DE REA1IREMONT A BRUYÈRES. [ROUTE 68J
merce de fromages et de bétail). Ce village, dont les maisons sont disséminées dans la prairie, sauf un petit groupe d'entre elles, réunies autour de l'église, possède un hospice et une école gratuite de filles, fondés par l'abbé de Voyaux de Franous, né à Tendon en 1760 et mort en 1840, à Londres, où il était curé d'une chapelle catholique, après avoir occupé, sous la Restauration, les fonctions d'aumônier de l'ambassade.
En continuant de suivre le chemin dans la direction du Tholy, on aperçoit (1 kil. ou 1 kil. 1/2 au delà de tendon), à dr. et à travers les arbres, les reflets brillants de la grande nappe d'eau que forme la cascade de Tendon, la plus remarquable des Vosges.
De la route, on peut gagner directement la cascade en quelques minutes ; mais il est à la fois plus direct et plus agréable de prendre un sentier qui s'ouvre à 200 ou 300 pas de l'extrémité de Tendon, sur le côté dr.
de la route. Ce sentier remonte un charmant vallon, bien ombragé, en côtoyant le ruisseau de Tendon. Après 15 à 20 min. de marche, en face de la ferme de la Creuse, on tourne un peu sur la dr. , où l'on est appelé, pour ainsi dire, par le bruit retentissant des eaux, et bientôt on se trouve en face de la cascade de Tendon, nommée aussi le Saut du Scouet.
C'est une belle masse d'eau, s'élançant d'un escarpement de rochers de 30 à 35 met. de hauteur, par trois bonds distincts formant une grande nappe transparente, qu'interrompt à chaque bond un nuage d'écume, et tombant enfin dans un large bassin d'où elle s'écoule vers le village à travers les prairies. La cascade de Tendon, environnée de rochers et d'arbres variés, offre, surtout lorsque les eaux sont abondantes , un admirable spectacle.
Au sommet de la hauteur qui s'élève en arrière de la cascade, un peu audessus du lieu dit Blanc-Moutier , dans un sîte sauvage , se trouve Vétang de VAbime, aujourd'hui pres-
que entièrement desséché et formant une immense tourbière, au centre de laquelle s'ouvre une fondrière dont on ignore la profondeur.
De la cascade, on regagne directement la route de Gérardmer, en se dirigeant vers la g., au delà du ruisseau de Tendon. On passe au pied d'une montagne (à g.) appelée Charme d'Ormont et qui se présente sous la forme d'un cône tronqué que l'on aperçoit aisément de la plaine. Du sommet de cette montagne, la plus élevée des environs (828 mèt. d'alt.), la vue s'étend sur la Lorraine jusqu'à Nancy et sur les Vosges jusqu'à Bruyères.
14 kil. Le Tholy, et 11 kil.duTholy à (25 kil.) Gérardmer (R. 62).
La route de Bruyères passe, à Docelles, sur la rive dr. de la Vologne. Au delà de la colline de Belle- Vue (515 mèt. d'altit.), qui s'élève à g., la vallée s'élargit.
22 kil. Deycimont, v, de 355 hab., sur un ruisseau qui se jette à 4 ou 500 mètres du village dans la Vologne.
23 kil. Lépanges, v. de 721 hab., sur la Vologne. — A g. se dressent les sommets boisés de l'Esprit (350 mèt.
d'altit.) et de Saint- Pierremont (580 mèt. d'altit.)
26 kil. Laval f v. de 499 hab., sur la Vologne, renfermait autrefois un château et un hôpital ou maladrerie fondée en 1595, dont il ne reste plus de traces, sauf une chapelleàdemi ruinée. Près de cette chapelle existe une source ferrugineuse jadis employée contre les maux d'estomac. Laval possède une féculerie et des papeteries.
[De Laval, on peut se rendre, en 30 ou 40 min., à Champ-le-Duc (R. 54, A).\
La vallée de la Vologne remonte par un brusque détour vers TE., tandis que la route continue à se diriger vers le N. E. , en traversant un plateau assez étendu.
30 kil. Bruyères (R. 54, il).