‹ Itinéraire général de la FranceChapitre 390 sur 489 · MUSÉE · texte numérisé non relu

MUSÉE

vaire.— De Lemud (de Metz). Le Prisonnier (composition d'un sentiment très-poétique).— Vatério. Paysage. — Parmi quelques œuvres assez rares de sculptdre, nous mentionnerons un groupe d'arilinaux de Fratin et le Jugement de Salomon, basrelief de Pioche, sculpteur messin (1762- 1839). Cet ouvrage, qui n'est pas sans mérite, a obtenu le premier prix de sculpture en 1 7pÔ. — ènfin nous signalerons un Cmail de grande valeur représentant lë portrdit de Charles !X. Cette œuvre précieuse a 31 cent, de hauteur sur ik cent, de largeur.

Un escalier s'oùvraht ail fond du musée de peinture conduit aux collections très-riches et très-intéressantes dë géologie, de minéralogie, d'ornithologie, de zoologie, etc. — Dans la galerie de géologie se toit un beau plan eri felief de Saverne à Schlestadt. — De la fenêtre qui s'ouvre à l'extrémité delà salle de minéralogie, on a une vue magnifique sur Metz et la vallée de la Moselle.

Établissements d instruction publique.

Sociétés savantes.

Outre son lycée, le pensionnat des Jésuites et une écolenormale primaire, Metz possùde de nombreuses écoles fondées et entretenues par la ville pour l'éducation et l'enseignement gratuits des classes laborieuses : salles d'asile, école d,enseign,ement élémentaire pour les enfants des deux sexes, écoles pour les apprentis et les adultes ; écoles d'enseignement supérieur, également pour les apprentis et les adultes; éc die industrielle (cotirsdivisé en deux années); école de dessin; enfin une école àe musique (succursale du Conservatoire de Pari?) pour les deux sexes, fondée eh 1835, avec le concours et sous la surveillance de l'administration municipale, par M. Victor Desvignes, inusicien distingué, originaire de Metz, et mort en 1853.

— Nous rapjiellerons u^ue^ bien avant qlië l'enseignement professionnel eut pris le développement qu'il a aujourd'hui, c'est à Metz que furent ouverts, en 1825, et avec un succès

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complet, les premiers cours industriels pour les ouvriers.

La principale société savante de Metz est V Académie impériale, fondée, en 1760, sous la dénomination de Société royale des lettres , sciences et arts, et qui reçut de Charles X, en 1828, le titre (l'Académie royale. Elle compte dans son sein plusieurs membres de l'Institut. Nous nommerons aussi l' Association des anciens élèves du lycée de Metz formée pour encourager le progrès des études, les Sociétés des sciences médicales de la Moselle, d'horticulture, d'histoire naturelle, d'archéologie et d'histoire et la Société chorale de Sainte-Cécile.

Institutions de prévoyance et de charité.

Metz possède une caisse d'épargne, une société de secours mutuels, une société d'encouragement des arts et métiers pour les Israélites ; une institution de sourds-muets, des hospices (F. ci-dessus), une institution des dames de la Charité- Maternelle, fondée pour les soins et secours à donner aux femmes pauvres en couches; et enfin de nombreuses associations établies, les unes sous l'inspiration religieuse, les autres avec un caractère purement civil, en vue de venir en aide aux classes laborieuses par le placement des ouvriers sans ouvrage, la distribution de secours éventuels, l'instruction, etc.

Industrie et commeroe.

