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DE METZ A

SÀRBELOUJS. [ROUTE 120]

de la route, on aperçoit des deux côtés et à peu de distance de beaux bois qui rompent l'uniformité du paysage.

15 kil. Les Étangs, v. de 366 hab., sur la rive g. de la Nied française ( église construite en 1 747 ; belle maison d'école ; brasserie , tuilerie , moulin à farine, four à plâtre). — A 1 kil. 1/2 au S. E. des Étangs se trouve, dans une situation pittoresque, sur une hauteur baignée par la J^ied, LandonviUers , v. de 145 hab.

(beau château moderne).

On longe, à quelque distance et en la dominant, la rive g. de la Nied.

20 kil. Pontigny, hameau de 112 hab. , où l'on franchit la Nied française sur un pont en pierre. En 1814, un corps de partisans y arrêta penlant toute une nuit une colonne ennemie qui se dirigeait de Sarrelouis sur Metz.

21 kil. Condé-Northen , v. de 486 hab., situé entre les deux Nied, qui se réunissent en un seul cours d'eau à 1 kil. plus au N. — On entre dans la Lorraine allemande, où la langue allemande est encore généralement parlée.

23 kil. Volmerange, v. de 400 hab., sur la rive dr. de la Nied.

26 kil. Boulay (hôt. du Lion-d'Or), ch.-l. de c, V. de 2870 hab., est située en partie sur la pente d'une colline, en partie dans la vallée du Katzbach.

Une belle et large place en occupe le centre.

Boulay était jadis le chef-lieu d'une seigneurie importante dont les titulaires luttèrent plus d'une fois contre la puissante cité de Metz. La ville, entourée de fortifications, eut à soutenir plusieurs sièges au moyen âge.

Au xvi- s., elle passa dans la maison de Lorraine et fut érigée en comté.

Elle a été réunie à la France au xvmes.7 avec le reste de la Lorraine. — Le célèbre philosophe et écrivain Charles deViller, mort en 1815 en Allemagne, où il s'était réfugié à l'époque de la Révolution, est né en 1765 à Boulay.

Boulay possède : — une église mo-

derne catholique (sur la hauteur qui domine la ville à TE.) ; — un temple 'protestant; — une synagogue; — un bel hôtel de ville, sur la place principale; — une fontaine y sur la place du Marché; — et des restes d'ancienne* fortifications.

On y trouve une fabrique considérable de quincaillerie, des fabriques de produits chimiques, de chapeaux en cuir verni, de colle-forte, de machines à battre le blé, une filature de laine, des brasseries, des tanneries, des moulins à farine et à plâtre, etc.

[A 13 kil. au N. de Boulay, avec laquelle il communique par un excellent chemin s'embranchant à Teterchen (F. ci-dessous), sur la route de Sarrelouis, se trouve Bouzonville (hôt. de la Croix - Blanche) , ch.-l. de c. de 1991 hab., situé dans une charmante position, à l'extrémité d'une vallée pittoresque, sur la croupe d'un mamelon dont la Nied et le ruisseau de Breittnach arrosent le pied.

Bouzonville possédait autrefois une abbaye fondée, en 1033, par le comte Adalbert, qui y déposa un morceau de la vraie croix, encore conservé dans l'église paroissiale. L'abbaye de Bouzonville, très-renommée, fut visitée par le pape Léon IX. Incendiée en 1683, elle fut bientôt rétablie et n'a été supprimée qu'à la fin du

XVIIIe s.

L'église paroissiale, ancienne abbatiale, appartient au style ogival du xiv* s. La date de 1345 se lit sur une des clefs de voûte de la nef principale, au-dessus d'un écusson sculpté. L'édifice se partage en trois nefs, terminées par un sanctuaire à cinq pans, percé de belles fenêtres trifoliées, et par deux chapelles absidalcs. On remarque, à l'extérieur, la tour carrée qui surmonte l'entrée et que termine, d'une façon regrettable, un clocher du xvni* s. en forme de minaret. Deux tourelles carrées s'élèvent dans 1 angle formé par les chapelles absidalcs et le sanctuaire.

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