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CHÂTEAU-SALINS

à dr.,eii face de l'avenue qui conduit à cette ferme , le cimetière de l'Est.

La route gravit une longue pente, et' après avoir dépassé à dr. (4 kil.) Grigy, hameau de 130 hab., atteint un phteau (244 met. d'altit.) sur lequel est situé, à 1 kil. environ à g. de la route, Mer cy-le- Haut (51 7 hab.; château du xvir» s., se rattachant à la route par une longue avenue).

— 1500 mèt. plus loin environ, on croise le chemin de fer de Metz à Sarrebruck, entre Peltre (à dr.) et Jury (à g.) (R. 105), puis on traverse le ruisseau de Saint-Pierre.

[A dr. se détache un chemin qui se dirige vers le S. 0. jusqu'à (7 kii.) Verny, ch.-l. de c. de 538 hab., entouré de collines couvertes de bois et situé sur le ruisseau de Morfontaine.

Verny possédait jadis un chûteau fort qui, détruit probablement par les Suédois vers le milieu du xvii" s., a été remplacé par un château du xvin- s.]

On franchit le ruisseau de Morfontaine entre Vauberge de la Haute- Grèce et la ferme de la Pluche.

1 1 kil. Soigne, v. de 510 hab., sur un affluent de la Seille, possède une église dont le clocher roman est trèsancien.

La route atteint, à 6 kil. de Soigne, 372 mèt. d'altit., passe du départ, de la Moselle dans celui de la Meurthe et longe ensuite la partie supérieure de la côte de Delme (405 mèt. d'altit.). Du sommet de cette côte l'un des points les plus élevés du département de la Meurthe, le regard embrasse une vaste étendue de pays comprise entre la Seille et le cours supérieur de la Nied française. On descend dans la vallée du ruisseau Saint- Jean, après avoir laissé à dr. et à g. plusieurs villages.

23 kil. Delme, ch.-l. de c. de 690 hab., sur le ruisseau Saint-Jean, que l'on franchit, formait dès le xue s.

une seigneurie et paraît remonter à une époque reculée. Selon M. Beaulieu , ce village aurait pour origine

une station romaine, et l'opinion de ce savant s'appuie sur la découverte de débris antiques, que le territoire de la commune fournit en grande quantité. — Au delà de plusieurs bois, de nombreux lacets conduisent dans la vallée de la Vieille-Seille.

34 kil. Château-Salins, ch.-l. d'an*, du départ, de la Meurthe, V. de 2323 hab., agréablement située dans un frais vallon, tire son nom de salines qui y furent établies vers 1330 et d'un château bâti vers le milieu du xive s. Véglise, ancienne chapelle castrale, date de 1512. Château-Salins a conservé quelques vestiges de fortifications, qui ont été classés parmi les monuments historiques.

La route de Dieuze, laissant à dr.

(2 kil. de Château-Salins) celle de Vic-sur-Seillc (R. 124, B), descend vers le S. et passe non loin (à g.) des villages de Morville-lès-Vic (340 hab.) et de Salivai (79 hab.), entourés de bois, avant de gagner la vallée de la Seille, où la route vient s'embrancher sur celle de Nancy à Dieuze (R. 124, B). On tourne à g. sur cette dernière, en laissant un peu en arrière à dr. (500 mèt. environ).

42 kil. Moyenvic, v. de 966 hab., situé sur la rive g. de la Seille et traversé par un canal de dérivation aboutissant à cette rivière. « Il était anciennement qualifié de ville, dit M. H. Lepage , dans sa Statistique du département de la Meurthe, et remonte à une époque fort reculée. Il doit son existence et son développement à des salines qui s'y trouvaient, d'une manière certaine, du moins dès le ix' s. » Moyenvic releva d'abord de l'évêché deToul, puis appartint aux évêques de Metz, qui l'entourèrent d'une enceinte fortifiée, détruite et relevée à diverses reprises. Cette ville passa ensuite aux ducs de Lorraine, et le duc Charles IV la fortifia régulièrement au commencement du XVIIe s. Elle fut assiégée et prise quelques années plus tard par le maréchal de La Fcrté, qui l'occupa au nom de

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