La grande industrie du département de la Moselle (usines métallurgiques, papeteries, faïencerie, cristallerie, salines), a ses principaux établissements en dehors de Metz, qui n'en est, pour ainsi dire, que l'entrepôt. Toutefois, on compte dans l'intérieur de la ville quelques établissements considérables. Nous citerons : les ateliers de peinture sur verre de M. Maréchal (au fort de la Double-Couronne, près de la porte de Thionville),que l'on visitera avec beaucoup d'intérêt; une fabrique d'imagerie, qui fait une sérieuse concurrence à celles d*Épinal; de très-nombreuses tanneries (elles forment une des industries

importantes de Metz); des fabriques de molletons, droguets, castorines, couvertures; des ateliers de cordonnerie; des fabriques de peluche de soie pour chapellerie-, une fabrique de meubles et d'objets en fer pour parcs et jardins; des fabriques de gants, de brosses et de pinceaux; quelques ateliers de broderies; des teintureries; des imprimeries typographiques et lithographiques; une fonderie de cloches; des pelleteries, des amidonneries, des féculeries, des fabriques d'instruments de précision, de cartonnages, de papiers peints, etc.

Le commerce de Metz comprend les bois, les grains, les farines, les peaux, les cuirs, les fers, les vins, les tissus, les papiers peints, la brasserie, la ganterie, la quincaillerie, etc. Chaque année il se tient à Metz, du t,r au 15 mai, dans des boutiques provisoires en planches, installées alternativement sur l'Esplanade et sur la place de la Comédie, une foire trèssuivie et qui donne, pendant quelques jours, une physionomie et une animation curieuses à la ville.

Dans les environs de Metz se trouvent plusieurs pépinières; la plus remarquable, qui mérite une visite, est située sur la route de terre de Metz à Strasbourg.

Les fruits confits et spécialement les mirabelles dites de Metz, ont une grande réputation. La charcuterie messine est également renommée pour la supériorité de ses produits, qui rivalisent avec ceux de la charcuterie de Troyes.

EXCURSIONS

Les environs de Metz sont, en général, très-riants, et çà et là pittoresques. Les principaux buts d'excursions à une certaine distance sont les villages dont nous avons déjà parlé ; Gorze, Ancy, Jouy- aux -Arches, la vallée de Mance, Sainte-Ruffinc, etc. (K. ci-dessus). — Nous mentionnerons, en outre, Moulins et la côte de Gravelottes (R. 109), Chatel Saint- Germain et la vallée de Monveaux (R. 119, B), Woippy et la côte de Saulny (R. 119, A). Enfin, nous indiquerons deux promenades qui donneront une idée générale des environs de Metz.

Mont Saint-Quentin, Ban Saint- Martin, Plappeville, Lorry, la

f ROUTE 105] METZ. — MONT-SAINT-QUENTIN.

Bonne-Fontaine (4 h. de marche).

— On sort par la porte de France, et, après avoir croisé à niveau le chemin de fer de Luxembourg par Thionville, on traverse en diagonale une vaste pelouse en forme de cirque, entourée d'arbres, et servant de champ de manœuvres pour la cavalerie; on y voit plusieurs jolies maisons de campagne dépendant du Ban Saint- Martin, v.

de 385 hab. Au delà du champ de manœuvres, s'ouvre à dr. un chemin bordé de maisons avec jardins maraîchers, à l'extrémité duquel on tourne à g., pour prendre au delà d'une petite prairie, un chemin très-escarpé conduisant au sommet du Mont-Saint- Quentin, où se trouvait autrefois une chapelle fondée, dit-on, par Drogon.

Le regard embrasse de là un immense panorama dont la Moselle, le chemin de fer et la ville de Metz forment les premiers plans. En suivant, pendant quelque temps, la crête du Mont- Saint - Quentin , dans la direction de l'O., on aperçoit, après quelques minutes de marche, à dr., sur le flanc N. de la montagne , une sorte de Calvaire, vers lequel on redescend, à travers une lande presque complètement inculte. Près du calvaire, on trouve un sentier qui va rejoindre, à l'extrémité supérieure d'un petit vallon, un chemin (le redescendre sur la droite) menant à Plappeyille, v. de 406 hab., situé entre des coteaux couverts de vignobles trèsestimés. Plappcville est presque uniquement un lieu de villégiature et renferme d'agréables habitations. L'église paroissiale , bâtie dans une position pittoresque, sur un mamelon isolé, au S. E. du village, au milieu de vergers et de bouquets d'arbres, date du xv* s. L'intérieur se divise en trois nefs éclairées pardes fenêtres ogivales, tréflées, à double ouverture et ornées de vitraux de couleur dus à M. Maréchal.

