‹ Itinéraire général de la FranceChapitre 358 sur 489 · A GRAY. [ROUTE · texte numérisé non relu

A GRAY. [ROUTE

tableau acheté à Naples et regardé comme l'œuvre d'un maître. Le château d'Oyrières,construit peu de temps avant la Révolution, a été converti en asile pour les» pauvres. Au lieu dit Château-Gilot , se voient des ruines que Ton croit être celles d'une villa romaine ou d'un château féodal.

La voie ferrée, s'éloignant un peu de la route, à dr., passe entre \ebois de Courtot (àdr.), le Grand-Bois et le bois des Fontenelles (à g ). Sur la g. se montre le v. de Chargey-îès- Autrey (809 hab.), dont le moulin est une importante usine à cinq tournants. Des ossements humains et de vieilles armes ont été découverts, en 1842, au pied des remparts d'une forteresse antique dont les ruines s'élèvent à l'E. du village. On franchit deux fois le ruisseau des Écoulottes, affluent de la Saône, que la voie côtoie à dr., en longeant de près, à g., la route de terre. Au v. d'Arc, qui forme, avec la Maison-dn-Bois, une commune de 251 1 hab., on traverse de nouveau les Écoulottes, et la voie ferrée se raccorde à la ligne de Vesoul.

353 kil. Gray (hôt. :\du Parc, du Raisin, de Paris, du Cheval-Noir, du Chapeau-Rouge, de Lyon ; — cafés :

de la Bourse, de Paris, de France, Négociant; — télégraphe, rue Neuve), ch.-l. d'arrond. du départ, de la Haute- Saône, V. de 6764 hab., est située à 220 mèt.d'altit. , en amphithéâtre, dans une position très-agréable, sur la rive g. de la Saône. La station est établie sur la rive dr., que deux ponts relient à la ville : le pont suspendu, presque en face de la gare, à l'entrée de la route de Dôle, et un beau pont en pierre, de 14 arches, vers le milieu du faubourg qui s'étend sur la rive dr. de la rivière.

En sortant de la gare, on tourne à dr. et l'on remonte le quai jusqu'au pont en pierre, qui aboutit à la rue du Pont, d'où l'on gagne directement la rue Vannoise, la principale rue de la ville basse. A l'extrémité de la rue Vannoise, s'ouvre à g. une belle, rue

montant dans la ville haute jusqu'à l'église paroissiale, d'où la rue Neuve (en face du collatéral de dr.) mène à la place de l'Hôtel-de-Ville.

« Gray, dit M. Suchaux (Dictionnaire historique et tofographique de la Haute- Saône*, peut avoir une origine antérieure à l'ère chrétienne. Toutefois, il en est parlé pour la première fois dans la légende de l'archevêque Miget, écrite, suivant Chifflet, vers 670. Au x* s., Gray n'était encore qu'un village ou bourgade protégé par un château; mais, au xu* s., elle prenait rang parmi les villes du duché de Bourgogne, et, vers ce même temps, elle fut entourée de fortifications. Pendant le moyen âge, sous les deux maisons de Bourgogne, ainsi qu'au xvi« et au xvu*s., comme possession de l'Espagne, Gray joua un rôle assez important, principalement dans les luttes de la France contre Charles le Téméraire, puis contre Charles* Quint et l'Espagne. Louis XIV s'en empara définitivement en 1674, et Gray fut réunie à la France avec le reste de la Franche-Comté.

L'église paroissiale (ville haute) a été commencée vers 1482 et achevée seulement dans la première moitié du xvt" s. Le portail, restauré et terminé en 1863, se compose d'un porche à triple ouverture, en arrière duquel s'élève un mur de façade percé d'-un œil-de-bœuf, et formant pignon dans sa partie supérieure.

L'intérieur se compose d'une nef et de deux bas côtés, séparés par trois grandes arcades cintrées qui reposent sur des piliers carrés et auxquelles s'appuyent, dans la nef, de minces colonnes recevant les nervures de la voûte. Les deux extrémités du transsept sont remplies par des tribunes que forme le prolongement des bas côtés. On remarque, dans l'église de Gray : le buffet d'orgues; une chaire en pierre, d'une forme singulière et recouverte de légères sculptures ; deux statues dorées (à l'entrée du chœur), d'une exécution très-médiocre, représentant la Vierge et le B. Pierre Fourrier, qui résida longtemps à Gray ; une Descente de croix d'un peintre flamand; une Assomption (au-dessus

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