SA1NT-AVOLD
fabrique de peluche de soie pour chapellerie). On laisse à g., à 1500 mèt.
de distance, Folschwiller, v. de 629 hab. (à 1 kil. 1/2, au N. du village, château et ferme de Furst), puis Valmont (665 hab.), après avoir traversé le petit bois de Folschwiller, près duquel le chemin de fer s'écarte de la Nied.
439 kil. (47 kil. de Metz) Saint- Avold (hôt. de la Ville de Paris), ch.-l. de c, V. de 2925 hab., située à 2 kil. à g. du chemin de fer, dans une charmante position, sur la Rosseile, affluent de la Sarre. La ville, rèsriante, très-propre, pourvue de nombreuses fontaines, est dominée par le Bleyberg (281 mèt. d'altit.), masse de rochers renfermant des filons de plomb sulfuré, anciennement exploités (on y voit encore des excavations et des restes de galeries). De jolis jardins s'élèvent en gradins sur le Bleyberg.
Saint-Avold doit son origine à une abbaye fondée au vin* s. par saint Sigebaut, évêque de Metz; le monastère prit le nom de Saint-Avold , quand les reliques de ce saint y eurent été transportées. La ville, autrefois fortifiée, joua un rôle important dans les guerres entre les ducs de Lorraine et les évèques de Metz.
Cédée en 1580 à Charles III, duc de Lorraine, elle fut réunie à la France avec le reste de la Lorraine. — V église, bâtie en 1740, renferme deux belles verrières (la Vierge et saint Joseph, saint Nabor, saint Sigebaut) de M. Maréchal.—On remarque, dans la cour de Vliôtel de Paris, un bâtiment servant d'écurie. L'étage inférieur date du xvie s. C'est une vaste salle, dont la voûte se compose de quatre voûtes d'arête, avec clefs sculptées; les nervures retombent sur des pilastres adossés au mur et sur un pilier cylindrique au centre de la salle. On pense que ce bâtiment faisait partie de la maison franche des seigneurs de Créhange. L'industrie de Saint- Avold comprend une faïencerie, des
fabriques de produits chimiques, d'instruments aratoires et de jouets d'enfants, des brasseries, des moulins à farines, des mines de houille et des carrières de grès. Une source minérale froide ferrugineuse est aussi exploitée à Saint-Avold. Des débris d'antiquités romaines ont été trouvés sur le territoire de la commune ce sont : des statues de Diane et de Minerve, des médailles et quelques vestiges d'un camp romain.
Au N. 0. de Saint-Avold , s'étendent les magnifiques forêts de Saint- Avold, et de Long eville-lès -Saint- Avold. Cette dernière porte le nom d'un v. de 1897 hab. situé sur la route de terre de Metz à Forbacb, au bas d'une côte (424 et 408 mèt.
d'altit.) d'où l'on a une vue trèsétendue sur les vallées de la Rosseile et de la Nied Allemande. Longeville renfermait autrefois une abbaye de Bénédictins dont il subsiste quelques restes, mais qui a été remplacée en grande partie par un beau château avec parc. Des vestiges d'une forteresse du moyen âge se voient aussi sur une colline escarpée (le Castelberg), au S. du village.
[Un joli chemin conduit de Saint- Avold, par la vallée de la Rosseile, à (7 kil.) Hombourg-1 'Évêque (V. cidessous), où Ton peut reprendre le chemin de fer.]
On croise successivement les routes de terre de Metz à Bitche et à Forbach (cette dernière sur un beau viaduc en pierre); puis on longe l'extrémité de la forêt de Steinberg et Ton franchit à trois reprises la Rosseile, dont on s'éloigne pendant quelque temps pour contourner, par le ravin de Knabach, l'émincnce (grés rouge) qui porte Hombourg-le-Haut.
446 kil. (54 kil. de Metz) Hombourg-V Évêque , v. de 2127 hab. , situé en partie sur la Rosseile, en partie sur la colline escarpée dont le chemin de fer longe le versant N.