Le portail, avec porche, est surmonté d'une tour carrée, percée de fenêtres géminées en plein cintre. Cette église intéressante est un but de pèlerinage

où les paysans se rendent le jour de l'Ascension, pour obtenir la bénédiction des biens de la terre.

Un chemin carrossable , passant entre le village, à dr., et des vignobles, à g. (très-belle vue), conduit en 15 min. à Lorry-lès-Mctx , v. de 730 hab., situé près de bois agréables et dont les vergers sont renommés pour leurs mirabelles (fabrique de ruches).

L'église paroissiale, s'élevant sur un tertre planté de quelques beaux arbres, est un édifice du xiv* s. Le clocher, flanqué de tourelles avec meurtrières et moucharabys, est supporté par deux énormes piliers carrés. — Près de Lorry, au hameau de Vigneulles, qui renferme une magnifique habitation avec parc, on voit une maison du moyen âge, où est né le célèbre chroniqueur Philippe de Vigneulles. — En suivant la route de Metz, on atteint, à 10 min. du village* de Lorry, un carrefour indiqué par une croix en fer.

On prend l'embranchement de dr. et l'on gagne la Bonne-Fontaine, source ferrugineuse, où se tenait autrefois, au mois de mai, une fête champêtre, maintenant tombée en désuétude.

L'eau de la Bonne-Fontaine s'écoule d'un petit monument en pierre, situé dans une avenue, à dr. du chemin.

De ce point, on revient à Metz (25 à 30 min. de marche) par un chemin assez monotone, aboutissant à la route de terre de Thionville, entre les portes de France et de Thionville.

Château de Grimont, Saint-Julien (2 h. 30 min. de marche.)— Sortant de Metz par la porte des Allemands, on prend à g., avant de franchir la dernière barrière, la route directe de Bouzonville, qui passe entre les fortifications et le grand arsenal d'artillerie, à g., et le fort Belle-Croix, à dr. — A 20 min. de marche et au delà d'un pont suspendu communiquant avec l'île Chambière, la route, tournant à g., gravit un coteau couvert de vignes et qui s'étend sur la rive dr. de la Moselle. Sur la pente de ce

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coteau s'étage Saint- Julien, v. de 521 hab. (brasserie, tannerie, fabr ique de colle forte, tuilerie). Du haut du coteau, en se . rapprochant du revers incliné sur la Moselle, ort décourre, sous un nouvel et remarquable aspect | l'île Chathbière , Metz; le Mont- Saint-Quentin et les hauteurs qui s'y rattachent. A 15 min. de Saint-Julien + au point culminant de la route, s'ou- Tre, àdr., une beljë avenue conduisant au vhdteau de Grimont, qui a conservé quelques traces de ses fossés et des anciens murs d'enceinte.

La maison d'habitation semble dater du xvne s. Le château de Grimont pbssède un magnifique jardin et un parc délicieux coupé de pelouses et de pièces d'eau -, planté de sapins et qui rappelle, en miniature, sinon les vallées des Alpes, du moins quelquesuns des agrestes vallons des Vosges.

M. Acrtz, le propriétaire de cette belle habitation, accorde volontiers l'autorisation d'en visiter le parc.

[Services de voitures t>ubllqdes à Metz pour : — (155 kil.) Châlorts-sur- Marne, par (45 kil.) Étain (65 kil.), Verdun (9Î kil.), Clermoht-en-Argonne, et (106 kil.) Sdihte-Menehodld(R.lOO).

