée de Sapois , et ' longe le ruisseau de Menaurupt, on arrive, non loin d'une ferme appelée le Fteuu- Mont, sur un petit plateau, à peu près à égale distance (1000 à 1500 mèt.) du rocher des Ducs (à dr. et au delà du Menaurupt) et de la Neuve-Roche (à g.). Deux sentiers, se détachant du chemin principal, qui se prolonge jusqu'à Gérardmer à travers les sapins et les hauts pâturages, mènent à l'un et à l'autre site. De la Neuve- Roche (970 mèt. d'altit.), cime hérissée de blocs de grès recouvrant une cavité appelée la chambre du Loup, on aperçoit un vaste paysage dont le bassin de Vagney, le Haut du Tôt et les montagnes de Saulxures sont les points les plus remarquables.

A 500 mèt. environ au delà de Sapois, on rencontre, dans un fond, a dr. de la route, un chemin, assez large à son origine, qui conduit, à travers une prairie, à (8 ou 10 min.

à peine de la route) la cascade ou

saut du Bouchot. Comme la cascade de Saint- Amé, le Bouchot a creusé, au milieu d'un bouquet de sapins, dans une prairie entourée de montagnes, un ravin profond où ses eaux s'écoulent sous une voûte de verdure, et qui va en s'élargissant à mesure que le ruisseau se rapproche de son embouchure dans la Moselotte. La cascade se précipite en trois chutes successives, dont Tune forme une belle nappe écumante glissant sur une surface large et inclinée. Le saut du Bouchot est, par la disposition des roches qu'il franchit, une des chutes d'eau les plus remarquables des Vosges.

La route de Gérardmer, depuis le chemin conduisant au saut du Bouchot, gravit une longue pente par laquelle on gagne la partie supérieure de la vallée de Rochesson ou du Bouchot.

18 kil. Rochesson,\. de 1085 hab., sur le Bouchot, qui y met en mouvement de nombreuses scieries, fait un commerce important de bois et de fromages.

La route, tracée sur le flanc de la montagne, domine une admirable vallée. De riches prairies, arrosées par le Bouchot occupent le fond de cette vallée et s'étendent jusqu'à micôte où elles font place à une magnifique forêt de sapins s'élevant sur le versant opposé à celui que l'on suit.

Çà et là, des masses abruptes de rochers surplombent entre les plantations de sapins. De nombreuses habitations, scieries et fermes, disséminées jusqu'au haut de la vallée, animent ce paysage pittoresque. — On passe au pied du rocher des Ducs y énorme escarpement qui, surplombant la route, se termine par une plate-forme (874 mèt. d'altit.) d'où le regard embrasse un vaste et pittoresque horizon. En face de ce rocher se dresse, à dr., au-dessus des sommets environnants, la cime du Ronfaing (1062 mèt. d'altit.). A 7 kil. au delà de Rochesson, après avoir dé-

passé un chemin forestier qui conduit à la Bresse (R. 65), on atteint un plateau peu étendu, entre la vallée de Rochesson et celle de Gérardmer. Là, en face d'une maison d'école, établie en ce lieu écarté pour les enfants des nombreuses métairies répandues dans la montagne, la route tourne à g. et traverse des pâturages sur une longueur d'environ 1 kil. 1/2, puis elle incline à dr. pour descendre sur Gérardmer par une pente rapide, à travers une forêt de sapins, qui remonte à dr. sur le revers de la montagne et s'abaisse à g. vers les bords du lac de Gérardmer, dont on aperçoit les eaux entre les arbres. Bientôt les arbres s'écartent, et l'on découvre tout le lac, dont on n'est plus séparé que par une prairie.

29 kil. Gérardmer (hôt.: de la Poste (bon et recommandé), des Vosges, du Commerce ; — cafés : Didier, de la Poste, des Vosges, café-restaurant au bord du lac; — établissement hydrothérapeutique (Docteur Lubanski) et maison de convalescence y — libraire, Wolfrom; — voitures particulières à Y hôtel de la Poste), ch.-l. de c. de 6225 hab., situé dans un vaste bassin entouré de montagnes, sur la rive g. du lac de Gérardmer et sur la Jamagne, gros ruisseau par lequel les eaux du lac se déversent, à 2 ou 3 kil. de là, dans la Yologne, à l'entrée de la vallée de Granges. Gérardmer est l'une des communes les plus considérables des hautes Vosges ; elle forme seule, avec le v. de Liézey, le canton dont elle est le chef-lieu. De nombreuses métairies, dont quelques-unes se trouvent à 8 kil. dans la montagne, en font partie.

L'origine du bourg de Gérardmer ne semble pas remonter au delà du xi* s.; mais, dès le ix« s., dit-on, les rois de la seconde race avaient plos d'une fois conduit de grandes chasses de ce côté. Charlemagne, qui parcourut les Vosges à diverses reprises, serait venu chasser, en 805, dans cette région solitaire; l'année suivante, l'ayant de nouveau traversée à

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