Cette dernière section de la commune
DE PARIS A
MANNHB1M. [ROUTE 105]
[Uomhoury-le-Himt) est la plus ancienne , et sa position lui a valu le surnom, un peu ambitieux , Guérite du monde. L'pvêque Jacques de J.orraine y avait établi, en 1524, une collégiale et uji çhdteau fort. |4i collégiale, supprimée en 1743, fut remplacée par nne communauté île Rccollets. J.es fortifications et le phAteau ont été démantelés au xvm" s.; il en subsiste quelques restes, et- notamment une porte du coté de Saint- Avolil. Uéfilise, n'ont la masse imposante domine le village, a été cpnstrujte sur la hanteur, vers la |jn du xin's. ou au commencement du xivc s.
pl remaniée au xy* s. ; elle a une }jqlle tour carrée à l'entrée, un transsept et nn chqpur éclairé par des fenêtres ogivales tréflées. A l'extrémité du mamelon sur lequel Hambourg est bâti s'élève, au levant, une charmante petite chapelle dédiée à sainte Catherine, pt construite clans le style le plus pur de la seconde moitié dn xmc s. En 18pÛ, lors de l'exécution des travaux du chemin de fer, on a recueilli à Hombourg plusieurs pièces (Je monnaie dn xive s., frappées par les évoques de 41etz, de Trêves, etc.
L'aspect de Hoinbourg est extrêmement pittoresque. Ce village renferme aussi un joli château du xvme s., une forge et aciérie comprenant 3 feux d'affinerie, 2 fours à puddler, 2 fours à réchauffer, et produisant annuellement 4600 quint, mét. de fers et aciers; enfin une raine de houille y est exploitée.
Au delà d'une profonde tranchée ouverte dans le grès rouge, le chemin de fer croise la route de terre et se rapproche de la rive dr. de la Rosselle; on laisse à g. , à une certaine distance au delà de la rivière, Vreyming, v. de 615 hab. (forges de Sainte - Fontaine ; mine de bouille, tuilerie; jolies habitations), et Mcrlebach, v. de 615 hab. qui doit son origine à une verrerie fondée en 1590 et dont il ne subsiste plus de traces (mine de houille, clouteries).
450 kil. (58 de Metz) Bening-^rlebach, station qui dessert les deux villages dont elle porte les noms. 4 dr. s'embranche le chem.in de fer <fc Sarrcguemines. — Bering , v. de 314 hapM est situé à 600 ou 700 raèt. à. dr. de la station, sur un petif.
afllnent de la Rqssellc et à 1 kjl. \ % de la rive dr. de cette rivière.
De pening-tylerlebach à Niederbronn,, R. 79 ) — a Sarregue'mines, R. 121.
453 kil. (61 kil de Metz) Cocheren, v. de 518 hab., à dr. du chemin de 1er, dans un site pittoresque, au débouché d'une petite gorge latérale, dans la vallée de la Bosselle (eaux froides, chlorurées, sulfureuses). -7- Après avoir aperçu à g., sur la rive g. de la Rosselle, Hosbruc^, v. de 320 hab., situé sur la frontière de a France et de la Prusse, on croise a route de terre et on laisse, à dr., Morsbachy v. de 529 hab. (église moderne avec vitraux de couleur).
La Rosselle prend à g. la direction du N. O., tandis que le chemin de fer contiuue de se porter au N. E.
458 kil. (66 kil. de Metz) Forbach (hôt. : du Chariot - d'Or, du BoucdQr) , ch.-l. de c. , V. de 5691 hab. , à dr. du chemin de fer, — qui la longe à 10. dans toute' sa longueur, avant d'atteindre la gare — à l'entrée d'une grande région bgisée, sur un aftluent de la Rosselle et au pied «l'une haute colline couronnée de quelques ruines, le Schhssberg (340 met. d'aitit.), que l'on découvre à dr.
en arrivant à Forbach.
JY- B- Forbach est la dernière station française de la ligne. Les voyageurs en destination de l'Allemagne y changent de voiture et y sont soumis à la visite de la douane; ils doivent y exhiber leur passeport. — Lavis suivant est affiché dans la gare : « Les heures indiquées sur les affiches allemandes doivent être comptées en avance de 30 min. sur l'horloge de la station, qui donne l'heure de Paris. »
Forbach était autrefois le chef-lieu d'une seigneurie, érigée en comté au