Cë service, nar suite d'un traité avec lâ Compagnie dé l'Est, ne prend pas de voyageurs pour Chfllons , du dépàridè Metz et réciproquement; mais 11 en jirend au départ pour tous les points Intermédiaires; — (38 kil.) Bouzonville, par Boulay; (fi. 120), — (36 kil.) Faul'itiemonl [V. ci-dessous); -(26 kil.) Briey (B. : — (lbkîl.) Jouy-àux-Arches ët {io kil.) (iorze (K Ci-dessus).

Service d'Omnibus jJour (3 kil.) Ldiifeevllle ët (5 kil.) Moulins.]

De Metz à Niederbronn, R. 79; — à Luxembourg, par Thionville, R. 107; — à Trêves, R. 108; — à Châlons, par Verdun, ft. lëo ; , — & Mëzièrës, par Thionville, Montrrtëdy et S*'dah, R. ia7 ; — à Briey, R. Ufi, — fl Sarreiouis, R. I2d{ — à Sarreftuemities, R. I2i ; -à Sarralbe, R. 122; - à Dieuzë, R. 123; - à Saint-Mihiel, *05, jusqu'à Pont-à-Mousson,etR. 118 -,

— 4 Nancy, R. 105 et R. 1 \ — à Bitche, R. 121, B et 79*f — à Longwy, R. 107, 137 et 1 39 ; — à Sierck, R. i07 et 141.

DE HlfeTZ A FORBACH.

66 kil. — Chemin de 1er. — Trajet en 1 h. 25 min. par trains directs -, en 2 h. 5 min. par trains Omnibus. — lre Cl. 7 ft. 40 1.; 2« cl. 5fr. 50c.;3« cl. 4 ît. t)5 c.

L'embranchement de Forbach emprunte au départ la ligne de Metz & Paris pendant environ 1 kil. ; puis, il s'en détache à g. , en décrivant une courbe, pour se diriger vers l'E.

11 traverse la plaine du Sablon, v. de 868 hab., situé à g. de la voie, entre les .portes Serpenoise et Saint-Thiébault. La plaine du Sablon, où a été trouvée une grande quantité de débris antiques* était cou\erte de Constructions importantes à l'époque galloromaine, ainsi qu'au moyen âge. Aujourd'hui on y voit des maisons de campagne, quelques usines, des jardins maraîchers et une jolie église moderne (1851) du style ogival. A l'ëxtrémité du Sablon, à g., on découvre la redoute du Paîé, entourée d'arbres, et, dans la même direction* au delà de la Seille, la côte de Queuleu, garnie de jardins en amphithéâtre et au sommet de laquelle s'élève une belle église ogivale moderne (1863). Le chemin de fer franchit sur un viaduc remarquable la Seille et la route de terre de Metz à Magny, v. de 740 hab. (à dr.), situé au bas d'un coteau , sur la rive dr. de la Seille, que la route de terre y franchit sur un beau pont en pierre, près du chemin de fer.

395 kil. (3 kil. de Metz) Peltre, v.

de 581 hab., situé à g., entre la voie et la route de terre de Metz à Strasbourg, possède une église moderne (belle flèche) ofTrant , à l'intérieur, un plafond à caissons richement Ornementés, des vitraui sortis «les ateliers de M. Maréchal, et d'excellentes orgues. Le clidteau de Peltre (xvii* s.), qui fut pendant quelque temps, en 1814, le quartier général do

[ROUTE 105J PBLTREi -

l'armée d'invasion, a été transformé en un couvent par lès sœurs de là Providence, qui y tiennent un pensionnai. — On croise lâ route de terre de Strasbourg , en laissant à g. (1500 tnèt.) le château de Merby-le- Hatttj Jury, v. de 133 hab. cjufe la voie effleure , et ft dr. Frontîgnij (18d hab), ntirtièâu dépendant de Mêcleuves, v. de 453 hab., situé près de beaux bois (fabrique de fnâchihes à bâttre le blé). VégUsedb MécleUvës renferme deux anciennes statues de saint Pierre et de *aint Paul, mutilées en lf92. — Le chemin de fer longe un bois à dr.

402 kil. (10 kil. de Metz) Courcelles-SUr-med, v. de 258 hab., à g.

de lâ Station et à quelque distance de la rive g. de la Nied Française, rivière qui prend sà source âCliàteau- Brehairt (Meurt lie) et forme avec lâ Nied Allemande, Un affluent de ld Sarre. AU N. E. de CoUrcelles-sur- Nied (7 kil.) se trouve Fange, ch.-l.

de c. de 361 hab., au pied d'un coteau boisé, qu'arrose la Nied française. Ce village renferme un château du xvnc s., avec un parc spacieux, appartenant au marquis de Pange. et une église moderne du style ogival renfermant des vitraux de couleur.

Le chemin de fer côtoie la rive g. de la Nied au delà de laquelle on découvre (à g.) Sanry-iiir-Nied , v.

de 400 hab. A dr. se montre LertiUd (239 hab.) ; et 2 kil. plus loin, à g., Ancérville, v. dë 530 hab:, sur la rive dr. de la Nied , àu pied d'uh plâteau allongé. On y voit les restes intéressants d'un château, ancien âpanage de la famille de RaigecoUrt* sï célèbre dans les annales messines. Ce chAteâu, qui soutint plusieurs sièges au xv et au xvr s., est aujourd'hui affecté à une exploitation agricole.

Plusieurs pârties en sbnt bien conservées, entre autres, Utle tourelle, une tour, un donjon élégant avec mâchicoulis décorés d'accolades trilobées indiquant le xvc s. l)ans une salle se trouve une remarquable plaque

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en fonte avec la date de 1567. Sur le territoire de lâ commuhed'Aricërvillo, ont été découvertes un grand nombre de tuiles à rebords, et il semble probable que l'existence de ce village remonte à l'époque gàllo-romàine. Le cliefeur de Yéglise paroissiale, du style român de transition, est surmonté d'une tour massive. A l'intérieur de l'édifice, ort remarque quelques chapiteaux curieUx et UU bénitier du xîi* S.

411 mil. (19 kil. de Metz) Heriiilly, v. de |?33 hab. , à dr. dë la station , sUr là rive g. de là Nied , dont il est séparé par le Chemih de fer, au centre d'une région bOiséë. Ce village (tuileries, moulins à farine , blanchisserie de toiles) qui ëst rehOmmé dans le pays pour la propreté de ses rues et l'élégance de ses constructions, possède plusieurs jolis édifices modernes :

une église ogivale, avec flèche entourée de 4 clochetons ; — un hôtel de ville, dans le goût du xvic s., avec un pavillon surmonté d'un campanile et renfermant plusieurs belles salles dont l'une ëst déebrée de vitraude de, couleur, œitvre de M. Maréchal (de Metz) ; — deux maisons d'école; — une maison Pittoresque dite maisoh des pâtres; — et plusieurs Charmantes habitations parmi lesquelles noUs citerons particulièrement Celle de la famille Rolland dont les jârdins sont agréablement disposés. C'est surtout à la famille Rolland quë Remillydoit l'initiative des améliorations qui lut ont valu le surnom de tillage modèle.

M. Aug. Rolland, le peintre messin, est mort en 1860 â Remilly.

A 2 kil. 1/2 de Remilly, on franchit la Nied, entre Adàincourt. v. de 176 hab. (1 kil. à g.), et Han-sur- Nied (1 kil. à dr.), v. dë 147 hab., sur le versânt d'une colline (225 mèt.

d'altit.) qui domine immédiatement le cour** de la rivière [étjlise très-ancienne avec de cUHeuscs sculptures darts le chœur). OU croise ensuite uh petit affluent (h* la Nied Française, dont le chemin de fer s'éloigne

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pour longer à peu de distance (à g.) l'extrémité S. de la grande forêt de Remilly.

418 kil. (26 kil. de Metz), Herny, v. de 890 hab. , à 500 mût. à dr. de la station, derrière une colline de 254 mèt. d'altit. {église moderne; brasserie, huilerie, tannerie, blanchisseries considérables de toiles, etc.).

— On laisse à g. Arriance, v. de 433 hab. {église du xvmc s.; maison d'école construite en 1851), puis à dr. Mainvillers, v. de 474 hab. (église du xviii- s.; fabriques de peluche de soie pour chapellerie, de toiles, de poteries). Après avoir traversé, dans un défilé pittoresque, l'extrémité E. de la forêt de Remilly, à g., on atteint la Nied Allemande , que l'on franchit en deçà de

428 kil. (36 kil. de Metz). Faulquemont (hôt. : de la Carpe -d'Or, de la Ville -de- Met z , du Chariotd'Or, du Cheval-Blanc), ch.-L de c, V. de 1143 hab., située à 244 mèt.

d'altit., à dr. du chemin de fer, dans une presqu'île formée par la ISied Allemande , qui l'enveloppe de trois côtés. Faulquemont, Falconis mons (en allemand Falkenberg), dont la fondation est très-ancienne, formait autrefois une seigneurie possédée successivement par l'église de Metz , par des seigneurs indépendants et enfin par les ducs de Lorraine. Erigée en comté, au xive s., par l'empereur Charles IV, elle reçut le titre de marquisat du duc Charles IV en 1629.

Cette ville, qui joua un rôle assez important dans l'histoire de la Lorraine , au moyen âge, avait de larges fossés , une enceinte défensive et un château fort, qui furent ruinés par les Suédois. Il ne reste plus que de faibles vestiges de toutes ces fortifications. — Véglise paroissiale, bâtie en 1764, est un édifice sans caractère, renfermant des autels latéraux et des confessionnaux d'une bonne exécution. — V ancienne église, dédiée à saint Vincent et située dans le cimetière, ne sert plus que de cha-

pelle; elle a un chœur du xv« s. , autrefois éclairé par une grande fenêtre ogivale, qui a été bouchée. — Uhôtel de ville, dont le rez-de-chaussée sert de halle, est une curieuse construction paraissant appartenir au xvr» s.

11 se compose d'un vestibule trèsvaste, percé de grandes arcades ogivales, fermées à hauteur d'appui, et d'un étage principal à fenêtres hautes et carrées. — 11 existe au S. de Faulquement, entre ce bourg et Chémery, v. de 125 hab. (source intermittente), des vestiges de voie romaine.

A 2 kil. à peu près , au N. 0. de Faulquemont, se trouve Créhange, v. de 639 hab., sur la rive dr. de la Nied. C'était autrefois une forteresse importante, flanquée d'une triple enceinte de murailles avec tours, et le siège d'une maison illustre de Lorraine. On y reconnaît encore les traces des fossés et du mur d'enceinte de l'ancien château dont un jardin occupe l'emplacement.— Dans une chapelle transformée en sacristie de l'église paroissiale , se voit une pierre tombale encastrée dans la muraille et représentant un chevalier en prières.

Cette pierre faisait partie du monument funéraire d'un des seigneurs de Créhange.

Le chemin de fer, qui, de Metz à Herny, se dirigeait vers le S. E., s'infléchit très-sensiblement vers leN. E.

à partir de ce village et surtout depuis Faulquemont. — On suit, à peu de distance (à dr.), le cours de la Nied Allemande. Entre cette rivière et la voie se trouve Pontpierre, v. de 948 hab. dans une très-jolie position. Ce village, qui dépendait de la seigneurie de Créhange, fut dévasté à diverses époques, notamment par les Suédois, pendant la guerre de Trente ans.

Véglise y du xvmes., a une tour surmontée d'une flèche très-élancée. Une chapelle voisine de Pontpierre est le but d'un pèlerinage. — Plus loin, on aperçoit à g. Tèting, v. de 859 hab.

sur un petit affluent de la Nied Allemande (moulins à farine et à plâtre,

[ROUTE 105] FAULQUEMONT.

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